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25/01/2015

Le Fleuve de la dernière chance / Smoke Signal - 1955

"Le fleuve de la dernière chance" est un western en Technicolor de l'Universal, au scénario très original de Jerry Hopper. Ainsi, le scénario, nous rapproche du film d'aventures tout autant que du western. Ainsi, le film nous raconte l'histoire d'une escouade de cavalerie, en territoires indiens, et assiégées dans un fort. Le seul espoir de survie pour ces hommes, apparaît rapidement être le fleuve qui coule à côté du fort. Il y a assez peu de westerns, où un fleuve est un élément central du récit. On pense à "la rivière sans retour" (1954) d'Otto Preminger avec Robert Mitchum et Marilyn Monroe, ou encore à "la captive aux yeux clairs" (1952) de Howard Hawks. Mais dans "le fleuve de la dernière chance", les scénaristes mettent en valeur, de façon assez unique dans l'histoire du western, un renégat, en la personne de Dana Andrews. Ainsi, Dana Andrews, joue un capitaine, déserteur de son régiment, parti vivre avec les indiens. C'est assez unique pour attirer l'attention du spectateur. Le film bénéficie de quelques belles scènes en extérieur en particulier un plan précis où on voit un chef indien de dos, qui regarde partir les soldats. Le plan est très fordien dans sa conception. Malheureusement, beaucoup trop de scènes sont tournées avec des transparences, assez peu convaincantes, qui décrédibilisent quelque peu le film. Heureusement, Dana Andrews et surtout Piper Laurie tiennent le récit. Si Dana Andrews fait le travail, Piper Laurie est quant à elle, très convaincante en fille de colonel à la recherche de la vérité et accessoirement de l'amour. Elle donne au film ces quelques moments de tendresse et d'émotion. La photographie est tout à fait correct et la direction musicale de Joseph Gershenson, rehausse l'ensemble de l'oeuvre. En résumé, "le fleuve de la dernière chance", est une bonne surprise, qui fait passer une plaisante soirée, du moment, où on ne lui en demande pas de trop. C'est donc une très bonne pioche de l'éditeur "Opening", qui nous donne en plus un master, exempt de défauts majeurs, sans être non plus extraordinaire. On regrettera par contre l'absence d'une présentation d'un historien du cinéma et d'une section bonus limitée, à la seule bande-annonce.

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Film disponible en DVD Zone 2, en VF et VO sous titrée chez Opening

Note : 6,5 / 10

28/09/2013

L'Homme des vallées perdues / Shane - 1953

Il y a quelques films touchés par la Grâce. "l'homme des vallées perdues" est clairement de ceux-ci. Pourtant, le scénario est très simple, vu et revu. En effet, l'histoire d'un gros éleveur de bétail, qui se refuse à partager les terres avec des fermiers sédentaires a été comptée de nombreuses fois, dans de très nombreux westerns. Mais là, le film aborde un thème nouveau, celui du héros solitaire, justicier dont personne ne sait d'où il vient, ni qui il peut bien être. Ainsi, sa probable identité n'est que donnée à la fin. En attendant, le film va nous proposer une relecture psychologique du western, mais aussi une lutte pour sa terre, contre ceux qui veulent se l'approprier, magnifié dans un environnement naturel somptueusement filmé et mis en valeur. On peut aussi voir, à travers le scénario adapté du roman de Jack Schaefer, une certaine définition du courage, et de la valeur de l'action individuelle, d'un homme pour une communauté.

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Mais ce qui fait de "l'homme des vallées perdues", un film légendaire ce n'est pas tant les rapports ambigües entre le héros et la femme de son ami et patron, ou dans le rôle de second père qu'il joue auprès du fils de la maison. Ce qui fait de "Shane", une véritable légende du western, c'est la noblesse qu'il découle du personnage d'Alan Ladd, mais aussi de la véritable noblesse que la réalisation arriver à dégager de ces pauvres fermiers, dont le travail, le courage et la volonté arrivent à forcer, contre toute attente, l'admiration du spectateur. Cette noblesse est magnifiée par la musique de Victor Young, qui signe ici une de ses plus belles partitions, et qui font assurément de "Shane" un western unique.

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Ci-dessus : Van Heflin, Alan Ladd et le jeune Brandon de Wilde

De plus, le réalisateur George Stevens, nous fait bénéficier d'une vision très réaliste de la violence. Ainsi, pour 1953, le film est très violent. Et les différentes bagarres, et duels au pistolet ne sont pas des combats à la papa, comme on pouvait en voir dans d'autres westerns des années 50. Ici le sang coule, la violence est brutale, les coups font mal. George Stevens avait eu une expérience de la guerre. On se rappelle évidemment de sa réalisation de films documentaires pendant la deuxième guerre mondiale. Ainsi, il était revenu avec une expérience de la guerre, qui lui faisait refuser une non description réaliste de la violence. Ainsi, les combats au pistolet sont rendus réalistes par un système censé projeter en arrière, l'acteur touché, pour recréer l'impact d'une balle sur un corps,.

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Ci-dessus : Alan Ladd

"Shane" se retrouve donc au carrefour du western, irrigué par un esprit et une inspiration très fordienne, de la noblesse des petites gens que l'on retrouve dans tant de films de Ford. Mais le film est parcouru aussi par une réalisation très moderne, qui préfigure la violence de la fin des années 60 et un certain Clint Eastwood, qui reprendra le thème du justicier solitaire dans "Pale Rider" On a donc avec "l'homme des vallées perdues", un film digne des meilleurs John Ford. Le film portait par une incroyable grâce et une noblesse à tout épreuve, est à n'en pas douter mythique. Si il y a un western à posséder, c'est peut être bien celui-là. Quand le cinéma atteint à un tel niveau de perfection, on ne peut que rester béat d'admiration devant le résultat. Et quand un film arrive à nous arracher des larmes, comme les adieux du petit garçon à son héros, c'est qu'il a réussi à toucher au but. "Shane" ? c'est peut être le plus beau western du monde.

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Ci-dessus : Jack Palance

 

Extrait de la musique de Victor Young :

 

Bande-annonce :

http://www.youtube.com/watch?v=UbuFb3jKgRM

 

Disponible en DVD et Bluray VF et VO sous-titrée

Note : 10 / 10