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23/03/2015

Tous en scène / The Band Wagon - 1953

Il y a des films incontournables et qui font partie intégrante de l'histoire du cinéma hollywoodien. Ainsi, "Tous en scène" est un de ses films. Car, "Tous en scène" est un des plus grands films de la MGM, mais aussi une des plus grandes comédies musicales. En effet, et si son scénario est classique, avec cette histoire de troupes qui montent un spectacle, ses numéros musicaux sont d'exception. Le film est bien aidé par le compositeur Arthur Schwartz, le réalisateur Vincente Minnelli, et par le producteur de la MGM, spécialisé dans les comédies musicales, Arthur Freed. Dans "tous en scène", le Technicolor est flamboyant, les couleurs explosent littéralement sur l'écran. Ainsi, c'est un plaisir infini pour les yeux dans la plupart des scènes, les décors ont également cette classe absolue, si caractéristique de la MGM du début des années 50. Le casting est très bon, avec un Fred Astaire vieillissant, mais toujours excellent danseur, Cyd Charisse dans son premier grand rôle de comédie, Oscar Levant que l'on a vu dans "un américain à Paris" (1951). La distribution est complétée par Jack Buchanan, Nanette Fabray, et James Mitchell. "Tous en scène" multiplie les scènes de danse dans des lieux publics, avec une dans une gare, une autre sur un boulevard de New-York, ou encore une autre à Central Park. La vie semble devoir se confondre avec l'univers de la comédie musicale, en faisant une réalité à l'écran, le monde devenant une scène, comme nous le verrons plus tard. Et lorsqu'on sait qu'au moment du tournage, le réalisateur Vincente Minnelli était en train de divorcer de sa femme, Judy Garland, ou que la femme de Fred Astaire était en train de mourir d'un cancer. On est surpris de voir que rien de tout cela, ne transparaît pas une seule seconde.

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Mais "tous en scène", n'est pas seulement une comédie musicale, comme la MGM, savait en faire comme personne à l'époque à Hollywood. C'est aussi, un formidable manifeste publicitaire, pour la MGM et pour le cinéma américain tout entier, de ce début des années 50. Ainsi, le numéro, "That's entertainment !" (ça c'est du spectacle !), nous dit que le monde du cinéma, et du théâtre, ne peuvent vivre sans des histoires qui passionneront le public. Le conseil est très avisé, et Hollywood ferait bien de s'en inspirer plus souvent aujourd'hui. Cette chanson, "That's entertainment !" deviendra en quelque sorte, l'hymne de la MGM et fait revenir tous ceux qui l'entendent à cette jeunesse bénie et innocente du cinéma américain, où les couleurs explosait sur l'écran, où le cowboy partait avec sa belle au soleil couchant, et où le divertissement du public, était le seul credo de l'époque. Ce n'est donc pas un hasard, si en 1974, la MGM revisitant l'histoire de ses comédies musicales, reprend en titre de ses documentaire, et comme musique d'accompagnement, "That's entertainment !". Oui c'était du spectacle, et sans aucun doute, le plus beau spectacle, créé par les Dieux d'Hollywood pour distraire ses fidèles spectateurs. La devise de la MGM était "Ars Gratia Artis"  (l'art pour l'amour de l'art). J'ajouterai, "Quis Superabit", ou en français, qui fera mieux ?

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Extrait :

 

That's entertainment ! :

Disponible dans une belle édition Bluray, en VF (anecdocitque) et surtout VO sous-titrée français, avec de nombreux bonus, dont un reportage de 37 minutes expliquant le tournage du film.

Note : 9 / 10

14/02/2015

Entrons dans la danse / The Barkleys of Broadway - 1949

"Entrons dans la danse" c'est un peu le retour vers le futur, du film musical, nous proposant en 1949, soit 10 après leur séparation, le retour du plus célèbre couple dansant de la RKO : Fred Astaire & Ginger Rogers. Le dernier film du couple Astaire/Rogers était donc dix ans plutôt, "la grande farandole", qui racontait déjà l'histoire d'un couple de danseurs : Irene et Vernon Castle. Ici, le ton est à la comédie, et on revoit avec plaisir le couple Astaire/Rogers. Mais la reprise n'est pas totalement la même que celle qui a fait tant et tant de succès du couple à la RKO. Ainsi, dans "Entrons dans la danse", le couple Astaire/Rogers est marié et dès le départ le film n'est donc pas dans le même ton que les succès RKO. La lutte entre les deux personnages principaux est donc toujours à fleurets mouchetés. "Entrons dans la danse" vient juste après le succès de "Parade de printemps", qui réunissait Fred Astaire et Judy Garland. La MGM imaginait donc une suite avec Judy Garland. Mais l'épuisement de Garland ne lui permit pas de jouer ni dans "entrons dans la danse", ni dans "mariage royal". C'est donc Ginger Rogers qui reprit le flambeau pour "entrons dans la danse". Dans ce dixième et dernier film du célèbre couple, on s'amuse donc à les voir se chamailler parfois un peu lourdemement, mais surtout à les voir danser, même si les dix ans passés, sont plus visibles sur Ginger Rogers que sur son partenaire du moment. Le sommet du film, reste quand même le numéro de danse de "They Can't Take That Away From Me", hymne d'amour de Fred Astaire à Ginger Rogers, et reprise de "l'entreprenant Mr Petrov" (1937). Mais le film vaut également pour pas mal d'autres numéros, comme Astaire dansant seul avec des chaussures ou le numéro de claquettes du début avec Ginger. En résumé, "entrons dans la danse" célèbre le duo, tout en nous renvoyant l'image d'iconique fraîcheur, de passion et de folie des premiers films RKO.

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Fred Astaire dansant avec des chaussures

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

"They Can't Take That Away From Me" :

Disponible en DVD en VF et VO sous-titrée. A noter une qualité d'image moyenne, qui s'améliore plus le film avance.

Note : 6,5 / 10

13/12/2014

Trois petits mots / Three Little Words - 1950

Les années 30, 40, et 50, à Hollywood, ce sont les années des comédies musicales. Dans les années 30, la Warner était en tête pour ses comédies musicales sociales, inspirées du quotidien et de la difficulté de vie des Américains pendant la crise économique, suivi par la RKO et le duo Fred Astaire / Ginger Rogers. Dans les années 40, la Twentieth Century Fox devait prendre le relais dans les années 40, poursuivi par la MGM. Les années 50, devaient rester l'âge d'or de la comédie musicale en couleur. D'ailleurs peut être aucun studio n'a jamais fait autant pour la comédie musicale américaine que la MGM. C'est encore le cas ici pour "Trois petits mots" tourné en Technicolor par Richard Thorpe. Richard Thorpe c'est évidemment le réalisateur des films de chevalerie avec Robert Taylor. On peut citer "Ivahnoé" (1952), "les chevaliers de la table ronde" (1953), et " les aventures de Quentin Durward" (1955). Mais Thorpe a touché à tous les genres, films noirs, comédies, westerns et donc la comédie musicale avec ce film "trois petits mots". Son oeuvre classique et souvent flamboyante, est malheureusement sous-estimée. Ces films d'aventure restent néanmoins encore aujourd'hui des classiques du genre.

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Pour revenir, à "trois petits mots", le film nous raconte l'histoire du danseur, prestidigitateur Bert Kalmar, et de son associé pianiste compositeur Harry Ruby. Les protagonistes ont réellement existé, et le film suit relativement bien, le cours de leurs biographies respectives. On sent bien néanmoins que le film, et l'histoire n'est que prétexte pour introduire des numéros musicaux, assez originaux et sympathiques, mais qui n'atteignent jamais le niveau de comédies plus célèbres de la MGM, tournées par exemple par Stanley Donen. Le casting comprend outre Fred Astaire, Vera Ellen, Arlene Dahl et Gloria DeHaven. On notera que cette dernière, reprend une chanson chantée par sa mère Carter DeHaven. On remarque aussi, une première apparition de la jeune Debbie Reynolds, qui lui vaut un contrat à la MGM, et deux jours de tournage, rémunérés 350 $ chacun, comme elle l'écrit dans son autobiographie. Pour la circonstance Debbie Reynolds était doublée par l'interprète originale de la chanson, I Wanna Be Loved By You reprise bien plus tard par Marilyn Monroe, Helen Kane.

 

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Ci-dessus : Fred Astaire & Vera Allen

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Ci-dessus : Vera Allen

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Ci-dessus : Arlene Dahl, Red Skelton, Fred Astaire, & Vera Allen

Extrait :

 

La bande-annonce :

 Note : 7,5 / 10

11/01/2014

Amanda / Carefree - 1938

J'ai découvert Fred Astaire à l'adolescence. J'avais vu "Top Hat" (1935) et "Swing Time" (1936), ou encore "Shall we dance", mais jamais "Amanda". C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que tout jeune j'avais été bluffé par l'harmonie et la grâce du duo, et aussi par la classe de Fred Astaire. Chacun de ces deux films étaient pour moi de petite merveille, qui rendait le monde plus beau et le spectateur. J'ai appris bien plus tard que Ginger Rogers avait fait d'autres films avec Fred Astaire et que même elle devait avoir une seconde carrière d'artiste de comédie non musicale. Un jour peut être que le couple Fred Astaire / Ginger Rogers a autant fait pour la comédie musicale hollywoodienne. que John Ford pour le western. C'est d'autant plus vrai que lorsqu'on interrogea Stanley Donen sur ce qui avait été son inspiration, sur ce qui lui avait donné envie de se lancer dans le cinéma, il répondit lors de son passage à Paris : Fred Astaire ! En effet, c'est avec ces comédies musicales que l'enfant Stanley Donen découvrit la grâce et la beauté et avec Gene Kelly 15 ans plus tard, il réalisait en tant que réalisateur, son rêve d'enfant dans de nombreuses comédies musicales dont la plus célèbre évidemment : "chantons sous la pluie" (1952).

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"Amanda" intervient dans la carrière de Fred Astaire, après "demoiselle en détresse" (1937) qui avait été tourné avec Joan Fontaine. Le film était très faible que ce soit au niveau du scénario ou des scènes de danse. En effet, Joan Fontaine n'a jamais été une danseuse. Elle semblait donc totalement perdu face à Fred Astaire et la comparaison avec Ginger Rogers était terriblement destructrice pour Joan Fontaine. Après cet échec, les producteurs de la RKO se décidait à reformer le couple légendaire, dans "Amanda". Malheureusement si la comédie est sympathique, on atteint pas les sommets des précédents et pour cause: les seconds rôles habituels de Fred ne sont plus présents.  ni Edward Edward Everett Horton, ni Erik Rhodes, ni Eric Blore. On retrouve malgré tout, deux bons seconds rôles en la personne de Ralph Bellamy, et Jack Carson. L'un et l'autre feront une belle carrière hollywoodienne.

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Ci-dessus : Jack Carson, Ralph Bellamy et Fred Astaire

Si la magie opère donc moins dans la partie comédie, elle reste extraordinaire dans les scènes de danse que l'on aurait aimé encore plus nombreuses. La musique est d'Irving Berlin et est évidemment encore une fois merveilleuse. On peut se lasser de l'aspect comédie de ces films, et affirmer qu'on est loin du meilleur film du duo. Mais jamais la beauté et l'harmonie du couple Rogers / Astaire, ne pourra nous laisser de marbre. Indéniablement ces deux grands artistes auront marqué l'histoire du cinéma et des générations de spectateurs. Ginger Rogers et Fred Astaire tourneront un dernier film pour la RKO, "la grande farandole" (1939), avant de se retrouver à la MGM, 10 ans plus tard dans "entrons dans le danse" (1949).

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Extrait d'un des plus beaux numéros du film :

Film disponible aux Editions Montparnasse en VO sous-titrée (à noter que le film possède quelques saccades assez mal venues).

Note : 6 / 10

01/11/2013

La grande farandole / The Story of Vernon and Irene Castle - 1939

La RKO avait acheté les droits des mémoires d'Irene Castle en 1936 et le film fut mis en chantier en 1938. C'est le dernier film du couple Fred Astaire / Ginger Rogers à la RKO. Ce couple légendaire se retrouvera une ultime fois, mais cette fois-ci à la MGM, 6 ans plus tard, pour "entrons dans la danse' (1949). Dans "la grande farandole", Fred et Ginger jouent respectivement, Vernon et Irene Castle, couple de danseurs, immensément célèbre en 1915. Fred Astaire n'hésite pas d'ailleurs à évoquer son influence : "Ils eurent une influence extrême sur notre carrière, non que nous les ayons complètement imités, mais nous nous  sommes appropriés quelques uns de leurs pas et inspirés de leur style pour nos propres numéros."

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Le film souffre néanmoins de nombreux défauts. Ainsi, on ne bénéficie pas de l'humour des éternels seconds rôles qui tournaient habituellement autour du couple dans leurs précédents films. Mais surtout on sent bien que l'on est devant une biographie filmée de danseurs de salons. Donc tout semble désespérément plat, même la chorégraphie réglée au millimètre, sent l'hagiographie. Alors heureusement, il y a le professionnalisme sans faille de Fred et Ginger. Il n'en reste pas moins que le film est de très loin le plus poussif de la série des 9 films produits avec la RKO. La terrible fin tragique, obscurcit encore un film qui n'en avait pas besoin. On retiendra principalement l'ultime valse avec Ginger et le pot pourri dansant dans les étoiles, et sur la carte des USA, qui sont visuellement très intéressants. Pour le reste, c'est très moyen. Donc, comme son titre ne l'indique pas, "la grande farandole" est donc une comédie musicale un peu triste, à la chorégraphie malheureusement bridée. A voir pour se convaincre du professionnalisme sans limites des deux stars du film.

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Court extrait :

 

Note : 5,5 / 10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

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Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

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Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

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Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

02/04/2013

Le danseur du dessus / Top Hat - 1935

"Le danseur du dessus" ou en anglais "Top Hat" a été tourné en 1935 par Mark Sandrich. C'est bien évidemment une production RKO comme toute la série de films tournés par le couple Ginger Rogers / Fred Astaire et le quatrième film du duo. Le titre anglais fait référence au haut de forme (top hat) de la classe sociale aisée américaine des années 30. Ainsi, le film se démarque des comédies musicales à l'aspect sociale comme "Chercheuses d'or de 1935" tournée la même année par la Warner. Ici la crise n'apparaît nulle part et à ne voir que ce film, on penserait que rien a changé en 1935 pour les plus aisés aux USA et que de toute façon rien ne changera jamais. C'est bien évidemment le défaut, mais aussi la grande force de "Top Hat" qui s'appuie sur d'irréels décors "Art Deco" tout en blanc. En effet, cette impression inaliénabilité fait de "Top Hat" un rêve éveillé ou les seules choses importantes sont les robes que portent Ginger, le noeud papillon avec le smoking, et bien évidemment l'amour. Ainsi, cet univers en dehors de toute réalité est composé de fabuleux décors : suites grandioses, mais aussi de la reconstruction d'un Venise en art deco tout en blanc qui accentue l'incroyable rêverie d'un conte de fée presque intemporel. Dans "Top Hat" les jours heureux n'ont pas besoin de revenir, car ils ont toujours été là et le seront toujours. Ainsi, l'activité professionelle des protagonistes passe toujours au second plan, sauf peut être pour Fred Astaire qui est là encore un danseur professionnel. Mais même pour lui, le spectacle devra se plier à sa vie privée.

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Le scénario fut d'abord écrit par Dwight Taylor. Mais Fred Astaire eut une réaction négative à sa lecture, trouvant le scénario trop proche de "The Gay Divorcee" tourné un an plus tôt. Le réalisateur Mark Sandrich se décida donc à engager Allan Scott pour réécrire le scénario. Le scénario devait donc être assez vaudevillesque et réserver son lot de quiproquos et de rebondissements en série. Le bureau de la censure (Hays) quant à lui, demanda des modifications mineures. Une de ces modifications est assez amusante pour être citée. En effet, dans le film, le personnage de Beddini disait : "Pour la femme le baiser, pour l'homme l'épée". La phrase originale avant censure était :"Pour l'homme l'épée, pour la femme le fouet". Le personnage de Beddini me permet d'introduire donc le reste du casting qui comprend la même équipe que sur "la joyeuse divorcée" avec donc Erik Rhodes en Beddini, mais aussi le désopilant Edward Everett Horton et son valet Eric Blore, et enfin Helen Broderick.

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"Top Hat" devait être aussi la première collaboration entre Irving Berlin et Fred Astaire. Irving Berlin et Fred Astaire devaient rester des amis proches et Berlin devait composer encore la musique de 6 films de Fred Astaire. Berlin devait d'ailleurs confirmer que travailler avec Fred Astaire, lui donnait beaucoup de confiance. Enfin il faut en venir maintenant à ce que j'appellerais la bataille des plumes de "Top Hat". En effet, Ginger Rogers avait décidé de mettre en avant sa propre robe, créée par elle pour le numéro de danse "cheek to cheek". Mais toute l'équipe était contre cette idée, que ce soit le réalisateur ou même Fred Astaire. Alors qu'habituellement Fred Astaire était plutôt conciliant concernant les demandes de ses partenaires. Malheureusement il perdit son calme lorsqu'il vit la robe de Ginger. Il devait affirmer : "Jamais de ma vie je n'avais vu autant de plumes !" Ce qui devait arriver, arriva et Ginger fondit en larmes et la mère de cette dernière devait s'emporter verbalement sur Fred Astaire. Une nuit de travail des couturières du studio devait finalement calmer les esprits et la scène pu enfin être tournée.

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Je ne m'étendrais pas trop longtemps sur la belle chorégraphie de Hermes Pan. Mais "Top Hat" est bien au niveau des autres films de Fred et Ginger et dépasse déjà ses illustres prédécesseurs que sont "la joyeuse divorcée" ou "Roberta". Comme pour "la joyeuse divorcée" la chanson "No strings I'm Fancy Free" est introduite par un dialogue. Mais contrairement à "la joyeuse divorcée", Top Hat se décide à s'émanciper totalement de l'influence d'un Busby Berkeley pour cette fois-ci mettre en avant le couple Astaire / Gingers. Top Hat est donc l'exact contraire de la série des "chercheuses d'or", il n'en pas moins une formidable réussite artistique et financière pour la RKO. En effet, "Top Hat" devait être un des films les plus rentables des années 30. En effet, pour un coût de 609 000 $, il devait rapporter 3,202,000 $ à la RKO. C'est totalement mérité pour un des films qui devait faire de Fred et Ginger deux légendes vivantes de la comédie musicale hollywoodienne mais aussi du cinéma. J'avais à peine 14 ans quand Fred Astaire a disparu mais lui et Ginger m'ont toujours accompagné.

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Bande-annonce :

 

Extrait : No strings I'm Fancy Free - Top Hat 1935 

 

Extrait : Isn't this a lovely day -Top Hat 1935

 

Analyse des critiques :

 

Note : 7,5 / 10

08/03/2013

Roberta - 1935

"Roberta" est le troisième film du duo Astaire/Rogers. Le film reprend le succès de ces prédécesseurs en insérant des numéros musicaux ou des chansons pendant tout la durée du métrage. "Roberta" est comme "la joyeuse divorcée" tournée un an plus tôt, une adaptation d'un spectacle de Broadway de 1933, du même nom. Contrairement à "la joyeuse divorcée", le film garde beaucoup de chansons du spectacle original. Le film bénéficie donc en plus du duo Astaire/Rogers, d'une prestigieuse distribution avec la présende de Irene Dunne qui se retrouve en haut de l'affiche ci-dessous et qui vole parfois la vedette à Fred Astaire et Ginger Rogers. On retrouve en plus, Randolph Scott qui semble bien embêter dans un rôle de directeur d'une maison de prêt à porter. Le rôle à contre emploi, lui va assez bien. Et il déjoue à merveille comme le demande le scénario.

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Alors bien sûr, il y a quelques incohérences dans le scénario, le portier est un prince russe, la vendeuse une princesse et Ginger Rogers une pseudo comtesse, et le scénario ne va pas toujours au bout de ses idées. Enfin certaines scènes trainent un peu en longueur et n'ont pas beaucoup d'intérêts. On se demande bien qui a eu l'idée de filmer deux fois presque consécutivement, l'endormissement de la vieille dame propriétaire initiale de la maison de prêt à porter. Si ce n'est pour introduire à chaque fois une chanson d'Irène Dunne, ces deux scènes n'ont aucun intérêt.

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Mais heureusement, "Roberta" c'est aussi, l'incroyable numéro de claquettes de "I'll be Hard to Handle" entre Ginger et Fred où les pieds de nos deux danseurs semblent littéralement dotés d'un dialogue expressif comme peut être jamais vu dans l'histoire du cinéma et de la danse. De plus, la fabuleuse chanson "Smoke Gets in Your Eyes", qui sera chantée par Irene Dunne et reprise dans une danse par Fred et Ginger, deviendra d'ailleurs plus tard, la fameuse chanson des Platters "Smoke Gets In Your Eyes / no matter what you are". Dans cette version dansante, le couple Astaire/Rogers atteind une incroyable et miraculeuse perfection et une beauté qui amènent le spectateur dans un état de rêve éveillé. On passe donc globalement un très bon moment et on ressort abasourdi par la performance du duo de vedettes et par le talent de chanteuse d'Irene Dunne.

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ci-dessus : Randolph Scott & Fred Astaire dans "Roberta"

Enfin, je finirai cette note en vous disant que "Roberta" est le seul film du duo Astaire/Rogers qui fera l'objet d'une reprise de la part de la MGM en 1952, sous le nom de "Lovely to Look At" avec Kathryn Grayson et Howard Keel.

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Ci-dessus : Irene Dunne

 

Le duo mythique dans "Smoke Gets in Your Eyes " :

 

 

La version chantée de "Smoke Gets in Your Eyes" par Irenne Dune et celle dansée avec Fred et Ginger :

 

 

Note : 7,5 / 10

 

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02/03/2013

La joyeuse divorcée / The gay divorcee - 1934

On peut dire sans se tromper que si Fred Astaire n'était pas venu à Hollywood en 1933, une grande partie de l'histoire du cinéma américain en aurait été changée. Pourtant en 1933 Fred Astaire n'était pas un nouveau venu dans le milieu du show business et avait déjà derrière lui une importante carrière de danseur à Broadway mais aussi à Londres. Et la comédie musicale n'était pas elle non plus à ses débuts. Elle était née avec les premiers films parlant, et avait ensuite bénéficié de l'aide d'un bon génie en la personne de Busby Berkeley. "La joyeuse divorcée" est une reprise de la dernière comédie musicale du même nom  jouée sur scène 248 fois par Fred Astaire avant son arrivée à Hollywood en 1933. Fred Astaire formait un couple sur scène avec sa soeur Adèle jusqu'à ce que celle-ci se décide de se retirer définitivement pour se marier. Fred Astaire se retrouvait donc au démarrage d'une grande aventure hollywoodienne sans partenaire féminin attitrée. Mais cela ne devait pas durer très longtemps. En effet, sur "Carioca" (1933) Fred et Gingers n'obtenaient pas un grand rôle mais ils devaient voler la vedette aux star du film et taper dans l'oeil des producteurs de la RKO. Concernant Ginger Rogers elle n'était pas une inconnue pour Fred Astaire, en effet elle avait joué avec lui au début de 1930 à Broadway dans la comédie musicale "Girl Crazy". Par contre, la carrière cinématographique de Ginger Rogers avait été jusque là assez chaotique. Et si elle avait obtenu un succès important avec la Warner sur "42ème Rue" ou sur "Chercheuses d'or 1933", les rôles confiés à Ginger Rogers n'étaient que des seconds rôles, parfois proche de la figuration. "La joyeuse divorcée" devait donc donner réellement sa chance au couple de prendre son envol cinématographique et de montrer au monde les talents de danseuse de Ginger Rogers et Fred Astaire. Et donc ironiquement, c'est sur une histoire de divorce que le couple le plus célèbre de l'histoire de la comédie musicale devait réellement naître et se souder.

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 Le film en lui même reprend plusieurs interprètes de la version de Broadway avec donc en premier (vous l'avez compris), Fred Astaire, mais aussi Erik Rhodes et Eric Blore. Erik Rhodes joue Tonetti un italien vantar et précieux, Eric Blore un serveur stupide et pédant. La distribution est complétée par Edward Everett Horton qui sera très souvent présent dans les films de Fred et Ginger. Il introduira dans chacun, une touche de dignité maïs aussi d'humour. Enfin, on retrouve également Alice Brady, que l'on peut revoir dans "Chercheuses d'or de 1935" précédemment commenté sur ce blog. Le film en lui même est particulièrement intéressant à plus d'un titre. En effet, outre de nous montrer à l'écran le merveilleux couple Rogers/Astaire, il nous permet de voir une nouvelle forme de comédie musicale. Ainsi, si les numéros avec des chorus de girls sont toujours bien présents. Ils ne sont plus la raison d'être du film. Là c'est bien le couple qui est mis en avant. Alors bien sûr il y a des grands numéros comme celui du continental qui dure presque 17 minutes, mais là encore on met le couple Ginger Roger/Fred Astaire sur le devant de la scène. Si le film a donc bien subi l'influence du style de Berkeley il a aussi son propre style avec un style ArtDeco tout en blanc, et représente une évolution de la forme de la comédie musicale qui se recentre sur un couple de danseurs et sur des numéros qui apparaissent tout le long du film et non plus seulement à la fin comme avant chez Busby Berkeley. Le film retrouve alors une certaine cohésion et une très forte modernité.

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Ginger Rogers et Fred Astaire dans "la joyeuse divorcée" :

 

Le film lui même raconte l'histoire d'une jeune femme qui veut divorcer d'un mari toujours absent. Elle se décide donc à aller voir un avocat qui lui proposera de mettre en place un flagrant délit d'adultère pour se faire il engage un italien joué par Erik Rhodes. Les quiproquos se multiplieront alors jusqu'au dénouement final. La comédie est excellente et on rit beaucoup devant cet italien qui oublie la phrase "mot de passe" et qui aborde toutes les blondes de l'hotel en disant n'importe quoi. Mais c'est bien évidemment les numéros musicaux qui sont la pière angulaire du film et en particulier le fameux numéro "Night & Day" chanson écrite par Cole Porter et qui commence par quelques mots presque non chantés. Et lorsqu'on voit Ginger et Fred danser dans ce numéro on se rend compte que c'est bien cela la vraie classe et qu'il y a eu une époque bien avant notre naissance où les princes et les princesses existaient vraiment à l'écran. C'est ce que je me disais déjà quand j'avais 14 ans et que je les regardais danser sur le cinéma Super 8 de mon père dans les années 80. Aujourd'hui rien a changé, le temps s'enfuit, les modes passent, mais Ginger et Fred restent éternellement jeunes et comme une image absolue de la beauté et de la grâce pour tous ceux qui savent les aimer.

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Fred Astaire, Ginger Roger et Erik Rhodes (le fameux Tonetti !!!)

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Extrait de Night and Day :

 

Film disponible en dvd zone 2 (éditions Montparnasse).

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Note : 7,5 / 10

03/02/2013

Une demoiselle en détresse / Damsel in distress - 1937

"Demoiselle en détresse", tourné en 1937 et sorti en France en 1938, était la réalisation d'un souhait de Fred Astaire : casser son duo avec Ginger Rogers pour le faire apparaître dans d'autres types de films et avec d'autres artistes. La RKO ne voulant pas tuer la poule aux oeufs d'or que représentait le duo Astaire/Rogers décida de mettre une débutante avec Fred Astaire pour "Demoiselle en détresse" en la personne de Joan Fontaine et élimina d'autres choix qui risquaient de porter de l'ombre à Ginger Rogers (comme Ruby Keleer ou Jessie Matthews). Le but était bien évidemment d'empêcher le public de faire quelques comparaisons avec Ginger Rogers. Ainsi, Joan Fontaine jeune débutante de 20 ans, ne chante pas, ne danse pas et joue uniquement la comédie. Fred Astaire dit d'ailleurs quelques mots de sa partenaire, Joan Fontaine : "Joan n'était pas une danseuse professionnelle, mais elle avait un peu étudié la danse, et on pouvait supposer qu'elle pourrait faire tout ce que nous lui demanderions. Son rôle ne comportait pas beaucoup de passages dansés ... on pensait éviter toute comparaison désagréable en en demandant pas trop à notre vedette." Il y a une scène dansée entre elle et Fred Astaire et tout cela est millimétré. Malheureusement Joan Fontaine fait immanquablement penser à l'autre duo Astaire/Rogers et elle semble bien perdu dans le peu de chorégraphie que le réalisateur George Stevens lui autorise.

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Astaire trouve d'autres partenaires dansant en la personne du duo George Burns & Gracie Allen, mariés à la ville et souvent à l'écran. Gracie Allen jouant une secrétaire particulièrement stupide, mais terriblement drôle. Néanmoins la comédie ne fait pas oublier le légendaire duo Rogers/Astaire et on finit par s'ennuyer, devant un Fred Astaire incapable de trouver un partenaire à sa mesure dans ce film et qui finit par tourner tout seul à vide. Pire, Joan Fontaine semble bien être une demoiselle en détresse chorégraphique. On finit donc par s'ennuyer malgré une belle musique de Gershwin, qui devait subitement mourir à la fin de la production du film.

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Ci-dessus la toute jeune Joan Fontaine et Fred Astaire

Je ne conseillerais donc ce film qu'aux fans inconditionnels de Fred Astaire. Pour les amoureux des comédies musicales de Fred, il y a beaucoup mieux et heureusement. Swing Time (1936) est de cette même période mais à des années lumières au-dessus de ce film. Comme quoi, il n'était pas si facile que ça de quitter Ginger Rogers ! C'est tellement vrai que les deux prochains films de Fred Astaire, après l'échec commercial de "Demoiselle en détresse", devaient être deux films avec Ginger Rogers. Comme quoi on revient toujours à son premier amour, même au cinéma.

 

Extrait du seul numéro de danse entre Fred Astaire et Joan Fontaine :

 

 

La réplique du fillm :

-Je ne sais pas quel jour on est !

-Regarde le journal sur ton bureau.

-Cela ne m'aidera pas. C'est celui d'hier !



NOTE : 4,5 / 10

31/01/2013

Hommage à Fred Astaire et Ginger Rogers

Aujourd'hui un hommage à deux monstres sacrés de la comédie musicale américaine : Ginger Rogers et Fred Astaire. Merci à vous 2 pour vos merveilleux films et numéros de danses et de de chants.

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Ci-dessous Fred et Ginger qui danse sur la chanson "Smoke gets in yours eyes" qui deviendra dans les années 50, le tube innoubliable des Platters.

 

 

22/09/2012

Papa longues jambes / Daddy long legs - 1955

Papa longues jambes est une comédie musicale typique des années 50 avec à l'affiche deux grandes stars : Fred Astaire & Leslie Caron. Le film est inspiré d'une nouvelle de Jean Webster de 1912. Ils assurent à eux deux, une bonne partie des numéros dansant tout le long du film. On remarquera la présence également de Fred Clarck qui donne un peu de relief au niveau de la comédie. On peut retrouver se dernier par exemple dans "Comment épouser un millionnaire" avec Marilyn Monroe.

 

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"Papa longues jambes" raconte l'histoire d'une jeune orpheline (Leslie Caron) qui est pris sous l'aile bienveillante d'un tuteur (Fred Astaire) qui souhaite rester anonyme, mais qui exige une lettre par mois. La jeune orpheline recevant de nombreuses preuves d'affections (études payées, vêtements etc), ne comprend pas pourquoi elle ne reçoit jamais aucune réponse à ses lettres. L'histoire va se compliquer comme le tuteur va découvrir qu'on ne lui a jamais fait suivre les lettres ...

 

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Alors bien sûr si les responsables des ballets Dave Robel. Roland Petit sont à l'affiche, on sent bien que Fred Astaire a mis sa marque sur tout ça et a fait globalement ce qu'il a voulu sur ce film. De plus,  il n'y a aucune volonté d'Hollywood de respecter le roman dont le film est tiré. On est devant un film de distraction pure pour un public avide à l'époque de comédies musicales. Attendre autre chose de ce film serait une erreur et une incompréhension totale de ce que le film a voulu montrer. A noter que le début du film a pour action la France. Le film fait donc parti de tous ces films hollywoodiens qui auront pour cadre la France et très souvent Paris. Ainsi dans cette catégorie vous retrouvez par exemple : Un américain à Paris, la Belle de Moscou etc

 

La musique et les paroles sont de Johnny Mercer qui reste comme l'un des plus grands compositeurs de chansons de cette époque !

 

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On a donc là un film qui célèbre totalement le fameux "way of life" des Américains des années 50. La vie est simple, les chagrins ne sont pas mortels. On ne montre d'ailleurs que les personnes aisées. Le bonheur de vivre irradie l'image. Rien a d'importance, ni la différence d'âges des protagonistes, et seul compte l'amour ! Allez, vous aussi avant de retourner dans la vraie vie, vous reprendriez bien encore un peu de bonheur et de joie de vivre, de beauté et d'innocence ? Non ?

 

Extrait :

 

 

A noter que l'édition Bluray visionnée, est tout à fait correct en terme de rendu d'image.



Note : 7,5 / 10

18/08/2012

Sur les ailes de la dance / Swing Time - 1936

J'aimerais vous présenter aujourd'hui, une comédie musicale en noir et blanc de 1936 : "Swing Time", ou en français "Sur les ailes de la danse".Ce film fait parti du Corpus des 9 films tournés par Fred Astaire et avec Ginger Rogers. Ce couple dominait la comédie musicale hollywoodienne dans les années 30. On trouve à la direction d'acteur comme pour "Chantons sous la pluie" un autre grand réalisateur hollywoodien : George Stevens.

 

Fred Astaire & Ginger Rogers  dans Swing Time :

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Le film présente certains passages amusants entre le jeune fiancé qui loupe l'heure de son mariage, ou les dialogues savoureux avec le chef d'orchestre qui derrière un grand sourire refuse de travailler. Bref les dialogues et les situations sont très bons. Mais c'est bien entendu par les numéros de danse et les chansons que ce film est resté célèbre. Le numéro dans le cours particulier de danse, ou la chanson "fine romance" sont savoureux.

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La scène du cours particulier de danse :

 

Une fine Romance ^^ :

 

On passe donc un très bon moment. Par contre je pense qu'il serait nécessaire d'en faire une bonne restauration Bluray. Faut espérer qu'un jour les éditions Montparnasse décide de passer aux Bluray ...


NOTE : 8,5 / 10