Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/05/2014

Cirque en révolte / Man on a Tightrope - 1953

"Cirque en révolte" est un film qui porte plus sur la dictature communiste que sur l'univers du cirque. Le film bénéficie d'une belle distribution avec en tête Fredric March, Terry Moore, la belle Gloria Grahame, Paul Hartman, Richard Boone, Cameron Mitchell et Adolphe Menjou. Le titre américain, "Man on a Tightrope" (un  homme sur une corde raide), est tiré du roman éponyme de Neil Paterson. Fredric March joue comme d'habitude admirablement bien. Néanmoins même si le casting est excellent, on se dit que cette histoire de cirque tchécoslovaque qui lutte pour sa liberté de conscience aurait pu être meilleure jouée par des acteurs tchèques. Elia Kazan est plutôt inspiré et sait donner un ton particulier à son film, un ton entre rire et larmes, où le drame concurrence très souvent la comédie. Le film reste donc quand même une oeuvre mineure dans l'oeuvre d'Elia Kazan, mais la réalisation et les acteurs élèvent clairement l'ensemble, porté encore une fois par un excellent Fredric March qui mériterait que l'on se souvienne un peu plus de lui aujourd'hui.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

Ci-dessus : Gloria Grahame

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

Ci-dessous : Gloria Grahame et Fredric March

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

Ci-dessus : Adolphe Menjou et Fredric March

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films,

Ci-dessus : Terry Moore

Disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée chez Twentieth Century Fox dans la collection "Hollywood Legends".

Note : 7 / 10

23/11/2013

Les plus belles années de notre vie / The best years of our lives - 1946

Après la guerre, une nouvelle vie commence et c'est bien le sujet du film que je vous propose aujourd'hui. Pour vous dire la vérité, lorsque j'étais plus jeune, je n'avais pas beaucoup apprécié ce film. En effet, je ne me souciais pas beaucoup du retour à la maison, après la guerre, de 3 vétérans : Dana Andrews, Harold Russell et Fredric March. De plus, à l'époque, j'avais découvert le film sur un petit écran et avec une VHS. La sortie de la version Bluray Freezone, me semblait le bon moment pour redécouvrir cette oeuvre de William Wyler. Wyler, c'est évidemment le réalisateur de Ben-Hur (1959), mais aussi de "Rue sans issue" (1938) avec Humphrey Bogart et Joel Mc Crea, ou de "Vacances romaines" (1953). Il devait toucher à presque tous les genres, en passant par le western avec "les grands espaces", ou le péplum, ou encore le mélodrame.

32254.jpg

A noter sur cette affiche belge, la francisation du nom de Fredric March

Nos 3 vétérans, vont donc retrouver femme et enfants. Dana Andrews va retrouver Virginia Mayo, Fredric March, va rejoindre Myrna Loy et sa fille (ici Theresa Wright), notre troisième vétéran Harold Russell, va lui retrouver son père, sa mère et sa fiancée. La force du film est de s'inscrire dans une réalité palpable à l'écran. Ainsi, la vie de ces hommes, c'est la vie du vétéran américain moyen, qui revient et qui ne reconnaît ni son pays, ni sa famille. Ainsi le génie des scénaristes et de Wyler et de nous donner plusieurs facettes de cette Amérique. Ainsi, Fredric March est plus âgé et avec un bon métier, une femme et de grands enfants. Dana Andrews est lui sans qualification pour la vie civile et sans enfants, avec une femme volage. Enfin le cas, le plus touchant, est celui du jeune Harold Russell, qui revient avec les deux avant-bras coupés. Arrivera t'il à retrouver intact l'amour de sa fiancée ? Arrivera t'il à s'insérer ? Harold Russel n'était pas un acteur professionnel, mais un grand blessé de la guerre. Son rôle donne une très forte dose de réalisme au film, et touche encore plus. Harold Russel recevra ainsi deux Oscars : un pour son interprétation, comme meilleur second rôle et un autre, comme Oscar d'honneur. Le film pose la problématique du retour, dès les premières minutes. Et finalement ce thème de la réadaptation de chacun fait échos à nos vies d'aujourd'hui. Car l'Homme moderne, n'a jamais du autant peut être se réadapter que dans notre société qui change et qui ne ressemble pas à celle d'il y a 10 ou 15 ans. D'un thème américain post seconde guerre mondial, Wyler arrive à en faire un thème universel, de l'adaptabilité de l'être humain au changement.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,fredric march,myrna loy,theresa wright,dana andrews,virginia mayo,harold russell,steve cochran,hugo friedhofer,william wyler

Ci-dessus : Dana Andrews et Virginia Mayo

On ne peut finir de parler de ce film, sans dire quelques mots sur la magnifique musique de Hugo Friedhofer, qui a composé sans aucun doute sa plus belle musique de film, et peut être l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Enfin on remarque que Thérèse Wright qui avait déjà été présente dans le mélodrame guerrier de William Wyler, "Madame Miniver" (1942) est encore bien présente là aussi. Elle tourna donc 3 films avec William Wyler dont "la vipère" (1942). Vous saurez tout, quand je vous dirai que le casting comprend également Steve Cochran et que Wyler avait des doutes sur le jeu dramatique de Virginia Mayo. Mais cette dernière fut excellente dans son rôle. Voilà, j'en ai fini avec "les plus belles années de notre vie" qui reste sans doute, comme un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Il recevra une pluie d'Oscars totalement mérités.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,fredric march,myrna loy,theresa wright,dana andrews,virginia mayo,harold russell,steve cochran,hugo friedhofer,william wyler

Ci-dessus : Theresa Wright et Dana Andrews

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,fredric march,myrna loy,theresa wright,dana andrews,virginia mayo,harold russell,steve cochran,hugo friedhofer,william wyler

Ci-dessus : Fredric March, Theresa Wright et Dana Andrews


Extrait de la musique :

Extrait musical n°1

Extrait musical n°2

Extrait musical n°3

Extrait musical n°5

Extrait musical n°6

Extrait muiscal n°7


La Bande-annonce :

 

Film disponible en DVD zone 2 ou Bluray Freezone (chez Gibert) en VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

29/05/2013

Sérénade à trois / Design for Living - 1933

"Sérnade à trois" est un film un peu étrange. En effet, le sujet est plutôt scabreux. En effet, il s'agit d'une jeune femme (Miriam Hopkins) qui est ici amoureux de deux hommes à la fois : Fredric March et Gary Cooper. Le scénario est tiré d'une pièce de Noël Coward, jouée pour la première fois en 1932. Malheureusement ici le scénario de Ben Hecht en enlève tout le caractère scabreux et finalement drôle. Ainsi, les relations sont affichées comme platoniques par la jeune femme et si on parle de sexe, c'est pour dire qu'il n'y en aura pas. Ainsi entre rupture, tension physique et attirance impossible, le scénario semble tourner en boucle et finir sans que la situation du début trouve une résolution quelconque. Il y a également une scène assez étrangement tournée, où on voit March partagé un petit-déjeuner avec la jeune femme tant convoité. March est en smoking inpécable alors qu'il venait de voyager le soir. On sait alors qu'il a partagé la nuit et la chambre de Miriam Hopkins. Néanmoins c'est vrai que le spectateur se sent un peu frustré, n'ayant même pas eu droit à la traditionnelle scène de glamour hollywoodienne. De plus, on sent Gary Copper un peu gêné dans cette comédie, mais Fredric March beaucoup plus à son aise. A noter qu' Edward Everett Horton complète le casting. Ce dernier était un habitué des comédies musicales de Fred Astaire où il excellait dans son rôle de comique pince-sans-rire. Alors c'est vrai qu'ici on sourit plus souvent que l'on rit. Par contre, Miriam Hopkins est ici au top de sa forme, prodigieusement belle et sexy, en particulier à la toute fin du film, où on la retrouve dans un ensemble particulièrement moulant qui fait penser à certaines robes de Marilyn Monroe. On pouvait malgré tout, s'attendre à un peu mieux d'un film d'Ernst Lubitsch joué par de tels acteurs. Pour finir je rappellerai que Miriam Hopkins avait déjà joué l'année précédente dans "Docteur Jekyll et Mister Hyde".

serenade_a_trois,3.jpg

3.JPG

4.JPG

6.JPG

7.JPG

Ci-dessus : Miriam Hopkins

1.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

5.JPG

Ci-dessus : Fredric March et Ernst Lubitsch

2.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

Note : 5,5 / 10

08/02/2013

Dr. jekyll et Mr. Hyde / Dr. Jekyll and Mr. Hyde - 1931

Vous ayant dernièrement parlé de Fredric March et de sa formidable performance d'acteurs dans "les Misérables" (1935) je ne résiste pas à la tentation de vous parler d'un autre film très célèbre de Fredric March : "Dr jekyll et Mr Hyde" tourné cette fois-ci en 1931. C'est donc bien évidemment un film pré-code, et une adaptation du célèbre roman de Robert Louis Stevenson. Le réalisateur est Rouben Mamoulian, on retrouve donc dans les rôles principaux en plus de Fredric March, la très belle Miriam Hopkins qui était alors toute jeune. La Paramount pensait à John Barrymore pour le rôle du docteur, mais Barrymore étant déjà en contrat avec la MGM, la Paramount décida alors de donner le rôle à Fredric March. Le film est un bon exemple de film pré-code, car il aborde des thèmes difficiles : sexualité, dépravation, désirs, et tout cela sans beaucoup de tabou. De plus, le film est novateur sur bien des aspects.

Doc. Jekyll and Mr Hyde - Affiche film.jpg

Ce caractère novateur se retrouve dans la réalisation. Ainsi, dès la séquence d'ouverture, on nous présente le docteur Jekyll en train de jouer de l'orgue, mais filmé à la troisième personne. On ne voit donc que ses mains et jamais son visage, puis on le voit parcourir un couloir pour se préparer pour sortir donner un cours à l'université. Et c'est là que l'on découvre son visage dans le miroir. Rien que cette première séquence vaut le détour. Jekyll explique alors pendant son cours magistral que la science devrait se donner pour objectif de dominer les pulsions animales de l'Homme en lui permettant ainsi de développer sa perfection et ses meilleurs aspects. Jekyll se décidera donc à fabriquer une potion qui se rélèvera catastrophique, car libérant ses pires pulsions. En rentrant chez lui, Jekyll vient en aide à une jeune chanteuse de bar interprêtée par Miriam Hopkins et officie comme médecin à son chevet. La scène est d'une rare sexualité pour l'époque. Et la fameuse réplique de Miriam Hopkins :"Come back soon. Won't you ? Soon !" résonne comme une espèce de leitmotiv obsédant mais terriblement attirant.

tumblr_mh44hfjXr71qb8ugro1_500.jpg

Ci-dessus Miriam Hopkins dans Docteur Jekyll et Mr Hyde (1931)

Aujourd'hui on peut bien évidemment rester un peu sur sa faim devant les trucages de l'époque qui ont un peu vieilli et devant l'aspect un peu artificiel de tout ça, en perticulier du personnage de Hyde. Néanmoins, la relation destructrice entre le double de Jekyll et la jeune chanteuse est particulièrement angoissante et proche d'une espèce de harcèlement sexuel et mental. Ce qui me gène un peu, c'est que les traits du monstre, font quand même un penser à une espèce de racisme qui ne porte pas son nom. C'est en tous les cas, mon sentiment.

tumblr_mby88s8NOe1qbsi4oo1_1280.jpg

Ci-dessus : Fredric March en Mr Hyde et Miriam Hopkins

On est donc devant un très bon film, bien réalisé très osé avec des scènes gorgées de sexualité quasiment explicites. Mais avec un parti pris et des trucages qui sont quelque peu datés. Un film de l'histoire du cinéma qui reste encore pour beaucoup de cinéphiles comme étant supérieur à la version de 1941 avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman et Lana Turner. Fredric March devait quant à lui remporter l'oscar du meilleur acteur en 1931 pour son interprétation.

tumblr_ltphuftfKt1qanwe4o1_1280.jpg

Noter que sur la photo ci-dessus il est noté "MGM" car la MGM devait acheter les droits du film pour 45 ans à la Paramount. Les droits appartiennent aujourd'hui à la Warner qui assure la distribution de l'oeuvre.

 

Note : 8 / 10


05/02/2013

Les misérables - 1935

"Les Misérables" de Victor Hugo est un des plus célèbres romans de la littérature française. Ce roman a énormément inspiré le cinéma et a engendré un grand nombre d'adaptations cinématographiques ou télévisuelles. Nous en passerons quelques unes  en revue. Je vais commencer par évoquer cette version de 1935, produite par la Twentieth Century Fox et tourné par Richard Boleslawski.

Poster - Les Miserables (1935)_01.jpg

Tout d'abord commençons par les défauts du film, et pour être tout à fait honnête avec vous chers lecteurs, il en a quelques uns. Le plus gros défaut du film, c'est bien entendu le scénario de W.P. Lipscomb qui ne respecte pas beaucoup l'oeuvre initiale d'Hugo. Ainsi, les bagnards se retrouvent être de vrais galériens dans des galères, attachés aux bancs et avec le fouet pour les encourager à ramer. Or, on se souviendra que les galères ont été supprimées par Louis XV autour de 1748. Le film comme le roman commence en 1815. On peut donc déjà se demander où se trouve le conseiller historique sur ce film. On se dit donc qu'il y en a pas. Ensuite le film étant tourné en 1935, la censure a fait son oeuvre et le personnage de Fantine est réduit à la portion congrue. Ainsi, on ne sait pas pourquoi elle est misérable alors que les salaires de l'usine de Monsieur Madeleine sont censés être les meilleurs de la région. Et surtout, il n'est jamais évoqué à aucun moment qu'elle se prostitue pour nourrir son enfant. On peut continuer ainsi longtemps et dire également que le personnage du père Ténardier est invisible et que la mère Ténardier n'est montré que 1 ou 2 minutes dans tout le film. Enfin on ne comprend pas qui est Marius sinon un jeune révolutionnaire. Bref, le scénario frise la catastrophe sur beaucoup d'aspects. Enfin les cartons de textes qui séparent le film en 3 parties, le vieillissent terriblement sans rien apporter à l'histoire. Néanmoins ne partez pas tout de suite ! La suite est bien meilleure.

 

miserables-1935-01-g.jpg

Ce qui sauve cette oeuvre de l'oubli, c'est d'abord l'admirable casting. Ainsi, Fredric March est tout bonnement extraordinaire dans le rôle de Jean Valjean et de Champmathieu. Et oui, Fredric March interprête bien deux rôles. On le sent habité par son rôle comme jamais. Et il fait oublier par son jeu les incohérences ou les divers oublis du scénario. Quel acteur cela a pu être ! Enfin, Charles Laughton est un fabuleux Javert. On tremble quand on pense à l'intonation qu'il donne à chacune de ses répliques : "It's not in the law !" On ne peut que songer à lui, dans le rôle du capitaine du Bounty qu'il devait interprêter la même année, mais cette fois-ci avec Clark Gable. Enfin et peut être au dessus de tout, il y a une formidable osmose entre Fredric March et les deux interprêtes féminines de Cosette (enfant et jeune adulte). Ainsi, on voit une très belle interprétation de Rochelle Hudson et surtout de la petite Marilyn Knowlden qui crève l'écran. Le réalisateur et le scénariste ont bien compris que ces deux êtres (Jean Valjean et Cosette) brisés  par l'injustice des Hommes s'aiment, au delà de toute différence d'âge, au delà d'une improbable et de toute façon impossible sexualité ou quelconque désir sexuel. Il y a quelque chose de miraculeux dans cet enfant qui croient en cet homme et ensuite dans ce vieil homme qui croit discerner un amour dans cette belle jeune fille qui n'est alors là plus une enfant. Il y a quelque chose qu'on ne pourra plus jamais montrer aujourd'hui qui fait de ce film une espèce de bénédiction cinématographique, merveilleusement exprimée d'une impossible réalité. Ainsi, la scène où Jean Valjean comprend qu'il ne sera jamais le mari de Cosette mais qu'en plus elle aime Marius est admirable à tous les points de vues.

a1935 les mis PDVD_005.jpg

Ci-dessus : Fredric March et Rochelle Hudson

Enfin, la réalisation de Richard Boleslawski est excellente. La poursuite avec Javert au début du film est un des plus beaux montages de l'histoire du cinéma; filmée sur le vif, elle est rapide, et rend le spectateur acteur de cette séquences aux innombrables plans et angles pas si courant pour l'époque. Enfin, la poursuite dans les égouts est sans aucun bruitage, mais avec juste la musique d'Alfred Newman, nous donne l'impression d'avoir une partie du film en muet, mais d'un très haut niveau bien évidemment.

Capture11.JPG

Ci-dessus : Fredric March et Rochelle Hudson

Voilà. vous savez tout. Je vous conseillerais donc très fortement de voir et revoir ce film, qui malgré ses incohérences ou ses approximations scénaristiques par rapport à l'oeuvre littéraire originale, réserve de très très beaux moments de grand cinéma. Un film qu'il est urgent de re-découvrir.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,fredric march,rochelle hudson,marilyn knowlden,charles laughton,cedric hardwicke,alfred newman,richard boleslawski

 Ci-dessus, Marilyn Knowlden en Cosette :


La réplique du film : "Aimez vous, car finalement l'amour c'est à peu près la seule chose qu'il y ait sur terre." (Jean Valjean à Marius et Cosette)

 

Disponible en DVD Zone 2 (sortie en 2013), acheté récemment à la FNAC.

 

Note : 7 / 10