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21/06/2015

Quasimodo / The Hunchback of Notre Dame - 1939

Des milliers de films que l'on peut voir dans une vie d'homme, seuls quelques uns restent présents dans notre mémoire, comme des oeuvres mythiques et inoubliables. Incontestablement, "Quasimodo" de William Dieterle est de ceux là. Le film est évidement tiré du roman de Victor Hugo, "le bossu de Notre Dame". C'est un remake d'une version de 1923, tourné avec Lon Chainey dans le rôle titre. Cette nouvelle version, nous raconte donc une 'histoire qui se situe à la fin du Moyen-Age. Dans cette histoire, on retrouve les personnages du roman de Hugo : Quasimodo, le sonneur bossu des cloches de Notre Dame, Esméralda la belle bohémienne, aimée de tous, mais trop aimé par un homme trop frustré et dévot (Frollo), qui perd son âme à vouloir la posséder. La RKO a fait un énorme dans cette production énorme qui a coûté en 1939, 1,8 millions de dollars de l'époque. Et comme vous le savez, à cette époque, il n'y avait pas d'effets spéciaux. La recréation du bossu par les maquilleurs est donc magnifique. Et on imagine sans peine, la corvée quotidienne pour Charles Laughton et le maquilleur. Ainsi, on se rend compte que tout est parfait, et on a l'impression de voir réellement un monstre bossu. Mais ce qui est le plus bluffant, ce sont sans nulle doute, les décors somptueux, et la recréation du Paris du Moyen-Age, sur les 15 hectares du ranch de la RKO, dans  la San Fernando Valley par le célèbre décorateur Van Nest Polglase. Ainsi, on retrouve Paris de cette époque, avec ses rues sombres et au milieu Notre-Dame. Comment ont ils pu recréer cette ville sans aucun effet numérique ? Cela reste pour moi un mystère. Mais le résultat à l'écran est, en tous les cas, inoubliable. La distribution est quant à elle de très haut niveau avec dans un de ses premiers films, Maureen O'Hara qui crève littéralement l'écran du haut de sa beauté et de ses 19 ans. On doit citer évidemment Charles Laughton inoubliable bossu, mais aussi Edmond O'Brien plutôt pas mal ici, mais aussi Thomas Mitchell et Harry Davenport. Ces deux derniers se sont retrouvés la même année pour "Autant en Emporte le Vent".

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Mais "Quasimodo" n'est pas seulement marquant par ses décors, ses 3500 figurants, ses costumes ou son casting de rêve. Il est aussi marquant par une incroyable photographie et une musique bénie des Dieux d'Alfred Newman. Le film laisse donc un souvenir impérissable. Et on peut être sûr qu'il aurait raflé une pluie d'Oscars, si un des plus grands films de l'histoire du cinéma n'était pas sorti cette même année 1939 : "Autant en Emporte le vent". Je vous invite donc très fortement à vous procurer la superbe édition que la Warner a sorti en Bluray en Coffret ou en version individuel. En effet, la restauration de l'image et du son, au profit de cette édition est réellement somptueuse. Et on redécouvre le film quasiment comme si il avait été tourné hier. Vous bénéficierez enfin de quelques bonus sous-titrés en français. Vous pourrez ainsi profiter d'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma et vous mettre vous aussi à crier : "Sanctuary !" "Sanctuary !"

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (Copie écran DVD)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Frollo (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus: Thomas Mitchell (Copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Charles Laughton & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Charles Laughton & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : "Que ne suis je de pierre moi aussi !"

 

Extrait de la musique d'Alfred Newman :

 

Montage vidéo :

Disponible en DVD & surtout dans une superbe édition Bluray zone Free, en VO sous-titrée français, totalement restaurée qui fait honneur à l'oeuvre originale. Disponible sur Amazon Espagne pour moins de 10 € (autant dire que c'est cadeau).

Note : 9,5 / 10

11/10/2014

Les tueurs / The killers - 1946

"Les tueurs" s'inscrit dans l'ensemble de films noirs qui a pris la suite du film de gangsters, dont le cycle se termina avec l'entrée en guerre des USA. Le renouveau du film policier américain et l'apparition du genre film noir, est donc liée à l'apparition d'un nouveau genre, le film noir. Les premiers films de ce nouveau genre, sont "high Sierra" (1941) avec Humphrey Bogart, mais aussi "le faucon maltais", la même année. Mais c'est évidemment "Assurance sur la mort" (1946) de Billy Wilder, après l'immédiate après guerre qui consacrera le genre définitivement. D'autres films auront moins de retentissement mais reste également, comme de bons films noirs. On peut citer pêle-mêle, "pris au piège" (1945), dont le scénario qui suivait l'enquête de cet ancien GI bouleversé par la perte de sa femme, dénoncé par un traître pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d'une enquête policière. "La mort n'était pas au rendez-vous" (1946) avec Humphrey Bogart, est aussi un film noir de valeur. Donc le genre est en 1946, à son apogée. Pour "les tueurs", Robert Siodmak utilise tous les codes du genre, et se sert du contraste noir & blanc avec un grand succès, sans les systématiser à chaque scène. Il faut dire à ce propos qu'il a bénéficié de l'excellentissime photographie d'Elwood Bredell. Le scénario est quant à lui, adapté d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, et est composé de 11 flashbacks qui font penser à la structure de "Citizen Kane" d'Orson Welles, qui était lui composé de 5 flashbacks. On sait aujourd'hui que John Huston en a écrit les trois quarts et que comme John Huston avait un contrat avec la Warner, on nota au générique uniquement le nom de Anthony Veiller. Seule la première dizaine de minutes est proche de la nouvelle d'Hemingway, le reste est largement réécrit par les scénaristes et donc par Huston.

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Le film a une très bonne distribution avec en tête d'affiche, Burt Lancaster et Ava Gardner, mais il faut citer aussi Edmond O'Brien, pas si mal en inspecteur d'une compagnie d'assurance. Il faut noter que c'est le premier film de Burt Lancaster. Et pour son premier film, il est excellent. Le film reprend tous les codes du film noir, avec bien évidemment la femme fatale en la personne d'Ava Gardner. Le héros se détourne d'ailleurs de la femme qui aurait été pour lui, la meilleure épouse, jouée ici par Virginia Christine aveuglée par une autre femme qui ne peut lui apporter que la mort et la solitude. "Les tueurs" restent la description de vies gâchées par le crime, mais dont le moteur reste le plus souvent l'amour, désespéré, et au final tragique. Cela reste donc comme une oeuvre majeure de Robert Siodmak, du film noir, et tout simplement un très grand film, à la violence assez inhabituelle pour 1946.

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Ci-dessus : Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus : Virginia Christine, Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus à droite : Burt Lancaster & Vince Barnett

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Ci-dessus : Ava Gardner

Disponible en DVD et en Bluray zone B en VF et VO sous-titrée chez Carlotta

Note : 8 / 10

31/08/2014

Rio Conchos - 1964

"Rio Conchos" western en couleur de Gordon Douglas, se distingue par une impressionnante première scène de tuerie d'indiens par un seul homme (ici Richard Boone), qui préfigurent la violence de futurs westerns de Sergio Leone ou de Sam Peckinpah comme "Major Dundee" tourné l'année suivante. Richard Boone joue le rôle d'un ancien colonel de l'armée confédérée dont la famille a été massacrée par les indiens. Un capitaine nordiste (Stuart Whitman) est alors désigné pour partir à la recherche des indiens hostiles. Il est accompagné par Richard Boone qui connaît les indiens et surtout la région, par un sergent noir (Jim Brown) et un bandit mexicain (Anthony Franciosa).  La petite troupe va donc aller au devant de leur destin, tout en traversant une série d'aventures. Gordon Douglas, nous donne ici un western très fort et très réaliste dans la violence montrée à l'écran. Par le passé, il avait déjà tourné un film très violent pour 1952, "la maitresse de fer" avec Alan Ladd, qui racontait l'histoire de Jim Bowie.

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L'odyssée westernienne  de "Rio Conchos",est assez intéressante dans le sens où elle reprend, le thème des personnages qui se haïssent et qui doivent coopérer pour accomplir leur mission ou pour simplement survivre. L'équipe composée du capitaine nordiste, du colonel sudiste, du sergent noir et du bandit mexicain, est ensuite complétée par une indienne en la personne de Wende Wagner. Elle était la fille d'un officier instructeur de la marine américaine et d'une championne de ski. Leur fille Wende Wagner ne pouvait être qu'une sportive et une nageuse accomplie. Malheureusement sa carrière cinématographique ne fut pas à la hauteur de son talent sportif. Elle partagea alors sa vie professionnelle entre une carrière de mannequin à travers le monde, et de petits rôles à la télévision. Mais le personnage peut être le plus intéressant de "Rio Conchos" est bien celui du colonel sudiste qui refuse la défaite et qui veut construire sa nouvelle plantation au milieu du désert, au bout du monde, au milieu de rien, laissant l'impression d'une espèce d'aliénation mentale. "Rio Conchos" est donc un western pas ordinaire, faisant une forte impression et préfigurant "Major Dundee" de Peckinpah l'année suivante.

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Ci-dessus : Stuart Whitman

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Ci-dessus : Richard Boone

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Ci-dessus : Edmond O'Brien

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Ci-dessus : Richard Boone, Stuart Whitman, & Jim Brown

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Ci-dessus : Stuart Whitman & Wende Wagner

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Ci-dessus :

Présentation de Mr Patrick Brion :

Disponible en DVD zone 2, chez Sidonis en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

13/04/2014

Othello / A double life - 1947

"Othello" ou dans son titre américain "a double life" est particulitèrement troublant. En effet, cette oeuvre de Georges Cukor est assez déroutante et nous entraine finalement dans les troubles psychiatriques que peut entrainer le métier d'acteur. Cukor avait déjà visité la folie ou tout au moins un mauvais discernement du réel, dans "hantise" (1944) avec Charles Boyer et Ingrid Bergman. Ici, Cukor va prendre la pièce de Shakespeare, "Othello" pour montrer le dédoublement de la personnalité d'un acteur (joué par Ronald Colman) qui devient petit à petit obsédé par son rôle, et devient fou. Le génie de Cukor est de montrer les deux univers du théâtre et de la vie de l'acteur, se mêlant, petit à petit pour ne faire qu'un. La pièce devient alors le creuset de destruction de l'univers de l'acteur et sa propre destruction.

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Le scénario est original, mais il manque malheureusement de crédibilité. Et on a peine à croire qu'un grand acteur de théâtre ne soit plus capable de faire la différence entre sa vie théâtrale et sa vie privée. Enfin, le scénario n'évite malheureusement pas les redites, et les lourdeurs. Par contre Cukor arrive de temps en temps à faire preuve de génie dans sa réalisation. Ainsi, lorsque Ronald Colman raconte le montage de la pièce, jusqu'à la première, cette séquence reste très moderne et nous fait passer de différents lieux et espaces temps en quelques secondes, donnant un caractère particulièrement novateur à l'oeuvre. Malheureusement ce type de séquences reste une exception et l'oeuvre souffre de séquences scénaristiques finalement assez répétitives. Par contre, la musique de  Miklos Rozsa reste comme d'habitude excellente et relève le niveau d'ensemble, d'un film qui ne laisse pas indifférent. On retiendra également, la superbe interprétation de Ronald Colman qui lui vaudra un Oscar, et la très bonne composition de Shelley Winters, en serveuse un peu paumée.

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Ci-dessus : Signe Hasso et Ronald Colman

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Ci-dessus : Shelley Winters et Ronald Colman. On peut noter sur cette image, le rapport de domination entre elle et lui, qui va s'inverser à mesure que Colman va identifier sa vie à celle d'Othello.

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Ci-dessus : Le rapport commence à s'inverser. Si Colman est assis. Il semble satisfait de ce qu'il regarde et Shelley Winters semble vouloir le séduire.

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Ci-dessus : Les deux protagonistes sont assis. Le regard est irrémédiablement attiré par les mains de Colman qui vont être le dénouement final de la relation entre les deux personnages.

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Ci-dessus : Rolnad Colman et Signe Hasso

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Extrait de la musique de Miklós Rózsa :

Film disponible en DVD Zone 2 chez Wild Side en VO sous-titrée (à noter une belle qualité d'image du Master).

Note : 7 / 10

19/03/2013

Un homme a disparu / Backfire - 1950

Nous allons terminé notre cycle sur Virginia Mayo par "un homme a disparu" (Backfire) tourné en 1948 mais sorti en fait seulement deux ans plus tard en 1950. Le film est tiré d'une nouvelle de Larry Marcus intitulé "into the night" et bénéficie (si on peut dire) du duo de scénaristes (Ben Roberts Ivan Goff) qui a déjà oeuvré sur "l'enfer est à lui". A mon sens, si le parti pris d'un scénario linéaire était déjà contestable sur "l'enfer est à lui", la construction du scénario façon puzzle est encore plus déroutante ici, où les flashbacks sont incessants et font constamment perdre au spectateur le fil de l'histoire. Le film est donc très pénible à voir, malgré la beauté de Virginia Mayo et le jeu d'acteurs débutants comme ici Gordon MacRae ou habitué aux seconds rôles comme Edmond O'Brien. Pourtant le film bénéficie d'un grand réalisateur en la personne de Vincent Sherman. Et c'est d'ailleurs parfaitement filmé. Malheureusement le montage scénaristique est pitoyable et noie le spectateur qui ne sait finalement plus ce qui est le passé, la réalité, ou l'hypothèse. D'ailleurs Sherman après avoir tourné "les aventures de Don Juan" avec Errol Flynn avait refusé plusieurs fois de tourner le film considérant également que les multiples flashbacks du roman de de Larry Marcus, allaient rendre sa construction et sa future vision impossible. Mais Jack Warner devait insister et convaincre Sherman en lui disant que son acceptation lui vaudrait les faveurs futures du studio. Ainsi, la Warner pouvait faire travailler 6 acteurs sans travail à l'époque : Edmond O'Brien, Gordon MacRae, Virginia Mayo, Dane Clark, Viveca Lindfors, and Richard Rober.

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Sherman fit de son mieux avec le script de notre duo de scénaristes qui faisait en sorte d'améliorer la nouvelle. Les acteurs étaient également au mieux de leur forme. Néanmoins tout cela restait indigeste à l'écran. Les critiques égratignèrent pour la plupart le film lors de sa première au Globe cinema de New-York le 26 janvier 1950. Et si le studio pensait surfer sur le succès critique de "l'enfer est à lui" ce ne fut malheureusment pas le cas. Les conséquences ne tardèrent pas à tomber. Ainsi, la performance de l'actrice suédoise Viveca Lindfors fut jugée insuffisante par le studio et son contrat fut dénoncé. Hollywood était toujours sans pitié, un peu comme dans un bon film noir finalement. Il reste donc ici quelques beaux plans tournés par Sherman, la beauté de Virginia Mayo, un peu de supsens, la musique de Daniele Amfitheatrof ... c'est à peu près tout.  Et donc bien peu au final au regard d'autres chefs-d'oeuvre du genre et de ce que le film laisse espérer lors de la mise en place de l'intrigue.

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Ci-dessus : Virginia Mayo

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Ci-dessus : Viveca Lindfors

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Ci-dessus : Virginia Mayo et Gordon MacRae

Film, disponible en Zone 1 dans la collection "film noir".


Note : 4,5 / 10

16/03/2013

L'enfer est à lui / White Heat - 1949

Autant vous le dire tout de suite, contrairement à la plupart des critiques, "L'enfer est à lui" n'est pas mon film de gangster préféré avec James Cagney. Pourtant la réalisation est de Raoul Walsh. Le film est le premler des trois films qui ont réuni à l'écran le duo Cagney/Mayo. Cagney le tourna avec la Warner, après son expérience non concluante dans la production de ses propres films.  Mais, contrairement à d'autres de ces films, je trouve le scénario du duo Ivan Goff/Ben Roberts trop linéaire et que les adversaires de Cagney manquent trop souvent de charisme. Ainsi, aucun membre de sa bande n'arrive à contrarier ses plans dès qu'il apparait, ni sa petite amie à s'enfuir, ni la police à l'arrêter. Et ce n'est pas Edmond O'Brien qui saura être un adversaire de taille. Ainsi, je regrette son opposition avec Humphrey Bogart dans "les fantastiques années 20", sa rédemption dans "Pitchure Snatcher", ou son parcours chaotique et difficile qui l'amène de la délinquance à Hollywood dans "Lady Killer". Dans ce dernier film, les relations entre Cagney, Mae Clark, et Douglass Dumbrille étaient particulièrement savoureuses. Dans "l'enfer est à lui", toutes les relations de cet anti-héros finissent par un mauvais coup, la mort et le plus souvent par un assassinat. Le film est donc pour le moins très lourd et difficile à supporter car il suit la folie d'un homme que rien ni personne ne peut arrêter. De plus Cagney a quand même vieilli. En effet, ce film a été tourné 19 ans après ses débuts dans "Sinners' Holiday" (1930).

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Ceci étant dit, "l'enfer est à lui" possède une étonnante modernité de par donc son scénario qui met en avant l'action dès le début et qui préfigure des films bien plus récents. Mais bien évidemment c'est le duo Cagney/Mayo qui crève l'écran. Virginia Mayo est superbe dans la plupart de ses scènes. Enfin, une scène au milieu du film explique la maladie mentale de cet anti-héros joué par Cagney. Cette explication redonne un semblant d'humanité à Cagney et fait redescendre la tension du spectateur quelques minutes. Dans une autre scène on voit Cagney se jeter sur Virginia Mayo dans le garage et la caméra filme l'adorable visage de Virginia Mayo déformé par la main de Cagney mais aussi par la peur. Elle devait d'ailleurs affirmer qu'elle eut réellement peur lorsqu'elle a tournée cette scène avec Cagney. La meilleure scène restant la scène de démence jouée par Cagney lorsqu'il apprend la mort de sa mère. Raoul Walsh expliqua qu'il avait été impressioné par la façon dont Cagney avait joué cette scène. On raconte que certains figurants furent également effrayés ne sachant pas ce qu'il se passait et que cette scène était bien prévue au script. L'interprétation de Cagney est donc clairement extraordinaire.

 

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Ci-dessus : Virginia Mayo, Margaret Wycherly et James Cagney.

Voilà vous savez presque tout sur ce film étouffant, qui prend aux tripes du début à la fin. On retrouvera le couple Mayo/Cagney l'année suivante dans une comédie musicale, "les cadets de West Point" dans une ambiance bien plus sympathique qui nous permettra d'admirer le corps de rêve de Virginia Mayo dans un film un peu plus chaleureux. On en reparle demain !

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Annex - Mayo, Virginia (White Heat)_NRFPT_01.jpg

Note : 6,5 / 10