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30/04/2015

La journée des violents / Day of the Badman - 1958

Le 30 avril 1958, sortait "la journée des violents" avec Fred MacMurray, Marie Windsor, Robert Middleton, Joan Weldon et Lee Van Cleef, ce jour est donc propice pour revenir sur ce western de l'Universal. Le film est malheureusement présenté au format Pan & Scan, donc avec un recadrage, qui outrage un peu le cinémascope d'origine, en coupant de l'image sur les côtés. L'avantage du procédé, est de rapprocher le spectateur de l'action ou des acteurs, mais il est assez peu respectueux du matériaux d'origine. Mais comme le dit, très justement, Monsieur Patrick Brion, c'est le seul moyen de présenter ce film. Alors entre le choix de le laisser mourir, ou de le présenter et de le faire vivre à un nouveau public, l'équipe éditoriale de Sidonis a fait le choix de la présentation, et on ne peut que les féliciter. En effet, le film en lui même est bon, voir très bon. Ainsi, "la journée des violents" s'appuie sur un très bon scénario, où la tension est palpable du début à la fin et tient ainsi le spectateur en haleine, dans cette histoire de juge qui doit prononcer une condamnation à mort que tout le monde rejette. Le scénario se rapproche ainsi de celui du "Train sifflera trois fois" (1952), où l'on retrouvait là aussi, un certain Lee Van Cleef. 1958, sera d'ailleurs une année charnière pour ce dernier. En effet, il subira un grave accident de voiture, qui le laissera avec un handicap à la jambe. Pour en revenir à "la journée des violents", la réalisation d'Harry Keller est quant à elle,soignée. On doit à Harry Keller, plusieurs westerns, comme "Quantez" (1957) déjà avec Fred MacMurray, ou "Les sept chemins du Couchant" avec Audie Murphy. Mais ici, c'est bien Fred MacMurray qui tient tout le film, avec un jeu foudroyant, digne de ses meilleures prestations. Mais l'ensemble de la distribution s'en sort aussi plutôt bien, et chacun est dans son rôle. Comme on le constate trop souvent aujourd'hui, on ne peut pas dire que la direction d'acteurs soit ici absente. Le seul gros défaut du film est sa fin un peu bâclée. C'est un peu dommage au regard de la qualité de l'oeuvre et de la tension que le film a jusque là généré. Mais il ne faut sans doute pas en demander de trop. "La journée des violents" est incontestablement un très bon choix éditorial de Sidonis.

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Disponible en DVD chez Sidonis en VF et VO sous-titrée. A noter que le film a perdu les 15 dernières minutes de sa version française.

Note : 7 / 10

05/10/2014

Quantez, leur dernier repaire / Quantez - 1957

Je viens de voir aujourd'hui "Quantez, leur dernier repaire" de Harry Keller, et j'avoue ne pas partager du tout l'avis négatifs de nos amis de DVDClassik. En effet, le film d'Harry Keller, nous rappelle quelques grands films du genre, comme "les bannis de la Sierra" (1952) de Joseph M. Newman avec Cameron Mitchell, Anne Baxter, et Dale Robertson. "Quantez" m'a aussi fait penser à "la ville abandonnée" (1948) de William A Wellmann, avec Richard Widmark, Gregory Peck et Anne Baxter. Alors c'est vrai que Harry Keller n'est pas Wellmann ou Joseph Newman. Mais malgré tout, il sait tourner son film qui a beaucoup de qualités. Tout d'abord il s'appuie sur un scénario intéressant de R. Wright Campbell, et des dialogues parfaitement écrits. Les extérieurs sont parfaitement filmés, ainsi que l'arrivée dans la ville abandonnée. On note que le film au début n'a pas de temps mort, et on rentre tout de suite dans l'action, pour se poser pendant 1 heure dans un huis clos oppressant. Le casting s'appuie sur Fred MacMurray, Dorothy Malone, mais d'autres seconds rôles formidables, comme John Larch, extraordinaire en brute épaisse incontrôlable ou John Gavin et Sidney Chaplin.

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Mr Bertrand Tavernier reproche un peu dans les bonus de l'édition Sidonis que le réalisateur n'ait pas cherché à exploiter un peu plus le sex-appeal de Dorothy Malone. On ne peut que le rejoindre dans cette critique. Par contre si il est vrai que les scènes nocturnes avec les indiens n'apportent pas grand chose à l'histoire, elles expliquent la psychologie d'un des personnages, et sont très bien filmées, même si elles sentent un peu trop le studio. Autre bon point du film, le personnage du métisse indien, perdu entre la civilisation occidentale et ses origines est d'ailleurs particulièrement troublant et nous renvoie aux propres peurs de nos sociétés schizophrènes. Par delà, le western de série de l'Universal de cette époque, "Quantez" est donc un film tout à fait recommandable mais aussi très actuel dans son propos.

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Ci-dessus : au premier plan Fred MacMurray

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Ci-dessus : John Gavin, Dorothy Malone, & Fred MacMurray

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Ci-dessus : Fred MacMurray & John Gavin

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Ci-dessus : Fred MacMurray & Dorothy Malone

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Ci-dessus : John Larch

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Disponible chez Sidonis en DVD zone 2 VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

19/11/2013

La légion des damnés / The Texas Rangers - 1936

"The Texas Rangers" est un petit western de King Vidor, tourné par ce dernier en 1936. Il n'y a rien de vraiment mauvais dans ce western. C'est plutôt bien filmé, plutôt bien joué. Le casting n'est pas trop mauvais. Mais il n'y a rien d'excellent non plus. Le choix de Fred MacMurray pour jouer Jim Hawkins, le bandit qui devient Texas Ranger, peut faire douter. En effet, on a été plus habitué à voir Fred McMurray dans des comédies élégantes, avec Carole Lombard, plutôt qu'à cheval dans un western. Sinon Jack Oakie apporte un peu de fraîcheur à l'ensemble. Et Jean Parker n'a pas un rôle inoubliable ici. Enfin en terme, de casting, c'est peut être Llyod Nolan qui a le rôle le plus intéressant, et le plus crédible, en desperado irrécupérable, prêt à tout pour arriver à ses fins.

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Néanmoins, comme je l'ai écrit, c'est plutôt bien filmé, sans temps mort et donc on ne s'ennuie pas et les personnages sont attachants. Le film bénéficie d'une bonne version française d'époque. On aurait donc tort de se priver de ce petit western, qui s'il ne révolutionne pas le genre, reste un bon divertissement. Mais évidemment, on a vu King Vidor beaucoup plus inspiré. On ne reviendra pas là dessus. Donc pour résumer, "la légion des damnés" est un film sympathique, mais tout à fait mineur dans la filmographie de Vidor.

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Ci-dessus : Llyod Nolan et Fred McMurray

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Ci-dessus : Fred McMurray et Jean Parker

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Ci-dessus : King Vidor, Jack Oakie, et Fred McMurray sur le tournage

 

Disponible en DVD zone 2, chez Universal VF et VO sous-titrée

 

Note : 6  / 10

08/09/2013

Assurance sur la mort / Double Indemnity - 1944

 "Assurance sur la mort" ou en anglais "double indemnity" est un film de Billy Wilder adapté du roman éponyme de James M Cain. Ce film reste peut être comme le plus célèbre "film noir" classique. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de présenter Billy Wilder, qui est un des plus célèbres réalisateurs de la période faste d'Hollywood. Wilder était évidemment un génie touche à tout, qui brilla autant dans les comédies comme "Sept ans de réflexion" (1955),  "certains l'aiment chaud" (1959), "la garçonnière" (1960), mais aussi dans les films noirs comme donc "Assurance sur la mort" (1944), pour atteindre un espèce de sommet cinématographique avec "Boulevard du Crépuscule" (1950). D'ailleurs,l n'y a rien d'étonnant que les cahiers du cinéma ait choisi pour leur première couverture de mettre à l'affiche "Boulevard du Crépuscule". On a donc comme réalisateur, un petit génie et un casting très alléchant avec Fred MacMurray, Barbara Stanwyck et Edward G Robinson. On ajoute que le scénario a été rédigé par Wilder et Raymond Chandler, l'écrivain mondialement célèbre et reconnu dans l'écriture de romans policiers dans les années 40. La collaboration entre Chandler et Wilder sur le film, fut fructueuse, mais aussi difficile. En effet, Wilder avait commencé sa carrière comme scénariste et ne s'en laissait pas compter. On sait d'ailleurs que Wilder se mit à la réalisation car il était frustré de voir son travail de scénariste par des réalisateurs qu'il n'estimait pas. Ainsi, il me semble que par "la porte d'or" scénarisé par Wilder est totalement déséquilibré dans sa construction, et montre à l'écran, le résultat de la défaite de Wilder pour modifier un scénario que le réalisateur a rendu bancal. Ici sur "Assurance sur la mort", Wilder a aimé le travail de Chandler sur le film, mais il reconnaît dans ses Entretiens avec Michel Ciment que cette collaboration fut assez difficile. Dans ses lettres, Raymond Chandler écrit : «Ce travail avec Billy Wilder a été atroce et aura sans doute abrégé ma vie».

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 Pour revenir à "Assurance sur la mort", on a donc un casting 4 étoiles, un génie à la réalisation, et un autre génie à l'écriture. Le film était donc parti sous les meilleurs auspices. A cela on rajoute un autre très grand artiste : Miklós Rózsa, pour la musique. Que demander de plus ? Et le résultat à l'écran est particulièrement réussi. Le film respecte tous les codes du film noir, mais avec quelques particularités. Ainsi, il y a tout le long la voix du personnage principal qui finalement raconte l'histoire dans des "flashbacks" successifs. Cela aurait pu alourdir le film, mais il n'en est rien. Cela donne un côté un peu littéraire et presque intellectuel à un film qui ne l'est pas.

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Ci-dessus : Fred McMurray et Barbara Stanwyck

On sent que Wilder a voulu enlever tout côté glamour au film et donner à Stanwyck une image qui va au delà de la femme fatale. En effet, il en fait un être quasiment maléfique, que le héros suivra les yeux fermés jusqu'à l'ultime fin où il ne la suivra plus, mais où peut être il aurait du le faire. On ne le saura jamais. Wilder et Chandler excelle à donner d'ailleurs de multiples fausses pistes au spectateur. Ainsi, je me suis demandé quand Edward G Robinson a su qui était réellement le meurtrier. Son jeu est parfait, car on a toujours l'impression qu'il a un coup d'avance et qu'il sait. Cela donne un ton très particulier à l'ensemble de l'oeuvre. Wilder a décidé également de changer un peu le roman original, autant pour des raisons cinématographiques, que pour des raisons de censure. Ainsi, on ajouta des éléments de suspens.

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Cj-dessus : Barbara Stanwyck et Fred McMurray

George Raft avait été pressenti, mais il refusa de jouer un meurtrier. Enfin Wilder transforma Barbara Stanwyck, faisant d'elle une blonde vénéneuse. Mais dans "Assurance sur la mort" ce n'est pas seulement un bon casting, un bon compositeur, et un bon réalisateur, c'est aussi une consécration de l'esthétique du film noir. Ainsi Wilder comme sur d'autres films bénéficient d'une superbe photographie en la personne de John F Seitz, qui sera 7 fois nominés aux Oscars de la meilleure photographie. Ainsi, sans vouloir trop pousser cette étude, regardez l'image ci-dessous. Ne peut on penser que Fred McMurray cache derrière la porte un lourd secret ? la porte n'est elle pas ici le symbole d'un secret que l'autre personne que l'on ne voit pas ici sur la photo, ne doit absolument pas savoir ? Et dans la photo ci-dessous, on remarque l'étrangeté d'une situation exceptionnelle dans un supermarché quelconque de l'époque. Il y a donc une opposition entre ce lieu public commun et la situation que vivent les deux protagonistes.

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Je ne peux finir sans dire un mot sur la très belle musique de Miklos Rosza, qui ici évoque sans aucun doute possible, l'inexorable destin, et peut être la peine qui attend les futurs assassins, et la lutte désespérée de l'Homme pour échapper à cette peine. Le film atteint alors son sommet lors de la scène proche du "Hollywood Bowl" où Rosza a l'idée prodigieuse de réunir sa musique à la musique de Beethoven (la 7ème symphonie je suppose). Cette scène est sans aucun doute le sommet musical du film et un des tournants du scénario. Vous l'aurez compris, "Assurance sur la mort" est un chef-d'oeuvre du film noir. On notera enfin que Wilder n'était pas satisfait de la fin et tourna donc une fin alternative, enfin MacMurray devait jouer en 1960 dans un autre film de Wilder : "la garçonnière" (1960). Une version de "Assurance sur la mort" a été sortie en Bluray chez Kino, sans sous-titres ni version française. On ne peut donc qu'espérer que les éditeurs en France, se décident à faire un effort pour sortir ce film en Bluray dans nos contrées. Il le mérite largement,

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Ci-dessus : Fred McMurray et Edward G Robinson

Film disponible en DVD zone 2 chez Carlotta.

La musique de Miklos Rozsa :

 

Reportage présentant le film :

Note : 9 / 10

21/06/2013

La fille du bois maudit / The Trail of the Lonesome pine - 1936

"La fille du bois maudit" est le le premier film en couleur de la Paramount. C'était donc un peu un évènement pour l'époque que la sortie d'un film en couleur. Ici le procédé utilisé est un Technicolor Trichrome. La RKo avait déjà sorti l'année précédente "Becky Sharp" en utilisant également ce procédé. Mais pour 1936 la couleur était encore exceptionnelle et réservé aux plus grans films. Ainsi, le cinéphile français se souvient que l'utilisation de la couleur sera utilisée dens quelques productions à gros budgets des années 30, comme "Autant en Emporte le vent" (1939) ou encore "les aventures de Robin des Bois" (1938). Ce qui marque le plus dans "la fille du bois maudit" c'est donc bien la couleur et l'esthétique de l'ensemble de l'oeuvre. Comme le noir & blanc a pu mettre en valeur des acteurs ou des oeuvres, ici la couleur magnifie autant les personnages que la nature et certaines scènes sont assez impressionnantes avec une couleur qui donne au film un aspect étrange et presque surnaturel aux acteurs et à la forêt. C'est donc bien l'esthétique de l'oeuvre qui fascine aujourd'hui : Forêts de pins, et acteurs sont magnifiés.

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Malheureusement la réalisation de Hathaway et la superbe photographie de W. Howard Greene, Robert C. Bruce ne sont pas réellement mis en valeur dans un scénario qui traine en longueur et qui si il réserve des rebondissements, au final ne passionne guère. Mais en plus d'un casting alléchant, qui comprend Henry Fonda, Fred MacMurray et Sylvia Sidney, le film a pour lui de dénoncer la barbarie à visage uniquement humain, tout en tentant de magnifier un amour de la terre et de la nature qui nous ramènent à une poésie originelle, poésie d'un homme vivant en symbiose avec la nature, libéré de la civilisation et mourrant au soleil couchant le coeur heureux, sous l'arbre témoin, de ses rêves d'enfant, de ses espoirs d'adolescent, et de ses réalisations et de ses passions d'adulte. "La fille du bois maudit" est donc une oeuvre qui est différente des productions hollywoodiennes de l'époque, autant par son esthétique, que par un sujet finalement peu abordé.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

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Ci-dessus : Fred MacMurray et Sylvia Sidney

Disponible chez Universal sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés

Note : 6,5 / 10

17/12/2012

Jeux de mains / Hands Across the Table - 1935

"Hands Across the Table" a été tourné par Mitchell Leisen à la Paramount. Ce film est le premier de toute une série de films tournés par le duo Carole Lombard/ Fred Mac Murray : "The Princess Comes Across" (1936),  "Swing High, Swing Low "(1937), et "True Confession "(1937). Dans "Hands Across the Table", il n'est question que de l'amour qui rend aveugle.  Le film commence par une courte scène de la vie quotidienne dans le métro la matin où on retrouve Carole Lombard et sa collègue de bureau s'extirper à grande peine d'un métro bondé. Cette scène rappelle vaguement une scène d'un ancien film de Gloria Swanson : "Manhandled". Mais la scène était beaucoup plus longue et construite dans "Manhandled". Là il n'est question que d'un rapide clin d'oeil à la follie du métro. Enfin nos 2 femmes arrivent à leur travail, un institut de beauté qu'elles utilisent comme pièce à garçons si possibles riches et beaux évidemment.

 

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Carole Lombard (Regi Allen) va se lier d'amitié avec Ralph Bellamy (Allen Macklyn), puis vouloir séduire toujours via l'entremise de son emploi de manucure le jeune et richissime Fred Mac Murray. Malheureusement, ce dernier se trouvera être un espèce de gigolo sans le sou. Mais finalement si individualistes l'un et l'autre, arriveront ils à se parler, et surtout à savoir qu'ils peuvent s'aimer ? Le film parcourt le coeur humain et l'incompréhensible impossibilité de communiquer à l'autre ses sentiments tellement propre à l'Homme. Mais sait on exprimer ce que l'on ressent si miraculeusement on ressent quelque chose pour l'autre ? Les thèmes du film sont donc beaucoup plus intéressants que la simple comédie initialement proposée. Malheureusement le film ne fait que survoler tous ces thèmes et ne bascule jamais dans le mélodrame, mais reste une comédie légère avec quelques moments sérieux. On ressort donc un peu désabusé devant le jeu d'un Fred Mac Murray qui peine ici parfois quelque peu à convaincre. Mais pour le jeune acteur qu'il était, on ressent déjà beaucoup de talents dans de nombreuses scènes. Les scènes de comédie au restaurant ou devant le téléphone avec l'appel venant des Bermudes sont très bonnes. Cette dernière restant très marquante, le réalisateur continua de tourner car les 2 acteurs continuaient de rire de bon coeur, la prise finie. Mais c'est bien en pince sans rire réprobateur que Mac Murray atteind le summum de son art, dans lequel il prospérera une bonne partie de sa carrière.

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En résumé, une comédie légère et facile qui survole son sujet et ne laisse pas un souvenir indélébile, mais dont la vision distrait et laisse entrevoir dans de rares moments la face sombre de l'autre film qu'elle aurait pu être.

 

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Extrait de la fameuse scène du télépone (Partie 5 à 5mn 23)

 

 

Disponible sur le coffret DVD Carole Lombard Zone 1 avec sous titrage français (image acceptable pour un film de 1935)


NOTE : 6,5 / 10

12/11/2012

Ouragan sur le Caine / The Caine Mutiny - 1954

"Ouragan sur le Caine" est un film d'Edward Dmytryk sorti en 1954. Le scénario du film tourne autour de la vie de marins sur le vaisseau "Caine" pendant la seconde guerre mondiale et montre les problèmes issus du changement du Capitaine. Ecrire sur la vie en mer, même en temps de guerre n'est pas spécialement facile. La vie en mer, doit faire normalement renoncer au glamour hollywoodien et comporte de longs voyages souvent monotones. Ceci étant dit, le scénariste a pu passer assez facilement ces écueils en prenant la vieille méthode de construction hollywoodienne d'un scénario : c'est à dire adapter un roman. On a donc avec ce film l'adaptation d'un roman de Herman Wouk, Prix Pulitzer de la fiction en 1952. Le scénario est donc construit de façon intelligente et les différentes personnalités des marins et officiers vont se révéler bien différentes de ce que l'on croit qu'elles sont au début, et la vie à terre permettra d'insérer la romance et le glamour si chères pour le Hollywood des années 50 et qui manquent tant à notre époque. Mais il ne faut pas s'y tromper. "Ouragan sur le Caine" est un film d'hommes, sur la marine en temps de guerre. La romance n'apporte rien au scénario sinon un divertissement au spectateur. On notera que le titre français laisse planer un doute que le titre américain de l'oeuvre littéraire ne laisse pas planer.

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Le film bénéficie d'un casting 4 étoiles avec en tête Humphrey Bogart, dans un rôle à sa mesure. Les monologues de Bogart sont d'ailleurs réellement sidérants jusqu'à l'ultime surprise finale et transforment les émotions du spectateur entre le malaise et le plaisir de voir un tel acteur, occuper à lui seul l'écran et arriver à hypnotiser la caméra par son seul jeu. José Ferrer, et Fred MacMurray quant à eux, sont également parfaits dans leurs rôles de subordonnés, plongés dans le doute et l'incertitude des ordres d'un nouveau commandant. On notera aussi la présence de Lee Marvin dans un petit rôle. Comme souvent à Hollywood, chaque personnage révèlera à la fin du film ce qu'il est réellement.

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Ci-dessus Humphrey Bogart :

Ce film est également très intéressant car il laisse planer le doute, non pas sur la personnalité du Commandant joué par Bogart mais sur la valeur de ses actes en temps de guerre. Et le spectateur peut ainsi se faire lui même son propre avis et avoir une autre interprétation du scénario.

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Ci-dessus Van Johnson et Fred MacMurray :

Pour finir je dirais quelques mots, comme d'habitude sur la très belle musique de Max Steiner qui composa une marche militaire uniquement pour ce film, marche qui est présente à l'ouverture du titre. La marche est martiale tout en étant parfois un peu humoristique dans ses accents afin de décrire au mieux un navire à la dérive. Comme vous pouvez vous en doutez, le film ne plaisait pas beaucoup à la Navy qui exigea d'ailleurs quelques modifications afin de donner sa coopération aux équipes techniques: coopération qui était indispensable pour le tournage.

 

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Extrait de la musique de Max Steiner (marche du titre) :

 

 

 

NOTE : 8 / 10