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04/10/2015

Mademoiselle et son bébé / Mother bachelor - 1939

"Mademoiselle et son bébé" fait parti de ces comédies plus ou moins légères tournées par Ginger Rogers, pour sortir de son rôle d'éternelle partenaire féminin de Fred Astaire. Et à vrai dire, elle s'en tire plutôt bien, se construisant ainsi une nouvelle carrière, dans des films ou ses numéros dansés sont presque la plupart du temps inexistants. Aujourd'hui, Ginger Rogers et sa carrière sont totalement oubliés en France. Mais si on y regarde de plus près on retrouve dans sa filmographie tout une série de films qui entrecoupent, ses apparitions avec Fred Astaire. Ainsi, "Romance in Manhattan" (1935), ou encore "Star Of Midnight" (1936) avec William Powell sortent Ginger Rogers de son légendaire duo avec Astaire. Plus tard, on retrouve les plus connus, "Pension d'artistes" (1937) et "Mariage incognito" (1938). Et après "la dernière farandole" (1939), ultime comédie musicale au ton crépusculaire, tourné par le duo Rogers / Astaire, Ginger Rogers tourne la même année, une pure comédie avec David Niven, "Mademoiselle et son bébé". Le lecteur pressé me permettra quand même à dire, encore une fois ici, du peu d'intérêt des éditeurs pour cette star d'Hollywood. Ainsi, une bonne part, de sa filmographie manque à l'appel. J'ai déjà cité, "Romance in Manhattan" (1935), "Star Of Midnight" (1936), mais combien d'autres sont irrémédiablement perdus pour le cinéphile français averti : vacances payées (1938), "Double Chance" (1940), "Ses trois amoureux" (1941), "la folle histoire de Roxie Hart" (1942), "Les Nuits ensorcelées" (1944), manquent désespérément à l'appel, et je n'évoquerai pas le cas de "I'll be seeing you" (1944), disponible en Zone 1 sur Amazon.com à 44 $ ... Pour en revenir au film qui nous intéresse, "Mademoiselle et son bébé", nous montre première évidence, une Ginger Rogers capable de jouer réellement la comédie. Et quand on se rappelle ses premières apparitions parfois chaotiques à la Paramount, dans des courts-métrages, comme "Office Blues" (1930), il est clair que le vilain petit canard gauche à la voix rocailleuse de cette époque lointaine, s'est transformé en  majestueux cygne. Quant à "Mademoiselle et son bébé", premier film important du réalisateur Garson Kanin, il est loin d'être à mépriser. Le sujet est toujours plaisant et drôle. L'humour est fondé non pas sur la vulgarité, comme trop souvent aujourd'hui dans les comédies américaines, mais dans les situations. Ainsi, on rit donc beaucoup devant les situations impossibles que subit le couple David Niven / Ginger Rogers. On pourra reprocher peut être à David Niven, d'en faire un peu trop. Mais son physique, moins imposant que d'autres, donne un côté comique évident à son personnage, incapable d'être l'homme ou le patron qu'il voudrait être. Dans les bonnes surprises on constate la présence de Charles Coburn parfait en vieux père ronchon, insatisfait de la vie de patachon de son fils. Enfin, la belle photographie de Robert De Grasse, mériterait sans aucun doute, une autre édition que cette édition Montparnasse, à la qualité d'image très faible, même pour du noir & blanc. Alors les éditeurs, on se décide quand à redécouvrir vraiment la filmographie de Ginger Rogers ?

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Ci-dessus : David Niven, Ginger Rogers & Frank Albertson

 Note : 7,5 / 10

10/05/2015

La veuve noire / The black widow - 1954

"La veuve noire", avait tout pour plaire, une prestigieuse distribution (Gene Tierney, Van Heflin, George Raft, Ginger Rogers, Reginald Gardiner et Peggy Ann Garner), un très bon scénariste et réalisateur en la personne de Nunnaly Johnson, mais ce film policier est malheureusement quelque peu gâché. En effet, malgré les superbes intérieurs d'appartements new-yorkais, le scénario promet malheureusement plus qu'il ne donne. Et surtout certains acteurs sont totalement sous-exploités. On ne voit que très peu Gene Tierney, et Ginger Rogers n'est que peu présente. On peut dire quelques mots sur son scénariste et réalisateur, Nunnaly Johson, qui a d'abord eu une carrière d'écrivain, de scénariste, puis de réalisateur et enfin de producteur et on se souvient généralement de lui, pour son travail sur le scénario "des raisins de la colère" de Ford. Ainsi, il a été scénariste ou co-scénariste d'une cinquantaine de films et réalisateur dans les années cinquante, de 8 films. "La veuve noire" est son deuxième film. Pour en revenir à "la veuve noire" on est donc quelque peu déçu devant un film qui promettait beaucoup. Ainsi, la relation étrange entre Van Heflin et Peggy Ann Garner est très mal exploitée. Et il semble que la censure de l'époque ait dans ce cas, fait beaucoup de mal au film. Enfin si la reconstitution d'appartements new-yorkais est superbe, elle ne sort par le film, d'un statisme qui lui donne des airs de théâtre filmé, encore accentués par l'utilisation très mal venue du Cinemascope pour. ce genre de film "La veuve noire" est donc un film qu'on oublie très vite, malgré sa distribution, et son scénariste de talent. Dommage.

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Ci-dessus : Peggy Ann Garner

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Ci-dessus : Van Heflin & Peggy Ann Garner

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Ci-dessus : Peggy Ann Garner

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Ci-dessus : Ginger Rogers & Gene Tierney

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Disponible en DVD zone 1 en VO sous-titrée français

Note : 4,5 / 10

23/02/2015

L'Homme de mes rêves / It had to be you - 1947

"L'homme de mes rêves" est une bien étrange comédie, particulièrement originale, où l'on retrouve Ginger Rogers, dans un rôle non dansé et non chanté. Le film fait donc parti du corpus de films que Ginger Rogers a tourné après ses films avec Fred Astaire pour la RKO. On peut citer donc comme films notables de Ginger Rogers, "Primrose Path" (1940) avec Joel McCrea, "Kitty Foyle" (1940) ou encore "La Folle Histoire de Roxie Hart " (1942), malheureusement pour le moment introuvable en France en DVD. Pour en revenir à "l'homme de mes rêves", Cornel Wilde partage la vedette avec Ginger Rogers et interprète d'ailleurs deux rôles. Le film bénéficie d'un scénario particulièrement original. En effet, il met en scène une jeune célibataire (Ginger Rogers), qui a pour mauvaise habitude, de décliner les propositions de mariage au moment de la cérémonie et par 3 fois ! Alors qu'elle est bien décidée à se marier enfin, elle rêve dans le train qui la ramène vers son fiancé, d'un homme déguisé en indien (Cornel Wilde) qui l'empêche de se marier.  A son réveil, l'homme est présent en chair et en os dans son compartiment, et il s'agit de son propre subconscient qui ne fait que lui parler. Comme va t'elle le cacher à son fiancé et à sa famille ? Que faire de cet intrus qui fera tout pour lui gâcher son mariage ! ?

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J'avoue avoir rarement vu un scénario aussi farfelu, et qui fonctionne aussi bien. La folie s'empare donc de l'écran, et si on rit souvent. On constate aussi, que cette comédie est bien sexy, même pour 1947. Le casting est complété de quelques bons seconds rôles et la réalisation de Rudolph Maté est excellente. Et la photographie que l'on doit également à Rudolph Maté, aidé de Vincent J Farrar n'est pas en reste. En effet, il y a quelques effets d'ombres assez sympathiques, et qui donne un certain cachet au film. La séquence onirique du deuxième rêve est quant à elle, particulièrement marquante. Je finirai en disant que la bande originale d'Arthur Morton s'appuie sur la chanson de jazz "It had to be you", les spécialistes l'auront découvert à la lecture du titre de cet article. "L'homme de mes rêves" est donc une très belle surprise qui fait passer un très bon moment, et qui donne beaucoup plus qu'on ne pouvait espérer d'une comédie freudienne !

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Spring Byington & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Gingers Rogers tentant d'échapper à son subconscient !

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers sur le plateau de "l'homme de mes rêves"

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Ci-dessus : Arrivée en vélo de Ginger Rogers & de Ron Randell

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Ci-dessus : sur le plateau

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Ci-dessus : Le public de "l'homme de mes rêves" ? ou plutôt le choix des accompagnatrices ...

Film disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

14/02/2015

Entrons dans la danse / The Barkleys of Broadway - 1949

"Entrons dans la danse" c'est un peu le retour vers le futur, du film musical, nous proposant en 1949, soit 10 après leur séparation, le retour du plus célèbre couple dansant de la RKO : Fred Astaire & Ginger Rogers. Le dernier film du couple Astaire/Rogers était donc dix ans plutôt, "la grande farandole", qui racontait déjà l'histoire d'un couple de danseurs : Irene et Vernon Castle. Ici, le ton est à la comédie, et on revoit avec plaisir le couple Astaire/Rogers. Mais la reprise n'est pas totalement la même que celle qui a fait tant et tant de succès du couple à la RKO. Ainsi, dans "Entrons dans la danse", le couple Astaire/Rogers est marié et dès le départ le film n'est donc pas dans le même ton que les succès RKO. La lutte entre les deux personnages principaux est donc toujours à fleurets mouchetés. "Entrons dans la danse" vient juste après le succès de "Parade de printemps", qui réunissait Fred Astaire et Judy Garland. La MGM imaginait donc une suite avec Judy Garland. Mais l'épuisement de Garland ne lui permit pas de jouer ni dans "entrons dans la danse", ni dans "mariage royal". C'est donc Ginger Rogers qui reprit le flambeau pour "entrons dans la danse". Dans ce dixième et dernier film du célèbre couple, on s'amuse donc à les voir se chamailler parfois un peu lourdemement, mais surtout à les voir danser, même si les dix ans passés, sont plus visibles sur Ginger Rogers que sur son partenaire du moment. Le sommet du film, reste quand même le numéro de danse de "They Can't Take That Away From Me", hymne d'amour de Fred Astaire à Ginger Rogers, et reprise de "l'entreprenant Mr Petrov" (1937). Mais le film vaut également pour pas mal d'autres numéros, comme Astaire dansant seul avec des chaussures ou le numéro de claquettes du début avec Ginger. En résumé, "entrons dans la danse" célèbre le duo, tout en nous renvoyant l'image d'iconique fraîcheur, de passion et de folie des premiers films RKO.

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Fred Astaire dansant avec des chaussures

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

"They Can't Take That Away From Me" :

Disponible en DVD en VF et VO sous-titrée. A noter une qualité d'image moyenne, qui s'améliore plus le film avance.

Note : 6,5 / 10

17/05/2014

6 destins / Tales of Manhattan - 1942

"6 destins" ou en anglais "Tales of Manhattan" nous raconte à travers des sketches, l'histoire d'une veste ou pour être plus précis, d'une queue de pie. On a déjà eu des films à sketches racontant les péripéties d'un objet à travers ses différents propriétaires. Ainsi, je me souviens avoir vu il y a une dizaine d'années : "la Rolls-Roye Jaune" (1965) qui avait un casting international, et qui racontait comme son nom l'indique, l'histoire d'une voiture. Ici dans "6 destins" la queue de pie ne reste qu'un accessoire scénaristique, et n'est pas le personnage principal. Elle est le lien entre les différentes histoires et a même parfois une importance primordiale, mais sans jamais trahir ou effacer l'histoire personnelle de la personne qui la porte. Le point fort du film est son casting qui comprend entre autre : Charles Boyer, Rita Hayworth, Thomas Mitchell, Ginger Rogers, Cesar Romero, Henry Fonda, Charles Laughton, Edward G. Robinson, Ethel Waters, Paul Robeson, Harry Davenport, et W. C. Fields. Excusez du peu !

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Le film est le premier des deux films à sketches de Julien Duvivier à Hollywood. Le deuxième est "obsessions" (1943), formidable film aux frontières du fantastique et du paranormal et à la forme cinématographique exceptionnelle. La force de "6 destins", au delà de son casting, est évidemment sa réalisation. Les acteurs n'ont jamais semblé aussi beaux que sous la caméra de Duvivier et sous la photographie de Joseph Walker. De plus, le film a été écrit par une armée d'auteurs qui donnent aux dialogues une belle consistance. Alors que reprocher à "6 destins" ? On peut lui reprocher une certaine hétérogénéité. Ainsi, chaque séquence n'est pas toujours au niveau de la précédente. Ainsi la séquence avec W C Fields semble très faible, et celle avec les acteurs pas toujours de très bon goût. Le sketch avec W C Fields et Margaret Drumont avait d'ailleurs été éliminée à sa sortie. On la retrouve ici complète. Enfin, la représentation des noirs avaient posé un tel problème déjà à l'époque Paul Robeson avait décidé de racheter tous les exemplaires du film, car il le considérait comme infamant pour la communauté noire. A titre personnel, je n'ai rien trouvé à redire à ce passage du film, qui montre une communauté noire, abandonnée certes,  mais qui ne doit son salut qu'à elle même et à une manne providentielle. Quoiqu'il en soit, le film ne laisse pas indifférent par la beauté formelle de certaines de ses séquences et par l'originalité d'une histoire, parfaitement écrite et réalisée, à mettre au crédit d'un Duvivier et d'auteurs très inspirés. Une belle surprise que nous fait là la Twentieth Century Fox, en sortant cet excellent film de l'oubli.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Rita Hayworth

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Henry Fonda et Ginger Roger

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus à gauche : Charles Laughton

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : George Sanders et Edward G Robinson

Disponible en DVD zone 2, sous-titré en français dans la collection "Hollwyood legends"

 

Note : 7,5 / 10

11/01/2014

Amanda / Carefree - 1938

J'ai découvert Fred Astaire à l'adolescence. J'avais vu "Top Hat" (1935) et "Swing Time" (1936), ou encore "Shall we dance", mais jamais "Amanda". C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que tout jeune j'avais été bluffé par l'harmonie et la grâce du duo, et aussi par la classe de Fred Astaire. Chacun de ces deux films étaient pour moi de petite merveille, qui rendait le monde plus beau et le spectateur. J'ai appris bien plus tard que Ginger Rogers avait fait d'autres films avec Fred Astaire et que même elle devait avoir une seconde carrière d'artiste de comédie non musicale. Un jour peut être que le couple Fred Astaire / Ginger Rogers a autant fait pour la comédie musicale hollywoodienne. que John Ford pour le western. C'est d'autant plus vrai que lorsqu'on interrogea Stanley Donen sur ce qui avait été son inspiration, sur ce qui lui avait donné envie de se lancer dans le cinéma, il répondit lors de son passage à Paris : Fred Astaire ! En effet, c'est avec ces comédies musicales que l'enfant Stanley Donen découvrit la grâce et la beauté et avec Gene Kelly 15 ans plus tard, il réalisait en tant que réalisateur, son rêve d'enfant dans de nombreuses comédies musicales dont la plus célèbre évidemment : "chantons sous la pluie" (1952).

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"Amanda" intervient dans la carrière de Fred Astaire, après "demoiselle en détresse" (1937) qui avait été tourné avec Joan Fontaine. Le film était très faible que ce soit au niveau du scénario ou des scènes de danse. En effet, Joan Fontaine n'a jamais été une danseuse. Elle semblait donc totalement perdu face à Fred Astaire et la comparaison avec Ginger Rogers était terriblement destructrice pour Joan Fontaine. Après cet échec, les producteurs de la RKO se décidait à reformer le couple légendaire, dans "Amanda". Malheureusement si la comédie est sympathique, on atteint pas les sommets des précédents et pour cause: les seconds rôles habituels de Fred ne sont plus présents.  ni Edward Edward Everett Horton, ni Erik Rhodes, ni Eric Blore. On retrouve malgré tout, deux bons seconds rôles en la personne de Ralph Bellamy, et Jack Carson. L'un et l'autre feront une belle carrière hollywoodienne.

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Ci-dessus : Jack Carson, Ralph Bellamy et Fred Astaire

Si la magie opère donc moins dans la partie comédie, elle reste extraordinaire dans les scènes de danse que l'on aurait aimé encore plus nombreuses. La musique est d'Irving Berlin et est évidemment encore une fois merveilleuse. On peut se lasser de l'aspect comédie de ces films, et affirmer qu'on est loin du meilleur film du duo. Mais jamais la beauté et l'harmonie du couple Rogers / Astaire, ne pourra nous laisser de marbre. Indéniablement ces deux grands artistes auront marqué l'histoire du cinéma et des générations de spectateurs. Ginger Rogers et Fred Astaire tourneront un dernier film pour la RKO, "la grande farandole" (1939), avant de se retrouver à la MGM, 10 ans plus tard dans "entrons dans le danse" (1949).

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Extrait d'un des plus beaux numéros du film :

Film disponible aux Editions Montparnasse en VO sous-titrée (à noter que le film possède quelques saccades assez mal venues).

Note : 6 / 10

01/11/2013

La grande farandole / The Story of Vernon and Irene Castle - 1939

La RKO avait acheté les droits des mémoires d'Irene Castle en 1936 et le film fut mis en chantier en 1938. C'est le dernier film du couple Fred Astaire / Ginger Rogers à la RKO. Ce couple légendaire se retrouvera une ultime fois, mais cette fois-ci à la MGM, 6 ans plus tard, pour "entrons dans la danse' (1949). Dans "la grande farandole", Fred et Ginger jouent respectivement, Vernon et Irene Castle, couple de danseurs, immensément célèbre en 1915. Fred Astaire n'hésite pas d'ailleurs à évoquer son influence : "Ils eurent une influence extrême sur notre carrière, non que nous les ayons complètement imités, mais nous nous  sommes appropriés quelques uns de leurs pas et inspirés de leur style pour nos propres numéros."

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Le film souffre néanmoins de nombreux défauts. Ainsi, on ne bénéficie pas de l'humour des éternels seconds rôles qui tournaient habituellement autour du couple dans leurs précédents films. Mais surtout on sent bien que l'on est devant une biographie filmée de danseurs de salons. Donc tout semble désespérément plat, même la chorégraphie réglée au millimètre, sent l'hagiographie. Alors heureusement, il y a le professionnalisme sans faille de Fred et Ginger. Il n'en reste pas moins que le film est de très loin le plus poussif de la série des 9 films produits avec la RKO. La terrible fin tragique, obscurcit encore un film qui n'en avait pas besoin. On retiendra principalement l'ultime valse avec Ginger et le pot pourri dansant dans les étoiles, et sur la carte des USA, qui sont visuellement très intéressants. Pour le reste, c'est très moyen. Donc, comme son titre ne l'indique pas, "la grande farandole" est donc une comédie musicale un peu triste, à la chorégraphie malheureusement bridée. A voir pour se convaincre du professionnalisme sans limites des deux stars du film.

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Court extrait :

 

Note : 5,5 / 10

18/10/2013

Double Chance / Lucky Partners - 1940

"Double chance" aurait pu être un bon film. En effet, le talent de comédienne de Ginger Rogers est incontestable, surtout dans les comédies, musicales ou non. De plus, son partenaire Ronald Colman, avait plutôt de la classe. On peut ajouter que Jack Carson était également parfait en lourdeau. Enfin, on avait quand même à la composition musicale, un certain Dimitri Tiomkin. Malheureusement, le scénario sonne faux du début à la fin. La mise en place, est trop longue et tourne en longueur pour mener le spectateur à pas grand chose. De gags assez peu amusants, en situations convenues, le spectateur parcourt ce film, sans beaucoup de passions. On finit par être heureux d'avoir atteint la fin, d'une oeuvre peu mémorable, qui dure 99 minutes, mais qui an paraît assurément le double. En résumé, un film assez peu mémorable de Ginger Rogers et de Ronald Colman. Il a manqué un scénariste de talent. On notera malgré tout dans les seconds rôle, Harry Davenport (le juge) qui avait le rôle du docteur Meade dans "Autant en emporte le vent" (1939) et Spring Byington qui jouait dans "la charge de la brigade légère" (1936). Pour le reste, si vous cherchez du grand cinéma, ne tentez pas votre chance avec "double chance".

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Note : 4,5 / 10

08/06/2013

Kitty Foyle - 1940

"Kitty Foyle" est un film de Sam Wood produit par la RKO. C'est un mélodrame, très romantique avec Ginger Rogers en tête d'affiche, accompagné de Dennis Morgan et d'un James Craig un peu fade. On remarque dans les seconds rôles Gladys Cooper que l'on retrouvera par exemple avec Bette Davis en 1942 dans "une femme à la recherche de son destin" (Now Voyager), mais cette fois-ci à la Warner. Elle aura là aussi le rôle d'une mère.  D'ailleurs, en y réfléchissant bien ce "Kitty Foyle" aurait bien s'appeler "une femme à la recherche de son destin", car c'est bien de cela qu'il s'agit. On a l'histoire intime et sentimale d'une femme américaine des années 40, issue d'un milieu pauvre et qui était fasciné par la haute société dès son plus jeune âge. Mais là où d'autres deviendraient vénales, elle ne l'est pas. Sa fascination pour le luxe, s'arrête là. Et c'est bien l'amour qui guidera sa vie. Alors que peut on trouver d'intéressant à ce "Kitty Foyle" qui n'a pas été déjà dit ailleurs et mieux. Tout d'abord le film commence par une petite scène en muet pour montrer l'émancipation des femmes au début du vingtième siècle, la femme devenant l'égale de l'homme et devant alors travailler.

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Le scénariste Dalton Trumbo pourtant homme de gauche, probablement dirigé par Woods  nous évite ici les dialogues marxistes sur la lutte des classes, particulièrement pénible dans "la fille de la 5ème avenue" sorti un an plus tôt. La grande crise de 1929 est ainsi évoquée, mais elle ne sert qu'à montrer la lutte d'une jeune femme pour s'en sortir par elle même. Et on s'attache à cette Kitty Foyle, et à son histoire. Et si elle connaît deux hommes, on se demande bien lequel des deux, elle va choisir. Tout cela nous est montré à coups de flashbacks successifs pas particulièrement modernes, mai pas non plus particulièrement désagréables. Puis le vertige nous tient quand elle imagine son enfant à 65 ans en l'an 2000. Mais ce qu'il faut noter c'est bien l'extraordinaire performance d'actrice de Ginger Rogers, en particulier dans la scène de l'hopital où elle apprend une triste nouvelle. Son visage passe ainsi de la joie, à la tristesse imperceptiblement. Mais bien évidemment ce qui fait le charme encore aujourd'hui de "Kitty Foyle" c'est le fabuleux glamour des scènes romantiques lors du bal, qui sont peut être les plus belles de l'histoire du cinéma et qui font de ces pauvres mortels filmés par une caméra des étoiles immortelles du septième art. Enfin le suspens sera ménagé jusqu'au bout et c'est seulement à l'ultime fin du film que l'on saura quel homme notre héroïne choisie. "Kitty Foyle" est donc au final un bien beau film qui a un peu vieilli par certains aspects, mais dont le romantisme et le glamour sont particulièrement savoureux.

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Ci-dessus : Ginger Rogers dans "Kitty Foyle"

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Ci-dessus : Dennis Morgan et Ginger Rogers

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Ci-dessus : Gladys Cooper, Ginger Rogers et Dennis Morgan

 

Disponible aux éditions Montparnasse dans un master très moyen, digne d'une bonne vidéo tout au plus. A quand une restauraation ???

 

Clip vidéo, extrait d'une des plus belles scènes du film :

 

Note : 8 / 10

25/04/2013

Ku-Klux-Klan / Storm Warning - 1951

Hollywood a souvent eu des rapports ambigües avec le Ku-Klux-Klan. Ainsi dans "naissance d'une nation" (1915) de D W Griffith, le Klan était le sauveur d'une population blanche, plus ou moins livrée après la guerre de sécession, à la vindicte des noirs. De son côté, la Warner pris presque tout de suite position contre le nazisme, et de nombreux films furent tournés, sur des sujets dénonçant les totalitarismes ou les massacres de masse. Ains si certains ont vu dans "la charge de la brigade légère" (1936), un film colonial, il fallait bien entendu y voir une dénonciation du despotime du sultan personnifiant un Hilter des Indes. Ainsi la Warner ne fut jamais pris en défaut, et la mode des films de propagande anti-nazi devait culminer avec "Mission to Moscow" (1943) qui valut à Jack Warner après la guerre une convocation devant la commission des activités anti-américaine. Il n'en reste pas moins que le Klan fut aussi une des cibles de la Warner. Il suffit de se rappeler "la légion noire" (1937) tourné par Archie Mayo, avec Humphrey Bogart, où la leçon finale était terrible pour tous les membres du Klan, mais aussi donc ce "Storm Warning". Pourtant dans ce dernier film, on pouvait douter du casting qui comprenait Doris Day et Ginger Rogers, et Ronald Reagan, mais aussi Steve Cochran. Donc le spectateur non initié pouvait s'attendre, avec Ginger Roger, Doris Day et Ronald Reagan à un film léger. Il n'en est rien ici. On y assiste successivement à l'attaque d'une prison, à un lynchage, et à une scène de quasi viol, et une autre de flagellation. Ce film est un des films les plus durs du cinéma américian des années 50. On comprend alors facilement pourquoi l'affiche ci-dessous mentionne "enfants non admis". Si on ajoute à ça quelques scènes plus ou moins dénudées, on se retrouve devant un film quasiment pré-code et qui est encore aujourd'hui d'une incroyable brutalité voir cruauté. Le film s'inspire d'un roman de Dorothy Baker et s'appuie sur un scénario de Richard Brooks et Daniel Fuchs.

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"Storm Warning" est donc un film noir, très noir. Le sujet commence par l'arrivée de Marsha Mitchell (Ginger Rogers) dans une petite ville du Sud des Etats-Unis. Elle s'est arrêtée ici pour aller voir sa soeur (Doris Day) qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Puis rapidement, cette ville qui semble normale va devenir un Enfer avec l'apparition du Klan. Le film, montre alors une société américaine totalement vérolée par les idées extrémistes du Klan. La démonstration est parfaite. Ainsi, chaque individu qui ose s'élever contre le pouvoir de cette société secrète, est pourchassé, moqué, poussé à se taire, voir tué. Quand le film est sorti, il a du terriblement choquer le spectateur américain et lui donner une terrible image de lui même et de la vie dans les bourgades du Sud. J'ajouterai pour finir que les effets de lumière de Stuart Heisler sont ici particulièrement beaux, surtout au début, où les images sombres sont toujours parfaitement visibles.

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Le fim, permet à Ginger Rogers de mettre en avant son talent d'actrice, à Doris Day de jouer un rôle dramatique, à l'opposé total de ses rôles de chanteuse qu'on lui connaît dans les nombreuses comédies musicales, qu'elle devait tourner. Enfin, si Ronald Reagan n'est pas totalement crédible en inspecteur, Steve Cochran est parfait en membre du Klan, prêt à tout pour sauver sa peau. Stuart Heisler réalise donc là un film très intéresant et terriblement dur qui n'ennuie jamais et qui laisse à la fin de la séance, le spectateur littéralement à bout de nerfs. Un film à redécouvrir.

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ginger Rogers.

 

Bande-annonce : 

 

Extrait :

 

 

Disponible en DVD zone 1 sous-titré français sur le coffret Ronald Reagan

Note : 8 / 10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

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Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

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Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

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Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

15/04/2013

Souvenez vous de ... Ginger Rogers !

Reine de la comédie musicale avec son roi Fred Astaire, vous savez déjà de qui je parle par ces quelques mots. Elle a accompagné ma vie avec Fred, depuis mon adolescence. Et je me rends compte que plus le temps passe, plus elle est ma source d'inspiration. Ginger Rogers a montré que le travail peut transformer une jolie fille en danseuse et qu'avec encore plus de travail, la danseuse pouvait se transformer en une formidable actrice primée aux Oscars. Aujourd'hui Ginger Rogers n'est plus une simple actrice ou même une vedette. Aujourd'hui c'est une légende d'Hollywood. Hollywood Classic lui rend donc hommage.

 

Vidéos hommage :

 

 

 

 

Galerie de photos :

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14/04/2013

Primrose Path - 1940

Troisième et dernier film du duo Gregory La Cava / Ginger Rogers à la RKO, "Primrose Path" est bien meilleur que "la fille de la cinquième avenue". Là, le ton de comédie sociale légère de "Pension d'artistes" ou de "la fille de la cinquième avenue" est abandonné. Et si l'humour est parfois présent, c'est pour mieux marquer l'horreur d'une situation ou la vitalité et l'enthousiasme de gens qui luttent de toutes leurs forces, pou simplement échapper à la misère et à la faim. Le film est tiré d'une nouvelle de Victoria Lincoln et raconte le passage à l'âge adulte d'une jeune fille pauvre (Ginger Rogers) vivant dans une famille indigne. En effet, la mère est une semi-prostituée, le père ancien universitaire incapable d'écrire le livre qui mettrait sa famille à l'abri du besoin noie son désespoir d'une vie professionnelle et amoureuse gâchée dans l'alcool. Enfin la grand-mère indigne elle aussi, fromente les pires mauvais coups et s'occupe comme elle peut de la jeune soeur de Ginger, le plus souvent livrée à elle même. Ainsi, quand Ginger rencontre Ed Wallace (Joel McCrea) elle va voir celui-ci comme une bouée de secours pour s'échapper de cette vie horrible qui ne lui apporte rien sinon le désespoir. Mais si elle trouve dans son amour pour son homme une nouvelle vie et une porte de sortie, son passé va vite la rattraper et sa famille va de nouveau entrer dans sa vie. L'amour sera t'il plus fort que la haine, que la cupidité et l'intérêt de ses proches ? Il faudra voir le film pour le savoir. Je ne vais pas tout raconter tout de même.

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La critique politique acerbe et proprement manichéenne et presque insupportable de "la fille de la cinquième avenue" a été ici transformée en formidable mélodrame, qui en fait un classique absolu du genre. Les scénaristes et La Cava ont su montrer l'humanité de chaque personnage et une certaine noblesse de ces gens. Ainsi, la mère formidablement jouée par Marjorie Rambeau a une classe folle et son jeu rappelle parfois celui de John Barrymore mais avec une touche féminine évidemment. Il faut ajouter que le père alcoolique joué par Miles Mander, est terriblement désespéré et on sent bien que son addiction à l'alcool n'est que le résultat de ce désespoir. Enfin même la grand-mère indigne nous incline à la compréhension, tant ses actions ne sont dictées que par la volonté de simplement survivre et de vouloir absolument nourrir les siens. Alors, c'est clair que le film ressemble bien à un film pré-code. Et si on ne voit pas de femmes nues, les termes abordés dans cette oeuvre, sont quasiment inabordables en 1940 aux USA. De ce fait, on peut considérer le film comme intéressant, mais aussi comme particulièrement singulier.

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Ci-dessus : Ginger Roger

Enfin, le jeu des acteurs est excellent. Ginger excelle à jouer la jeune adolescente et son jeu se modifie au fur et à mesure qu'elle avance dans l'histoire. C'est assez stupéfiant à voir et on peut admirer dans ce film l'étendue de son talent. Enfin, comme je l'ai dit la performance de Marjorie Rambeau est vraiment notable. Elle sera d'ailleurs remarquée par l'Académie des Oscars et elle recevra une nomination dans la catégorie, meilleur second rôle féminin. Si il en était besoin, cela fait une raison de plus de voir "Primrose Path".

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Ci-dessus : Joel McCrea et Ginger Rogers

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 Ci-dessus : Henry Travers, Ginger Rogers, et Joel McCrea

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 Ci-dessus : Miles Mander, Ginger Rogers et Joel McCrea

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 Ci-dessus : Marjorie Rambeau

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Critique en anglais :


Extrait :


Disponible en DVD zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 7,5 / 10

12/04/2013

La fille de la cinquième avenue / 5th Avenue Girl -1939

Fred Astaire est parti. "La grande farandolle" a clôturé la série de films de Ginger et Fred. Les projecteurs se sont éteints, Cendrillon a laissé le prince charmant et le magnifique carosse s'est transformé en citrouille. C'est un peu ça le prologue de "la fille de la cinquième avenue". En effet, si il est le deuxième film du duo Gregory La Cava / Ginger Rogers, il est aussi peut être le plus étrange. Ainsi, on retrouve Ginger Rogers sur un banc dans un parc, au chômage et démoralisée. Elle est plus ou moins abordée par un richissime vieil homme abandonné par les siens le jour de son anniversaire. En effet, son fils est parti jouer au polo délaissant son père et l'entreprise familial, sa femme a un amant et sa fille se désintéresse de lui. Bref, ces deux êtres que tout sépare au niveau financier vont être réunis par la détresse de leur vie personnelle et le vieil homme va inviter la jeune fille à faire la bringue en tout bien tout honneur évidemment. Mais le jeu ne s'arrêtera pas là et le vieil homme fera entrer Ginger chez lui afin d'intriguer ses proches et de les intéresser à sa nouvelle vie, mais aussi dans le but de les mettre en face de leurs propres responsabilités voir devant leurs incohérences respectives. Bien évidemment ce scénario rappelle le film "mon homme Godfrey" réalisé par le même La Cava en 1936. Malheureusement on ne retrouve pas réellement la classe de William Powell. Et Ginger Rogers semble bien seul et ce n'est pas Walter Connolly qui peut faire oublier William Powell. Concernant le casting finalement assez faible, on se souviendra que Tim Holt apparaîtra quelques années plus tard dans "le trésor de la Sierra Madre".

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La Cava n'atteint donc jamais dans ce remake, les sommets de l'original. Alors oui il y a plein de bonnes choses. La critique sociale est acerbe. Ginger aura d'ailleurs cette phrase dans le film : "les riches sont des pauvres gens avec de l'argent". C'est tout dire ! Mais beaucoup de personnages sont agaçants, en particulier le chauffeur ultra-communiste qui finit par soûler par son discours totalement extrémiste et qui met mal à l'aise. On est d'ailleurs surpris que le film ait pu passer la censure de l'époque avec de tels dialogues. Les scénaristes (Allan Scott et Morrie Ryskind) furent d'ailleurs accusés en 1947 d'activités communistes. A noter que cet épisode n'est pas à mettre au crédit de Ginger Rogers qui envoya sa mère devant la commission.Sa mère finit par avouer qu'on avait forcé Ginger à prononcer des lignes sur le partage universel dans un autre film, "Tender Comrad", film écrit cette fois-ci par Dalton Trumbo, lui même accusé. Pour en revenir à "la fille de la cinquième avenue", le personnage de la femme du richissime homme d'affaire n'est pas mieux traitée, et semble totalement dépassée la plupart du temps. Mais qu'en est il de Ginger Rogers ?

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Ci-dessus : Walter Connolly et Ginger Rogers

Le plus grave dans ce film, c'est bien le personnage joué par Ginger, qui semble triste la plupart du temps, dépressif et manipulé par tous. Pour ma part, j'ai trouvé cela assez insupportable de la voir ainsi traitée. On a tellement l'habitude de la voir menant le jeu avec Fred Astaire ou répliquant telle une mitraillette dans "pension d'artistes" (1937) qu'on a presque de la peine de la voir ainsi traitée. Elle a finalement deux bonnes scènes. La première est celle où elle dit ses quatre vérités au militant ultra-communiste avec une fin de la scène au couteau de boucher (voir image ci-dessous) et l'autre où elle dit la vérité à son patron. Pour le reste, il faudra repasser. Rien à signaler.

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Voilà, j'ai donc été un peu déçu par ce film, au vu surtout de la comparaison avec son ainé ou même avec "pension d'artistes"et de ce qu'il laisse montrer dans les vingt premières minutes réellement excellentes. Maintenant le film marcha très fort à l'époque et peut être vous aussi vous trouverez du plaisir à voir l'histoire un peu folle de cette famille aisée. Chacun a sa propre sensibilité. Mais prendre du plaisir à voir Ginger, en chômeuse manipulée, pour ma part, c'est au dessus de mes forces.

 

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Ci-dessus : Notez la mine défaite de Ginger Rogers


Film disponible en DVD Zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 5,5 / 10

10/04/2013

Pension d'artistes / Stage door - 1937

Y aurait-il encore une carrière au cinéma pour Ginger Rogers après sa série de films avec Fred Astaire ? C'est bien ce à quoi semble répondre "Pension d'artistes" (1937). Ginger Rogers venait de terminer en cette année 1937 "l'entreprenant Mr Petrov" (Shall we dance), et devait tourner l'année suivante "Amanda", et "la grande farandole" (1940) son dernier film avec Fred Astaire pour la RKO. Mais "pension d'artistes", essai de Ginger Rogers dans la comédie dramatique, devait permettre à cette dernière de construire sa deuxième partie de carrière loin des pistes de danse, mais toujours au cinéma. On l'a un peu oublié aujourd'hui, mais oui Ginger Rogers a bien eu une carrière après son duo chantant et dansant avec Fred. Alors oui, c'est vran on voit encore Ginger Rogers danser deux fois dans le film. Mais cela n'a rien à voir avec les numéros mythiques  de ses films avec Fred Astaire. Il faut aussi se rappeler que "Pension d'artistes" est un film qui est le premier des trois films que le réalisateur Gregory La Cava tournera avec Ginger Rogers. Il y a donc dans cette série de films : "Pension d'artistes", puis "la fille de la 5ème avenue" (1939) et enfin "Primrose Path" (1940). Tous sont des comédies dramatiques, avec un ton comique puis de plus en plus dramatique. L'aspect dramatique culminera ainsi, dans le dernier film tourné par La Cava avec Ginger Rogers, "Primrose Path". La Cava était un réalisateur extrèmement prolifique qui commença à tourner dans l'ère du cinéma muet et aujourd'hui on se rappelle tous de quelques uns, de ses films comme peut être son plus célèbre, "mon homme Godfrey" avec William Powell.

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Mais si Ginger a la vedette elle est très bien entourée. Jugez en par vous mêmes. Ainsi, nous retrouvons dans "pension d'artistes" dans les rôles les plus marquants ; Katharine Hepburn, Adolphe Menjou, Gail Patrick, Andrea Leeds, Lucille Ball, Ann Miller, Jack Carson et Eve Arden et le chat. Alors bien sûr, tous les personnages n'ont pas la même importance. Alors autant vous dire la vérité, j'avais peur que ce film soit très ennuyeux. En effet, que pouvait on attendre d'un film se passant dans une pension d'artistes où les disputes féminines prennent des proportions énormes dans un monde où les hommes sont quasiment exclus. Pourtant, le film n'est jamais ennuyeux. Et au contraire on rit beaucoup de cette comédie relevée, aux dialogues drôles et intelligents. Et on se prend à aimer chaque personnage à trembler avec ce petit monde, et à espérer que chacun trouve le rôle de sa vie. Ainsi, les amitiés se nouent, les ennemies s'affrontent ou se méprisent, et les hommes semblent souvent la roue de secours dans un monde trop cruel pour l'éternel artistel féminin, le chat de la maison finissant par être l'arbitre et l'autorité ultime de toute chose.

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Vous l'aurez compris, La Cava a su comme jamais faire des situations de la vie, une incroyable alchimie cinématographique, où la moindre répartie sonne juste où la moindre émotion est décuplée et on passe finalement du rire aux larmes en assez peu de temps. Je ne sais pas si c'est une légende. Mais on dit que La Cava poussa le vice jusqu'à faire habiter plusieurs actrices dans la même pièce pendant le tournage avec une secrétaire qui devait noter leurs discussions pour améliorer encore le script et donner à ce dernier le réalisme d'une vraie pension d'artistes. Ainsi, le film possède quelques scènes mythiques comme celle où Adolphe Menjou (riche producteur de pièces de théâtre) invite Katharine Hepburn chez lui, ou encore toute la partie sur la pièce de théâtre ou Hepburn joue une artiste sans aucun talent ni conviction. C'est savoureux de voir Hepburn déjouer. Le soir de la première, le propriétaire du théâtre dit alors à Menjou : "vous avez vu ? la salle est pleine !" et Menjou de répondre : "mais c'est qu'ils ne savent pas ce qui les attend !" Voilà je finirai là dessus pour ne pas vous raconter tout le film. Vous l'aurez compris, Ginger passe haut la main son brevet d'actrice de comédie, et "pension d'artistes" est une belle distraction,  qui mérite bien d'être vu et même d'être revu, et qui logiquement obtiendra 4 nominations aux Oscars de 1937.

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Ci-dessus : Ginger Rogers et Gail Patrick (ennemies dans le film)

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Ci-dessus : Adolphe Menjou, Ginger Rogers et Katharine Hepburn (couchée)

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Ci-dessus : Gail Patrick et Adolphe Menjou au premier plan et au second plan Ann Miller et Ginger Rogers.

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Ci-dessus : Katharine Hepburn et Ginger Rogers

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Ci-dessus : 2 photos d'Andrea Leeds


Bande annonce (de mauvaise qualité). Le film a quant à lui une qualité d'image tout à fait correcte :


Un montage video alléchant du film (de bonne qualité) :


Film disponible en DVD zone 2 (éditions Montparnasse)

Note : 7,5 / 10