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23/12/2016

La Pagode en flammes / China Girl - 1942

"La pagode en flammes" est autant un film qui met en avant la maîtrise du vieux routier Henry Hathaway, que de son immense directeur de la photographie Lee Garmes. Tourné en noir & blanc, pour le compte de la Twentieth Century Fox, "la pagode en flammes" permet donc à Lee Garmes de se surpasser pour nous donner des images formidablement contrastées qui se jouent du noir & blanc comme un peintre de la couleur. Il y avait des génies à Hollywood en 1942, et Lee Garmes en faisait bien partie. Le film est difficilement classable. Ainsi, il navigue entre le film de guerre, le film d'aventures, et la romance purement hollywoodienne. On profite de la présence de la magnifique Gene Tierney, mais aussi de la sexy Lynn Bari, qui essaye de voler le plus de scènes possibles à l'actrice principale. Lynn Bari de son vrai nom Margaret Schuyler Fisher, on la retrouve dans de nombreux films noirs où elle joue les rôles de méchants. Elle racontera d'ailleurs plus tard, "avoir une peur bleue des armes feu, mais que pourtant, on l'utilisait uniquement dans les rôles de femmes qui avaient un revolver dans leur sac, et qu'elle allait de plateau en plateau, abattant les gens et volant les maris." On regrettera que sa filmographie ne soit pas plus mise en avant aujourd'hui, car c'est une actrice avec un énorme potentiel. 

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Les acteurs masculins sont également très intéressants. Ainsi on retrouve George Montgomery dans le rôle d'un héros assez complexe torturé entre son amour des femmes et sa liberté. Victor McLaglen est ici dans un rôle de méchant qui lui est peu commun. Car Victor McLaglen c'est le sergent chef des plus grands westerns de John Ford sur la cavalerie américaine, mais aussi le personnage principal du "Mouchard" (1933) du même John Ford. Pour en revenir à "la pagode en flammes", on ne peut que louer la direction d'acteurs d'Hathaway, la photographie de Lee Garmes, la musique de Hugo Friedhofer et Alfred Newman. Mais on regrettera un ou deux plans ratés, comme au début la scène avec l'avion qui semble tellement sortir d'un plan d'un studio qu'on voit à l'écran les câbles tenant l'avion. En dehors de cette scène ratée, et des rapports très autoritaires de Montgomery avec un enfant birman, le film est parfait, et fait parfois penser à Casablanca tourné la même année. On ne saurait terminer cet article sans louer la musique exotique et symphonique du duo Hugo Friedhofer et Alfred Newman. On ne peut donc que remercier l'éditeur ESC pour son choix et les inviter à nous faire découvrir plus de films avec Gene Tierney ou la belle Lynn Bari.

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : George Montgomery & Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

Extrait de la musique :

Disponible chez ESC en DVD VO sous-titrée en français

 

Note : 7,5 / 10

10/12/2014

La rose noire / The black rose - 1950

"La rose noire" film d'aventure, en Technicolor d'Henry Hathaway, est un film étrange. Cela commence par son titre, "la rose noire". On comprend plus tard au détour d'un dialogue, que le titre fait référence à la Chine, dont est originaire le clou de girofle, surnommé la rose noire. Mais il fait plus sûrement référence à une jeune captive Maryam (jouée par Cécile Aubry), surnommée "la rose noire". La première partie n'est pas très convaincante. En effet, l'ouverture, sur des châteaux, dont l'architecture de certains, ne fait pas très 13ème siècle est assez troublante. La suite, est également déroutante, avec cette haine du jeune bâtard saxon (joué par Tyrone Power), qui fait un scandale à la lecture du testament de son père, et refuse de rejoindre l'armée du roi, vu comme un envahisseur normand. Le conflit se termine par la volonté de quitter une Angleterre souillé par la présence normande. Le voyage devient donc autant une odyssée qu'une initiation ou une révolte contre l'ordre établi, d'un pays tellement aimé, qu'il en devient détesté, car occupé par des Normands que notre héros, voient toujours (2 siècles) après la conquête comme des envahisseurs.

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Etrangement, Hathaway semble plus à son aise à tourner la suite de son aventure sous un climat exotique. Et le film prend du corps pour suivre les péripéties des deux protagonistes (Tyrone Power & Jack Hawkins); aventures qui commencent aux confins du Moyen-Orient, et qui se finiront en Chine. "La rose noire" est avant tout une histoire sur l'amitié : l'amitié entre un aventurier (Tyrone Power) et son compagnon de fortune et d'infortune (Jack Hawkins), et l'amitié entre ce même aventurier (joué par Power) et un seigneur de guerre mongol (Orson Welles). Et au milieu de ces amitiés où naissent parfois des conflits, Cécile Aubry tente de faire survivre son petit rôle. Elle craignait d'ailleur d'être mangée toute crue, par les deux monstres sacrés qu'étaient Orson Welles et Tyrone Power. Mais au delà, le film nous parle aussi de l'Homme et de son rapport à la violence. Cette dernière semble normale pour les Mongols, élevés dans la violence et devenus naturellement cruels, mais immorale et anormale pour un seigneur anglais, élevé dans des idéaux de chevalerie. J'oserai un raccourci facile, en disant que ce film semble d'une brûlante actualité, et nous parle aussi de ces hommes qui partent faire la guerre, pour des causes qui ne sont pas les leurs. La violence importée semble ici toujours la plus cruelle. Cinématographiquement, le film paraît parfois un peu kitch et les dialogues un peu ampoulés ou déconcertants. Il n'en laisse pas moins une forte impression dans sa conclusion, et on est heureux d'avoir vu un film d'aventure, finalement pas si bête. A noter que "la rose noire", sera le premier et seul film américain de Cécile Aubry, que l'on connaîtra en France, comme scénariste et réalisatrice, des séries "Poly" où jouera son mari, et "Belle et Sébastien", dont elle assurera aussi le rôle de narratrice. Enfin, on peut également dire que Cécile Aubry rencontra au Maroc sur le tournage, son futur mari, Si Brahim el Glaoui, fils du pacha de Marrakech.

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Ci-dessus : Cécile Aubry (de dos), Jack Hawkins, & Tyrone Power

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Orson Welles

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Ci-dessus : Tyrone Power & Jack Hawkins

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Ci-dessus : Tyrone Power & Cécile Aubry

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : En pause sur le plateau de "la rose noire"

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Ci-dessus : Cécile Aubry

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Ci-dessus : Extrait du journal de Cécile Aubry - (Article du Paris Match n°40 du 24 décembre 1949)

Film disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée dans la collection Hollywood Legends, et dans une qualité d'image tout à fait correct.

Note : 6,5 / 10

04/12/2014

Ames à la mer / Souls at Sea - 1937

"Ames à la mer" est le type même du film à moitié réussi ou à moitié raté. Pourtant il y avait tout pour réussir; à commencer par un duo d'acteurs épatants avec Gary Cooper et George Raft; des seconds rôles intéressants comme Henry Wilcoxon, Harry Carey (le cowboy fétiche de John Ford) ou encore Robert Cummings. La réalisation était sous la conduite d'un grand professionnel d'Hollywood, Henry Hathaway, et la photographie était de Charles Lang. Charles Lang, c'est quand même le directeur de la photographie de plus de 150 films américains, entre 1926 et 1973, qui obtiendra 18 nominations aux Oscars dont un Oscar en 1934, pour "L'adieu aux Armes" avec le même Gary Cooper. Pourtant, "Ames à la mer" lasse plus qu'il ne distrait. Ainsi, le thème de l'esclavage est mal exploité. On commence par le procès de Gary Cooper, qui est accusé d'être un ancien négrier, qui aurait choisi les personnes à sauver lors d'un naufrage. Mais on ne croit jamais Cooper coupable. Enfin le scénario est mal construit et inutilement compliqué, avec le personnage de Cooper pas bien défini. Seul, le dernier tiers du film, et la réunion de Gary Cooper et George Raft sauvent l'entreprise de la noyade. Malgré tout, le spectateur boit plusieurs fois la tasse, à suivre un film mal construit, qui n'a qu'un seul vrai moment de bravoure dans sa dernière partie. Dommage "Ames à la mer", avait tout pour réussir, si il n'avait pas largué en cours de croisière son sujet principal. A noter que Gary Cooper, sera de nouveau capitaine d'un navire, cette fois ci dans "cargaison dangereuse" (1959) bien meilleur.

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Ci-dessus : George Raft & Gary Cooper

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Ci-dessus : Gary Cooper & Frances Dee

Disponible en DVD zone 2 version originale sous-titrée

Note : 5,5 / 10

08/06/2014

Les marins de l'Orgueilleux / Down to the sea in ships - 1949

"Les marins de l'Orgueilleux" est un beau film d'aventure qui s'appuie sur un casting intéressant avec en tête le duo : Lionel Barrymore et Richard Widmark, mais aussi avec un petit garçon surdoué, le jeune Dean Stockwell, qui avait débuté 4 ans plutôt dans "la vallée du jugement" (1945), avec Gregory Peck dans le rôle titre, mais aussi déjà Lionel Barrymore. Le trio s'en sort ici à merveilles, dans ce film de baleinier à la fin du 19ème siècle. On peut dire sans se tromper s'en sort à merveilles, d'un sujet pas évident à filmer. Même si parfois les sentiments ou les clins d'oeil entre les trois protagonistes semblent un peu téléguidés. Il n'en reste pas moins que le jeu de Lionel Barrymore en vieux marin irascible, est extraordinaire et force le respect. Dean Stockwell c'est évidemment Al de la série "Code Quantum". Hathaway arrive à nous faire passer un bon moment, sans trop montrer la réalité de l'horreur sanglante de la pèche à la baleine, que n'aurait pas pu supporter le public de l'époque. Ainsi, parfois certaines scènes semblent un peu fabriquées. Mais globalement c'est pas mal du tout, et cela nous montre aussi une époque et une pêche que l'on aimerait aujourd'hui révolue dans tous les océans. La meilleure scène du film est au début, lorsque le proviseur donne une bonne note à l'enfant, refusant de le voir séparer de la vie aventureuse avec son grand-père, et considérant que la vie ne s'apprend pas uniquement sur les bancs d'une école. Une belle leçon de vie, qui nous rappelle "Capitaines courageux" (1937) avec Spencer Tracy, Freddie Bartholomew dans le rôle de l'enfant et toujours Lionel Barrymore dans le rôle du capitaine. A noter que Lionel Barrymore s'éteindra 5 ans après la sortie du film, "les marins de l'Orgueilleux".

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Ci-dessus : le jeune Dean Stockwell et Richard Widmark

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Ci-dessus : Lionel Barrymore

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Ci-dessus : le Trio réuni

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Ci-dessus : Gene Lockhart, Dean Stockwell et Lionel Barrymore

Film, disponible en DVD Zone 2 sous-titrée français uniquement

Note : 7 / 10

30/05/2014

Le plus grand cirque du monde / Circus World - 1964

"Le plus grand cirque du monde" est un film d'Henry Hathaway, avec John Wayne, Claudia Cardinale, et Rita Hayworth. L'univers du cirque n'est ici que prétexte pour mettre en place un improbable mélodrame où le trio John Wayne / Claudia Cardinale / Rita Hayworth donne sa pleine mesure. Les seconds rôles se distinguent moins, même si on remarque Lloyd Nolan et Richard Conte. On peut regretter un John Wayne habillé étrangement en Cowboy les trois quarts du film, ou encore quelques longueurs. Il n'en reste pas moins que cette super-production de Samuel Bronston se regarde sans déplaisir et contient quelques scènes très spectaculaires. C'est John Wayne qui insista pour avoir Rita Hayworth pour le film. En effet, le rôle était prévu initialement pour Lilli Palmer. Le public de l'époque ne put s'empêcher de penser que le personnage alcoolique joué par Rita Hayworth, était en quelque sorte une image de cette dernière. On sait aujourd'hui que Frank Capra devait à l’origine diriger le film. Suite à un désaccord avec le scénariste James Edward Grant, Henry Hathaway le remplaça. A noter une très belle qualité du récent master Bluray. Pour finir sur cette restropective du cirque au cinéma, on peut regretter que le chef-d'oeuvre de Cecil B DeMille "Sous le plus grand chapiteau du monde" (1952), n'ait toujours pas droit à une restauration et à une sortie Bluray.

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Ci-dessus : John Smith, Claudia Cardinale, John Wayne et Rita Hayworth

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Ci-dessous : Rita Hayworth et John Wayne

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Ci-dessous : Claudia Cardinale et John Wayne

Bonus :

Film disponible en Bluray et DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

04/02/2014

L'attaque de la malle-poste / Rawhide - 1951

Mon activité professionnelle, étant très prenante pour moi en ce moment, j'ai donc un peu de mal à assurer la publication d'un article par jour. Je laisse donc pour aujourd'hui la parole à l'excellent Mr Patrick Brion. Je dirais juste que j'ai très apprécié "l'attaque de la malle-poste" avec Tyrone Power et Susan Hayward. Le film est par contre assez violent, même pour l'époque. L'affiche précise d'ailleurs une interdiction au moins de 16 ans. La scène la plus choquante du film est celle où un des bandits se met à tirer autour d'un bébé. On pourra peut être reprocher à Tyrone Power d'être un peu trop âgé pour le rôle, mais c'est bien tout.

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Ci-dessus : Tyrone Power et Susan Hayward

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Ci-dessus : Hugh Marlowe et Tyrone Power

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Présentation de Mr Patrick Brion :

 

Note : 7 / 10

13/12/2013

Henry Hathaway - le maître oublié

Pour bien commencer le week-end, je vous offre un très beau reportage sur Henry Hathaway, grand réalisateur, effectivement un peu oublié et surtout sous-estimé.

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Filmographie

En tant que réalisateur

  • 1932 : Heritage of the Desert
  • 1932 : Wild Horse Mesa
  • 1933 : Thundering Herd
  • 1933 : Under the Tonto Rim
  • 1933 : Sunset Pass
  • 1933 : Man of the Forest
  • 1933 : To the Last Man
  • 1934 : Les Gars de la marine (Come on Marines)
  • 1934 : The Witching Hour
  • 1934 : La Dernière ronde (The Last Round-Up)
  • 1934 : C'est pour toujours (Now and Forever)
  • 1935 : Les Trois Lanciers du Bengale (The Lives of a Bengal Lancer)
  • 1935 : Peter Ibbetson
  • 1936 : La Fille du bois maudit (The Trail of the Lonesome Pine)
  • 1936 : I loved a Soldier
  • 1936 : Go West, Young Man
  • 1937 : Âmes à la mer (Souls at Sea)
  • 1938 : Les Gars du large (Spawn of the North)
  • 1939 : La Glorieuse Aventure (The Real Glory)
  • 1940 : Johnny Apollo
  • 1940 : L'Odyssée des Mormons (Brigham Young)
  • 1941 : Le Retour du proscrit (The Shepherd of the Hills)
  • 1941 : Crépuscule (Sundown)
  • 1942 : Ten Gentlemen from West Point
  • 1942 : La Pagode en flammes (China Girl)
  • 1944 : Le Jockey de l'amour (Home in Indiana)
  • 1944 : Le Porte-avions X (Wing and a Prayer)
  • 1945 : La Grande Dame et le Mauvais Garçon (Nob Hill)
  • 1945 : La Maison de la 92e Rue (The House on 92nd Street)
  • 1946 : L'Impasse tragique (The Dark Corner)
  • 1947 : 13 Rue Madeleine
  • 1947 : Le Carrefour de la mort (Kiss of Death)
  • 1948 : Appelez nord 777 (Call Northside 777)
  • 1949 : Les Marins de l'Orgueilleux (Down to the Sea in Ships)
  • 1950 : La Rose noire (The Black Rose)
  • 1951 : La marine est dans le lac (You're in the Navy Now)
  • 1951 : 14 heures (Fourteen Hours)
  • 1951 : L'Attaque de la malle-poste (Rawhide)
  • 1951 : Le Renard du désert (The Desert Fox: The Story of Rommel)
  • 1952 : Courrier diplomatique (Diplomatic Courier)
  • 1952 : La Sarabande des pantins (O. Henry's Full House)
  • 1953 : Niagara
  • 1953 : La Sorcière blanche (White Witch Doctor)
  • 1954 : Prince Vaillant (Prince Valiant)
  • 1954 : Le Jardin du diable (Garden of Evil)
  • 1955 : Le Cercle infernal (The Racers)
  • 1956 : Le Fond de la bouteille (The Bottom of the Bottle)
  • 1956 : À vingt-trois pas du mystère (23 Paces to Baker Street)
  • 1957 : La Cité disparue (Legend of the Lost)
  • 1958 : La fureur des hommes (From Hell to Texas)
  • 1959 : La Ferme des hommes brûlés (Woman Obsessed)
  • 1960 : Les Sept Voleurs (Seven Thieves)
  • 1960 : Le Grand Sam (North to Alaska)
  • 1962 : La Conquête de l'Ouest (How the West was won)
  • 1964 : Le Plus Grand Cirque du monde (Circus World)
  • 1965 : Les Quatre Fils de Katie Elder (The Sons of Katie Elder)
  • 1966 : Nevada Smith
  • 1967 : Le Dernier Safari (The Last Safari)
  • 1968 : Cinq Cartes à abattre (5 Card Stud)
  • 1969 : Cent dollars pour un shérif (True Grit)
  • 1971 : Le Cinquième Commando (Raid on Rommel)
  • 1971 : Quand siffle la dernière balle (Shoot Out)
  • 1974 : Hangup

En tant que réalisateur seconde équipe

  • 1925 : The Thundering Herd (séquences des bisons)7

  • 1927 : Les Nuits de Chicago (Underworld, de Joseph von Sternberg)

  • 1930 : Cœurs brûlés (Morroco, de Joseph von Sternberg

  • 1952 : Red Skies of Montana, de Joseph M. Newman (scènes non créditées)

  • 1957 : The Wayward Bus (scènes non créditées)

  • 1963 : Massacre pour un fauve (Rampage, de Phil Karlson) (scènes non créditées)

  • 1964 : L'Ange pervers (Of Human Bondage, de Ken Hughes) (scènes non créditées)

  • 1970 : Airport (Airport, de George Seaton) (extérieurs hivernaux, scènes non créditées)

En tant qu'acteur

  • 1917 : The Storm Woman (court-métrage)

 

18/09/2013

L'Odyssée des Mormons / Brigham Young - 1940

Etrange film que cette "Odyssée des Mormons" ! En effet, même pour un fan de western, le sujet est assez étrange voir incompréhensible pour un public français. Ainsi, le suivi du périple de cette secte à travers l'Amérique est assez peu attrayant. Pourtant tout était prêt pour que ce soit réussi. On a d'abord une superbe distribution avec Tyrone Power, Linda Darnell, dont c'est le quatrième film et le deuxième avec Tyrone Power. Mais il y a aussi dans les seconds rôles, Vincent Price dont un inhabituel rôle de gentil, alors qu'on a plus l'habitude de le voir dans des rôles de méchants. Ainsi, on se rappelle de lui, en Cardinal de Richelieu dans "les 3 mousquetaires" (1948) de George Sidney. On peut citer également dans la distribution, John Carradine, Brian Donlevy ou Mary Astor, mais surtout Dean Jagger, omniprésent. Et on le verra plus tard, c'est bien cette omniprésence de Dean Jagger le problème. Mais, le film bénéficie aussi d'un très bon réalisateur, en la personne de Henry Hathaway, et d'une production par Darryl F Zanuck lui même.

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Malgré tout ça, le résultat est peu concluant. Pourtant cela commence assez bien, avec une entrée en matière qui dénonçait l'intolérance et la violence. Ensuite, on retrouve de nombreux moments de tensions, dans cette quette des Mormons vers la terre promise. Mais malheureusement le film bénéficie, d'une part de relativement peu de plans intéressants. On a bien la scène des chariots que Hathaway n'aimait pas filmer et ne voulait pas filmer et qui donc est filmée d'une manière différente, à ce que l'on voit d'habitude dans les scènes de convois vers l'Ouest. Pour cette raison, Hathaway avait plusieurs fois demandé à Zanuck de ne pas lui attribuer ce film. Dans les autres plans intéressants, on a une scène particulièrement bien filmée, avec Power et Linda Darnell filmée dans deux lits différents opposés. Les plans sont tout de même assez beaux. Enfin la scène finale avec les sauterelles est quasiment horrifique, avec ces énormes insectes qui prennent tout l'écran, mais particulièrement novatrice dans sa réalisation. Le tournage de cette scène est mythique, car Hathaway désespérait de trouver des insectes pour cette scène. En effet, comment trouver des millions de sauterelles du jour au lendemain ? Alors qu'il pensait que le film était perdu, il apprend dans le journal qu'une région des USA était en train d'être dévastée par des sauterelles. Il se décidait donc à faire partir l'équipe dès le lendemain matin pour tourner la scène.

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Ci-dessus : Linda Darnell et Tyrone Power

Mais en dehors de ces quelques scènes, tout le film tourne autour de la survie de cette communauté religieuse et surtout autour de son chef et pasteur Brigham Young joué par Dean Jagger. La conséquence est que Tyrone Power et Linda Darnell ont clairement des seconds rôles finalement assez peu valorisants  et qu'ils sont des "faire-valoir" de Dean Jagger. J'ai personnellement trouvé cela, totalement insupportable. Et je crois que le public de l'époque a du aussi se sentir, trompé. Bref, sans être un mauvais film, "l'odyssée des Mormons" reste malgré tout, assez en dessous des autres films de Linda Darnell et de Tyrone Power, qui semblent parfois se demander ce qu'ils font là. L'action et la réalisation font néanmoins passer la pilule, mais ne rendent pas l'oeuvre inoubliable. Loin de là.

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Ci-dessus : Tyrone Power et Linda Darnell

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Ci-dessus : Vincent Price

Disponible chez Sidonis en DVD zone 2 VF et VO sous titré

Note : 5 / 10

06/09/2013

Niagara - 1953

"Niagara" est l'histoire d'un homme trompé (Joseph Cotten) par sa femme (Marilyn Monroe), lassée des problèmes psychologiques de son mari. En effet, son mari est obsédé par sa belle épouse et semble tout autant incapable de la satisfaire sexuellement que de la sortir d'une espèce de sinistrose, teintée de soupçons de plus en plus précis sur la non fidélité de sa femme. Hollywood aborde avec pudeur, les mariages malheureux ou les incompréhensions et les crises remplacent le sexe. Le film est très plaisant à voir.  Ainsi, on retrouve avec plaisir Joseph Cotten, Marilyn Monroe et Jean Peters. On notera que Jean Peters était la femme d'Howard Hughes et qu'elle subissait dans la vraie vie, un mariage particulièrement déplaisant avec ce dernier.

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Malgré que le film soit en couleur, il respecte particulièremen tous les canons du film noir. On lorgne ici le plus souvent du côté d'Hitchcock. Mais Hathaway n'arrive jamais à la hauteur du maître. Il parvient pourtant à retranscrire une espèce d'étouffement avec les chutes d'eau qui sont comme le paradigme inexorable de la vie qui file mais aussi d'une espèce d'éternité de la nature, impossible à arrêter ou à saisir. On peut aussi voir ces chutes d'eau, comme la chute de nos protagonistes, comme annonciateur de cataclysmes futurs. Mais peut être plus que tout ces chutes sont le reflet du désir humain et des passions débordantes. Le film avait donc tout pour être réussi. Peut être ce qui manque au film, c'est une autre actrice que Marilyn. En effet, si elle est parfaite en femme insatisfaite, en femme fatale, on a quand même du mal à croire qu'elle va manigancer un plan pour se débarasser de son mari. C'est peut être un peu le point faible du film. Pour résumer le film a donc un peu les défauts de ses qualités, et inversement.

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Néanmoins, le film reste un excellent spectacle qu'Hitchcock n'aurait pas renié. Dommage que la collaboration entre Hathaway n'ait pas été prolongée sur d'autres films. Quand à Hathawyay, il ne devait en avoir fini tout de suite avec le film noir. En effet, il devait réaliser en 1956 un très troublant thriller "A vingt-trois pas du mystère" 3 ans plus tard. On notera pour finir une formidable restauration numérique, en Bluray, qui rend la présence de Marilyn à l'écran quasiment physique. L'achat s'impose donc de lui même.

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Film disponible en Bluray (Zone Free) avec VO et VF et sous-titres. Le film devrait être disponible en Zone B courant octobre.

 

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Note : 8 / 10

28/07/2013

Le jardin du diable / Garden of Evil - 1954

Dimanche étant un jour de repos, je me permets de faire relâche. Je vous propose malgré tout un superbe western : "le jardin du diable", avec une présentation de Mr Patrick Brion. Ce film est magnifique, car il met en scène une nature hostile, et oppressante qui est mise ne valeur par la musique de Bernard Herrmann qui donne au film d'Hathaway des reflets hitchockiens.

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Présentation de Mr Brion :

Disponible en DVD et Bluray chez Sidonis Calysta en Zone 2.

Note : 8,5 / 10

21/06/2013

La fille du bois maudit / The Trail of the Lonesome pine - 1936

"La fille du bois maudit" est le le premier film en couleur de la Paramount. C'était donc un peu un évènement pour l'époque que la sortie d'un film en couleur. Ici le procédé utilisé est un Technicolor Trichrome. La RKo avait déjà sorti l'année précédente "Becky Sharp" en utilisant également ce procédé. Mais pour 1936 la couleur était encore exceptionnelle et réservé aux plus grans films. Ainsi, le cinéphile français se souvient que l'utilisation de la couleur sera utilisée dens quelques productions à gros budgets des années 30, comme "Autant en Emporte le vent" (1939) ou encore "les aventures de Robin des Bois" (1938). Ce qui marque le plus dans "la fille du bois maudit" c'est donc bien la couleur et l'esthétique de l'ensemble de l'oeuvre. Comme le noir & blanc a pu mettre en valeur des acteurs ou des oeuvres, ici la couleur magnifie autant les personnages que la nature et certaines scènes sont assez impressionnantes avec une couleur qui donne au film un aspect étrange et presque surnaturel aux acteurs et à la forêt. C'est donc bien l'esthétique de l'oeuvre qui fascine aujourd'hui : Forêts de pins, et acteurs sont magnifiés.

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Malheureusement la réalisation de Hathaway et la superbe photographie de W. Howard Greene, Robert C. Bruce ne sont pas réellement mis en valeur dans un scénario qui traine en longueur et qui si il réserve des rebondissements, au final ne passionne guère. Mais en plus d'un casting alléchant, qui comprend Henry Fonda, Fred MacMurray et Sylvia Sidney, le film a pour lui de dénoncer la barbarie à visage uniquement humain, tout en tentant de magnifier un amour de la terre et de la nature qui nous ramènent à une poésie originelle, poésie d'un homme vivant en symbiose avec la nature, libéré de la civilisation et mourrant au soleil couchant le coeur heureux, sous l'arbre témoin, de ses rêves d'enfant, de ses espoirs d'adolescent, et de ses réalisations et de ses passions d'adulte. "La fille du bois maudit" est donc une oeuvre qui est différente des productions hollywoodiennes de l'époque, autant par son esthétique, que par un sujet finalement peu abordé.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

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Ci-dessus : Fred MacMurray et Sylvia Sidney

Disponible chez Universal sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés

Note : 6,5 / 10

14/05/2013

Les gars du large / Spawn of the North - 1938

"Les gars du large" est l'exemple de films de la grande époque des studios, qui aujourd'hui, ont tout de même un peu vieilli. Ainsi, même si le film bénéficie d'une distribution éclatante avec Henry Fonda, George Raft, Dorothy Lamour, Akim Tamiroff, Louise Platt, mais aussi John Barrymore, d'un réalisateur chevronné comme Henry Hathaway et de Dimitri Tiomkin à la partition, le film ne m'a jamais passionné. En effet, le scénario est loin d'être excitant et raconte la lutte entre les pêcheurs américains en Alaska, contre les pêcheurs russes qui viennent prendre du poisson dans les eaux américaines. Tout commence d'ailleurs par l'explication de pourquoi les saumons reviennent dans les rivières d'Alaska, pour la ponte, d'où le titre "Spawn of the North", que l'on peut traduire par "ponte dans le Nord". Rien de bien excitant ... Les vingt premières minutes sont assez barbantes et on voit George Raft jouer avec une otarie, un peu comme Gregory Peck quelques années plus tard dans "le monde lui appartient" (1952). A croire qu'il faut une otarie dans tous les films américains qui parlent des pêcheurs à la fin du 19ème siècle en Alaska.

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Enfin, après vingt minutes qui nous donnent envie de nous mutiner, ou de jeter tout le monde par dessus bord, le film prend un peu son envol avec la discussion sur les coutumes indiennes que l'on rapproche du christianisme. On voit alors ici tout le travail des scénaristes et dialoguistes qui ont fait tout de même un gros effort pour adapter l'histoire de Barrett Willoughby. Heino Timmerman était pêcheur en Alaska et ami d'Hathaway, il devait donc aider ce dernier, sur ce film et sur plusieurs autres. Pour revenir à  l'histoire, elle va séparer et réunir les deux amis d'enfance : George Raft et Henry Fonda.

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Ci-dessus : George Raft et Henry Fonda

Le film est une production Paramount et a été racheté en 1958, comme 700 autres films de la Paramount, par Universal. En 1936, Carole Lombard était prévue pour jouer dans ce film, mais en 1938, malade elle devait laisser le rôle à Dorothy Lamour. Malheureusement, il est assez difficile de ne pas avoir d'indigestion devant ce menu cinématographique, dédié à la pêche aux saumons. Enfin, même si on a plaisir à retrouver un incroyable acteur comme John Barrymore. Toutes ces envolées lyriques sont coupées et réduites à rien par son assistant et retombent donc finalement à plat, un peu comme ce métrage finalement. L'ultime scène de Barrymore est heureusement là pour nous rappeler que nous avons vu une page de l'histoire non seulement de la pêche en Alaska, mais aussi de la grande histoire l'Alaska et des USA. Heureusement, que cette scène est présente sinon le spectateur ne s'en serait pas douté. Quoiqu'il en soit, le film devait obtenir un cartain succès et bénéficier d'une adaptation radiophonique, et recevoir un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux pour Farciot Edouart. Comme quoi ...

 

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Ci-dessus : George Raft, Dorothy Lamour et Henry Fonda

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Disponible en zone 2 dans la collection "Universal" sur le site de l'éditeur ou chez Gibert Joseph.

Note : 5,5 / 10

17/02/2013

A 23 pas du mystère / 23 Paces to Baker Street - 1956

"A 23 pas du mystère" est un film d'Henry Hathaway, sorti très récemment chez Sidonis. On y retrouve Vera Miles et Van Jonhson en interprètes principaux. Le film est mystérieux déjà au niveau de son titre français et le titre anglais fait référence à Baker Street, donc à la résidence de Sherlock Holmes. Van Jonhson joue ici le rôle d'un écrivain devenu aveugle, qui refuse toute aide en dehors de celle de son majordome et par dessus tout il refuse la pitié de son ancienne petite amie jouée par Vera Miles. Vera Miles c'est bien entendu la belle fiancée de Jeffrey Hunter dans "la prisonnière" du désert. Pour revenir à notre film, donc le personnage joué par Van Jonhson passe son temps avec mon magnétophone à écrire son roman. Un après-midi il se décide à aller boire un verre dans le bar en bas de la rue, et là il surprend une très mystérieuse conversation entre une femme et un homme assez menaçant et inquiétant.

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Le magnétophone qui avait un rôle de simple accessoire au début du film, va devenir rapidement un personnage à part entière. Ainsi, notre héros va enregistrer la conversation qu'il a entendu et la faire entendre à la police. Mais la police ne trouvant rien de mystérieux, Van Jonhson prendra les choses en main. Je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais tout cela est bien rendu et bien mené par Hathaway. On pense tout de suite à Hitchcock et bien évidemment à "Fenêtres sur cour" et à cet homme bloqué lui aussi dans son appartement pour cause d'un handicap. La différence est qu'ici notre héros a un handicap irrémédiable et donc veut faire de la résolution de cette énigme, l'oeuvre de sa vie ! D'où une tension qui ne retombe que rarement. Le spectateur est amené à s'interroger avec les personnages du film et essaye de comprendre le fin mot de cette énigme. Et on ira d'échecs en fausses pistes jusqu'au dénouement final où évidemment tout s'éclaircira.

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Ci-dessus : Van Jonhson.

Alors c'est sûr que ce n'est pas le plus grand film de Hathaway ni du Hitchcock, mais le spectacle est assez plaisant pour tenir en haleine. On fera un petit reproche sur la qualité de l'image qui est moyenne, même si on a vu bien pire.

 

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ci-dessus : Van Jonhson et Vera Miles


Film disponible en DVD zone 2 chez Sidonis, comportant des bonus avec une présentation de Mr Patrick Brion.


Note : 7 / 10

15/02/2013

Les sept voleurs / Seven Thieves - 1960

Il est dernièrement sorti en DVD un joli film d'Henry Hathaway, "les sept voleurs" chez Sidonis. Le film est assez bien réalisé par Hathaway. Il est particulièrement bien construit au niveau de l'intrigue autant que de la réalisation. Même si celle-ci reste relativement classique et peu surprenante. Le scénario évoque la retraite d'un ancien professeur de chimie (Edward G Robinson) qui décide de se venger de l'oubli dans lequel il est plongé par sa retraite, en faisant un gros coup en volant la recette d'un casino. Le gang est comme vous pouvez l'imaginer donc composé de sept voleurs avec Rod Steiger, Eli Wallach, mais aussi la toute jeune Joan Collins et Michael Dante. On a donc un prestigieux casting. Même si la dimension d'acteur de Steiger semble trop importante pour le personnage qu'il occupe. Hathaway devait dire d'ailleurs qu'il avait essayé de teinter d'humour le personnage joué par Steiger, mais que cela n'avait pas été vraiment possible car Steiger jouait toujours des personnages sérieux dans des rôles sérieux et donc peu empreint d'humour. C'est d'autant plus vrai que Steiger avait joué des personnages comme "Al Capone" l'année précédente, Napoléon dans "Waterloo" (1972) ou son personnage avide de femmes et de pouvoir du "Docteur Jivago" (1965).

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Il faut ajouter aussi qu'on a la chance de voir Joan Collins au top de sa forme et dans une espèce de séance de streap-tease assez fascinante, appelée par Hathaway, le "saxosexe".  Elli Walach, vous vous souvenez probablement de lui pour son rôle de chef des bandits mexicains dans "les sept mercenaires". La partie où notre fine équipe attaque le casino, n'atteint pas les sommets du genre et de ce qu'on peut voir aujourd'hui, tout simplement car à cette époque, il y avait moins de protection dans les casinos.

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Ci-dessus : Joan Collins

Néanmoins, il y a une belle recherche dans l'intrigue même à ce niveau là, avec son lot de suspens. Enfin le retournement final et les relations entre divers protagonistes apportent son lot de très grosses surprises au spectateur. Un joli film donc, réalisé très sérieusement par un vieux routier d'Hollywood, et qui réserve quelques beaux morceaux et quelques belles surprises. On sait que ce film devait plus tard inspiré la fameuse série des "Ocean's". C'est donc un film somme toute assez important et qui est malheureusement très sous estimé, comme nous l'apprend les nombreux bonus de l'édition DVD, qui comprend dans l'un d'eux, une belle présentation de Mr Patrick Brion.

 

A noter  : une image parfaite même en DVD.

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Ci-dessus : Michael Dante, Rod Steiger, et Joan Collins

 

La bande-annonce :

 

Note : 6,5 / 10

22/01/2013

Peter Ibbetson - 1935

J'ai décidé d'aborder un nouveau cycle dans ma critique de films, avec un nouveau thème, qui portera sur le rêve et le fantastique dans le cinéma américain d'hier et d'aujourd'hui. Les films qui seront choisis sont bien entendu des films que j'ai vu et sélectionné en fonction de ma sensibilité et de ce que je considère comme étant des films particulièrement représentatifs d'un genre et également d'oeuvres qui méritent très souvent d'être sorties de l'oubli dans lequel le temps les a malheureusement plongées. Et je n'ai pas non plus pour vocation d'être totalement exhaustif sur ce thème. Dans ce cadre, je suis très fier de vous présenter un film magnifique, "Peter Ibbetson", du très sous-estimé Henry Hathaway. Le film a été tourné en 1935 et est tiré d'un roman de George Du Maurier, lui même adapté en pièce de théâtre. On retrouve Gary Cooper et Ann Harding dans les rôles principaux.

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Le film a pour thème un premier amour d'enfance qui hante le héros Peter Ibbetson tout au long de sa vie. Ce premier amour contrarié sera le thème central du film, et le rêve sera ici le vecteur de ce que Freud appelle la satisfaction du désir ou la voie royale vers l'inconscient. Sans vouloir raconter le film et vous priver de toute surprise, on a ici une très belle psychologie des personnages, expliquée par les traumatismes de l'enfance et de ce qu'ils peuvent engendrer à l'âge adulte. Cette singulière mise en avant de l'amour, qui décortique les rouages de l'âme humaine, fait de Peter Ibbetson un des plus beaux films qui a pu être tourné sur le thème du rêve. Mais c'est aussi une sublimation de l'amour qui est mis en avant de la plus belle des manières, et l'auteur et le cinéaste atteignent là des sommets que seul quelques grands auteurs ont pu atteindre dans l'histoire de l'art cinématographique, et littéraire. Ainsi, pour la littérature on pense à Dante et à son Enfer, on pense à holderlin et à son Hypérion et à quelques autres encore. Pour le cinéma, on pense à Jean Cocteau. Pourtant ces jeux d'enfants si innocents qui commencent le métrage ne paraissent pas bien une source de grand intérêt. On aurait tort de le penser. Car c'est là que tout commence (la maladie de la mère du jeune Peter) et où l'avenir des futurs adultes se détermine.

 

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Ainsi, le film est découpé en 3 parties : l'enfance, l'insatisfaction de l'âge adulte à la recherche de cet amour perdu, et enfin la prison. On notera que le thème des barreaux est bien présent dans chacune des parties et que ces plans sur des barreaux font finalement le lien entre chaque partie et représentent bien évidement, la représentation de cet amour contrarié, de cette séparation. "Peter Ibbetson" est fabuleux car il vous invite à un voyage dans un amour sublimé, mais aussi vous propose un voyage qui vous envoie aux confins de l'âme humaine et à ses limites.  Ainsi, on ne peut s'empêcher de penser aussi à Jung et à ses idées sur la synchronicité, associé ici au rêve. Synchronicité que l'on comprendra dans le sens junguien, "d'un hasard gorgé de sens". C'est en cela que ce film fait date, de par sa beauté et donc vous l'aurez compris de par son intellectualisme rare mis à la portée de tous.

 

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Le film devait rencontrer un succès critique et public assez inattendu, malgré le fait que Gary Cooper ait le rôle d'un anglais avec un accent qui lui ne l'était pas, et dans un rôle finalement pas très habituel pour lui. Je pourrais écrire encore énormément sur ce "Peter Ibbetson" mais ce serait pour en dévoiler l'intrigue, et il me semble que ce serait ce qu'il y a de pire pour évoquer un tel film.

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Je finirai donc comme d'habitude par écrire encore quelques lignes, pour attirer votre attention sur la magnifique musique symphonique de Ersnt Toch dont l'évocation n'aura ici rien d'anecdotique car elle sera nominée aux Oscars de 1935. Et en guise de conclusion, je vous invite à méditer ces quelques mots d'André Breton parlant de "Peter Ibbetson" : "un film prodigieux, triomphe de la pensée surréaliste". On est donc bien là devant un film totalement indispensable à notre nature d'être humain et qui est peut être tout simplement un des plus beaux films du cinéma hollywoodien. Inoubliable.

 

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Disponible en DVD chez Wildside.  LES EDITEURS DOIVENT LE SORTIR EN BLURAY !!!!!!!!!!!!!!!


NOTE : 9 / 10