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05/07/2014

Les invités de 8 heures / Dinner at eight - 1933

Après le succès de "Grand Hotel", un an plus tôt, David O. Selznick se décidait de repartir pour une aventure similaire, avec un casting assez proche de celui de "Grand Hotel". Ainsi on retrouvait Lional Barrymore, John Barrymore, et Wallace Beery, déjà vu dans le précédent film. A la réalisation on retrouve non pas Edmund Goulding, mais bien George Cukor. Et il faut bien dire que la réalisation de Cukor est assez peu inspirée, plate et relativement statique et les travelings et gros plans de Goulding manquent cette fois-ci cruellement. Le casting est relevé par la présence de Madge Evans, vue par exemple dans "Mayor of Hell" (1933), mais surtout par Jean Harlow. Le film n'évoque les problèmes économiques et sociaux que de manière très indirecte. On s'intéresse plutôt ici à la faible morale de la société américaine. Ainsi, on retrouve un médecin coureur de jupons, et une femme mariée insatisfaite passant le plus clair de son temps au lit (Jean Harlow). On peut aussi supposer que le rôle totalement ingrat de la femme de chambre du mettre bien à mal cet emploi, après une vision de ce film par les spectateurs qui en employaient une, même si il faudra attendre le début de la guerre pour que la riche société américaine commence à se passe de son personnel de maison. Le film passe donc en revu le destin de ses 8 invités, destin heureux ou malheureux, tous ne parviendront pas à assister à ce dîner.

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Ce film choral est donc assez agréable à regarder, mais n'atteint jamais les sommets de son prédécesseur, que ce soit au niveau de la réalisation ou même des situations et des dialogues. On retiendra de l'ensemble, surtout les scènes avec Jean Harlow dont certaines répliques sont quasiment mythiques. Ainsi, sa violente explication avec son mari (ici Wallace Beery) est inoubliable. Mais c'est bien la dernière de Jean Harlow qui laisse au spectateur le sourire. En effet quand Jean Harlow explique qu'elle a lu un livre, son interlocutrice la regarde d'un air interloqué, puis quand Jean continue et explique qu'elle a appris que dans ce livre les machines vont remplacer les activités humaines, et quand son interlocutrice lui répond que "de ce côté là, elle ne doit se faire aucun souci", on explose de rire. Jean Harlow remplit parfaitement son rôle de magnifique garce, mangeuse d'hommes, pour notre plus grand plaisir.

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Ci-dessus : Jean Harlow et Wallace Beery

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Ci-dessus : John Barrymore

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Ci-dessus : Madge Evans & John Barrymore

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Ci-dessus : Jean Harlow & Wallace Beery

Disponible en DVD Zone 2 en version original sous-titrée

Note : 7 / 10

13/04/2014

Othello / A double life - 1947

"Othello" ou dans son titre américain "a double life" est particulitèrement troublant. En effet, cette oeuvre de Georges Cukor est assez déroutante et nous entraine finalement dans les troubles psychiatriques que peut entrainer le métier d'acteur. Cukor avait déjà visité la folie ou tout au moins un mauvais discernement du réel, dans "hantise" (1944) avec Charles Boyer et Ingrid Bergman. Ici, Cukor va prendre la pièce de Shakespeare, "Othello" pour montrer le dédoublement de la personnalité d'un acteur (joué par Ronald Colman) qui devient petit à petit obsédé par son rôle, et devient fou. Le génie de Cukor est de montrer les deux univers du théâtre et de la vie de l'acteur, se mêlant, petit à petit pour ne faire qu'un. La pièce devient alors le creuset de destruction de l'univers de l'acteur et sa propre destruction.

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Le scénario est original, mais il manque malheureusement de crédibilité. Et on a peine à croire qu'un grand acteur de théâtre ne soit plus capable de faire la différence entre sa vie théâtrale et sa vie privée. Enfin, le scénario n'évite malheureusement pas les redites, et les lourdeurs. Par contre Cukor arrive de temps en temps à faire preuve de génie dans sa réalisation. Ainsi, lorsque Ronald Colman raconte le montage de la pièce, jusqu'à la première, cette séquence reste très moderne et nous fait passer de différents lieux et espaces temps en quelques secondes, donnant un caractère particulièrement novateur à l'oeuvre. Malheureusement ce type de séquences reste une exception et l'oeuvre souffre de séquences scénaristiques finalement assez répétitives. Par contre, la musique de  Miklos Rozsa reste comme d'habitude excellente et relève le niveau d'ensemble, d'un film qui ne laisse pas indifférent. On retiendra également, la superbe interprétation de Ronald Colman qui lui vaudra un Oscar, et la très bonne composition de Shelley Winters, en serveuse un peu paumée.

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Ci-dessus : Signe Hasso et Ronald Colman

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Ci-dessus : Shelley Winters et Ronald Colman. On peut noter sur cette image, le rapport de domination entre elle et lui, qui va s'inverser à mesure que Colman va identifier sa vie à celle d'Othello.

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Ci-dessus : Le rapport commence à s'inverser. Si Colman est assis. Il semble satisfait de ce qu'il regarde et Shelley Winters semble vouloir le séduire.

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Ci-dessus : Les deux protagonistes sont assis. Le regard est irrémédiablement attiré par les mains de Colman qui vont être le dénouement final de la relation entre les deux personnages.

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Ci-dessus : Rolnad Colman et Signe Hasso

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Extrait de la musique de Miklós Rózsa :

Film disponible en DVD Zone 2 chez Wild Side en VO sous-titrée (à noter une belle qualité d'image du Master).

Note : 7 / 10

25/09/2012

David Copperfield - 1935

David Copperfield est bien entendu tiré de l'oeuvre de Charles Dickens. Le film a été produit par David O. Selznick, le producteur du célébrissime "Autant en Emporte le Vent". David O. Selznick voulait produire ce film car son père russe avait appris l'anglais en lisant ce livre et  le lisait à son fils tous les soirs. Le rôle titre est tenu par Freddie Batholomew pour la première partie du film où on voit David enfant. Et autour de lui on trouve toute une pléaïde d'acteurs : Basil Rathbone, Lionel Barrymore,  Lewis Stone, W.C Fields, Maureen O'Sullivan et Franck Lawton.

 

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Le film a été tourné dans les studios  de la MGM ou à Malibu pour certaines scènes extérieures. La cathédrale de Canterbury n'est montrée que moins d'une minute. La performance de W.C Fields est extraordinaire. Et il tient à merveille son rôle d'ivrogne surendetté au grand coeur. Basil Rathbone dans le rôle du tortionnaire de David est également parfait dans le rôle. Qu'est ce qu'on aime le détester ! Donc un beau film qui célèbre l'amour et la famille ainsi que les passions (bonnes ou mauvaises d'ailleurs). Le dénouement paraît presque devenir à un moment tragique, un peu comme dans "Camille" avec Robert Taylor et Greta Garbo mais il n'en sera rien et finalement le film finira sur une note positive.

 

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ci dessous W.C Field et Freddie Batholomew

 

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La phrase du film prononcée par W.C Fields :
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.

 

Note : 7 / 10
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. - - Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

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NOTE : 10 / 10