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08/11/2014

Oklahoma ! - 1955

Ce qui est magnifique avec le Bluray, c'est qu'il nous arrive parfois de découvrir ou redécouvrir des classiques oubliés, dans des versions absolument merveilleusement bien restaurées. C'est encore une fois le cas ici pour "Oklahoma !" qui nous donne une image et un son parfait. De ce film, on découvre avec une légère appréhension en regardant la jaquette, une comédie musicale westernienne, en Technicolor joué par Gordon MacRae, et Shirley Jones pour les rôles titres. Mais on retrouve aussi d'excellents seconds rôles avec par exemple, Gloria Grahame, Charlotte Greenwood, Eddie Albert, et Rod Steiger. Dès les premières images, et l'impressionnant traveling dans le champ de maïs, on sait que l'on va avoir  affaire, à un film exceptionnel tant dans la forme que dans le fond, et effectivement le reste des 2H25 ne déçoivent aucunement. On a droit à des musiques formidablement belles des années 50, chantés par Gordon MacRae et la très jolie Shirley Jones. "Oklahoma !" réalisé, par Fred Zinnemann, est donc un émerveillement et un superbe spectacle familial avec une superbe qualité d'image, malheureusement dans une version originale sous-titrée, qui en limitera l'accès. Et pourtant, ce n'était pas gagné, car à première vue, le scénario est simple, voir simpliste, et digne d'un épisode d'Hélène et les garçons. Mais il est compensé par une réalisation parfaite, des chansons et des numéros dansants d'exceptions, mais aussi parfois par une certaine noirceur inattendue.

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L'intérêt des studios pour "Oklahoma !" remonte à 1943 et à la sortie de la comédie musicale à Broadway. Le succès étant, tous les studios voulaient racheter les droits de ce spectacle, mais finalement, c'était Magna Theatre Corporation qui en achetait les droits. Cette société avait fondé un nouveau procédé d'écran large, appelé "Todd-AO". "Oklahoma !" est le premier film tourné avec ce procédé, mais une version cinémascope existe aussi et on peut considérer que certains plans ont pu être différents selon le procédé utilisé. Prévu initialement d'être tourné en Oklahoma, le film a été finalement tourné en Arizona, les puits de pétrole d'Oklahoma semblait être un problème insurmontable pour un film. que l'on voulait très "country". Alors que peut on reprocher à ce magnifique spectacle qui devrait figurer dans toute Bluraythèque qui se respecte : rien, sinon un formalisme presque trop parfait, et peut être un très léger manque de folie. Pour le reste, il n'y a rien à redire. D'ailleurs, "Oklahoma !" devait rafler deux Oscars et deux nominations, totalement mérités. Devant un tel succès, le couple Gordon MacRae et Shirley Jones devait être reformé l'année suivante dans "Carousel", une autre comédie musicale. En conclusion je dirai qu'Oklahoma, vous fera venir un sourire jusqu'aux oreilles et vous donnera 2H25 de bonheur, et en ce moment cela vaut tout l'or du monde. Dieu ! Qu'il était beau le cinéma dans les années 50 !

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Ci-dessus : Shirley Jones & Gordon MacRae

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Ci-dessus : Gordon MacRae

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Ci-dessus : Shirley Jones & Gordon MacRae

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Ci-dessus : Shirley Jones

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Ci-dessus : Eddie Albert & Gloria Grahame

 

Extraits :

Disponible en Zone A & B en Bluray (importation des USA) Version Originale sous-titrée français. A noter que le Bluray vendu, contient la version "Todd-AO" et Cinémascope, ainsi qu'une version DVD.

Note : 9,5 / 10

21/05/2014

L'amour et la bête / The Wagons Roll at Night - 1941

Hier soir j'ai vu "l'amour et la bête" de Ray Enright. Le film a été tourné par Humprhey Bogart en 1941 la même année que le "faucon maltais" (voir pour ce dernier film l'excellente Chronique du site le film était presque parfait) ou "la grande évasion" (High Sierra). L'histoire de "l'amour et la bête" se déroule dans un cirque. Bogart a le rôle d'un patron de cirque sans aucun scrupule. Un lion s'échappe de sa cage et un jeune vendeur (Eddie Albert) arrive à le maîtriser. Bogart se décide donc d'en faire progressivement la vedette de son show. Mais les duos amoureux vont compliquer à l'extrème la relation de travail entre les deux hommes.

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En vedettes féminines on trouve Sylvia Sidney et Joan Leslie. Joan Leslie jouera la même année avec Bogart dans "High Sierra" (la grande évasion).Joan n'a que 16 ans dans ce film, mais sa beauté crève déjà l'écran.

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Ci-dessus Joan Leslie :

Les autres vedettes se sont bien sûr les lions qui crèvent littéralement l'écran. Quand Bogart passe devant une cage à la fin du film et lance un regard assassin aux lions, on a l'impression que leurs rugissements répondent à ce regard dans un dialogue animalier totalement improvisé. Enfin les quelques "combats" avec les lions sont très impressionnants quand on sait qu'en 1941 les trucages étaient quand même très réduits. On est très loin des images de synthèse de Gladiator où Maximus combat dans l'arène des lions à mains nues. J'ajouterais que la musique est parfaite et réserve des morceaux très romantiques. Seule la scène qui suit le combat entre le dompteur et son apprenti est gâchée par la musique qui n'est absolument pas à sa place. Il aurait fallu une musique un peu sérieuse et et pas légère comme initialement composée. Pour le reste la musique est parfaite. Bref, si vous voulez que votre homecinéma sente le fauve, je ne saurais trop vous conseiller de rentrer vous aussi dans la cage aux lions et de voir sur grand écran "l'amour et la bête". Film, méconnu de Bogart, mais qui mériterait un bien meilleur sort que le relatif oubli dans lequel il est tombé aujourd'hui.

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Ci-dessus Sylvia Sidney & Humphrey Bogart :

 

Le trailer :

 

Note : 7 / 10

19/10/2013

Les racines du ciel / The Roots of Heaven - 1958

Tourné un an avant sa mort, "les racines du ciel" reste bien malgré lui, comme le film testament d'Errol Flynn. L'histoire se déroule en Afrique Noire, et raconte le combat de Morel (Treword Howard), un homme  décidé à protéger les éléphants et la nature, de son plus grand prédateur l'Homme. Le film est une production Twentieth Century Fox, et donc c'est Darryl Zanuck qui est à la production. Ce dernier avait décidé d'adapter à l'écran le roman éponyme de Romain Gary. Pour le rôle féminin, il choisissait sa compagne du moment : Juliette Greco. Juliette Greco avait déjà tourné avec Errol Flynn, l'année précédente, dans "le soleil se lève aussi" avec Tyrone Power. Pour "les racines du ciel", Zanuck choisit Huston qui n'avait aucune envie de faire ce film, qui devait être un manifeste contre la chasse. John Huston n'aimait tout simplement pas ce scénario, car il était lui même chasseur. Ainsi, Juliette Greco raconte qu'il partait à la chasse à 3H30 du matin, pendant les 6 mois du tournage.

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Concernant le tournage, il fut vraiment épique. Ainsi, on tourna avec une température moyenne de presque 50¨C. Cette température, rendait tout maquillage impossible. En effet en quelques minutes, il fondait. Puis, à cause du manque d'eau potable et de problèmes de conservation de la nourriture, beaucoup de membres de l'équipe furent malade, à part deux personnes : John Huston et Errol Flynn qui l'un et l'autre, ne buvaient quasiment jamais d'eau. Juliette Greco, raconte que Flynn était ivre du matin au soir. Il avait pris un accord publicitaire avec Smirnoff pour avoir une dizaine de caisses de Vodka, qui lui permettait d'assouvir sa consommation personnelle et celle de John Huston. Juliette Greco raconte aussi dans les intéressants bonus de l'édition Bluray, que les insectes mangeaient le bois et le béton de sa chambre. Elle ne conserva donc, pas un bon souvenir de ce tournage, mais un souvenir très fort en tous les cas.

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Ci-dessus : Errol Flynn

Plutôt détestés par les populations locales qui voyaient d'un mauvais oeil, ces blancs sur leur sol, le tournage fut donc incroyablement difficile. Mais malgré tout ça, et presque malgré lui, John Huston produit un chef-d'oeuvre. En effet, toutes les imperfections du film, tous les ratages, ne font qu'accentuer à l'écran un profond réalisme et l'amateurisme de cette équipe hétéroclite qui décide de partir en guerre contre la chasse à l'éléphant. Le scénario du film a qui plus est, 20 ou 30 ans d'avance sur la production cinématographique de l'époque. Ainsi, la lutte n'est plus contre les indiens, ou une bande cowboys, mais bien pour la protection des éléphants. Pourtant, les mêmes stratégies sont employées, et la caméra montre de grands mouvements, qui font parfois penser à "la charge fantastique" (1942). Le film touche donc le coeur du spectateur et la musique de Malcolm Arnold, Henri Patterson aide  aussi beaucoup a remué les consciences. L'idée de Zanuck de mettre le chasseur Huston aux commandes d'un film écologiste, se révèle proprement géniale, et fait beaucoup pour le film, qui porte en lui toutes les espérances, les misères, et l'amateurisme d'une humanité qui cherche encore sa route et à devenir simplement humaine. 55 ans après le tournage des "Racines du ciel" on tue toujours des éléphants en Afrique, la vision de ce film, reste donc d'une absolue nécessité.

 

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Ci-dessus : Treword Howard, Errol Flynn, Juliette Greco et ses compagnons

 

Extrait :

 

L'ouverture musicale de Malcom Arnold (non présente sur le Bluray) :

 

 Film disponible en version restaurée, en Bluray zone B VO et VF

Note : 9 / 10

29/06/2013

Le Combat du capitaine Newman / Captain Newman, M.D. - 1963

'Le combat du capitaine Newman" a été réalisé par David Miller. David Miller est un cinéaste à la carrière de réalisateur très éclectique, spécialiste des films crépusculaires. Ainsi, si on se souvient de lui aujourd'hui pour avoir été le réalisateur du légendaire western avec Kirk Douglas, "seuls sont les indomptés", il était aussi le réalisateur de "Diane de Poitiers" (1956), film d'aventures lui aussi crépusculaires qui annonçait la fin du film d'aventure hollywoodien classique, mais aussi  la conclusion de la carrière de Lana Turner à la MGM, qui ne renouvelait pas alors son contrat. Elle devait d'ailleurs raconter plus tard : "« Lorsque j’ai eu fini Diane, je me revois encore quitter le studio sans un regard en arrière. Il était étrange de voir ces rues désormais vides. Elles avaient été ma seconde demeure, peut-être ma maison la plus stable durant dix-sept ans. Je me souviens combien j’étais excitée lorsque j’ai vu ces visages fameux à l’époque de l’âge d’or de la MGM et le bonheur de faire bientôt partie d’eux. Maintenant la gloire était passée" Mais pour en revenir à David Miller, il n'était pas seulement le réalisateur de films crépusculaires. Il était aussi un réalisateur touche à tout, s'intéressant à tous les genres. Ainsi dans sa filmographie on retroue des comédies comme "la pêche aux trésors" (1949) avec les Marx Brothers et la jeune Marilyn Monroe, mais aussi des films de guerre "les tigres volants" avec John Wayne et même des westerns comme par exemple "Billy the Kid, le réfractaire" (1941) avec Robert Taylor. Miller commença sa carrière par la réalisation de documentaires et de court-métrages, avant de se lancer dans la réalisation de long-métrages, le premier étant "le réfractaire".

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Pour en revenir au film qui nous intéresse "le combat du capitaine Newman", on retrouve ici une structure scénaristique empreint d'un classicisme, mais aussi d'un aspect baroque assez paradoxal, qui annonce de façon ici presque imperceptible, une pensée différente empreinte d'un refus total de la guerre. Le classicisme du film s'exprime par son formalisme classique. Ainsi, on retrouve tout ce qui fait le film de guerre classique (respect de la hiérarchie, base militaire très propre). Mais de l'autre côté on retrouve un sujet très peu traité : la vie d'un service psychiatrique militaire. Et le film navigue ensuite entre différents malades et les traits d'humour de l'infirmier joué par Tony Curtis. La pesanteur du propos est ainsi compensé par l'humour et les aventures de Tony Curtis. Gregory Peck peut ainsi faire montre de tout son talent, s'aventurant à badiner avec l'infirmière principale interprêtée par la très belle Angie Dickinson ou à manier l'humour à froid avec Tony Curtis. Angie Dickinson s'est bien évidemment l'interprête de "Rio Bravo" (1959). Elle devait commencer sa carrière par des rôles à la télévision et on devait la remarquer déjà dans un western, cette fois-ci avec Robert Mitchum, 'l'homme au fusil" (1955).

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Ci+dessus : Angie Dickinson

Outre Gregory Peck, Angie Dickinson, et Tony Curtis, le casting est aussi composé d'Eddy Albert que l'on a déjà vu dans le rôle d'un officier malade et lâche dans "Attack !" (1956) de Robert Aldrich et l'année précédente toujours en militaire dans "le jour le plus long" (1962). Si à cela on ajoute la présence de Robert Duvall alors tout jeune, et de Bobby Darin (le chanteur à succès) vous l'aurez compris que "le combat du capitaine Newman" est un film de qualité. Robert Duvall interprête ici son deuxième film pour le cinéma et c'est également son deuxième film avec Gregory Peck, après "du silence et des ombres" (1962). Voilà vous savez tout sur le service du capitaine Newman qui aurait très bien pu être le pilote d'une série TV. Il n'en reste pas moins que le film a d'énormes qualités et fait déjà s'interroger sur l'acte schizoprhrène de la société qui soigne des militaires pour les renvoyer en Enfer. Un très beau film avec des acteurs au meilleur de leur forme.

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Disponible en DVD zone 2 (français /anglais) sur le site d'Universal ou magasins spécialisés

Qualité d'image : très correcte

 

Bande-annonce :

 

Note : 7,5 / 10

07/06/2013

Attack ! - 1956

Etrange mais je n'ai jamais écrit de critiques sur des films de guerre jusqu'ici. Alors il me faut me rattraper. En plus, cela tombe bien, car hier soir, j'ai vu "Attack" de Robert Aldrich. Aldrich était un parent de Rockfeller qui avait des parts dans la RKO. C'est ainsi qu'il a pu entrer dans le milieu du cinéma et ce malgré un bon bagage universitaire. Il reste donc pendant très longtemps, assistant de réalisateur comme Chaplin. Pour "Attack" il est seul aux commandes, mais on ne lui confie pas un gros budget. Ainsi il n'a disposé que 750 000 dollars pour boucler son film. Il n'a donc pas été possible recruter des grandes vedettes de cette époque et on donne alors sa chance à Lee Marvin et Jack Palance, peu connus à l'époque ou sinon pour des seconds rôles.  La seule vedette est bien peut être Eddie Albert qui fait le rôle d'un officier lâche et malade mentalement. Mais que reste t'il aujourd'hui de ce film, encensé par la nouvelle vague et par le festival de Venise ?

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Les petits moyens du film sont visibles partout, du début à la fin et Aldrich doit ruser et utiliser tout son talent pour tenir le spectateur. Ainsi les deux panzers allemands, font un bruit de fusil quand leurs canons tirent et semblent littéralement en carton-pâte. Enfin les Allemands semblent sortir de l'opéra alors qu'ils sont sur le front depuis des mois. Enfin l'offensive des Ardennes avaient eu lieu en plein hiver et là c'est l'été. Bref, beaucoup de choses ne sont pas très crédibles. Enfin, le jeu des acteurs semblent pour le moins un peu théatral. La deuxième guerre mondiale est il le bon endroit pour rejouer une tragédie grecque ? Il me semble que non. Ainsi, le film est sauvé malgré tout par les comédiens quand ils n'en font pas trop et par le talent de réalisateur d'Aldrich qui a du se débrouiller avec ce qu'il avait pour terminer le film. Néanmoins tout cela a bien vieilli. Et c'est avec un oeil parfois amusé devant certaines outrances ou techniques cinématographiques que j'ai fini par regarder ce film qui est loin d'être le chef d'oeuvre impérissable que la critique a voulu nous vendre. On peut néanmoins concéder à Aldrich un sens de l'action et de la réalisation que les faibles moyens ont empêchés de concrétiser dans une oeuvre d'une autre ampleur.

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Disponible en DVD et Bluray. A noter l'image très belle de l'édition Bluray.

Note : 5,5 / 10