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01/12/2012

Les dix commandements / The Ten Commandments - 1956

Il est incontestable que le Bluray est un saut technologique que nul ne peut contester, permettant de transformer un salon ou une modeste chambre, en petit cinéma. La question à se poser concernant cette magnifique invention et quels films devraient on éditer en Bluray ? Et quand on se pose cette question, on se pose la même question que Gutenberg en 1454 devant sa nouvelle invention : l'imprimerie. Et force de constater que restaurer au format 6K HD le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille a été une très bonne idée. Et pour lever tous les doutes, la restauration est admirable de beauté que ce soit en terme de définition ou de couleurs. Concernant le film en lui même, je ne rentrerai pas dans des débats historiques ou les polémiques théologiques, mais je vous parlerais de ce film en spectateur sans à priori. Car finalement, pourquoi ne pas prendre "les dix commandements" comme un grand spectacle et une belle histoire, nous parlant peut être de nous ?

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Le film commence par une courte présentation de Cecil B. DeMille, qui explique que son film est un appel à la liberté. Je pense moi aussi que ce film doit être vu ainsi. Les Hommes sont ils nés libres et égaux ou sont ils nés pour être esclaves ? Que faut il faire pour gagner sa liberté ? Qu'exige la liberté pour être une expérience réussie ? Le film répond à chacune de ces questions, sans qu'il y ait besoin de croire ou de ne pas croire à quelque Dieu que ce soit. Et c'est donc bien par ces aspects les plus actuels que le film touche encore aujourd'hui un large public. Je crois que Cecil B. DeMille l'avait bien compris et que ce serait tous les aspects non religieux qui toucheraient le plus le public.

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Ci-dessus le réalisateur, Cecil B. Demille :

Le film attire à lui tous les superlatifs. Il regroupe les plus grandes stars de l'époque, un budget collosal, le plus grand réalisateur de péplums de son temps qui fut obliger d'arrêter le tournage pendant 2 jours suite à une crise cardiaque.

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Ci-dessus Anne Baxter et Charlton Heston :

 

La distribution est la suivante :

Charlton Heston (VF : Jean Davy) : Moïse
Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Ramsès II
Anne Baxter (VF : Claire Guibert) : Néfertari
Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni) : Dathan
Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter) : Sephora
Debra Paget (VF : Therese Rigaut) : Lilia
John Derek (VF : Serge Lhorca) : Josué

Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur) : Séthi Ier
Nina Foch (VF : Sylvie Deniau) : Bithiah
Martha Scott (VF : Lita Recio) : Yochebed, mère de Moïse
Judith Anderson (VF : Marie Francey) : Memnet
Vincent Price (VF : Marc Valbel) : Baka
John Carradine (VF : Louis Arbessier) : Aaron

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Ci-dessus Anne Baxter :

Chacun de ces acteurs mentionnés plus haut, auraient pu être en tête d'affiche de n'importe quel film de la Paramount. On a donc une dizaine de vedettes pour un seul film ! A celà il faut ajouter des costumes extraordinaires, des scènes colossales et presque incroyables qui nous montrent entre autre la construction d'un obélisque en directe ou l'ouverture de la mer rouge par Moïse. Ces scènes dantesques toucheront d'ailleurs au paroxysme dans le dernier tiers du métrage. Et il ne faut pas croire que le film est triste ou austère. On y trouve de la romance, de l'amour avec la fille de pharaon. Ah !! les filles au temps des pharaons elles savaient vivre sans soutien-gorge avec des voiles tellement suggestifs (voir photos ci-dessus). Le spectateur se surprendra à deviner la courbe d'un sein. "Les dix commandements" est donc bien la quintessence du péplum et le chef d'oeuvre absolu de Cecil B. DeMille. Le film dure 3h40 mais paraît durer 1H20, car on ne s'ennuie jamais. Ce film est resté et restera indémodable. Pour preuve, lors de sa sortie française il y avait systématiquement une dizaine de personnes devant les écrans HD qui le diffusaient à la FNAC. Ainsi, "les 10 commandements", remake d'une première version de 1923 déjà réalisée par Cecil B. Demille est son dernier film et donc bien finalement son testament pour nous, son public. Il nous laisse donc comme responsabilité de continuer à le promouvoir, à l'aimer et à le faire aimer pour les siècles des siècles.

 

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Ci-dessus : Yul Brynner, Anne Baxter et Cecil B. Demille sur le plateau des "10 commandements".

 

Extraire de la musique des "dix commandements" d'Elmer Bernstein :

 


NOTE : 10 / 10

07/11/2012

Les Sept mercenaires / The Magnificent Seven - 1960

"Les Sept mercenaires" réalisé en 1960 par John Sturges est un Western, remake du célèbre film, "les Sept Samouraïs, réalisé par Akira Kurosawa en 1954. Alors tout d'abord ce qui est vraiment formidable dans ce film c'est le casting. On a pas seulement 7 grandes stars à l'affiche, on a 7 grands acteurs et le chef de la bande de bandits mexicains : Eli Wallach. On a donc 8 grands acteurs si on inclut Yul Brynner comme la grande star du film. On a donc comme mercenaires avec Brynner : Steve McQueen, Horst Buchholz, Charles Bronson, Robert Vaughn, James Coburn, Brad Dexter. Eli Wallach grâce à ce film sera présent dans d'autres westerns comme dans "le bon, la brute, et le truand" ou dans "la conquête de l'Ouest" 2 ans plus tard où il jouera encore un rôle de chef de bande. Steve McQueen avait l'année précédente déjà tournée pour John Sturges dans "la proie des vautours". Mais il n'était pas encore la grande star qu'il allait devenir. Donc au début du film il se mit à tourner et à enlever son chapeau sans cesse afin d'attirer le regard du public vers lui. Cela rendit fou de rage Brynner qui lui dit qu'il ferait pareil si il continuait. McQueen fit donc en sorte d'avoir une interprétation plus neutre dans la 2ème partie du film. Bronson avait quant à lui, derrière lui une carrière déjà conséquente et avait également tourné l'année passée avec Sturges sur la proie des vautours. Robert Vaughn n'a pas fait de son côté encore beaucoup de films en 1960. Horst Buchholz est quant à lui  un jeune acteur allemand, James Coburn n'a presque rien tourné avant ce film, et Brad Dexter est plutôt habitué au rôle de faire-valoir, comme par exemple avec Clark Gable dans "l'Odyssée du sous-marin Nerka". Si on ajoute que Brynner a des origines par son grand-père de Mongolie, et qu'il est donc la vedette principale d'un western, on peut comprendre que personne chez United Artists ne croyait à l'époque en un quelconque succès de ce film.

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Or contre toute attente, Brynner va se relever très crédible dans son rôle, Wallach parfait en chef d'un groupe de bandits mexicains, McQueen va tenter de voler la vedette à Brynner, comme on l'a vu plus haut et tous les autres vont être beaucoup plus que de simples seconds rôles. Il y a une espèce d'émulatipn entre chacun qui décuple le talent et l'interprétation de tous. C'est assez fascinant de voir cela à l'écran. Et en plus de ce casting "Galactique", le scénario qui semble simple au départ va se relever beaucoup plus complexe que prévu et réserver de large portion du récit à la personnalité de chaque mercenaire. Le spectateur va ainsi s'identifier à chaque personnage ou tout au moins tenter de le comprendre. L'explication de pourquoi ce village est constamment rançonné est aussi donnée. Présenté tout d'abord comme un western de série B, "les Sept Mercenaires" bénéficiera ensuite d'une exploitation beaucoup plus large, au vu des premiers succès en salle et aura ainsi un immense succès public. Ce n'est que justice pour un western au casting impressionnant et à l'inoubliable ouverture musical d'Elmer Bernstein. Deux suites seront faites plus tard, mais elles n'atteindront jamais la perfection de son glorieux aîné.

 

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Ci-dessus les 7 mercenaires :

 

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Ci-dessous la musique ultra-connue du titre :

 

NOTE : 9 / 10