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27/02/2016

Banana Split / The Gang's All Here - 1943

"Banana Split" ou dans son titre original "The Gang's All Here" est le type de production capable de faire oublier l'horreur du monde. C'était déjà le cas, en 1943 et c'est encore le cas aujourd'hui. En effet, on trouve à la manoeuvre l'incroyable et génial réalisateur/chorégraphe, Busby Berkeley dans son premier film en couleur. On se rappelle que Busby Berkeley a commencé sa carrière à la Warner où il alors participé en tant que chorégraphe ou réalisateur, à certaines des plus marquantes comédies musicales des années 30. Ainsi parmi, ces comédies restées célèbres et qui ont fait de la comédie musicale, un genre à part entière, on peut citer : "Prologue" (1933), "Dames" (1934), "Wonder Bar" (1934) ou encore "Chercheuses d'or 1935", et "Chercheuses d'or 1937". Ici pour Banana Split, on retrouve Busby Berkeley au top de sa forme. Et on peut dire qu'il dépoussière la comédie musicale à la sauce Twentieth Century Fox. Ainsi, si on peut mettre au crédit du film, le Technicolor, le choix des couleurs, mais aussi les décors, la chorégraphie de Berkeley est incroyablement novatrice pour l'époque, utilisant, les images pour en faire un kaléidoscope de couleurs jamais vu jusque là, où la femme est le centre de tout. D'ailleurs, l'image recevra une nomination aux Oscars dans la catégorie Direction artistique (couleur), et c'est amplement mérité.

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Berkeley a 25 ans d'avance sur tout le monde. Le film dans une ambiance Brésil, bouscule nos idées préconçues sur le Hollywood de 1943. En effet, les filles sont toujours peu vêtues, mais les bananes semblent être dans l'esprit de Berkeley, l'objet phallique par excellence, bien tenu en main par des girls qui ont tendance à en rire. Qui pourrait croire que les USA sont au moment du tournage, en pleine guerre. C'est peut être à ça que l'on reconnaît les grands peuples, capables de rire en pleine guerre dans un spectacle récréatif au maximum. Donc le spectacle est très divertissant, et on se demande ce que la commission de censure a bien pu interdire. L'artiste Berkeley semble encore au top de sa forme et en presque totale liberté, donnant des mouvements fous à sa caméra. C'est une des grandes qualités du film, alors que la Twentieth Century Fox, produisait souvent à l'époque des comédies musicales très statiques. Là Berkeley, donne un mouvement permanent à la caméra, qui sort le film des sentiers battus de la comédie musicale. Aidé par une équipe du tonnerre, avec en tête une Carmen Miranda survitaminée, on retrouve effectivement toute la bande, en la personne d'Alice Faye, Edward Everett Horton et Eugene Paillette. Edward Norton surjoue à ravir et comme d'habitude utilise son comique absurde. Charlotte Greenwood, qui a joué avec Buster Keaton au début des années trente, est également présente. En plus des innombrables Girls présentes, on est bien obligé de citer la très jolie Sheila Ryan. Mais on retrouve ainsi un certain Phil Baker et l'inoubliable Benny Goodman et tout son orchestre. Alors que manque t'il à "Banana Split" ? Il manque avant tout une grande vedette masculine. James Ellison n'est pas transparent, mais pas loin, et ne sait prendre aucune scène à son avantage et joue systématiquement en retrait un rôle au mieux de faire-valoir, alors qu'un Gene Kelly aurait sans doute enlevé le tout. Mais on n'en tiendra pas rigueur au film, qui nous fait oublier que rien n'existe pendant 103 minutes. C'est déjà beaucoup. Oui toute la bande est là et bien là pour le plus grand plaisir du spectateur.

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Ci-dessus : La fameuse scène avec les bananes qui a du rendre fou le comité de censure

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Ci-dessus : Alice Faye et James Ellison

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Ci-dessus : Carmen Miranda

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Ci-dessus : Alice Faye, Phil Baker et Carmen Miranda

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Ci-dessus : la bande au complet

Extrait :

 Film disponible en France en DVD en Version Originale sous-titrée français.

 

Note : 7,5 / 10

25/10/2013

Haute Pègre / Trouble in Paradise - 1932

Qu'est ce que la "Lubitsch touch" ? Voilà peut être à quoi répond "Haute Pègre". En effet, tout le glamour et l'intelligence des plus grands films de Lubitsch sont déjà présents dans ce film. Et c'est la première fois, que les critiques de 1932, utiliseront cette expression, "Lubitsch Touch". Ainsi, on retrouve les scènes avec la porte comme élément central. Mais aussi on trouve un jeu d'apparences et de faux semblants, et des dialogues qui ne sont pas sans rappeler d'autres films plus célèbres du réalisateur. Mais ici Lubitsch ne tombe jamais dans la farce pure, comme par exemple, dans "To be or not to be" (1942). D'ailleurs, il teinte sa comédie d'aspects plutôt mélodramatiques, qui en fait un petit plaisir qui est doublé par la présence de deux grandes stars féminines de l'époque : Kay Francis et Miriam Hopkins qui rivalisent de glamour et de séduction, pour nous donner un érotisme ici très intellectualisé. Ainsi, les scènes de sexe ne sont pas montrées et c'est la porte encore qui joue un grand rôle, et qui fait comprendre aux spectateurs, par un "do not disturb" que l'on accroche. Puis plus tard, Lubitsch élude intelligemment des étreintes physiques trop accentuées, par le jeu d'une scène à l'autre, où on laisse le couple enlacé, puis la scène suivante, où l'on apprend par le maître d'hôtel qu'ils ne veulent pas être dérangés. L'intérêt de cette scène permet aussi de montrer le désarroi de la compagne trompée.

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Vous l'avez compris, on est en face d'un film très intelligent, aux dialogues excellents et aux répliques qui font mouche. L'histoire, au début conventionnel, d'un escroc (Herbert Marshall) qui se lie amoureusement avec une voleuse (Miriam Hopkins) est rendue intéressante par la tension amoureuse qui se lie entre l'escroc et une riche dirigeante d'une maison de parfums (Kay Francis). A cela il faut ajouter les amoureux frileux et éconduits de la belle héritière, en la personne d'Edward Everett Horton et Charlie Ruggles, et vous saurez alors qu'on ne s'ennuie pas devant "Haute Pègre". Je finirai par dire quelques mots, pour souligner l'"Art Deco" de Hans Dreier, et les robes magnifiques de Travis Banton, mais aussi encore une fois pour insister sur la totale maîtrise de l'art de la réalisation de la part de Lubitsch. Le film allait être considéré par la critique comme un des meilleurs films de l'année 1932, Pourtant il n'allait être que modérément apprécié par le public de 1932. Il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne devienne un classique reconnu par tous. A ce titre, on ne peut que très chaleureusement remercier Universal, d'avoir ressorti pour la France cette merveilleuse production Paramount. Pourvu qu'Universal continue ce genre de sortie DVD !

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbert Marshall

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Ci-dessus : Kay Francis, Miriam Hopkins et Herbert Marshall (On remarque ici que la porte est l'élément central. Les deux femmes en tiennent la poignée, comme pour symboliser leur concurrence et leur rivalité. Le désarroi dans les yeux de Miriam Hopkins semble vouloir dire qu'elle reconnaît sa défaite)

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbet Marshall

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Note : 8,5 / 10

13/09/2013

L'aveu / Summer Storm - 1944

Tout d'abord, je crois qu'il faut remercier la maison d'édition Sidonis pour la sortie de "l'aveu". Le film n'a rien à voir avec le film du même nom, de Costa Gavras de 1970 avec Yves Montand.  'L'aveu" de Douglas Sirk est tiré d'une nouvelle de Tchekhov. Le film est très peu connu et très peu diffusé. Ceci dit la copie proposée par Sidonis est loin d'être exempte de tout reproche. En effet, si l'image est assez propre, elle manque par moment cruellement de définition. Et on comprend alors, pour l'éditeur n'a pas pris le risque de sortir en bluray, un film à la qualité d'image, finalement assez moyenne. "L'aveu" est le deuxième film de la période hollywoodienne de Douglas Sirk, spécialiste du drame et du mélodrame. C'est aussi le premier de sa série de films avec George Sanders.

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En partant de l'Allemagne nazie en 1937, Sirk était allée à Paris où il ne devait pas trouver beaucoup de soutiens. Et après une courte période française, il part pour Hollywood où il réalise "Hitler"s madman" (1943).  "L'aveu" est donc son deuxième film. Le film ne brille pas par le jeu de George Sanders, qui si il est évidemment excellent ne semble pas réellement être un juge de la Russie du Tsar. Enfin, le casting du comte Volsky semble incroyablement peu perspicace. En effet, pour ce rôle on a choisi le comique, et indissociable partenaire de Fred Astaire, Edward Everett Horton. Le film a donc toujours un ton décalé, décalé par l'accent et les manières "so british" de George Sanders, mais aussi par le jeu presque toujours comique d'Edward Everette Horton. On peut supposer que Sirk avait choisi ce casting. Il n'en reste pas moins, qu'il ne fait rien pour rendre le film très crédible. Linda Darnell est par contre parfaite dans son rôle, ainsi que la jeune Anna Lee.

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Ci-dessus : George Sanders et Linda Darnell

Sirk nous oppose ici les personnages et les thèmes comme dans la plupart de ses mélodrames. Ainsi, pour accentuer le pathétique d'une situation, il oppose la ville hypocrite à la campagne naturelle, l'individu à la société, les hommes aux femmes, les riches aux pauvres. Je retiens quelques plans, comme un plan de Linda Darnell montant les escaliers avec de nouvelles bottes, ou celui admirable où la jeune servante voit le meurtrier laver un couteau. Le film arrive à convaincre par son côté littéraire, et parce qu'il est évidemment parfaitement bien écrit. Malheureusement, le casting et un espèce d'escamotage des principales scènes du film, comme celle du meurtre, relègue le film au rang de bon film, alors qu'il aurait pu être un chef-d'oeuvre.

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Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis VO sous-titré. Le DVD comprend comme tous les DVD Sidonis, une longue présentation de Mr Patrick Brion et de Mr Bertrand Tavernier.

La bande-annonce :

 

Extrait de la présentation de Patrick Brion et de Bertrand Tavernier :

 

 

Note : 7 / 10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

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Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

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Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

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Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

02/04/2013

Le danseur du dessus / Top Hat - 1935

"Le danseur du dessus" ou en anglais "Top Hat" a été tourné en 1935 par Mark Sandrich. C'est bien évidemment une production RKO comme toute la série de films tournés par le couple Ginger Rogers / Fred Astaire et le quatrième film du duo. Le titre anglais fait référence au haut de forme (top hat) de la classe sociale aisée américaine des années 30. Ainsi, le film se démarque des comédies musicales à l'aspect sociale comme "Chercheuses d'or de 1935" tournée la même année par la Warner. Ici la crise n'apparaît nulle part et à ne voir que ce film, on penserait que rien a changé en 1935 pour les plus aisés aux USA et que de toute façon rien ne changera jamais. C'est bien évidemment le défaut, mais aussi la grande force de "Top Hat" qui s'appuie sur d'irréels décors "Art Deco" tout en blanc. En effet, cette impression inaliénabilité fait de "Top Hat" un rêve éveillé ou les seules choses importantes sont les robes que portent Ginger, le noeud papillon avec le smoking, et bien évidemment l'amour. Ainsi, cet univers en dehors de toute réalité est composé de fabuleux décors : suites grandioses, mais aussi de la reconstruction d'un Venise en art deco tout en blanc qui accentue l'incroyable rêverie d'un conte de fée presque intemporel. Dans "Top Hat" les jours heureux n'ont pas besoin de revenir, car ils ont toujours été là et le seront toujours. Ainsi, l'activité professionelle des protagonistes passe toujours au second plan, sauf peut être pour Fred Astaire qui est là encore un danseur professionnel. Mais même pour lui, le spectacle devra se plier à sa vie privée.

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Le scénario fut d'abord écrit par Dwight Taylor. Mais Fred Astaire eut une réaction négative à sa lecture, trouvant le scénario trop proche de "The Gay Divorcee" tourné un an plus tôt. Le réalisateur Mark Sandrich se décida donc à engager Allan Scott pour réécrire le scénario. Le scénario devait donc être assez vaudevillesque et réserver son lot de quiproquos et de rebondissements en série. Le bureau de la censure (Hays) quant à lui, demanda des modifications mineures. Une de ces modifications est assez amusante pour être citée. En effet, dans le film, le personnage de Beddini disait : "Pour la femme le baiser, pour l'homme l'épée". La phrase originale avant censure était :"Pour l'homme l'épée, pour la femme le fouet". Le personnage de Beddini me permet d'introduire donc le reste du casting qui comprend la même équipe que sur "la joyeuse divorcée" avec donc Erik Rhodes en Beddini, mais aussi le désopilant Edward Everett Horton et son valet Eric Blore, et enfin Helen Broderick.

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"Top Hat" devait être aussi la première collaboration entre Irving Berlin et Fred Astaire. Irving Berlin et Fred Astaire devaient rester des amis proches et Berlin devait composer encore la musique de 6 films de Fred Astaire. Berlin devait d'ailleurs confirmer que travailler avec Fred Astaire, lui donnait beaucoup de confiance. Enfin il faut en venir maintenant à ce que j'appellerais la bataille des plumes de "Top Hat". En effet, Ginger Rogers avait décidé de mettre en avant sa propre robe, créée par elle pour le numéro de danse "cheek to cheek". Mais toute l'équipe était contre cette idée, que ce soit le réalisateur ou même Fred Astaire. Alors qu'habituellement Fred Astaire était plutôt conciliant concernant les demandes de ses partenaires. Malheureusement il perdit son calme lorsqu'il vit la robe de Ginger. Il devait affirmer : "Jamais de ma vie je n'avais vu autant de plumes !" Ce qui devait arriver, arriva et Ginger fondit en larmes et la mère de cette dernière devait s'emporter verbalement sur Fred Astaire. Une nuit de travail des couturières du studio devait finalement calmer les esprits et la scène pu enfin être tournée.

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Je ne m'étendrais pas trop longtemps sur la belle chorégraphie de Hermes Pan. Mais "Top Hat" est bien au niveau des autres films de Fred et Ginger et dépasse déjà ses illustres prédécesseurs que sont "la joyeuse divorcée" ou "Roberta". Comme pour "la joyeuse divorcée" la chanson "No strings I'm Fancy Free" est introduite par un dialogue. Mais contrairement à "la joyeuse divorcée", Top Hat se décide à s'émanciper totalement de l'influence d'un Busby Berkeley pour cette fois-ci mettre en avant le couple Astaire / Gingers. Top Hat est donc l'exact contraire de la série des "chercheuses d'or", il n'en pas moins une formidable réussite artistique et financière pour la RKO. En effet, "Top Hat" devait être un des films les plus rentables des années 30. En effet, pour un coût de 609 000 $, il devait rapporter 3,202,000 $ à la RKO. C'est totalement mérité pour un des films qui devait faire de Fred et Ginger deux légendes vivantes de la comédie musicale hollywoodienne mais aussi du cinéma. J'avais à peine 14 ans quand Fred Astaire a disparu mais lui et Ginger m'ont toujours accompagné.

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Bande-annonce :

 

Extrait : No strings I'm Fancy Free - Top Hat 1935 

 

Extrait : Isn't this a lovely day -Top Hat 1935

 

Analyse des critiques :

 

Note : 7,5 / 10