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09/07/2013

Angoisse / Experiment Perilous - 1944

"Angoisse" est un film de Jacques Tourneur de 1944, produit par la RKO. Les trois principales vedettes sont George Brent, Hedy Lamarr et Paul Lukas. Paul Lukas était un acteur d'origine hongroise, après une carrière parsemée de petits rôles, il devait atteindre la consécration en 1943 dans "Saboteur sans gloire" avec Errol Flynn, mais surtout en 1944 avec "quand le jour viendra" pour lequel il obtiendra l'oscar  et le golden globe du meilleur acteur, malgré la concurrence de Humphrey Bogart et Gary Cooper. Quand à George Brent on se rappelle surtout de lui pour ses rôles dans de nombreux films de Bette Davis, comme "l'Insoumise" (1938), "la vieille fille" (1939), "This is your life" (1942), mais surtout "Victoire sur la nuit" (1939), formidable leçon de vie, où Brent interprêtait un médecin qui accompagnait par son amour les derniers instants de sa patiente, devenue sa femme. Le film annonçait qu'il n'y avait rien à attendre de la vie, sinon l'amour et que la mort n'était alors qu'une fin normale.

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Dans ce film, on ne peut pas dire que Tourneur était très inspiré. La qualité de l'image assez médiocre n'aide d'ailleurs guère à bien noter le film. Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour donner un peu de crédibilité à l'ensemble, mais la sauce ne prend guère. Hedy Lamarr est toujours aussi belle, mais également toujours aussi inexpressive. Enfin le personnage de George Brent est un peu agaçant et on le sent un peu détaché, voir dépassé par son rôle. Il reste enfin l'histoire qui n'effraie guère, mais qui aborde lointainement la maltraitance d'un enfant par son père. Les ressorts psychologiques de l'intrigue maintiennent l'attention du spectateur et sont parfaitement réalistes.Mais on a fait bien mieux, dans le mélodrame psychologique, à cette époque. Le film n'ennuie pas, mais ne passionne guère. On quitte donc "angoisse" avec l'image de la belle scène finale d'un pré rempli de fleurs, et par quelques beaux passages musicaux de Roy Webb. Sinon, on reste un peu sur sa faim et on regrette que le scénario n'ait pas été un peu plus étoffé.

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Note : 6 / 10

27/04/2013

Samson et Dalila / Samson and Delilah - 1949

Souvent aujourd'hui la critique rejette en bloc les péplums bibliques les trouvant dépassés ou simplement un peu ringards. Auvant vous le dire tout de suite ce n'est absolument pas mon avis. Ainsi, quand on sait que "Samson et Dalila" a été réalisé par Cecil B DeMille, le maître du péplum, je ne pouvais que me décider à revoir ce film en technicolor que j'avais vu plus jeune lors d'une diffusion à la télévision. Aujourd'hui nous avons la chance grâce à Paramount de pouvoir le redécouvrir avec un master numérique. En effet, il a fait l'objet d'une restauration complète en 2012. Pourquoi Paramount ne l'a pas sorti en Bluray multizones ? Pourquoi il n'existe qu'une édition zone 1 non multizones, sortie début mars ? A part pour se faire plus d'argent, et le sortir dans quelques mois ou quelques années en Bluray, j'avoue n'avoir pas d'explications logiques. En effet, l'importance et la qualité d'image du film, méritait bien une édition Bluray, remplie de Bonus. Mais qu'en est il du film lui même ? Que pouvons nous attendre de ce "Samson et Dalila" ? C'est ce que nous allons voir.

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Le film comprend un impressionnant casting avec Hedy Lamarr, Victor Mature, Angela Lansbury, George Sanders, mais aussi Henry Wilcoxon. Victor Mature, devait faire 4 autres péplums avec en plus de ce "Samson et "Dalila", "la Tunique" (1953), "l'égyptien" (1954), "Demetrius and the gladiators" (1954) et enfin "Hannibal" (1959). Hedy Lamarr, vous pouvez retrouver son destin tragique sur ce site. Et Henry Wilcoxon, vieux camarade de plateau de DeMille, a joué dans de nombreux films. Ainsi il a été le commandant des chars de Pharaon dans "les 10 Commandements" (1956) ou encore le bras du marquis de Maine dans Scaramouche. "Samson et Dalila reprend l'histoire bien connue de la Bible en la modifiant quelque peu pour les besoins du scénario. Samson (Victor Mature) jeune berger à la force sur-humaine est amoureux de Semadar (Angela Lansbury). Mais Samson est hébreux et Semadar d'une grande famille de Philistins, or la Judée est sous le joug des Philistins. La haine des Philistins contre Samson, 'incompréhension des siens, mais aussi la jalousie maladive et l'amour de Dalila (Hedy Lamarr) vont contrarier le désir de mariage de Samson avec Semadar et sceller son destin et son histoire. Qui peut dire que cette haine entre des communautés différentes et que la jalousie amoureuse ne sont pas des sujets au sens éternels et ne possèdent pas en eux mêmes, une étrange actualité ?

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Ci-dessus : Hedy Lamarr et Victore Mature

Le film possède de nombreuses qualités. On peut noter tout d'abord la beauté du Technicolor, et la maestria de DeMille pour mettre à l'écran cette histoire. Les costumes et les décors sont chatoyants et rendent le film inoubliable. Et que dire de la beauté des actrices ?! Angela Lansburay semble n'avoir jamais été aussi belle, mais c'est bien Hedy Lamarr qui transperce l'écran d'une énigmatique et lassive beauté. Le film est long et fait plus de 2H, mais le temps est il long en compagnie d'Hedy Lamarr ? Ainsi, comme dans tous ses films  mais aussi comme les peintres de la renaissance et tant d'autres avant lui, DeMille se sert d'un sujet biblique pour montrer des femmes dénudées mais aussi pour mettre en avant un certain sadisme. Ainsi, DeMille mêle histoire biblique, technicolor, glamour aux désirs les plus obscurs d'une femme jalouse, qui veut avilir Samson dans un espèce de jeu pervers qui va bien au delà de ce que la censure de l'époque pouvait tolérer, si le sujet du film n'avait pas été un épisode de la Bible. Ainsi, on retrouve des scènes de flagellation chères à DeMille et qui sont présentes dans beaucoup de ses films.

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Le effets spéciaux sont eux aussi assez bluffants pour l'époque et la destruction du temple païen reste un morceau de cinéma à lui tout seul, qui préfigure l'ouverture de la Mer Rouge dans "les 10 Commandements" (1956). Enfin "Samson et Dalila" comprend une ouverture musicale, et aussi une musique de sortie. Alors autant vous le dire tout de suite, la musique de Victor Young est magnifique et c'est une des grandes stars du film. On sent que Cecil B DeMille a demandé à Victor Young de faire quasiment une musique d'opéra pour le film et le résultat est assez impressionnant. On regrettera seulement que parfois que la musique est presque trop omniprésente. En résumé, parcouru par un souffle épique, DeMille crée ici un film à la hauteur de la légende de Samson et de sa propre légende. "Samson et Dalila" film faste, chatoyant, à la forme parfaite dont l'impression finale laisse une trace indélébile dans le coeur du spectateur, faisant d'Hedy Lamarr une déesse de l'écran pour l'éternité, maîtresse de la damnation et de la rédemption de l'homme qu'elle aime. On pardonnera alors à DeMille quelques scènes trop longues ou une durée excessive. "Les 10 commandements" corrigeront sept ans plus tard, ces quelques défauts de la trame narrative, pour faire de ce dernier film sa plus extraordinaire et sa plus parfaite réussite cinématographique.

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Bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Note du 24 novembre 2013 : Le bluray zone B est enfin disponible en France au prix de 11,43€. A ce prix c'est la cadeau. La qualité de l'image est à toute épreuve (définition et couleur superbes).

Note : 8 / 10

07/03/2013

Souvenez vous de ... Hedy Lamarr !

 Aujourd'hui j'évoquerai le souvenir d'Hedy Lamarr, la plus sous estimée des stars d'Hollywood. La protégée de Louis B Mayer, était promise à devenir la nouvelle Garbo. Sa carrière au cinéma ne devait malheureusement pas arriver à faire oublier la carrière de Garbo, ou celle de Lana Turner. Et c'est bien une descente aux enfers et un inéluctable oubli qui devait être son destin. Vous retrouverez dans cet article le destin tragique d'une véritable beauté, qui comme un fragile papillon se brula les ailes à voler trop près des projecteurs. Voici l'histoire d'Hedy Lamarr !

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La suite n'est pas plus glorieuse : Wikipédia nous en donne la description détaillée : "L'ancienne star fait à nouveau parler d'elle. Le Ciné-télé-revue du 15 août 1990 lui consacre une page dont voici des extraits : « Un témoin raconte sa récente arrestation : « Les policiers l'ont presque malmenée. Plus personne ne se souvenait d'elle. Elle clamait à tue-tête son nom, disant qu'elle avait été l'un des piliers de Hollywood, mais personne ne la croyait. Moi-même, je ne l'avais pas reconnue. Triste fin pour un sex-symbol... Je les ai suivis jusqu'au commissariat. Elle fut interrogée comme une voleuse ordinaire. On lui a même pris ses empreintes digitales. » ; « deux représentants de l'ordre s'emparent de la femme qui, tête baissée, les suit. Sous son foulard, qui masque sa chevelure, et ses lunettes noires, elle ressemble à un zombie. (...) Cette femme a dérobé pour plus de vingt dollars de produits de beauté. (...) Son nom : Hedy Lamarr ! Personne n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles. » Un psychologue explique : « Hedy Lamarr est kleptomane parce qu'elle est désespérément seule. Il est fréquent qu'une femme, qui a connu la gloire et qui, maintenant, est abandonnée de tous, commette les pires excentricités pour se faire remarquer des autres. C'est sa manière à elle de prouver qu'elle existe encore... » ; et selon un psychanalyste, « sa certitude d'avoir volé sa gloire et ses millions de dollars, elle choisit pour en faire l'aveu de se faire arrêter dans un supermarché pour cleptomanie ».

Hedy devait arrêter sa descente aux enfers, le 19 janvier 2000 et partir pour son dernier voyage. Ses cendres furent disperser par son fils, dans les bois entourant sa ville natale de Vienne (Autriche).

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En France il est très difficile de trouver des films d'Hedy Lamarr en dehors de 2 ou 3. Mais "Samson et Dalilah" devrait ressortir prochainement ... aux USA en version restaurée. Quelle tristesse que tout le monde ait oublié cette fabuleuse star à la beauté magnétique !

 

Filmographie

 

Cinéma

 

  • 1930 : Geld auf der Straße de Georg Jacoby : La jeune fille à la table du Night Club
  • 1931 : Tempête dans un verre d'eau (Die Blumenfrau von Lindenau) de Georg Jacoby : La secretaire
  • 1931 : Die Koffer des Herrn O.F. de Alexis Granowsky : Helene, la fille du maire
  • 1932 : Man braucht kein Geld de Carl Boese : Käthe Brandt
  • 1933 : Extase de Gustav Machatý : Eva Hermann
  • 1938 : Casbah (Algiers) de John Cromwell : Gaby
  • 1939 : La Dame des tropiques (Lady of the Tropics) de Jack Conway : Manon deVargnes Carey / Kira Kim
  • 1940 : Cette femme est mienne (I Take This Woman) de W.S. Van Dyke : Georgi Gragore Decker
  • 1940 : La Fièvre du pétrole (Boom Town) de Jack Conway : Karen Vanmeer
  • 1940 : Camarade X de King Vidor : Golubka, ou Theodore Yahupitz et Lizvanetchka 'Lizzie'
  • 1941 : Viens avec moi (Come Live with Me) de Clarence Brown : Johnny Jones
  • 1941 : La Danseuse des Folies Ziegfeld (Ziegfeld Girl) de Robert Z. Leonard : Mrs. Sandra Kolter
  • 1941 : Souvenirs (H.M. Pulham, Esq.) de King Vidor : Marvin Myles Ransome
  • 1942 : Tortilla Flat de Victor Fleming : Dolores Ramirez
  • 1942 : Carrefours (Crossroads) de Jack Conway : Lucienne Talbot
  • 1942 : Tondelayo (White Cargo) de Richard Thorpe : Tondelayo
  • 1944 : Le Corps céleste (The Heavenly Body) d'Alexander Hall : Vicky Whitley
  • 1944 : Les Conspirateurs (The Conspirators) de Jean Negulesco : Irene Von Mohr
  • 1944 : Angoisse (Experiment Perilous) de Jacques Tourneur : Allida Bederaux
  • 1945 : La Princesse et le Groom (Her Highness and the Bellboy) de Richard Thorpe : Princesse Veronica
  • 1946 : Le Démon de la chair (The Strange Woman) de Edgar G. Ulmer : Jenny Hager
  • 1947 : La Femme déshonorée (Dishonored Lady) de Robert Stevenson : Madeleine Damien
  • 1948 : Vivons un peu (Let's Live a Little) de Richard Wallace : Dr. J.O. Loring
  • 1949 : Samson et Dalila (Samson and Delilah) de Cecil B. DeMille : Delilah
  • 1950 : La Dame sans passeport (A Lady Without Passport) de Joseph H. Lewis : Marianne Lorress
  • 1950 : Terre damnée (Copper Canyon) de John Farrow : Lisa Roselle
  • 1951 : Espionne de mon cœur (My Favorite Spy) de Norman Z. McLeod : Lily Dalbray
  • 1954 : L'Amante di Paride de Marc Allégret et Edgar G. Ulmer : Hedy Windsor / Helene de Troie / Impératrice Josephine / Geneviève de Brabant
  • 1954 : L'Eterna femmina de Marc Allégret
  • 1957 : L'histoire du monde (The story of Mankind) d'Irwin Allen : Jeanne d'Arc
  • 1958 : Femmes devant le désir (The Female Animal) d'Harry Keller : Vanessa Windsor