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20/05/2014

La gloire du cirque / Annie Oakley - 1935

C'est parfois amusant de voir l'acharnement d'un site comme DVDclassik pour couler un film. "La gloire du cirque" en est l'exemple précis. Si le film manque parfois un peu d'un contenu dramatique dans son scénario, si la réalisation de George Stevens est ici loin d'être extraordinaire, le film est parcouru tout de même d'une certaine innocence propre à l'oeuvre de George Stevens, avant guerre. En effet, George Stevens vivra l'expérience du combat et reviendra changé. Son cinéma sera alors (après guerre), beaucoup plus réaliste et préfigurera en particulier dans ses westerns, la violence qui éclatera à la fin des années 60, sur les écrans américains. Ici, il n'en est évidemment pas question. La reine du cirque reste un spectacle divertissant, avec un casting d'acteurs, que l'on a connu plus inspiré (Barbara Stanwyck, Preston Foster, Melvyn Douglas). Il n'en reste pas moins que le film se regarde, sans être inoubliable que ce soit formellement ou même au niveau du fond. Malgré tout, on est très loin de la catastrophe que veulent nous vendre par force, certaines critiques.

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On notera enfin que le personnage d'Annie Oakley fut également la vedette de "Annie du Far West" (Annie Get Your Gun), comédie musicale de Herbert et Dorothy Fields, musique d'Irving Berlin, créée à Broadway en 1946 et portée à l'écran sous le titre d' "Annie, la reine du cirque" (Annie Get Your Gun) par George Sidney en 1950 avec Betty Hutton dans le rôle d'Annie Oakley.

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Ci-dessous : Barbara Stanwyck et Preston Foster

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Ci-dessous : Barbara Stanwyck

Disponible aux Editions Montparnasse en DVD zone 2, VO Sous-titrée, (image douce mais correcte même en projection)

Note : 5 / 10

28/09/2013

L'Homme des vallées perdues / Shane - 1953

Il y a quelques films touchés par la Grâce. "l'homme des vallées perdues" est clairement de ceux-ci. Pourtant, le scénario est très simple, vu et revu. En effet, l'histoire d'un gros éleveur de bétail, qui se refuse à partager les terres avec des fermiers sédentaires a été comptée de nombreuses fois, dans de très nombreux westerns. Mais là, le film aborde un thème nouveau, celui du héros solitaire, justicier dont personne ne sait d'où il vient, ni qui il peut bien être. Ainsi, sa probable identité n'est que donnée à la fin. En attendant, le film va nous proposer une relecture psychologique du western, mais aussi une lutte pour sa terre, contre ceux qui veulent se l'approprier, magnifié dans un environnement naturel somptueusement filmé et mis en valeur. On peut aussi voir, à travers le scénario adapté du roman de Jack Schaefer, une certaine définition du courage, et de la valeur de l'action individuelle, d'un homme pour une communauté.

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Mais ce qui fait de "l'homme des vallées perdues", un film légendaire ce n'est pas tant les rapports ambigües entre le héros et la femme de son ami et patron, ou dans le rôle de second père qu'il joue auprès du fils de la maison. Ce qui fait de "Shane", une véritable légende du western, c'est la noblesse qu'il découle du personnage d'Alan Ladd, mais aussi de la véritable noblesse que la réalisation arriver à dégager de ces pauvres fermiers, dont le travail, le courage et la volonté arrivent à forcer, contre toute attente, l'admiration du spectateur. Cette noblesse est magnifiée par la musique de Victor Young, qui signe ici une de ses plus belles partitions, et qui font assurément de "Shane" un western unique.

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Ci-dessus : Van Heflin, Alan Ladd et le jeune Brandon de Wilde

De plus, le réalisateur George Stevens, nous fait bénéficier d'une vision très réaliste de la violence. Ainsi, pour 1953, le film est très violent. Et les différentes bagarres, et duels au pistolet ne sont pas des combats à la papa, comme on pouvait en voir dans d'autres westerns des années 50. Ici le sang coule, la violence est brutale, les coups font mal. George Stevens avait eu une expérience de la guerre. On se rappelle évidemment de sa réalisation de films documentaires pendant la deuxième guerre mondiale. Ainsi, il était revenu avec une expérience de la guerre, qui lui faisait refuser une non description réaliste de la violence. Ainsi, les combats au pistolet sont rendus réalistes par un système censé projeter en arrière, l'acteur touché, pour recréer l'impact d'une balle sur un corps,.

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Ci-dessus : Alan Ladd

"Shane" se retrouve donc au carrefour du western, irrigué par un esprit et une inspiration très fordienne, de la noblesse des petites gens que l'on retrouve dans tant de films de Ford. Mais le film est parcouru aussi par une réalisation très moderne, qui préfigure la violence de la fin des années 60 et un certain Clint Eastwood, qui reprendra le thème du justicier solitaire dans "Pale Rider" On a donc avec "l'homme des vallées perdues", un film digne des meilleurs John Ford. Le film portait par une incroyable grâce et une noblesse à tout épreuve, est à n'en pas douter mythique. Si il y a un western à posséder, c'est peut être bien celui-là. Quand le cinéma atteint à un tel niveau de perfection, on ne peut que rester béat d'admiration devant le résultat. Et quand un film arrive à nous arracher des larmes, comme les adieux du petit garçon à son héros, c'est qu'il a réussi à toucher au but. "Shane" ? c'est peut être le plus beau western du monde.

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Ci-dessus : Jack Palance

 

Extrait de la musique de Victor Young :

 

Bande-annonce :

http://www.youtube.com/watch?v=UbuFb3jKgRM

 

Disponible en DVD et Bluray VF et VO sous-titrée

Note : 10 / 10

03/02/2013

Une demoiselle en détresse / Damsel in distress - 1937

"Demoiselle en détresse", tourné en 1937 et sorti en France en 1938, était la réalisation d'un souhait de Fred Astaire : casser son duo avec Ginger Rogers pour le faire apparaître dans d'autres types de films et avec d'autres artistes. La RKO ne voulant pas tuer la poule aux oeufs d'or que représentait le duo Astaire/Rogers décida de mettre une débutante avec Fred Astaire pour "Demoiselle en détresse" en la personne de Joan Fontaine et élimina d'autres choix qui risquaient de porter de l'ombre à Ginger Rogers (comme Ruby Keleer ou Jessie Matthews). Le but était bien évidemment d'empêcher le public de faire quelques comparaisons avec Ginger Rogers. Ainsi, Joan Fontaine jeune débutante de 20 ans, ne chante pas, ne danse pas et joue uniquement la comédie. Fred Astaire dit d'ailleurs quelques mots de sa partenaire, Joan Fontaine : "Joan n'était pas une danseuse professionnelle, mais elle avait un peu étudié la danse, et on pouvait supposer qu'elle pourrait faire tout ce que nous lui demanderions. Son rôle ne comportait pas beaucoup de passages dansés ... on pensait éviter toute comparaison désagréable en en demandant pas trop à notre vedette." Il y a une scène dansée entre elle et Fred Astaire et tout cela est millimétré. Malheureusement Joan Fontaine fait immanquablement penser à l'autre duo Astaire/Rogers et elle semble bien perdu dans le peu de chorégraphie que le réalisateur George Stevens lui autorise.

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Astaire trouve d'autres partenaires dansant en la personne du duo George Burns & Gracie Allen, mariés à la ville et souvent à l'écran. Gracie Allen jouant une secrétaire particulièrement stupide, mais terriblement drôle. Néanmoins la comédie ne fait pas oublier le légendaire duo Rogers/Astaire et on finit par s'ennuyer, devant un Fred Astaire incapable de trouver un partenaire à sa mesure dans ce film et qui finit par tourner tout seul à vide. Pire, Joan Fontaine semble bien être une demoiselle en détresse chorégraphique. On finit donc par s'ennuyer malgré une belle musique de Gershwin, qui devait subitement mourir à la fin de la production du film.

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Ci-dessus la toute jeune Joan Fontaine et Fred Astaire

Je ne conseillerais donc ce film qu'aux fans inconditionnels de Fred Astaire. Pour les amoureux des comédies musicales de Fred, il y a beaucoup mieux et heureusement. Swing Time (1936) est de cette même période mais à des années lumières au-dessus de ce film. Comme quoi, il n'était pas si facile que ça de quitter Ginger Rogers ! C'est tellement vrai que les deux prochains films de Fred Astaire, après l'échec commercial de "Demoiselle en détresse", devaient être deux films avec Ginger Rogers. Comme quoi on revient toujours à son premier amour, même au cinéma.

 

Extrait du seul numéro de danse entre Fred Astaire et Joan Fontaine :

 

 

La réplique du fillm :

-Je ne sais pas quel jour on est !

-Regarde le journal sur ton bureau.

-Cela ne m'aidera pas. C'est celui d'hier !



NOTE : 4,5 / 10