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22/08/2015

Même les assassins tremblent / Split Second - 1953

"Même les assassins tremblent" est un film intéressant, car tout d'abord il nous permet de retrouver Dick Powell derrière la caméra en tant que réalisateur. Et c'est bien là toute l'originalité du film. En effet, Dick Powell était un chanteur de charme dans les années 20 et 30. On le retrouve ainsi dans plusieurs des plus belles comédies de cette période sous la chorégraphie de Busby Berkeley, et avec souvent sa future seconde femme pour compagne : Joan Blondell. Après Joan Blondell, il devait rester marier avec June Allyson jusqu'à sa mort. Et si le style du réalisateur Dick Powell n'est pas très affirmé, il reste néanmoins sérieux. Et "dans même les assassins tremblent", c'est le scénario qui attire. En effet, derrière ce modeste film noir de la RKO, il y a une étrange synchronicité que je vais vous révéler. Le scénario du film nous raconte, l'histoire se passe dans les années 50 et nous raconte le périple de trois évadés de prison en cavale, qui vont se réfugier dans une ancienne ville de mineurs, au fin fond de l'Ouest. Car c'est juste là qu'est prévu un test de bombe nucléaire. Le lieu semble être un abri sûr, mais aussi précaire, et particulièrement non durable. Ces gangsters vont prendre des otages sur leur chemin et l'étrange menace ajoutée à l'éloignement de toute civilisation, va révéler les vrais caractères de chacun. Lorsqu'on sait que Dick Powell, devait tourner "le conquérant" (1956), sur un ancien site militaire en Utah, ayant servi à des essais nucléaires, on trouve donc à "même les assassins tremblent" une étrange synchronicité temporelle. Mais il n'y a pas que le scénario d'intéressant, il y a aussi un casting intéressant avec Stephen McNally, que l'on a vu dans de très nombreux westerns, mais aussi la belle Alexis Smith, partenaire d'Errol Flynn dans "Dive Bomber" (1941), "Gentleman Jim" (1942), "San Antonio" (1945), "Montana" (1950)  ou de Bogart dans "la seconde Madame Caroll" (1947). On note aussi la présence de fabuleux seconds rôles, comme Jan Sterling, Arthur Hunnicutt (éternel vieux routier des westerns), ou du formidable Paul Kelly dans un petit rôle de truand, dont la carrière mériterait sans aucun doute d'être redécouverte. Ainsi, je me souviens de sa présence dans "les formidables années 20" (1939) de Raoul Walsh ou de son rôle de méchant dans "San Antonio" (1945). "Même les assassins tremblent" est donc clairement une petite production RKO, qui a du mal à sortir du lot de très grands films de l'année 1953. Mais, il n'en reste pas moins une production sérieuse, avec un bon casting, et des scènes finales très spectaculaires pour l'époque.

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Ci-dessus : Stephen McNally

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Ci-dessus : Keith Andes & Jan Sterling

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Film disponible aux éditions Montparnasse dans un master à la définition un peu molle (VO sous-titrée français uniquement).

Note : 6,5 / 10

20/12/2014

Le gros lot / Christmas in July - 1940

Il y a quelques films et quelques réalisateurs miraculeux, souvent aidés par des scénaristes de talents. C'est le cas de Preston Sturges et de "gros lot", comédie charmante à la durée relativement courte, même pour l'époque (64 minutes). Le film s'appuie non pas tant sur le casting, même si Dick Powell et Ellen Drew s'en tirent remarquablement bien, mais sur son scénario drôle, intelligent, et sensible. "Le Gros Lot" est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sturges en 1931 (A Cup of Tea) en pleine Dépression. L'histoire raconte l'aventure d'un jeune employé, qui se verrait bien le gagnant du premier prix d'un concours national de slogan pour une célèbre marque de café. Usant son entourage, avec sa volonté de gagner, ses collègues du bureau, lui font une farce et écrivent un faux télégramme, informant notre héros, qu'il est le Grand gagnant du fameux concours de slogans ! A partir de là, le récit prend son envol, et les malentendus vont se multiplier jusqu'au dénouement final. Sturges nous donne ici une comédie sociale enlevée, où le rire se dispute parfois aux larmes. On pense à Capra et à "la vie est belle" (1946), où un idéaliste se bat contre un banquier, égoïste, cupide et injuste. Ici Dick Powell, subit plus les évènements. Il n'y a pas de grandes tirades, contre le système, sinon la finale d'Ellen Drew, mais qui ne remet pas en cause les fondements de la société américaine.

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Néanmoins plusieurs répliques font mouche. Ainsi, lorsque le directeur du magasin veut récupérer tous les jouets des enfants, en proclamant que ces jouets lui appartiennent. Le policier du quartier, lui rétorque : "What do you think you are ? Hitler ?" (Qui penses tu être ? Hitler ?). On rit donc beaucoup, mais une larme vient aussi à l'oeil, lorsqu'on voit que la première tâche de notre héros est de faire un cadeau à la petite fille en fauteuil roulant. Comme si le plus important était d'aider les handicapés et que cela devait être la première tâche des biens portants. Prodigieux film ! Enfin, le film se termine par un long plaidoyer de la compagne du héros (jouée par Ellen Drew) pour qu'on laisse sa chance à un employé de faire ses preuves. On peut considérer que ce discours est toujours d'une brûlante actualité. Preston Sturges nous surprend donc réellement par l'intelligence de l'ensemble. Mais finalement est-ce réellement surprenant pour un homme qui obtiendra l'Oscar de la meilleure adaptation théâtrale la même année, pour "gouverneur malgré lui" avec Brian Donlevy ? A noter que ce dernier film, est disponible sur Amazon France entre 1,50 et 1,99 €. Cela m'amène à dire que l'on vit quand même une drôle d'époque, où la créativité, l'intelligence, est à 1,99 € et la connerie à 24,99 € en 3D DTS ... Mais c'est une autre histoire. En toute évidence, Preston Sturges est un grand scénariste et un grand réalisateur, malheureusement oublié aujourd'hui.

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Ci-dessus : Ellen Drew & Dick Powell

Disponible chez BAC Films zone 2 en VO sous-titrée, image correcte, sans plus

Note : 7,5 / 10

13/08/2013

Varsity Show - 1937

"Varsity Show" est un film un peu fou. Ainsi, cela commence avec son titre qui aurait du être "Variety Show" reprenant le nom du journal de spectacles célèbres. Mais suite à un accident bénin sur le quai d'une gare, le titre du show est changé dans le film et donc le titre du film aussi. Je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais vous l'aurez compris, "Varsity Show" est assez surprenant, mais aussi drôle. Ainsi, le scénario se déroule dans une université américaine, où les étudiants se désespèrent devant le pauvre spectacle de fin d'année qu'ils vont produire. Ils décident donc d'engager Dick Powell (ancien étudiant) comme metteur en scène. Les gags vont alors se multiplier jusqu'à l'ultime gag final, qui est vraiment énorme et qui m'a fait littéralement pleurer de rire.

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William Keighley est ici est à la réalisation, mais ce sont évidemment les scènes chorégraphiées par Busby Berkeley qui attirent encore l'attention. Le film n'est pas meilleur qu'un autre, mais il réalise réellement son objectif de distraction du spectateur, en alternant les gags et les numéros musicaux. On notera en plus de Dick Powell, éternel chanteur de charme, un formidable danseur noir : John W. Bubbles, On dit sur wikipédia qu'il enseigna les claquettes à Fred Astaire. C'est tout dire. Il forme donc un duo particulièrement intéressant avec Ford Washington Lee. Mais ils sont montrés ici comme des balayeurs et font leur entrée sous ce costume. Mais les noirs avaient ils d'autres emplois en 1937, ne serait ce que dans l'esprit du public américain de cette époque ? Quoiqu'il en soit, nos deux amis se rattraperont plus tard dans un beau numéro en costume et haut de forme cette fois. Pour le reste du casting on retrouve les soeurs Priscilla Lane et Rosemary Lane, mais aussi Ted Healy présents tous les trois, la même année dans "Hollywood hotel" également avec Dick Powell. J'avoue n'avoir pas eu le courage de mettre une mauvaise note à ce petit film, vu le plaisir qu'il m'a donné à le regarder. 76 ans après sa création, il reste un fantastique anti-dépresseur et il devrait être recommandé par la faculté de médecine.

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Ci-dessus : Priscilia Lane

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Ci-dessus : John W. Bubbles et Ford Washington Lee

 

Extrait :

 

Bande annonce :

 

Note : 7,5 / 10

04/08/2013

Sur l'avenue / On the avenue - 1937

"On the avenue" est un film de 1937, de la Twentieth century Fox, avec Dick Powell, et Madeleine Carroll. On se rappelle que Dick Powell c'est la vedette de toutes les productions de la Warner avec Busby Berkeley. Ainsi on le retrouve dans"42ème rue" (1933), "Prologue"(1933), "Dames" (1934),  "Wonder Bar" ou encore dans la série de films "chercheuses d'or" (1933, 1935, 1937). Donc c'est finalement assez exceptionnel de voir Dick Powell tourner pour la Fox. Dans une certaine mesure, on peut se demander si la Fox ne donne pas un cadeau empoisonné à Powell, vedette de la Warner. Ainsi dans la scénario qui n'est que prétexte à des malentendus amoureux entre Dick Powell et Madeleine Carroll, Powell se fait successivement giffler par deux fois, est obligé de jouer des numéros un peu vieillot même pour l'époque et finalement son show est modifié par deux fois. La Fox aurait voulu détruire l'image de séducteur de Powell, elle ne s'y serait pas pris autrement.

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Enfin, le premier numéro des frères Ritz parodie les comédies musicales de la RKO, et le dernier numéro de ses mêmes frères Ritz dont l'un est déguisé en femme, semble vouloir caricaturer les comédies musicales de la Warner. La comédie musicale qui critique la comédie musicale, c'est assez étrange pour être remarqué.

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Ci-dessus : Alice Faye et Dick Powell

Mais "on the avenue" a aussi des qualités, ainsi le très long premier numéro rappelle ceux de Busby Berkeley avec un bataillon de girls plutôt affriolantes et qui nous fait presque oublier que le film a été tourné 3 ans après l'instauration du code de censure. L'histoire est assez amusante et permet de passer un assez bon moment. Le sommet du film étant la descente d'Alice Faye accompagnée d'une bande de cochons derrière elle ! Le maximum du mauvais goût qui pouvait être fait à l'époque est dans ce film. Et c'est hilarant de voir la tête des personnes parodiées pendant les sketchs. Pour résumé le film multiplie les gags, pas toujours légers, Lorsqu'on le revoit, "Sur l'avenue" reste néanmoins une honorable comédie musicale, mais on a fait beaucoup mieux avant at après. Mais j'espère ne pas en avoir dit trop de mal, car il faut se souvenir que la musique est d'un certain Irving Berlin. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et Dick Powell

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

01/08/2013

Hommage à Dick Powell !

Chanteur de charme, danseur, acteur de films noirs, Dick Powell aura vraiment joué tous les rôles, mais surtout les premiers. Si tous les cinéphiles français se souviennent de son duo avec Ruby Keeler ou forcément de son mariage avec la merveilleuse Joan Blondell, on oublie parfois qu'il a aussi chanté avec Ginger Rogers, et que dans une deuxième partie de carrière, totalement improbable, il a revisité l'univers du film noir. Mais Dick Powell ne devait pas s'arrêter là et entamer ensuite, une carrière de réalisateur. Cette carrière lui a t'elle été fatale ? Nul ne pourra jamais le dire. En effet, il devait tourner en 1956 "The conqueror" près d'un site de tests nucléaires américains. Sept ans plus tard il développait un cancer, ainsi que plusieurs acteurs du film qui devaient plus tard avoir aussi des cancers ou des tumeurs. Dick Powell nous quittait donc prématurément. Drôle de destin, pour un homme qui aimait sincèrement le public. Hollywood Classic tient donc à lui rendre un vibrant hommage pour une carrière d'entertainment comme on dit aux USA. On peut imaginer que si le Paradis existe ailleurs que dans l'esprit des Hommes, Dick chante et danse quelque part avec Ruby Keeler et Joan Blondell et toutes les girls des films de Busby Berkely.

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Ci-dessus : Dick Powell et Ruby Keeler dans "chercheuses d'or 1933"

 

Hommage vidéo :

 

 

 

24/07/2013

Hollywood Hotel - 1937

"Hollywood Hotel" n'est pas le film le plus connu de Busby Berkeley, mais il reste comme l'un des plus sympathiques. Ainsi, si en 1937 le film musical est quelque peu en perte de vitesse, "Hollywood Hotel" n'en a que faire et nous propose le traditionnel cocktail d'humour, d'amour et de musique qui a fait le succès de ce type de production. Le film commence par le départ à Hollywood d'un jeune musicien et chanteur, interprêté par Dick Powell. Ce départ est le prétexte pour initier une première scène musicale dès l'ouverture, comme Berkeley l'avait déjà fait par exemple dans "Chercheuses d'or 1933". Et il faut bien reconnaître que la chanson "Hooray for Hollywood' est toute aussi entrainante que le fameux "Gold diggers" de 1933. Elle devait d'ailleurs rester un des hymnes d'Hollywood et traverser les âges à travers différentes reprises. On y voit le chef d'orchestre Bennie Goodman debout sur une voiture, et petit à petit on se rend compte qu'il y a un ballet de voitures qui fonce vers l'aéroport avec des avertissements pour les grandes vedettes, car une nouvelle star débarque : le jeune Ronnie Bowers (Dick Powell). Le ton est donné. Et malgré les aventures et les déboires du jeune héros, la joie, l'humour et l'amour irriguent tout le film. La critique d'Hollywood n'est jamais acide ou dramatique comme dans d'autres films au ton autrement sérieux. Ici Hollywood est vu comme un immense parc d'attraction.

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Pour le reste du casting, on retrouve les soeurs Rosermay et Lola Lane, mais aussi Hugh Herbert dans des numéros d'humour assez incroyables, avec un sketch qui moque les films pro-sudistes de l'époque et du sort réservé aux noirs dans ces films. Mais on y découvre aussi Ronald Reagan dans son deuxième film en présentateur de radio devant un cinéma ou encore Glenda Farrell et enfin Louella Parsons la célèbre chroniqueuse d'Hollywood qui joue son propre rôle. Et si Il  y a de nombreux numéros musicaux avec des orchestres de Jazz de l'époque, avec ainsi Benny Goodman et Raymond Paige, de la moquerie pour les actrices et acteurs qui prennent la grosse tête, il y a aussi dans "Hollywood Hotel" énormément d'idées qui seront plus tard reprises dans "Chantons sous la pluie" (1952). Ainsi, on retrouve le présentateur radio devant le cinéma, mais aussi la voix du chanteur utilisé pour un acteur stupide ne sachant pas chanter. On passe donc de scènes glamour à des sketchs ou des numéros musicaux, pour enfin une dernière reprise de "Hooray for Hollywood" et comme pour les autres films de Berkeley, on sent bien que ce dernier a ici posé les bases de l'entertainment et du musical, qui sont reprises avec le succès que l'on connaît par la MGM quelques années plus tard. Allez votre réservation vous attend à l'Hollywood Hotel !

 

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Ci-dessus : Lola Lane

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 Ci-dessus : Rosemary Lane

La chanson Hollywood Hotel et autres :

 Disponible sur le volume 2 des films consacrés à Busby Berkeley (zone 1). A noter que le film possède des sous-titres français et anglais.

Note : 7 / 10