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02/05/2014

Invisible Stripes - 1939

Dans l'histoire du cinéma américain, le film noir genre très apprécié qui commença avec "le faucon maltais" en 1941, a été précédé d'un autre genre, "le film de gangsters". Ce genre était apparu dans les années 30 et il devait disparaître momentanément, au début des années 40. Ainsi, on peut considérer que "High Sierra" en français "la grande évasion" (1941) avec Humphrey Bogart, comme l'un des derniers films de ce genre, qui laisse donc progressivement la place au film noir. "Johnny, roi des gangsters" (1942) avec Robert Taylor n'a déjà plus rien à voir avec les films de gangsters des années 30. L'organisation a été brisée, et si le gangster veut revenir sur le devant de la scène, il doit cacher son activité et surtout sa chute ne sera que plus grande. Mais revenons en 1939. En 1939, Hollywood a produit des films incroyablement populaires et les studios produisent des films à grand spectacle. Ainsi, 1939, c'est l'année "d'autant en emporte le vent", mais aussi de la renaissance du western, avec "la chevauchée fantastique", ou "Jesses James" avec Tyrone Power. Les mélodrames ne sont pas en reste avec par exemple, le fabuleux "victoire sur la nuit" avec Bette Davis. 1939 est une très grande année pour le cinéma américain, et le film de gangsters existe toujours. Ainsi, un des réalisateurs des "aventures de Robin des Bois" (1938) William Keighley, réalise le superbe "à chaque aube je meurs" avec James Cagney et George Raft.  Raoul Walsh réalise toujours en 1939, "les fantastiques années 20" avec James Cagney et Humphrey Bogart, et donc Lloyd Bacon, "invisible stripes". 

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Le titre américain "invisible stripes" est à lui seul très parlant. En effet, il signifie en français, "invisible rayures". Il fait donc référence ici, à l'uniforme à rayures, des prisonniers. On comprend donc que le sujet du film, va être la sortie de prison et le retour à la vie civile d'un condamné. Ici c'est George Raft qui joue le libéré sur parole. Le scénario est assez intelligent pour sortir d'un caractère quelque peu binaire, et donc pour mettre en parallèle la libération de deux condamnés, George Raft donc, mais aussi Humphrey Bogart. Le personnage joué par Raft veut se racheter et trouver sa place dans la société, par contre le personnage joué par Bogart ne veut pas s'intégrer et veut profiter du système et revenir à ses anciennes combines et activités crapuleuses. C'est tout l'intérêt du film, qui va nous montrer le "background" (l'arrière plan personnel et familial) de la vie de George Raft et la difficulté pour un ancien détenu de se réinsérer. Cet arrière plan va permettre de développer des personnages que l'on ne voit pas forcément dans les films de gangsters. Ainsi, un second rôle est donné à Flora Robson qui interprète ici la mère de George Raft et dont le plus grand rôle reste peut être celui de la reine Elizabeth dans "l'aigle des mers" (1940). On découvre aussi dans "invisible stripes", un jeune acteur, au jeu peut être encore un peu plat : William Holden. Pour finir sur le casting, on retrouve également la jeune Jane Bryan que l'on a vu dans d'autres films de gangsters, comme "Kid Galahad" (1937) ou dans "A chaque aube je meurs" cité plus haut.

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Ci-dessus : William Holden, George Raft, et Humphrey Bogart

Le spectateur désire et attend une bonne partie du film, la réunion du duo Bogart et Raft et chaque scène entre les deux acteurs brûlent l'écran. On sent l'entente cinématographique parfaite entre les deux hommes. Et le scénario est assez fort, et remplis de conflits et d'oppositions pour retenir l'attention jusqu'au bout. On peut néanmoins regretter une réalisation un peu conventionnel de Llyod Bacon, la forme n'étant pas toujours au niveau du fond. Mais la photographie, parfois un peu standard, est relevée par une belle musique de Heinz Eric Roemheld. Ce dernier est malheureusement, totalement oublié aujourd'hui, or il a tout de même composé plus de 400 musiques de films dont celle de "la dame de Shangaï" (1947) ! On y reviendra plus tard sur ce blog. Pour en revenir à "Invisible Stripes" c'est donc un bon spectacle qui n'arrive pas à atteindre les sommets du genre, mais qui reste néanmoins un très bon divertissement dans un genre qui va quelques années plus tard entamer sa mutation et donner naissance à un nouveau genre : le film noir.

 

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Ci-dessus : Flora Robson et George Raft

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Ci-dessus : George Raft et William Holden

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Ci-dessus : George Raft & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Jane Bryan

Extrait :

 

Film disponible dans la collection "Warner Gangsters collection Vol 4" en import Zone 1 mais compatible zone 2, uniquement en VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

23/02/2014

Les 55 Jours de Pékin / 55 Days at Peking - 1963

Récemment sorti en Bluray Collector par Filmédia, Hollywood classique est fier de vous présenter "les 55 jours de Pékin", super production de Samuel Bronston et dernier film de Nicholas Ray. Je ne vais pas refaire le making-off que vous pouvez retrouver sur le Bluray ou dans un court résumé, dans la vidéo de présentation ci-dessous. Néanmoins je veux quand même insister sur la beauté de cette édition qui restitue le génie de Ray dans ses moindres couleurs. En effet, la définition et les couleurs sont formidables. Le film semble littéralement avoir été tourné hier. Et c'est un plaisir de redécouvrir cette oeuvre dans de telles conditions de restauration. Je ne sais pas où Filmédia déniche ses masters, mais ils sont d'une étonnante jeunesse. Ainsi après la sortie de leur incroyable master de "A l'abordage !" avec Errol Flynn, "les 55 jours de Pékin" est encore un coup de maître pour cette firme. On peut d'ailleurs se rendre compte de l'énorme travail de restauration, avec sur les bonus un comparatif en images, entre l'ancienne version et la version restaurée qui nous est présentée.

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Pour revenir au film lui même, il regroupe quelques unes des plus grandes stars internationales de l'époque. On peut citer : Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, PaulLukas, Flora Robson, John Ireland, et Harry Andrews. La relation entre le réalisateur et Ava Gardner fut désastreuse, celle-ci se comportant très mal et arrivant souvent en retard et ivre. On pense qu'elle réussit à obtenir le départ de Nicholas Ray. En effet, on ne sait si Ray a fait une crise cardiaque. En tous les cas, une ambulance est venue le chercher et à mi-film il était remplacé par Andrew Marton and Guy Green. Le tournage eut lieu en grande partie en Espagne, où Samuel Bronston fit recréer la Chine de 1900. Et cela donne à l'image des décors assez incroyables et le sentiment que le film a été tourné en Chine même. Dans cette super-production qui aurait pu être étouffante, les scénaristes et Ray sont arrivés à mettre des pauses, et la relation entre la jeune enfant chinoise, jouée par  Lynne Sue Moon et Charlton Heston est particulièrement touchante et enlève l'adhésion. A cela il faut ajouter les presque 2 heures de musique d'un Dimitri Tiomkin très inspiré et qui nous donne une musique un peu baroque, étrange, mais toujours magnifique. Il ne vous reste donc qu'à vous ruer sur cette fabuleuse édition Bluray,  à voir et à revoir de toute urgence.

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Ci-dessus : Charlton Heston et David Niven

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Ci-dessus : John Ireland

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Ci-dessus Charlton Heston

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Ci-dessus : Ava Gardner

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Ci-dessus : La tension palpable entre Nicholas Ray et Ava Gardner

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Ci-dessus : Nicholas Ray sur le plateau des 55 jours de Pékin

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Ci-dessus : Ava Gardner et le directeur de la photographie ? (Jack Hildyard)

 

Présentation :

 

Bande-annonce :

 

Extraits de la musique :

Disponible en Bluray collector chez Filmédia VF et VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

05/05/2013

L'aigle des mers / The Sea Hawk - 1940

Après le succès de "Capitaine Blood", la Warner ne pouvait que relancer de nouveau la machine à faire des films de flibustiers ou de pirates et reprendre l'équipe gagnante de "Capitaine Blood" en reprenant pour le rôle titre Errol Flynn mais aussi Michael Curtiz à la réalisation comme "Capitaine Blood" 5 ans plus tôt. La Warner n'a pas lésiné sur les moyens, alors que "Capitaine Blood reprenait quelques images de scènes du film de Douglas Fairbanks, "l'aigle des mers" version de 1924. Cela donnait d'ailleurs un côté assez étrange au film. Là rien de tout cela, la Warner a construit des décors, des navires. On sent la très grosse production. A Errol Flynn on a ajouté un casting intéressant, avec Brenda Marshall, qui joue ici la nièce de l'ambassadeur espagnol (Claude Rains), avec laquelle Flynn entretient une relation. Mais dans les seconds rôles il faut aussi compter sur l'éternel vétéran Donald Crisp, mais aussi d'anciens compagnons des films de Flynn qui étaient d'ailleurs déjà présents sur "les aventures de Robin des Bois". Flora Robson a la lourde charge de reprendre le rôle de la reine Elizabeth 1ere qui était interprêtée un an plus tôt par Bette Davis qui avait pour partenaire encore Errol Flynn dans "The Private Lives of Elizabeth and Essex". Et Flora Robson s'en sortira plutôt bien. Et il y a bien d'autres vedettes, mais je ne citerai pour finir que le méchant du film : Henry Daniell.

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Avec de tels moyens il était quasiment impossible à la Warner de rater le film, car il faut ajouter que Erich Wolfgang Korngold était encore responsable de la partition musicale. Il pourra d'ailleurs cette fois-ci la signer totalement car il disposera de suffisamment de temps, contrairement à "Capitaine Blood" où la musique de la scène de combat entre Flynn et Basil Rathebone sur les rochers était une reprise d'un thème classique, donc non composée par Korngold lui même. Alors oui "l'aigle des mers" est une belle réussite. Mais le film est parfois ampoulé et lourd. Ainsi, si la Warner veut à travers son film dénoncer le nazisme à travers la main mise de l'Espagne sur le monde au 16ème siècle, elle le fait un peu de façon caricaturale, mais surtout cela ralentit un peu le film et l'action. En résumé, on a perdu un peu cet appel révolutionnaire à la liberté présent dans "Capitaine Blood". D'ailleurs Flynn ne joue pas ici un pirate, mais un flibustier qui se fait reprocher l'attaque d'un navire espagnol. La réalisation de Curtiz joue toujours avec les effets d'ombres qui donnent à l'image une intéressante troisième dimension.

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Errol Flynn

Ceci dit, le film est irrigué par de nombreuses qualités : décors somptueux, costumes parfaits, casting prestigieux avec des stars au top de leur forme, musique magnifique. Mais le film ne prend son envol que dans sa dernière partie trop courte par rapport au reste de l'intrigue. Ceci à mon sens déstabilise peut être quelque peu l'ensemble. Il sortira d'ailleurs à l'époque avec des critiques mitigées. Il n'en reste pas moins un superbe spectacle, captivant, exotique, qui nous met dans la peau d'un flibustier du 16ème siècle perdu sur une côte bordée de palmiers, et on oublie tout. Alors que demandez de plus ?

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Ci-dessus : Henry Daniell et Errol Flynn

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Una O'Connor

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Ci-dessus : Alan Hale et Errol Flynn

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Extrait de la musique :


Bande-annonce :

http://youtu.be/6_XIJm0_Wgc

Note : 8 / 10

14/10/2012

Le jeune Cassidy / Young Cassidy - 1965

"Le jeune Cassidy" fait parti de ces films politiques aux thèmes sociaux ouvertement abordés. Ils laissent de ce fait, une longue et durable impression. Le film s'inspire de la vie de l'écrivain irlandais Johnny Cassidy. Sa vie en 1911, dans un Dublin rongé par la misère et subissant l'occupation britannique, est décrite dans les moindres détails. Sans argent il sera contraint de faire le terrassier pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de sa mère et de ses frères et soeurs. Mais rapidement il comprendra que c'est par la culture qu'il pourra évoluter et il se mettra à écrire sur ce qu'il voit de l'Irlande. On retrouve John Ford à la réalisation et Jack Cardiff. Ford étant tombé malade, celui n'a pu réaliser que 20 minutes et a donc été remplacé par Cardiff. Le rôle principal de John Cassidy est tenu par l'admirable Rod Taylor. Quelle pitié que tout le monde ait oublié aujourd'hui un acteur d'un tel talent ! Rod Taylor est ici inoubliable. Julie Christie joue un second rôle mais apparaît dans une scène mémorable de sensualité.

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L'injustice sociale apparaît dès le début du film avec l'homme riche qui passe en calèche et qui le regarde de haut et d'un air méprisant. Mais la haine n'est jamais présente. La lutte sociale n'est évoquée que positivement, avec humour, ou dans le cadre de la révolution irlandaise. On retrouve dans le rôle de la mère de l'écrivain la très grande actrice Flora Robson, qu'on a pu voir dans de nombreux films hollywoodiens comme par exemple dans "l'aigle des mers" avec Errol Flynn. Elle est bien évidemment dans ce film en fin de carrière.

Ci-dessous Flora Robson et Rod Taylor :

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Je trouve ce long métrage vraiment formidable car il parle de la misère, de la nécessité pour l'Homme de subvenir à ses besoins, mais qu'au dessus de cela il y a la recherche de la beauté, et le besoin de se cultiver, et l'idée que se nourrir n'est finalement pas suffisant même pour des miséreux ! Ford et Cardiff montrent qu'il peut y avoir également une dignité, une intelligence, et une volonté de s'en sortir chez les pauvres. Les rapports entre eux sont simples et sans arrières pensées et fondés sur la conscience que l'autre pourrait être soi même. Ainsi même la sexualité évoquée ici presque explicitement n'est montrée que de manière positive avec humour et est ici synonyme de bonheur. Et étrangement c'est parce qu'il trompera sans en avoir conscience la confiance des siens par son travail d'écrivain, qu'il pourra évoluer et changer de classe sociale.

ci-dessous Rod Taylor et Maggie Smith :

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Bref, on se prend à aimer ce John Cassidy, généreux, bon, anti-arriviste, gros travailleur manuel, écrivain infatiguable, voleur, et ivrogne à ses heures. En effet, il y a en lui, un peu de tout ce qu'il y a de bon et de misérable en l'Homme. Et ce sont bien ses espoirs, sa tristesse, ses bonheurs et ses malheurs qui le rendent si proche de chacun d'entre nous et tellement attachant. Enfin le film évoque à travers le théâtre, ce qu'il est important de dire et ce que le cinéma a finalement aujourd'hui abandonné depuis longtemps, en un mot : l'art.

 

Ci-dessous Rod Taylor et Julie Christie

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Ce film est malheureusement indisponible en DVD ou bluray en France et seulement visible sur TCM  ou sinon via la collection Warner Archives aux USA donc sans VF ni sous titres. La qualité d'image est moyenne et mériterait bien une restauration.

 

Note : 8,5 / 10