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28/11/2014

L'Homme du Nevada / The Nevadan - 1950

Dans la filmographie de Gordon Douglas, il y a des films qui marquent plus que d'autres, ou des bons et des moins bons. Ici 'l'homme du Nevada" fait parti des films moins marquants du réalisateur. Ainsi, l'histoire n'est pas particulièrement originale. Car cette histoire d'or caché dans les montagnes, n'est pas sans rappeler "Le Trésor des sept collines" (1961) avec Clint Walker. Ce film est le deuxième western de Gordon Douglas et la troisième production du duo Harry John Brown / Randolph Scott. Gordon Douglas a commencé par tourner des courts métrages pour la série "our gang" puis des films de Laurel & Hardy. Mais il a également tourné beaucoup de films noirs, et de westerns, pour une carrière de plus de 30 ans qui devait se prolonger jusque dans les années 70. Les cinéphiles d'aujourd'hui se rappellent très sûrement, de "la maîtresse de fer" (1952) avec Alan Ladd, de "fort invincible" avec Gregory Peck, ou peut être de son meilleur western, "Sur la piste des Comanches" (1958) avec Virginia Mayo et Clint Walker.

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Pour revenir à "l'homme du Nevada", le fim souffre malheureusement d'un manque de moyens. Ainsi le tournage en Cinécolor et non pas avec du Technicolor, montre la faiblesse des moyens de la production. Le Technicolor aurait en effet, coûté plus cher. On a donc des dominantes un peu vertes. A cela il faut ajouter une durée plutôt faible autour de 80 minutes, qui limite un peu l'action, mais surtout la construction scénaristique. Ainsi le noeud de l'intrigue, est l'or d'un hold-up, l'hold-up en lui même, n'est jamais montré. Il est à peine évoqué à travers les roues d'un chariot, filmées pendant le titre. C'est donc assez frustrant pour le spectateur. Le réalisateur n'exploite pas non plus la beauté de Dorothy Malone. Le specateur ressort donc un peu frustré de ce western, qui a malgré tous des qualités. On peut ainsi noter les très beaux extérieurs, l'action intéressante et un très bon casting avec, outre Randolph Scott et Dorothy Malone, mais aussi George Macready. On ressort donc un peu déçu, par un western qui aurait été formellement bien meilleur en Technicolor, et avec une exploitation de l'histoire et des acteurs différentes. Un western, donc à découvrir malgré tout, mais qui ne vous laissera pas un souvenir impérissable.

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Ci-dessus : Randolph Scott & Dorothy Malone

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Ci-dessus : Dorothy Malone

Film disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée uniquement chez Sidonis & Calysta

 

La présentation de Mr Patrick Brion :

Note : 5,5 / 10

26/09/2014

Gilda - 1946

"Gilda" film épique de Charles Vidor, a plusieurs points communs avec le "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz. Tout d'abord, il est resté dans l'esprit de tous les cinéphiles juqu'à aujourd'hui. Il est porté par une vedette féminine magnifique, ici Rita Hayworth, et il a été tourné lui aussi au jour le jour, sans une construction préalablement définie. "Gilda" marque le retour de Rita Hayworth au cinéma, qui avait passé 2 ans à s'occuper de sa fille Rebeca, et qui voulait sortir d'un mariage désastreux avec un Orson Welles, à l'intellectualité exacerbée, qui ne convenait absolument pas, à la nature exubérante et libre de Rita Hayworth. Mais à la différence de "Casablanca", ici Rita Hayworth est bien le personnage central et principal de l'oeuvre des scénaristes Marion Parsonnet et Ben Hecht, qui s'étaient eux mêmes inspirés d'une histoire de E.A. Ellington. La photographie de Rudolph Maté, les décors, les costumes participent au succès du film, et en font un des meilleurs films noirs.  Le réalisateur Charles Vidor était un des réalisateurs de Rita Hayworth, pour lequel elle avait déjà tourné "lady in question" (1940) et "la reine de Broadway" (1944).

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Mais il faut bien noter aussi, les raccourcis ou incohérences scénaristiques, qui n'en facilitent pas toujours la vision. Néanmoins, "Gilda" ressort de la masse de films de cette époque, par l'évocation peut être pour la première fois d'une sexualité féminine, ou tout au moins d'un désir féminin à satisfaire. C'est proprement révolutionnaire pour le cinéma américain de 1946, qui jusque là s'était contenté la plupart du temps, de montrer la femme très souvent comme la friandise du héros, ou sa perte. Enfin, il faut ajouter que la tension sexuelle entre Glenn Ford et Rita Hayworth est aussi à son maximum. Mais elle ne serait peut être pas aussi forte, sans la présence énigmatique de George Macready. Le film a quelques scènes mémorables, comme la chanson en forme de début de strip-tease, "put the blame on Mame" reprise un peu plus tôt à la guitare solo. Bien sûr, "Gilda" n'est pas exempt de défauts, mais sa qualité formelle et son rapport quasiment sadomasochiste, entre Glenn Ford, et Rita Hayworth, en fait un film assez exceptionnel qui a marqué des générations de cinéphiles, jusqu'à aujourd'hui. On pourra enfin noter, que le succès du film, devait décider Hollywood, à réunir de nouveau le duo. Glenn Ford et Rita Hayworth tourneront 5 films en tout, "Lady in question" (1940), "Gilda" (1946), "les amours de Carmen" (1948),  "l'affaire de Trinidad" (1952). et "Piège au grisbi" (1965) 

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Ci-dessus : Glenn Ford & Rita Hayworth

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Ci-dessus : George Macready & Rita Hayworth

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Ci-dessus : A gauche de Rita Hayworth, Joseph Calleia

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Disponible en DVD et Bluray freezone en VF et VO sous-titrée

 

Extrait de la scène la plus célèbre :

Note : 8 / 10

03/01/2014

La grande horloge / The big clock - 1948

"La grande horloge" est un film noir de 1948, avec Ray Milland, Charles Laughton et Maureen O'Sullivan, dans les rôles principaux. Ray Milland est un peu oublié aujourd'hui. Pourtant il a été une grande vedette de films d'aventures comme "Beau Geste" (1939) avec Gary Cooper, ou "dans les naufrageurs des mers du Sud" (1942). Cet acteur britannique a excellé dans presque tous les genres et après la guerre, il commence à s'intéresser aux films noirs. On peut citer donc "la grande horloge" (1948), mais aussi "un pacte avec le diable" (1949), ce dernier étant dans un registre plus fantastique, mais également du même réalisateur, du film qui nous intéresse aujourd'hui : John Farrow. Milland tournera 4 fois avec John Farrow. Avant de commencer sa carrière à Hollywood, John Farrow était un ancien militaire, enrôlé dans la Navy, il décidait de l'abandonner pour voyager sur des navires de commerce. Comme d'autres, il commença sa carrière par l'écriture scénaristique et ce n'est que plus tard il se tourna vers la réalisation, jusqu'à devenir un des réalisateurs vedettes de la Paramount. On notera qu'il était fervent catholique et qu'il fit donc à sa femme Maureen O'Sullivan, 7 enfants. Et c'est elle qui joue dans le film. On se rappelle aujourd'hui d'elle en France, surtout car elle a été la compagne de Johnny Weissmuller dans les films de Tarzan, et dont un des 7 enfants du couple, est l'actrice Mia Farrow. 

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Pour le scénario on retrouve un très grand scénariste, Jonathan Latimer, spécialiste du roman policier. A la photographie il y a également un maître aux commandes en la personne de John F Seitz. John F. Seitz avait dix-huit brevets pour divers procédés photographiques à son nom . Il s'agit notamment des dispositifs d'éclairage, qu'il a perfectionné pendant le tournage de "Trifling Women" (1922) de Rex Ingram (1922). Seitz a commencé sa carrière cinématographique avec la compagnie Essanay à Chicago , puis a rejoint le St Louis Motion Picture Company en tant que technicien de laboratoire en 1909 . Dans quatre ans , il avait atteint le poste de directeur de la photographie . Il signe à la Metro en 1920 , faisant de son mieux travailler en collaboration avec Ingram , notamment sur ​​"les Quatre cavaliers de l' apocalypse" (1921) et Le Roman d'un Roi (1922 ).A cette époque , il était le directeur de la photographie le mieux payé de Hollywood . La marque de Seitz était faite, de faibles éclairages, et il éclairait différemment les différentes zones de l'écran. Sa couleur photographie a été caractérisée par une tendance à privilégier des tons beiges, et vives pour les costumes ou les accessoires . La carrière de Seitz dans les années 1930 , s'est passée à la 20th Century Fox (1931-1936) et à la MGM ( 1937-1940 ), sans être réellement marquante. Cependant , il a connu de nouveaux et grands succès à la Paramount de 1941 à 1952. La Paramount lui permit de travailler sur certains des meilleurs films de Preston Sturges, comme "les voyages de Sullivan" (1941) , "Héros d'occasion" (1944 ) ou "le Miracle au village (1944), mais aussi avec Billy Wilder comme dans  "assurance sur la mort" (1944) , "Le poison" (1945) ou "Boulevard du crépuscule" (1950) . Ajoutez à cela deux autres excellents films noir , "tueur à gages" (1942 ) et la "Jordan le révolté" (1942) - tous deux réalisés par Frank Tuttle et mettant en vedette Alan Ladd . Seitz était un maître dans la création d'atmosphère par des ombres inquiétantes et de l'apparition d'une menace dans les gros plans.

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Ci-dessus : Ray Milland et Maureen O'Sullivan

Vous l'aurez compris avec un tel casting et une tel équipe derrière la caméra, il était impossible de ne faire un très bon film. Et évidemment le résultat est là. Laughton est fabuleux et a des intonations incroyables accentuant avec délices certains mots dans une phrase pour leur donner plus de forces. Il joue à la perfection ce grande patron psychorigide qui veut tout contrôler, dont l'horloge centrale à l'entrée du siège social de son cartel médiatique, est là pour montrer qu'il maîtrise le temps, et donc son argent, ses employés. Ses employés ne sont pour lui que des esclaves à sa merci, ainsi il refuse pendant des années des vacances à son directeur de publication (Ray Milland), et licencie à la moindre erreur, voir au moindre refus. Et Laughton nous donne une interprétation beaucoup plus que dans "les révoltés du Bounty" (1935). En effet, ici on voit le rapport trouble qu'il entretient avec sa maîtresse (Rita Johnson), qui semble être son jouet et qui lui fait remarquer qu'elle n'est avec lui que pour son argent et qu'il la dégoute. On sent que Laughton arrive à nous faire partager le drame de sa vie personnelle, dans ce film, donnant à son personnage tour à tour, force et faiblesse, rejouant à l'écran le drame intime de sa propre existence. On ne peut passer sous silence également l'excellence des seconds rôles avec en tête Elsa Lanchester ou George Mc Ready, et la belle musique de Victor Young qui accompagne parfaitement le film. Le film fait d'ailleurs penser par moment à "mélodie pour un meurtre" '(1989) avec Al Pacino, pour les connaisseurs.

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Ci-dessus : Charles Laughton

Voilà, je ne saurai que vous conseillez très fortement de découvrir ce film de John Farrow, qui revisite l'univers du film noir, en l'associant au monde des affaires pour nous donner un film superbement réalisé. On notera qu'un remake devait être tourné avec Gene Hackman et Kevin Costner, "sens unique" (1987). Evidemment, ce dernier ne devait pas atteindre l'apogée esthétique de "la grande horloge".

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Ci-dessus : Rita Johnson et Ray Milland

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Ci-dessus : Ray Milland et Maureen O'Sullivan

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Ci-dessus  : à gauche Elsa Lanchester & à droite (son mari à la ville), Charles Laughton

 

Extrait :

Film disponible chez Carlotta en DVD zone 2 VO sous-titrée français

 

Note : 7,5 / 10

28/04/2013

L'aigle du désert / Desert Hawk - 1950

"L'aigle du désert" est un petit film sans prétention produit par Universal en 1950. Mais il a attiré mon attention par la qualité de sa réalisation, par ses décors somptueux et on peut clairement affirmer que le réalisateur Frederick de Cordova n'est pas étranger à la qualité du film. Frederick de Cordova était un homme de théâtre et devait commencer sa carrière à Hollywood, comme directeur de plateau, puis comme responsable des dialogues. Ainsi c'est à lui qu'on doit les dialoques du "port de l'angoisse" (1944) avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart. Il devait faire tourner les plus grands acteurs : Errol Flynn, Rock Hudson, Tony Curtis, Audie Murphy, Yvonne de Carlo, et Bob Hope.  Dans "l'aigle du désert", Yvonne de Carlo, et Richard Greene, se partagent l'affiche. Mais on retrouve aussi Rock Hudson dans un de ses premiers films. Et à cette distribution déjà intéressante, il faut ajouter George Macready, et Jackie Gleason. George Macready c'est évidemment le général qui envoie ses troupes à la mort dans "les sentiers de la gloire" de Kubrick, et Jackie Gleason a dans "l'aigle du désert" un rôle de faire-valoir comique dont les expressions rappellent un peu cellss de Johnny Depp dans la série "Pirates des Caraïbes".

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"L'aigle du désert" production sans prétention ne lésine pourtant pas sur les moyens pour nous faire revivre les beautés de l'Orient. Ainsi, le Technicolor est le plus souvent magnifique. On se plait à revoir les scènes du marché aux esclaves, avec ses couleurs chatoyantes et qui attirent l'oeil du spectateur. On passe de l'aridité du désert, au bain de la princesse, puis aux lumières des palais orientaux, et on voit une civilisation vivre sous nos yeux. Alors oui, c'est vrai que certains personnages sont très hollywoodiens et qu'on peut supposer que le film aurait été encore meilleur si il avait été joué par de vrais arabes. Néanmoins, "l'aigle du désert" incite à la rêverie et nous ramène à notre enfance. Vous savez cette période où notre esprit voyait le monde tel que nous l'imaginions et non pas tel qu'il était. C'est bien la principale qualité du film que de nous amener le rêve jusque dans notre salon.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Alors quels sont les défauts de ce film ? Tout d'abord, je n'ai pas trouvé la musique bien transcendante. Ensuite, malgré tous ses efforts, on ne peut pas dire que Richard Greene a la prestance de Douglas Fairbanks, d'Errol Flynn ou de Tyrone Power. Enfin, le scénario est assez bizarrement construit et inutilement compliqué. Enfin, les scènes d'action ne sont pas toujours bien crédibles.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Mais que ces quelques défauts, ne vous rebutent pas d'aller acheter ce joli film qui n'ennuie jamais, et qui vous amènera dans un autre monde. Et après tout, distraction et évasion, ne sont elles pas les qualités que l'on devrait exiger de tout bon film ? En ce sens, cet "aigle du désert" rempli parfaitement son rôle.  Enfin, le soin de la réalisation, des décors, des costumes, laissent songeur sur la qualité des productions hollywoodiennes de cette époque, dont certaines images ressemblent à des tableaux. Si vous hésitez encore, laissez vous conquérir par les photos ci-dessous gorgées de couleurs somptueuses et des délices d'un Orient magnifique, digne de vos plus beaux rêves.

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Ci-dessus : Richard Greene

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Disponible en DVD Zone 2 chez Universal (site de l'éditeur) ou chez Gibert Joseph.

Note : 7 / 10

14/01/2013

Les sentiers de la Gloire / Paths of Glory - 1957

Aujourd'hui je vais vous parler d'un film dont on ne ressort pas indemne : "les sentiers de la gloire". "Les sentiers de la gloire" est un film de Stanley Kubrick de 1957, avec pour acteur principaux Kirk Douglas et Adolphe Menjou. Le sujet du film porte sur la guerre de 14-18 et plus particulièrement sur le thème très longtemps tabou en France, des fusillés pour l'exemple. En effet, dans le film, une troupe de soldats français refusent de se lancer dans une attaque suicide et suite à cela, l'état-major décide de faire des exemples, en passant des hommes présents en cour martiale, avec dans l'idée dès le départ de les faire condamner à mort. Ce film est tiré de faits réels, même si le lieu, et les personnages ont été changés. Ainsi pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur l'histoire des fusillés pour l'exemple de la guerre de 14, je vous invite à lire l'admirable thèse du général André Bach (Ancien chef du Service historique de l’armée de terre) qui tente de faire le point sur ce douloureux dossier dans son livre : "les fusillés pour l'exemple", Tallandier (2003) et qui réhabilite la mémoire de ces hommes qui pour la plupart n'étaient pas des mutins, ou des déserteurs, mais bien les victimes d'un système en place pendant la grande guerre. En effet, l'état-major français considérait la discipline inférieure à celle de l'armée allemande.

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Pour vous parler maintenant du film en lui même, il faut savoir qu'il est tiré du livre éponyme de
Humphrey Cobb, et que le tournage a été par moment très difficile voir orageux. En effet, Adolphe Menjou était à la 17ème prise d'une même scène et dit à Kubrick que pour lui c'était bien la dernière meilleure prise et donc il se prépara pour aller déjeuner. Et Kubrick lui dit qu'il voulait encore une prise. Menjou se mit alors en colère et insulta Kubrick en lui disant qu'il était incapable de diriger des acteurs. Mais Kubrick ne voulut pas en tenir compte et dit simplement : "All right, let's try the scene once more" (Très bien. Essayons la scène une fois de plus). Pour la petite histoire on notera que la femme qui chante à la fin du film, Christiane Harlan est une actrice allemande qui devint plus tard la femme de Stanley Kubrick et le restera jusqu'à sa mort.

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Le génie de Kubrick est de montrer la guerre de 14 telle qu'elle est avec de longs plans dans les tranchées, qui font sortir le spectateur de son rôle de spectateur pour le faire devenir acteur du film. Ainsi, Kubrick nous fait ressentir la peur, la boue, la crasse et tout simplement l'horreur de la guerre presque comme un poilu. Beaucoup voit ce film comme anti-militariste, pour ma part je ne le vois pas ainsi. Je pense qu'il est plutôt un moment de l'histoire de France et une dénonciation d'un système mis en place à l'époque par l'armée. Mais est-ce être contre la religion que de parler de la Saint-Barthelemy ? Chaque acteur présent dans le film est très bon et on ne peut que constater une très bonne direction d'acteurs. Le plus étonnant d'ailleurs, c'est l'importance donnée par Kubrick à des petits rôles ou même à des figurants qui jouent particulièrement bien et qui sont très touchants en particulier dans la scène finale, qui est un immense espoir pour un monde plus fraternel, mais qui est rattrapé par la dure réalité de la guerre.

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Ci-dessus : Adolphe Menjou et Kirk Douglas


Je ne saurais donc trop vous conseiller de voir ce film, qui évoque un épisode controversé de l'histoire de France au sujet difficile mais primordial. Vivement une sortie Bluray !


Le film :


Pour aller plus loin :

Conférence du Général André Bach sur le thème des fusillés pour l'exemple :


Film disponible en DVD Zone 2.


NOTE : 9,5 / 10