Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/12/2014

Les sacrifiés / They were expendable - 1945

"Les sacrifiés" est le type même des films inclassables de John Ford. On sait que Ford n'aimait pas particulièrement ce film. Ainsi, il devait dire dans une interview à Lindsay Anderson (réalisateur également), "qu'il n'en avait jamais eu rien à foutre de ce film et qu'il n'avait jamais vu un mètre de ce foutu film". Pour comprendre cette mauvaise opinion de Ford sur son propre travail, il faut savoir que Ford était alors sur le front Pacifique et avait perdu 13 hommes de son unité quand la MGM, lui donna à faire ce film de commande. De plus, Ford devait se blesser à la jambe sur le tournage et en abandonner la fin au profit de l'acteur Robert Montgomery à l'affiche avec John Wayne. Enfin, Ford ne devait pas non plus maîtriser le montage, qui semblait ne pas lui convenir. Ainsi, le film faisait 2H10, et Ford, aurait voulu le raccourcir à 1H40, et garder des scènes que la MGM avait enlevées. On se retrouve donc avec un film assez impersonnel, tourné comme un documentaire, avec très peu de musique (Ford n'en voulait pas). Pourtant devant la consternation, de son interlocuteur, Ford se décidait à revoir son film et écrivait quelques temps plus tard, à Lindsay Anderson : "Pour les Sacrifiés, vous aviez raison". Mais nous public de 2014, que pouvons nous retenir "des Sacrifiés" ?

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Comme je l'ai dit au début de cet article, "les sacrifiés" me semble le film, le plus impersonnel de Ford. Ford y met peu de ses situations cocasses, drôles et humaines qui ont fait la réputation de ses films. Alors, il y a bien la romance impossible entre Wayne et Donna Reed, ou le vieux charpentier qui refuse de partir, attendant avec son seul fusil l'arrivée des Japonais, dans une lutte qu'il ne peut se résoudre à refuser. Et si on rajoute la visite au blessé, c'est à peu près tout. Il n'y a pas une vraie analyse de la vie de la garnison, comme dans "la charge héroïque". Le film ressemble donc à un documentaire, et c'est ce qui en fait toute sa force et aussi sa faiblesse. Rien est glamour dans "les sacrifiés". Comme je l'ai dit la musique est presque absente. Alors ? Alors, le génie de Ford est de n'avoir jamais montré un seul soldat japonais. On voit bien des croiseurs, des tirs, des avions etc, mais le soldat ou l'armée japonaise dans son ensemble, est comme une force invisible qui broie tout, et ceux malgré les victoires successives du groupe de Wayne, qui remporte des succès mais toujours en reculant. Ford nous donne donc un film non exempt de longueurs, et parfois éloigné de son style original mais épuré du traditionnel glamour hollywoodien. On reste donc malgré tout, assez hypnotisé par cette errance militaire, au jour le jour, aux confins du Pacifique.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : Robert Montgomery

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : Donna Reed

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : John Wayne, Donna Reed, & Robert Montgomery

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : War Bond, Robert Montgomery & John Wayne

Disponible en DVD zone 2 sous-titrage en français chez Warner

 Note : 7 / 10

09/04/2013

La vie est belle / It's a Wonderful Life - 1946

Par quel bout prendre "la vie est belle" de Frank Capra ? Voilà la première question qui me vient à l'esprit alors que je rédige cette note. Est-ce un film niais comme aime à le rappeler les cyniques de tous bords ou est-ce le chef-d'oeuvre encensé par la critique et le public depuis des décennies ? Cette note essaiera d'y répondre avec le coeur, car si on lit avec les yeux et si on écoute avec nos oreilles c'est bien avec le coeur qu'i faut voir ce film sous peine de ne rien y comprendre. Le film est tiré d'une histoire, "The Greatest Gift", écrite en novembre 1939 par Philip Van Doren Stern. L'auteur n'arrivant pas à faire publier son histoire se décida à la joindre à ses cartes de Noël et l'envoya à 200 proches. L'histoire attira finalement l'attention d'un producteur de la RKO David Hempstead. Ce dernier le présenta à l'agent de Cary Grant et finalement en avril 1944, la RKO en acheta les droits pour 10 000 dollars. Après trois écritures de script qui ne satisfaisaient personne au studio, Cary Grant n'attendit pas la fin du projet et se mit à tourner un autre conte de Noël "the Bishop's wife" (1947). Finalement, Charles Koerner de la RKO fit lire l'histoire à Capra qui la trouva merveilleuse. La RKO anxieuse de ne jamais pouvoir mettre le film en images, décida de vendre les droits sur ce film et les trois scripts à la société de production de Capra, "Liberty Films". Capra prit alors les choses en main, et retravailla le script avec une pléiade de scénarites : Frances Goodrich,  Albert Hackett, Jo Swerling, Michael Wilson, et enfin Dorothy Parker. Mais le script devait encore subir des révisions, et même durant le tournage. Mais ce n'était pas forcément un problème à Hollywood. On se rappelle que le script de "Casablanca" devait subir le même sort, avec le succès que l'on sait.

la_vie_est_belle_.jpg

Le film devait être tourné aux studios RKO et au ranch de la RKO à Encino qui avait déjà une ville construite qui avait servie pour un film de 1931 "Cimarron". La ville faisait 1,6 hectares et possédait sa grande rue, et 75 bâtiments et magasins. Capra pour le besoin du film devait faire construire une banque mais aussi faire planter 20 chênes. Capra devait ensuite supprimer plusieurs parties musicales composées par Tiomkin au grand désespoir de ce dernier. Sur cette ville construire pour le cinéma, il faut savoir qu'en 1954 l'ensemble  devait être rasé et ne devait rester que la piscine où danse James Stewart dans le film, et la maison Martini. Le tournage quant à lui devait commencer le 15 avril, 1946 et se terminer le 27 juillet 1946. Le film devait se classer 26ème au box-office de 1947 sur 400 films sortis cette année là. Devant ce succès mitigé il devait accuser une perte de 525 000 $. Néanmoins, le film devait passer des générations de spectateurs pour rester dans la mémoire collectivie du public jusqu'à aujourd'hui et devenir un film mythique. Mais qu'est ce qui fait de "la vie est belle", un film mythique aujourd'hui ?

george1.jpg

Ci-dessus : James Stewart

Le succès de "la vie est belle" qui fait de ce film, une légende du cinéma hollwyoodien, ce n'est pas seulement le talent de réalisateur de Capra, ou l'incroyable beauté et le glamour de Donna Reed qui paraît n'avoir jamais été aussi belle et désirable ou l'enthousiasme de James Stewart, ou encore l'incroyable capacité de Lionel Barrymore à jouer un ancien ouvrier aux idées presque anarchiste l'année précédente dans "la vallée du jugement" et cette fois-ci tout le contraire, dans son interprétation d'un banquier rapace. Ce qui fait le succès encore aujourd'hui de "la vie est belle" et qui en fait un film mémorable pour le public, ce sont bien les thèmes que ce film aborde, thèmes qui sont toujours d'une brûlante actualité. En effet, qui peut nier que le sacrifice pour les siens et pour lea autres, la famille, l'appât du gain, ou l'erreur qui détruit toute une vie de travail, et simplement la valeur inestimable de la vie d'un être humain, ne sont pas encore aujourd'hui des thèmes encore actuels en cette période de crise ?

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,james stewart,donna reed,henry travers,lionel barrymore,thomas mitchell,war bond,dimitri tiomkin,h b warner,frank capra

Ci-dessus : Donna Reed et James Stewart

D'ailleurs la popularité dont le film bénéficie chez nous le rapproche plus d'un certain esprit prêt à croire dans la communauté et dans la solidarité, plutôt que dans la réussite personnelle et dans un appât du gain qui détruit tout, mais aussi dans l'intervention de forces invisibles qui éloignent ainsi le film des mensongères accusations dont il fit l'objet dans'une note du FBI qui faisait de ce film, un film aux idées communistes.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,james stewart,donna reed,henry travers,lionel barrymore,thomas mitchell,war bond,dimitri tiomkin,h b warner,frank capra

Ci-dessus : Lionel Barrymore (frère de John Barrymore) et Thomas Mitchell

"La ville est belle" est donc sans aucun doute le plus grand film de Capra encore meilleur que "Mr Smith au sénat" (1939) et il bouleverse autant qu'il peut émouvoir. On ne saurait donc rejoindre les cyniques et bouder son plaisir. "La ville est belle" reste une formidable leçon cinématographique mais aussi morale, sur une vie plus forte et plus précieuse que l'argent et que la finance. Alors oui c'est un conte de Noêl, mais franchement qu'est ce que ça fait du bien !

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,james stewart,donna reed,henry travers,lionel barrymore,thomas mitchell,war bond,dimitri tiomkin,h b warner,frank capra

Extrait :


 

Film disponible en DVD (zone 2) et Bluray multi-zones.

 

Note : 9 / 10

08/04/2013

Souvenez vous de ... Donna Reed !

Aujourd'hui je souhaite rendre un vibrant hommage à Donna Reed pour son talent et sa beauté. Ce ne sont que quelques photos, et deux chansons dont une qui lui va bien, "unforgettable" (inoubliable en français) et une biographie faites par sa fille qui lui rend hommage. Donna était effectivement une actrice inoubliable mais c'était aussi une très grande dame et une star comme on en fait plus. Hollywood Classic se souvient d'elle avec émotion.

donna_reed_opera_glasses.jpg

Donna-Reed-Feet-373234.jpg

Donna_Reed_(See_Here,_Private_Hargrove).jpg

Donna-Reed-Feet-289200.jpg

Donna-Reed-in-The-Picture-of-Dorian-Gray-1945.jpg

Donna-Reed-Feet-724335.jpg

Donna Reed (6).jpg

Donna-Reed-Feet-757520.jpg

west_d20.jpg

Donna-Reed-Feet-782405.jpg

donnareedstrapless.jpg

DonnaReed-Grass-1946-1.jpg

DonnaReed-Lake-1946.jpg

s_aec04_-_cm_-_donna_reed_-_1_-_2701.jpg

wayne972.jpg

tumblr_ldbttgeAEf1qbgyx2o1_500.jpg

Donna Reeda (8).jpg

Filmographie

  • 1941 : The Get-Away : Maria Theresa 'Terry' O'Reilly
  • 1941 : Rendez-vous avec la mort (Shadow of the Thin Man) : Molly
  • 1941 : Débuts à Broadway (Babes on Broadway) : Jonesy's Secretary
  • 1942 : Personalities court métrage (non créditée)
  • 1942 : The Bugle Sounds avec Wallace Beery, Marjorie Main, Lewis Stone, George Bancroft : Sally Hanson
  • 1942 : The Courtship of Andy Hardy avec Mickey Rooney : Melodie Eunice Nesbit
  • 1942 : Mokey avec Dan Dailey et Robert Blake : Anthea Delano
  • 1942 : Calling Dr. Gillespie de Harold S. Bucquet avec Lionel Barrymore : Marcia Bradburn
  • 1942 : Apache Trail de Richard Thorpe avec Lloyd Nolan : Rosalia Martinez
  • 1942 : Les Yeux dans les ténèbres (Eyes in the Night) : Barbara Lawry
  • 1943 : Et la vie continue (The Human Comedy) : Bess Macauley
  • 1943 : Dr. Gillespie's Criminal Case avec Lionel Barrymore, Margaret O'Brien : Marcia Bradburn
  • 1943 : The Man from Down Under de Robert Z. Leonard avec Charles Laughton : Mary Wilson
  • 1943 : Parade aux étoiles (Thousands cherr) : Customer in Red Skelton Skit
  • 1944 : See Here, Private Hargrove de Wesley Ruggles avec Robert Walker : Carol Holliday
  • 1944 : Gentle Annie de Andrew Marton avec James Craig, Marjorie Main : Mary Lingen
  • 1945 : Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) : Gladys Hallward
  • 1945 : Les Sacrifiés (They Were Expendable) : 2nd Lt. Sandy Davys
  • 1946 : Faithful in My Fashion de Sidney Salkow avec Tom Drake, Edward Everett Horton : Jean Kendrick
  • 1946 : La vie est belle (It's a Wonderful Life) : Mary Hatch Bailey
  • 1947 : Le Pays du dauphin vert (Green Dolphin Street) : Marguerite Patourel
  • 1948 : Retour sans espoir (Beyond Glory) de John Farrow avec Alan Ladd : Ann Daniels
  • 1949 : Enquête à Chicago (Chicago Deadline) de Lewis Allen avec Alan Ladd : Rosita Jean D'Ur
  • 1951 : Saturday's Hero de David Miller avec John Derek : Melissa
  • 1952 : L'Inexorable enquête (Scandal Sheet) de Phil Karlson avec John Derek, Broderick Crawford : Julie Allison
  • 1952 : Le Relais de l'or maudit (Hangman's Knot) : Molly
  • 1953 : Un homme pas comme les autres (Trouble Along the Way) de Michael Curtiz avec John Wayne et Charles Coburn : Alice Singleton
  • 1953 : Le Pirate des sept mers (Raiders of the Seven Seas) de Sidney Salkow avec John Payne : Alida
  • 1953 : Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity) : Alma Burke (Lorene)
  • 1953 : Amour, Délices et Golf (The Caddy) : Kathy Taylor
  • 1953 : Gun Fury : Jennifer Ballard
  • 1954 : They Rode West : Laurie MacKaye
  • 1954 : Trois heures pour tuer (Three Hours to Kill) d'Alfred L. Werker avec Dana Andrews : Laurie Hendricks
  • 1954 : La Dernière Fois que j'ai vu Paris (The Last Time I Saw Paris) : Marion Ellswirth / Matine
  • 1955 : Horizons lointains (The Far Horizons) : Sacajawea
  • 1955 : The Benny Goodman Story : Alice Hammond
  • 1956 : La Rançon (Ransom!) d'Alex Segal avec Glenn Ford, Leslie Nielsen : Edith Stannard
  • 1956 : Coup de fouet en retour (Backlash) : Karyl Orton
  • 1956 : Au sud de Monbasa (Beyond Mombasa) de George Marshall avec Cornel Wilde, Christopher Lee : Ann Wilson
  • 1958 : Le crime était signé (The Whole Truth) de John Guillermin avec Stewart Granger, George Sanders : Carol Poulton
  • 1958-1966 : The Donna Reed Show (en) (série télévisée, 275 épisodes)  : Donna Stone
  • 1960 : Pepe : (caméo)
  • 1974 : Yellow-Headed Summer avec Laurence Harvey, Walter Pidgeon
  • 1979 : The Best Place to Be de David Miller avec Efrem Zimbalist Jr., Mildred Dunnock, Betty White, John Phillip Law, Stephanie Zimbalist, Gregory Harrison, Timothy Hutton (téléfilm) : Sheila Callahan
  • 1983 : Deadly Lessons de William Wiard avec Larry Wilcox, Ally Sheedy, Bill Paxton (téléfilm) : Miss Wade
  • 1984 : La croisière s'amuse (The Love Boat) (série télévisée, 2 épisodes)
  • 1984-1985 : Dallas (feuilleton télévisé, 24 épisodes) : Eleanor Ewing


Hommage video :

 

 

 

06/04/2013

Le relais de l'or maudit / Hangman's Knot - 1952

Alors parfois on ne sait pas ce que nous réserve un film. On se demande ce que cela peut bien être que ce "relais de l'or maudit". Bien m'en a pris de découvrir ce film et de maintenant vous le faire découvrir. En effet, outre le fait qu'il soit avec Randolph Scott, on retrouve aussi la superbe Donna Reed. Randolph Scott il est inutile de le présenter. C'est bien évidemment le héros de très nombreaux westerns, et même si il s'essaiera à la comédie comme dans "Roberta" (1935) c'est bien en cowboy que le public se souvient de lui aujourd'hui. Donna Reed élue reine de son campus de Los Angeles à 16 ans, attira très tôt le regard des agents d'Hollywood, et très jeune une grande carrière d'actrice lui était déjà promise. Après une succession de petits rôles, aujourd'hui on se souvient d'elle bien évidemment pour son interprétation dans "le portrait de Dorian Gray" (1945) ou dans "la ville est belle" (1946) de Frank Capra. Après un passage à vide, elle devait rebondir dans "tant qu'il y aura des hommes" (1953), où elle obtiendra l'Oscar du meilleur second rôle féminin. A noter que Dona Reed réussit à préserver sa vie privée et contrairement à d'autres stars de son époque elle sut se tenir à l'écart des scandales. Pour le reste du casting, en dehors de Guinn "Big Boy" Williams qui retrouve Randolph Scott avec lequel il a déjà joué dans Virginia City (1940), il est assez transparent. Et j'avoue que Richard Denning ne m'a pas vraiment impressionné dans son rôle de bellâtre et que je me souviens surtout de lui car il était le mari de la magnifique Evelyn Ankers, la belle héroïne du "loup-garou" (1941)

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins"Le relais de l'or maudit" est donc bien un film de transition dans la carrière de Donna Reed, mais aussi et c'est le plus important un très bon western. En effet, en 78 minutes, l'action ne faiblit jamais. On a droit à des attaques de convois, de diligence, à des réglements de comptes, des bagarres, des combats sous l'orage, des incendies et j'en passe et des meilleurs. Si on se rappelle la fameuse phrase de Hawks qui dit que la mise en scène est l'art d'offrir au spectateur deux ou trois scènes mémorables et de ne pas trop l'ennuyer pendant le reste du film, on peut alors affirmer sans hésitation que ce film remplit parfaitement son rôle et s'avère très distrayant pour un jeune et moins jeune public. Mais la violence n'est malgré tout pas absente et l'opposition entre le vieux Randolph Scott et le jeune Lee Marvin est assez impressionante.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

Ci-dessus : Randolph Scott dans "le relais de l'or maudit"


Le film est qui plus tourné dans un beau Technicolor et bénéficie d'une belle qualité d'image qui n'est malheureusement pas exempt de quelques petits défauts sur le master par moment, avec des tâches bleutées sur la chemise de Randolph Scott qui lui donne malheureusement parfois un air d'arbre de Noël. Mais c'est malgré tout assez mineure et cela ne gâche pas le plaisir d'un très honorable spectacle qui dépasse clairement son statut de série B et qui si il n'atteint pas les sommets du genre, nous propose un spectacle qui n'a rien à envier à des westerns beaucoup plus prestigieux.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

Ci-dessus : Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

Ci-dessus : Donna Reed et Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

Ci-dessus : avec Lee Marvin

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,randolph scott,donna reed,lee marvin,jeanette nolan,richard denning,guinn "big boy" williams,claude jarman jr,roy huggins

La bande-annonce :


Film disponible en DVD zone 2 (autour de 9,90 €)

Note : 7,5 / 10