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09/08/2014

Mon homme Godfrey / My Man Godfrey - 1936

"Mon homme Godfrey" est des fleurons de la comédie américaine des années 30. Gregory La Cava est à la réalisation est comme plus tard dans d'autres de ses films, il va ajouter une satyre sociale à sa comédie. Ainsi, Greogry La Cava, ancien dessinateur de bande-dessinées de profession, donnera une seconde carrière à Ginger Rogers, avec une série de comédie : "Pension d'artistes" (1937), "la fille de la cinquième avenue" (1939) et "Primrose Path" (1940). Il tournera ensuite plusieurs comédie romantique avec Irene Dunne : "Unfinished business" (1941) et "Lady In a Jam" (1942). Ces méthodes de travail lui attireront l'aversion des studios. On peut aussi penser que ses sympathies communistes ou socialistes supposées lui fermèrent bien des portes. En attendant, avec "Mon homme Godfrey", La Cava nous offre une superbe comédie emmenées par une palette d'acteurs à leur meilleur niveaux. Ainsi, on retrouve, William Powell, Carole Lombard, Alice Brady, Eugene Pallette, et Gail Patrick dans les rôles principaux. Le début est tout à fait surprenant car on retrouve notre héros, William Powell, dans une décharge public, au bord du fleuve. Cet endroit sert de refuge aux oubliés de la société américaine et on sent bien que ce sont bien les victimes de la crise de 1929, que La Cava nous montre à l'écran. Cette entrée nous interpelle d'autant plus que le film a commencé avec un titre, dont les noms des artistes et de l'équipe technique s'illuminaient sur des panneaux lumineux. L'arrivée vers cette décharge ressemble donc à une descente aux Enfers. Cela est encore accentué par le fait qu'on a tellement eu l'habitude de voir Wiilliam Powell, dans des rôles de mondain, qu'il semble totalement impossible de le voir ainsi comme un clochard.

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Evidemment, on ne peut passer sous silence que William Powell et Carole Lombard s'étaient mariés pour de vrai en 1931. Cela n'ajoute qu'une intensité supplémentaire à leur couple à l'écran, qu'elle devait qualifier elle même, de totalement incompatible à la ville et finir par un divorce en 1933. Carole Lombard avait déjà un bon nombre de comédies romantiques à son actif en 1936. On peu citer en particulier, "train de luxe" (1934) de Howard Hawks avec John Barrymore, ou encore "Man of the World" avec là encore William Powell en 1931. On sait qu'elle disparaîtra prématurément dans un accident d'avion le 16 janvier 1942. William Powell est connu pour la série des "introuvables" avec Mirna Loy. Alice Brady était une formidable actrice de second rôle, et Eugene Pallette est restée immortellement connu pour son rôle de frère Tuck dans "les aventures de Robin des Bois" (1938). Mais d'autres seconds rôles sont très sympathiques, comme Jean Dixon, en femme de chambre blasée, ou encore Gail Patrick en jeune snobe un peu perverse.

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Ci-dessus : William Powell (assis)

Notre héros Godfrey va donc tenter de retrouver un peu de dignité en devenant l'attraction d'une course aux objets, puis le majordome de la plus excentrique famille de New-York. Le film trouvera d'ailleurs un dénouement inattendu. "Mon homme Godfrey" est sans aucun doute le meilleur film de La Cava. Il surprend encore aujourd'hui par son ton et ses dialogues relevés et reste un petit bijou de comédie, dont l'évolution programmée des caractères de chaque personnage est peut être la plus profonde réalisation de ce film, de multiples fois nominés aux Oscars. On notera que cette histoire fera l'objet d'un remake en 1957 avec David Niven et June Allyson dans les rôles titres.

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : William Powell, Ci-dessus : Carole Lombard et Jean Dixon

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Ci-dessus : Eugene Paillette et William Powell

Disponible dans plusieurs éditions DVD zone 2, dont la meilleure en France semble être celle éditée par Wildside

Note : 8 / 10

14/04/2013

Primrose Path - 1940

Troisième et dernier film du duo Gregory La Cava / Ginger Rogers à la RKO, "Primrose Path" est bien meilleur que "la fille de la cinquième avenue". Là, le ton de comédie sociale légère de "Pension d'artistes" ou de "la fille de la cinquième avenue" est abandonné. Et si l'humour est parfois présent, c'est pour mieux marquer l'horreur d'une situation ou la vitalité et l'enthousiasme de gens qui luttent de toutes leurs forces, pou simplement échapper à la misère et à la faim. Le film est tiré d'une nouvelle de Victoria Lincoln et raconte le passage à l'âge adulte d'une jeune fille pauvre (Ginger Rogers) vivant dans une famille indigne. En effet, la mère est une semi-prostituée, le père ancien universitaire incapable d'écrire le livre qui mettrait sa famille à l'abri du besoin noie son désespoir d'une vie professionnelle et amoureuse gâchée dans l'alcool. Enfin la grand-mère indigne elle aussi, fromente les pires mauvais coups et s'occupe comme elle peut de la jeune soeur de Ginger, le plus souvent livrée à elle même. Ainsi, quand Ginger rencontre Ed Wallace (Joel McCrea) elle va voir celui-ci comme une bouée de secours pour s'échapper de cette vie horrible qui ne lui apporte rien sinon le désespoir. Mais si elle trouve dans son amour pour son homme une nouvelle vie et une porte de sortie, son passé va vite la rattraper et sa famille va de nouveau entrer dans sa vie. L'amour sera t'il plus fort que la haine, que la cupidité et l'intérêt de ses proches ? Il faudra voir le film pour le savoir. Je ne vais pas tout raconter tout de même.

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La critique politique acerbe et proprement manichéenne et presque insupportable de "la fille de la cinquième avenue" a été ici transformée en formidable mélodrame, qui en fait un classique absolu du genre. Les scénaristes et La Cava ont su montrer l'humanité de chaque personnage et une certaine noblesse de ces gens. Ainsi, la mère formidablement jouée par Marjorie Rambeau a une classe folle et son jeu rappelle parfois celui de John Barrymore mais avec une touche féminine évidemment. Il faut ajouter que le père alcoolique joué par Miles Mander, est terriblement désespéré et on sent bien que son addiction à l'alcool n'est que le résultat de ce désespoir. Enfin même la grand-mère indigne nous incline à la compréhension, tant ses actions ne sont dictées que par la volonté de simplement survivre et de vouloir absolument nourrir les siens. Alors, c'est clair que le film ressemble bien à un film pré-code. Et si on ne voit pas de femmes nues, les termes abordés dans cette oeuvre, sont quasiment inabordables en 1940 aux USA. De ce fait, on peut considérer le film comme intéressant, mais aussi comme particulièrement singulier.

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Ci-dessus : Ginger Roger

Enfin, le jeu des acteurs est excellent. Ginger excelle à jouer la jeune adolescente et son jeu se modifie au fur et à mesure qu'elle avance dans l'histoire. C'est assez stupéfiant à voir et on peut admirer dans ce film l'étendue de son talent. Enfin, comme je l'ai dit la performance de Marjorie Rambeau est vraiment notable. Elle sera d'ailleurs remarquée par l'Académie des Oscars et elle recevra une nomination dans la catégorie, meilleur second rôle féminin. Si il en était besoin, cela fait une raison de plus de voir "Primrose Path".

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Ci-dessus : Joel McCrea et Ginger Rogers

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 Ci-dessus : Henry Travers, Ginger Rogers, et Joel McCrea

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 Ci-dessus : Miles Mander, Ginger Rogers et Joel McCrea

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 Ci-dessus : Marjorie Rambeau

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Critique en anglais :


Extrait :


Disponible en DVD zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 7,5 / 10

12/04/2013

La fille de la cinquième avenue / 5th Avenue Girl -1939

Fred Astaire est parti. "La grande farandolle" a clôturé la série de films de Ginger et Fred. Les projecteurs se sont éteints, Cendrillon a laissé le prince charmant et le magnifique carosse s'est transformé en citrouille. C'est un peu ça le prologue de "la fille de la cinquième avenue". En effet, si il est le deuxième film du duo Gregory La Cava / Ginger Rogers, il est aussi peut être le plus étrange. Ainsi, on retrouve Ginger Rogers sur un banc dans un parc, au chômage et démoralisée. Elle est plus ou moins abordée par un richissime vieil homme abandonné par les siens le jour de son anniversaire. En effet, son fils est parti jouer au polo délaissant son père et l'entreprise familial, sa femme a un amant et sa fille se désintéresse de lui. Bref, ces deux êtres que tout sépare au niveau financier vont être réunis par la détresse de leur vie personnelle et le vieil homme va inviter la jeune fille à faire la bringue en tout bien tout honneur évidemment. Mais le jeu ne s'arrêtera pas là et le vieil homme fera entrer Ginger chez lui afin d'intriguer ses proches et de les intéresser à sa nouvelle vie, mais aussi dans le but de les mettre en face de leurs propres responsabilités voir devant leurs incohérences respectives. Bien évidemment ce scénario rappelle le film "mon homme Godfrey" réalisé par le même La Cava en 1936. Malheureusement on ne retrouve pas réellement la classe de William Powell. Et Ginger Rogers semble bien seul et ce n'est pas Walter Connolly qui peut faire oublier William Powell. Concernant le casting finalement assez faible, on se souviendra que Tim Holt apparaîtra quelques années plus tard dans "le trésor de la Sierra Madre".

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La Cava n'atteint donc jamais dans ce remake, les sommets de l'original. Alors oui il y a plein de bonnes choses. La critique sociale est acerbe. Ginger aura d'ailleurs cette phrase dans le film : "les riches sont des pauvres gens avec de l'argent". C'est tout dire ! Mais beaucoup de personnages sont agaçants, en particulier le chauffeur ultra-communiste qui finit par soûler par son discours totalement extrémiste et qui met mal à l'aise. On est d'ailleurs surpris que le film ait pu passer la censure de l'époque avec de tels dialogues. Les scénaristes (Allan Scott et Morrie Ryskind) furent d'ailleurs accusés en 1947 d'activités communistes. A noter que cet épisode n'est pas à mettre au crédit de Ginger Rogers qui envoya sa mère devant la commission.Sa mère finit par avouer qu'on avait forcé Ginger à prononcer des lignes sur le partage universel dans un autre film, "Tender Comrad", film écrit cette fois-ci par Dalton Trumbo, lui même accusé. Pour en revenir à "la fille de la cinquième avenue", le personnage de la femme du richissime homme d'affaire n'est pas mieux traitée, et semble totalement dépassée la plupart du temps. Mais qu'en est il de Ginger Rogers ?

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Ci-dessus : Walter Connolly et Ginger Rogers

Le plus grave dans ce film, c'est bien le personnage joué par Ginger, qui semble triste la plupart du temps, dépressif et manipulé par tous. Pour ma part, j'ai trouvé cela assez insupportable de la voir ainsi traitée. On a tellement l'habitude de la voir menant le jeu avec Fred Astaire ou répliquant telle une mitraillette dans "pension d'artistes" (1937) qu'on a presque de la peine de la voir ainsi traitée. Elle a finalement deux bonnes scènes. La première est celle où elle dit ses quatre vérités au militant ultra-communiste avec une fin de la scène au couteau de boucher (voir image ci-dessous) et l'autre où elle dit la vérité à son patron. Pour le reste, il faudra repasser. Rien à signaler.

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Voilà, j'ai donc été un peu déçu par ce film, au vu surtout de la comparaison avec son ainé ou même avec "pension d'artistes"et de ce qu'il laisse montrer dans les vingt premières minutes réellement excellentes. Maintenant le film marcha très fort à l'époque et peut être vous aussi vous trouverez du plaisir à voir l'histoire un peu folle de cette famille aisée. Chacun a sa propre sensibilité. Mais prendre du plaisir à voir Ginger, en chômeuse manipulée, pour ma part, c'est au dessus de mes forces.

 

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Ci-dessus : Notez la mine défaite de Ginger Rogers


Film disponible en DVD Zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 5,5 / 10

10/04/2013

Pension d'artistes / Stage door - 1937

Y aurait-il encore une carrière au cinéma pour Ginger Rogers après sa série de films avec Fred Astaire ? C'est bien ce à quoi semble répondre "Pension d'artistes" (1937). Ginger Rogers venait de terminer en cette année 1937 "l'entreprenant Mr Petrov" (Shall we dance), et devait tourner l'année suivante "Amanda", et "la grande farandole" (1940) son dernier film avec Fred Astaire pour la RKO. Mais "pension d'artistes", essai de Ginger Rogers dans la comédie dramatique, devait permettre à cette dernière de construire sa deuxième partie de carrière loin des pistes de danse, mais toujours au cinéma. On l'a un peu oublié aujourd'hui, mais oui Ginger Rogers a bien eu une carrière après son duo chantant et dansant avec Fred. Alors oui, c'est vran on voit encore Ginger Rogers danser deux fois dans le film. Mais cela n'a rien à voir avec les numéros mythiques  de ses films avec Fred Astaire. Il faut aussi se rappeler que "Pension d'artistes" est un film qui est le premier des trois films que le réalisateur Gregory La Cava tournera avec Ginger Rogers. Il y a donc dans cette série de films : "Pension d'artistes", puis "la fille de la 5ème avenue" (1939) et enfin "Primrose Path" (1940). Tous sont des comédies dramatiques, avec un ton comique puis de plus en plus dramatique. L'aspect dramatique culminera ainsi, dans le dernier film tourné par La Cava avec Ginger Rogers, "Primrose Path". La Cava était un réalisateur extrèmement prolifique qui commença à tourner dans l'ère du cinéma muet et aujourd'hui on se rappelle tous de quelques uns, de ses films comme peut être son plus célèbre, "mon homme Godfrey" avec William Powell.

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Mais si Ginger a la vedette elle est très bien entourée. Jugez en par vous mêmes. Ainsi, nous retrouvons dans "pension d'artistes" dans les rôles les plus marquants ; Katharine Hepburn, Adolphe Menjou, Gail Patrick, Andrea Leeds, Lucille Ball, Ann Miller, Jack Carson et Eve Arden et le chat. Alors bien sûr, tous les personnages n'ont pas la même importance. Alors autant vous dire la vérité, j'avais peur que ce film soit très ennuyeux. En effet, que pouvait on attendre d'un film se passant dans une pension d'artistes où les disputes féminines prennent des proportions énormes dans un monde où les hommes sont quasiment exclus. Pourtant, le film n'est jamais ennuyeux. Et au contraire on rit beaucoup de cette comédie relevée, aux dialogues drôles et intelligents. Et on se prend à aimer chaque personnage à trembler avec ce petit monde, et à espérer que chacun trouve le rôle de sa vie. Ainsi, les amitiés se nouent, les ennemies s'affrontent ou se méprisent, et les hommes semblent souvent la roue de secours dans un monde trop cruel pour l'éternel artistel féminin, le chat de la maison finissant par être l'arbitre et l'autorité ultime de toute chose.

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Vous l'aurez compris, La Cava a su comme jamais faire des situations de la vie, une incroyable alchimie cinématographique, où la moindre répartie sonne juste où la moindre émotion est décuplée et on passe finalement du rire aux larmes en assez peu de temps. Je ne sais pas si c'est une légende. Mais on dit que La Cava poussa le vice jusqu'à faire habiter plusieurs actrices dans la même pièce pendant le tournage avec une secrétaire qui devait noter leurs discussions pour améliorer encore le script et donner à ce dernier le réalisme d'une vraie pension d'artistes. Ainsi, le film possède quelques scènes mythiques comme celle où Adolphe Menjou (riche producteur de pièces de théâtre) invite Katharine Hepburn chez lui, ou encore toute la partie sur la pièce de théâtre ou Hepburn joue une artiste sans aucun talent ni conviction. C'est savoureux de voir Hepburn déjouer. Le soir de la première, le propriétaire du théâtre dit alors à Menjou : "vous avez vu ? la salle est pleine !" et Menjou de répondre : "mais c'est qu'ils ne savent pas ce qui les attend !" Voilà je finirai là dessus pour ne pas vous raconter tout le film. Vous l'aurez compris, Ginger passe haut la main son brevet d'actrice de comédie, et "pension d'artistes" est une belle distraction,  qui mérite bien d'être vu et même d'être revu, et qui logiquement obtiendra 4 nominations aux Oscars de 1937.

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Ci-dessus : Ginger Rogers et Gail Patrick (ennemies dans le film)

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Ci-dessus : Adolphe Menjou, Ginger Rogers et Katharine Hepburn (couchée)

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Ci-dessus : Gail Patrick et Adolphe Menjou au premier plan et au second plan Ann Miller et Ginger Rogers.

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Ci-dessus : Katharine Hepburn et Ginger Rogers

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Ci-dessus : 2 photos d'Andrea Leeds


Bande annonce (de mauvaise qualité). Le film a quant à lui une qualité d'image tout à fait correcte :


Un montage video alléchant du film (de bonne qualité) :


Film disponible en DVD zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 7,5 / 10