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22/08/2015

Même les assassins tremblent / Split Second - 1953

"Même les assassins tremblent" est un film intéressant, car tout d'abord il nous permet de retrouver Dick Powell derrière la caméra en tant que réalisateur. Et c'est bien là toute l'originalité du film. En effet, Dick Powell était un chanteur de charme dans les années 20 et 30. On le retrouve ainsi dans plusieurs des plus belles comédies de cette période sous la chorégraphie de Busby Berkeley, et avec souvent sa future seconde femme pour compagne : Joan Blondell. Après Joan Blondell, il devait rester marier avec June Allyson jusqu'à sa mort. Et si le style du réalisateur Dick Powell n'est pas très affirmé, il reste néanmoins sérieux. Et "dans même les assassins tremblent", c'est le scénario qui attire. En effet, derrière ce modeste film noir de la RKO, il y a une étrange synchronicité que je vais vous révéler. Le scénario du film nous raconte, l'histoire se passe dans les années 50 et nous raconte le périple de trois évadés de prison en cavale, qui vont se réfugier dans une ancienne ville de mineurs, au fin fond de l'Ouest. Car c'est juste là qu'est prévu un test de bombe nucléaire. Le lieu semble être un abri sûr, mais aussi précaire, et particulièrement non durable. Ces gangsters vont prendre des otages sur leur chemin et l'étrange menace ajoutée à l'éloignement de toute civilisation, va révéler les vrais caractères de chacun. Lorsqu'on sait que Dick Powell, devait tourner "le conquérant" (1956), sur un ancien site militaire en Utah, ayant servi à des essais nucléaires, on trouve donc à "même les assassins tremblent" une étrange synchronicité temporelle. Mais il n'y a pas que le scénario d'intéressant, il y a aussi un casting intéressant avec Stephen McNally, que l'on a vu dans de très nombreux westerns, mais aussi la belle Alexis Smith, partenaire d'Errol Flynn dans "Dive Bomber" (1941), "Gentleman Jim" (1942), "San Antonio" (1945), "Montana" (1950)  ou de Bogart dans "la seconde Madame Caroll" (1947). On note aussi la présence de fabuleux seconds rôles, comme Jan Sterling, Arthur Hunnicutt (éternel vieux routier des westerns), ou du formidable Paul Kelly dans un petit rôle de truand, dont la carrière mériterait sans aucun doute d'être redécouverte. Ainsi, je me souviens de sa présence dans "les formidables années 20" (1939) de Raoul Walsh ou de son rôle de méchant dans "San Antonio" (1945). "Même les assassins tremblent" est donc clairement une petite production RKO, qui a du mal à sortir du lot de très grands films de l'année 1953. Mais, il n'en reste pas moins une production sérieuse, avec un bon casting, et des scènes finales très spectaculaires pour l'époque.

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Ci-dessus : Stephen McNally

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Ci-dessus : Keith Andes & Jan Sterling

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Film disponible aux éditions Montparnasse dans un master à la définition un peu molle (VO sous-titrée français uniquement).

Note : 6,5 / 10

20/12/2014

Le gros lot / Christmas in July - 1940

Il y a quelques films et quelques réalisateurs miraculeux, souvent aidés par des scénaristes de talents. C'est le cas de Preston Sturges et de "gros lot", comédie charmante à la durée relativement courte, même pour l'époque (64 minutes). Le film s'appuie non pas tant sur le casting, même si Dick Powell et Ellen Drew s'en tirent remarquablement bien, mais sur son scénario drôle, intelligent, et sensible. "Le Gros Lot" est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sturges en 1931 (A Cup of Tea) en pleine Dépression. L'histoire raconte l'aventure d'un jeune employé, qui se verrait bien le gagnant du premier prix d'un concours national de slogan pour une célèbre marque de café. Usant son entourage, avec sa volonté de gagner, ses collègues du bureau, lui font une farce et écrivent un faux télégramme, informant notre héros, qu'il est le Grand gagnant du fameux concours de slogans ! A partir de là, le récit prend son envol, et les malentendus vont se multiplier jusqu'au dénouement final. Sturges nous donne ici une comédie sociale enlevée, où le rire se dispute parfois aux larmes. On pense à Capra et à "la vie est belle" (1946), où un idéaliste se bat contre un banquier, égoïste, cupide et injuste. Ici Dick Powell, subit plus les évènements. Il n'y a pas de grandes tirades, contre le système, sinon la finale d'Ellen Drew, mais qui ne remet pas en cause les fondements de la société américaine.

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Néanmoins plusieurs répliques font mouche. Ainsi, lorsque le directeur du magasin veut récupérer tous les jouets des enfants, en proclamant que ces jouets lui appartiennent. Le policier du quartier, lui rétorque : "What do you think you are ? Hitler ?" (Qui penses tu être ? Hitler ?). On rit donc beaucoup, mais une larme vient aussi à l'oeil, lorsqu'on voit que la première tâche de notre héros est de faire un cadeau à la petite fille en fauteuil roulant. Comme si le plus important était d'aider les handicapés et que cela devait être la première tâche des biens portants. Prodigieux film ! Enfin, le film se termine par un long plaidoyer de la compagne du héros (jouée par Ellen Drew) pour qu'on laisse sa chance à un employé de faire ses preuves. On peut considérer que ce discours est toujours d'une brûlante actualité. Preston Sturges nous surprend donc réellement par l'intelligence de l'ensemble. Mais finalement est-ce réellement surprenant pour un homme qui obtiendra l'Oscar de la meilleure adaptation théâtrale la même année, pour "gouverneur malgré lui" avec Brian Donlevy ? A noter que ce dernier film, est disponible sur Amazon France entre 1,50 et 1,99 €. Cela m'amène à dire que l'on vit quand même une drôle d'époque, où la créativité, l'intelligence, est à 1,99 € et la connerie à 24,99 € en 3D DTS ... Mais c'est une autre histoire. En toute évidence, Preston Sturges est un grand scénariste et un grand réalisateur, malheureusement oublié aujourd'hui.

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Ci-dessus : Ellen Drew & Dick Powell

Disponible chez BAC Films zone 2 en VO sous-titrée, image correcte, sans plus

Note : 7,5 / 10

13/08/2013

Varsity Show - 1937

"Varsity Show" est un film un peu fou. Ainsi, cela commence avec son titre qui aurait du être "Variety Show" reprenant le nom du journal de spectacles célèbres. Mais suite à un accident bénin sur le quai d'une gare, le titre du show est changé dans le film et donc le titre du film aussi. Je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais vous l'aurez compris, "Varsity Show" est assez surprenant, mais aussi drôle. Ainsi, le scénario se déroule dans une université américaine, où les étudiants se désespèrent devant le pauvre spectacle de fin d'année qu'ils vont produire. Ils décident donc d'engager Dick Powell (ancien étudiant) comme metteur en scène. Les gags vont alors se multiplier jusqu'à l'ultime gag final, qui est vraiment énorme et qui m'a fait littéralement pleurer de rire.

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William Keighley est ici est à la réalisation, mais ce sont évidemment les scènes chorégraphiées par Busby Berkeley qui attirent encore l'attention. Le film n'est pas meilleur qu'un autre, mais il réalise réellement son objectif de distraction du spectateur, en alternant les gags et les numéros musicaux. On notera en plus de Dick Powell, éternel chanteur de charme, un formidable danseur noir : John W. Bubbles, On dit sur wikipédia qu'il enseigna les claquettes à Fred Astaire. C'est tout dire. Il forme donc un duo particulièrement intéressant avec Ford Washington Lee. Mais ils sont montrés ici comme des balayeurs et font leur entrée sous ce costume. Mais les noirs avaient ils d'autres emplois en 1937, ne serait ce que dans l'esprit du public américain de cette époque ? Quoiqu'il en soit, nos deux amis se rattraperont plus tard dans un beau numéro en costume et haut de forme cette fois. Pour le reste du casting on retrouve les soeurs Priscilla Lane et Rosemary Lane, mais aussi Ted Healy présents tous les trois, la même année dans "Hollywood hotel" également avec Dick Powell. J'avoue n'avoir pas eu le courage de mettre une mauvaise note à ce petit film, vu le plaisir qu'il m'a donné à le regarder. 76 ans après sa création, il reste un fantastique anti-dépresseur et il devrait être recommandé par la faculté de médecine.

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Ci-dessus : Priscilia Lane

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Ci-dessus : John W. Bubbles et Ford Washington Lee

 

Extrait :

 

Bande annonce :

 

Note : 7,5 / 10

04/08/2013

Sur l'avenue / On the avenue - 1937

"On the avenue" est un film de 1937, de la Twentieth century Fox, avec Dick Powell, et Madeleine Carroll. On se rappelle que Dick Powell c'est la vedette de toutes les productions de la Warner avec Busby Berkeley. Ainsi on le retrouve dans"42ème rue" (1933), "Prologue"(1933), "Dames" (1934),  "Wonder Bar" ou encore dans la série de films "chercheuses d'or" (1933, 1935, 1937). Donc c'est finalement assez exceptionnel de voir Dick Powell tourner pour la Fox. Dans une certaine mesure, on peut se demander si la Fox ne donne pas un cadeau empoisonné à Powell, vedette de la Warner. Ainsi dans la scénario qui n'est que prétexte à des malentendus amoureux entre Dick Powell et Madeleine Carroll, Powell se fait successivement giffler par deux fois, est obligé de jouer des numéros un peu vieillot même pour l'époque et finalement son show est modifié par deux fois. La Fox aurait voulu détruire l'image de séducteur de Powell, elle ne s'y serait pas pris autrement.

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Enfin, le premier numéro des frères Ritz parodie les comédies musicales de la RKO, et le dernier numéro de ses mêmes frères Ritz dont l'un est déguisé en femme, semble vouloir caricaturer les comédies musicales de la Warner. La comédie musicale qui critique la comédie musicale, c'est assez étrange pour être remarqué.

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Ci-dessus : Alice Faye et Dick Powell

Mais "on the avenue" a aussi des qualités, ainsi le très long premier numéro rappelle ceux de Busby Berkeley avec un bataillon de girls plutôt affriolantes et qui nous fait presque oublier que le film a été tourné 3 ans après l'instauration du code de censure. L'histoire est assez amusante et permet de passer un assez bon moment. Le sommet du film étant la descente d'Alice Faye accompagnée d'une bande de cochons derrière elle ! Le maximum du mauvais goût qui pouvait être fait à l'époque est dans ce film. Et c'est hilarant de voir la tête des personnes parodiées pendant les sketchs. Pour résumé le film multiplie les gags, pas toujours légers, Lorsqu'on le revoit, "Sur l'avenue" reste néanmoins une honorable comédie musicale, mais on a fait beaucoup mieux avant at après. Mais j'espère ne pas en avoir dit trop de mal, car il faut se souvenir que la musique est d'un certain Irving Berlin. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et Dick Powell

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

01/08/2013

Hommage à Dick Powell !

Chanteur de charme, danseur, acteur de films noirs, Dick Powell aura vraiment joué tous les rôles, mais surtout les premiers. Si tous les cinéphiles français se souviennent de son duo avec Ruby Keeler ou forcément de son mariage avec la merveilleuse Joan Blondell, on oublie parfois qu'il a aussi chanté avec Ginger Rogers, et que dans une deuxième partie de carrière, totalement improbable, il a revisité l'univers du film noir. Mais Dick Powell ne devait pas s'arrêter là et entamer ensuite, une carrière de réalisateur. Cette carrière lui a t'elle été fatale ? Nul ne pourra jamais le dire. En effet, il devait tourner en 1956 "The conqueror" près d'un site de tests nucléaires américains. Sept ans plus tard il développait un cancer, ainsi que plusieurs acteurs du film qui devaient plus tard avoir aussi des cancers ou des tumeurs. Dick Powell nous quittait donc prématurément. Drôle de destin, pour un homme qui aimait sincèrement le public. Hollywood Classic tient donc à lui rendre un vibrant hommage pour une carrière d'entertainment comme on dit aux USA. On peut imaginer que si le Paradis existe ailleurs que dans l'esprit des Hommes, Dick chante et danse quelque part avec Ruby Keeler et Joan Blondell et toutes les girls des films de Busby Berkely.

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Ci-dessus : Dick Powell et Ruby Keeler dans "chercheuses d'or 1933"

 

Hommage vidéo :

 

 

 

24/07/2013

Hollywood Hotel - 1937

"Hollywood Hotel" n'est pas le film le plus connu de Busby Berkeley, mais il reste comme l'un des plus sympathiques. Ainsi, si en 1937 le film musical est quelque peu en perte de vitesse, "Hollywood Hotel" n'en a que faire et nous propose le traditionnel cocktail d'humour, d'amour et de musique qui a fait le succès de ce type de production. Le film commence par le départ à Hollywood d'un jeune musicien et chanteur, interprêté par Dick Powell. Ce départ est le prétexte pour initier une première scène musicale dès l'ouverture, comme Berkeley l'avait déjà fait par exemple dans "Chercheuses d'or 1933". Et il faut bien reconnaître que la chanson "Hooray for Hollywood' est toute aussi entrainante que le fameux "Gold diggers" de 1933. Elle devait d'ailleurs rester un des hymnes d'Hollywood et traverser les âges à travers différentes reprises. On y voit le chef d'orchestre Bennie Goodman debout sur une voiture, et petit à petit on se rend compte qu'il y a un ballet de voitures qui fonce vers l'aéroport avec des avertissements pour les grandes vedettes, car une nouvelle star débarque : le jeune Ronnie Bowers (Dick Powell). Le ton est donné. Et malgré les aventures et les déboires du jeune héros, la joie, l'humour et l'amour irriguent tout le film. La critique d'Hollywood n'est jamais acide ou dramatique comme dans d'autres films au ton autrement sérieux. Ici Hollywood est vu comme un immense parc d'attraction.

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Pour le reste du casting, on retrouve les soeurs Rosermay et Lola Lane, mais aussi Hugh Herbert dans des numéros d'humour assez incroyables, avec un sketch qui moque les films pro-sudistes de l'époque et du sort réservé aux noirs dans ces films. Mais on y découvre aussi Ronald Reagan dans son deuxième film en présentateur de radio devant un cinéma ou encore Glenda Farrell et enfin Louella Parsons la célèbre chroniqueuse d'Hollywood qui joue son propre rôle. Et si Il  y a de nombreux numéros musicaux avec des orchestres de Jazz de l'époque, avec ainsi Benny Goodman et Raymond Paige, de la moquerie pour les actrices et acteurs qui prennent la grosse tête, il y a aussi dans "Hollywood Hotel" énormément d'idées qui seront plus tard reprises dans "Chantons sous la pluie" (1952). Ainsi, on retrouve le présentateur radio devant le cinéma, mais aussi la voix du chanteur utilisé pour un acteur stupide ne sachant pas chanter. On passe donc de scènes glamour à des sketchs ou des numéros musicaux, pour enfin une dernière reprise de "Hooray for Hollywood" et comme pour les autres films de Berkeley, on sent bien que ce dernier a ici posé les bases de l'entertainment et du musical, qui sont reprises avec le succès que l'on connaît par la MGM quelques années plus tard. Allez votre réservation vous attend à l'Hollywood Hotel !

 

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Ci-dessus : Lola Lane

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 Ci-dessus : Rosemary Lane

La chanson Hollywood Hotel et autres :

 Disponible sur le volume 2 des films consacrés à Busby Berkeley (zone 1). A noter que le film possède des sous-titres français et anglais.

Note : 7 / 10

11/06/2013

Adieu ma jolie / Murder, My Sweet - 1944

"Adieu ma jolie" ou connu aussi sous le titre français "Adieu ma belle" ou en Amérique sous le titre de "Murder, My Sweet" fait parti des films noirs de Dick Powell. Ainsi, après une longue carrière dans la comédie musicale avec des succès comme "42ème rue" (1933), "Foot light parade" (1935), la série des "chercheuses d'or" et bien d'autres, il commença une seconde carrière comme acteur de films noirs. Et "Adieu ma jolie" est le premier film du genre pour Dick Powell, que l'on retrouvera ensuite dans d'autres films de ce type. Ainsi on peut citer, "cornered" (1945), "Johnny O'Clock" (1947) ou encore "the tall target' (1951). Le film est réalisé par Edward Dmytryk, touche à tout d'Hollywood, qui réalisa des films noirs, comme "Mirage" (1965), mais aussi des westerns ou des films de guerre.

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"Adieu ma jolie" est la première adaptation au cinéma du roman "Farewell, My Lovely" (1940), inspiré des nouvelles "The Man Who Liked Dogs" (1936), "Try The Girl" (1937) et "Mandarin's Jade" (1937). Mais c'est aussi la première adaptation à l'écran d'un roman de Raymond Chandler. Le roman a été publié en français sous le titre "Adieu ma jolie" (Farewell, My Lovely) dans une traduction de Geneviève de Genevraye. Son auteur Raymond Chandler, est un écrivain américain de romans policiers. Son influence sur la littérature policière moderne a été forte, en particulier par son style, qui a été largement imité. Le détective privé de Los Angeles Philip Marlowe est un personnage récurrent de son oeuvre et a été ainsi nommé en l'honneur du dramaturge élisabéthain Christopher Marlowe. Le film en lui même est un vrai film noir, complexe à suivre, et à l'intrigue sinueuse. Mais finalement à la fin du film, le spectateur découvre une vérité assez innatendue. Le film regroupe tous les aspects du film noir : gangsters, femmes fatales, et toute une galérie d'êtres pervers et déviants. Malgré tout, l'intrigue du film reste lisible et n'est pas aussi énigmatique que celle du "grand sommeil" (1946), et le film réserve quelques scènes surprenantes comme celles où le héros hallucine sous l'effet de drogues. Mais surtout c'est bien l'ambiance et les rues sombres que Dymtryk sait mettre en valeur comme peut être personne, et c'est bien là tout l'incroyable charme encore actuel de "Murder my sweet".

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Ci-dessus : Miles Mander, Anne Shirley et Dick Powell

Le roman "Farewell, My Lovely" aura de nouveau les faveurs du cinéma en 1975, avec Robert Mitchum dans le rôle du détective. Vous pouvez d'ailleurs retrouver une critique de ce film sur le site de mon ami Raphael : Adieu ma jolie -1975. Enfin, on notera qu'Edward Dymtryk retrouvera l'année suivante Dick Powell dans "Cornered".

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Ci-dessus : Dick Powell et Anne Shirley

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Ci-dessus : Mike Mazurki et Dick Powell

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Ci-dessus : Dick Powell et Anne Shirley

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Ci-dessus : Claire Trevor et Dick Powell

 

Petit bonus en anglais :

 

Note : 7,5 / 10

30/03/2013

Chercheuses d'or de 1937 / Gold Diggers of 1937 - 1937

"Chercheuses d'or de 1937" est le troisième film de la série des "chercheuses d'or". Devant le succès des deux premiers numéros, la Warner ne pouvait pas faire moins que de relancer la machine. Et comme dans les autres numéros, les pires stratagèmes seront envisagés pour trouver de grosses sommes d'argent, avec une bonne dose d'humour, et avec au milieu l'habituel pigeon que chacun veut plumer. Vous y ajoutez la musique de  Harold Arlen et Harry Warren et les paroles d'Al Dubin et E Y Harburg plus la chorégraphie de Busby Berkeley et vous vous trouvez avec un assez sympathique divertissement. Le film est mené par le duo de stars : Dick Powell et Joan Blondell. Dick Powell avait déjà joué dans plusieurs films de Busby Berkeley : "42ème Rue", "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade", "Dames", et "Chercheuses d'or de 1935". Mais le duo Joan Blondell et Dick Powell avait aussi travaillé ensemble sur "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade" et "Dames". Et à la réalisation on retrouve un déjà vétéran d'Hollywood, Llyod Bacon à qui on doit 130 films dont par exemple " 42ème rue",  "Picture Snatcher", ou encore "Footlight Parade" déjà commentés ici. Vous l'aurez compris, nous avons donc ici des gens qui ont l'habitude de travailler ensemble et à l'écran force de constater que la magie va encore une fois opérer.

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Il faut ajouter, si cela ne suffisait pas, un casting de seconds rôles intéressants avec en tête l'incroyable interprétation de Victor Moore qui se trouve être un formidable rôle à situer entre le malade chronique et le malade imaginaire. Victor Moore avait commencé sa carrière d'acteur par le muet et on se souvient de lui surtout pour son rôle d'impressario de Fred Astaire, dans le fameux "Swing Time" tourné un an plus tôt. Mais si dans "Swing Time" Moore avait un rôle de faire-valoir, là c'est bien lui qui vole la vedette. Avec Moore on sent que le film est plus fort. On a aussi à l'affiche, Lee Dixon qui nous fait plusieurs numéros de claquettes qui ne font pas oublier ceux de Fred Astaire. Enfin, pour le reste du casting on retrouve des actrices de compléments en la personne de Glenda Farrell, et Irene Ware qui auront l'une et l'autre de petites carrières cinématographiques, et tout le chorus de girls.

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Ci-dessus : Irene Ware

Enfin le cinéphile averti notera la présence dans un tout petit rôle (en secrétaire) de Susan Fleming. Cette dernière ne resta absolument pas célèbre pour ses prestations cinématographiques. En effet, pour elle, il n'y avait rien de plus ennuyeux que de tourner un film et elle détestait cela. Mais elle devait malgré tout rester célèbre en devenant l'épouse d'Harpo Marx jusqu'à la mort de ce dernier le 28 septembre 1964.

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Ci-dessus : Irene Ware, Glenda Farrell, et Joan Blondell

Quant au film c'est une très bonne comédie musicale, on rit beaucoup. Il y a des jolies filles un peu partout qui se balladent en short ou en mini-jupe. Et en cette période de crise, il faut bien dire que ça fait du bien. Alors si le duo Powell, Blondell ne fait pas oublier le duo Ginger Rogers, Fred Astaire, le duo fonctionne maglré tout très bien. Et on s'amuse de tous les complots mis en oeuvre avec le sourire par ces méchants messieurs et ces jolies demoiselles afin de trouver rapidement du cash au dépend du traditionnel pigeon. Comme dans tous les films, un formidable numéro ("All's Fair in Love and War") clôturera l'ensemble. Il n'a malheureusement pas ici l'ampleur ni la durée des autres films de Berkeley. Il n'en reste pas moins terriblement sexy même 76 ans après, censure ou pas d'ailleurs et sera nominé aux Oscars. Ainsi, il est presque impossible pour le spectateur de ne pas succomber au charme de ses chercheuses d'or.

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Ci-dessus : Glenda Farrell et Victor Moore

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Ci-dessuq : Charles D Brown, Glenda Farrell, et Osgood Perkins (père de l'acteur Anthony Perkins)

 

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Ci-dessus : Dick Powell  et Joan Blondell

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Ci-dessus : Pause sur le plateau de "chercheuses d'or 1937"

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Photo du tournage : vous noterez la présence de Busby Berkeley à 5 cm des acteurs !

Extrait du numéro final :

 

Chanson présente dans "Gold Diggers 1937" chantée par Dick Powell :

 

Disponible en DVD zone 1 sur le volume 2 des films de Busby Berkeley

Note : 7 / 10

23/02/2013

Chercheuses d'or de 1935 / Gold Diggers of 1935 - 1935

"Gold Diggers of 1935" est bien évidemment une suite à "Chercheuses d'or de 1933". La version de 1933 ayant rapportée énormément d'argent à la Warner, cette dernière tenta de faire de cette nouvelle édition un autre grand succès. Au niveau du casting, on retrouve bien évidemment notre éternel Dick Powell, mais également Hugh Herbert qui étaient déjà présents sur "Dames". Par contre, au vu du peu de temps de danse qu'on lui accordait à la Warner, Ginger Rogers a disparu et danse maintenant pour la RKO et forme, un couple déjà mythique avec Fred Astaire. Plus grave, Ruby Keeler et Joan Blondell ne sont pas non plus présentes. On doit donc se contenter de Gloria Stuart, grande et belle actrice mais qui n'est ni chanteuse, ni danseuse. Heureusement Wini Shaw, et Dorothy Dare pousseront la chansonnette avec Dick Powell, et le chorus sera là pour danser et chanter en choeur. Il faut savoir également que ce film est le premier film de Busby Berkeley en tant que réalisateur. Auparavant Berkeley avait avec lui des gens comme Lloyd Bacon, ou Mervyn LeRoy pour la version de 1933. Ici il est enfin seul maître à bord pour la réalisation et la chorégraphie. A la musique et aux paroles on retrouve le formidable et inoubliable duo, Harry Warren & Al Dubin présents sur énormément de films de Berkeley et comédie musicales de l'époque.

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Par rapport à "Dames" tourné un an plus tôt, on peut constater que le scénario de comédie est beaucoup mieux construit. On s'ennuie donc beaucoup moins. En effet, une richissime et avare veuve (Alice Brady) se décide à monter un spectacle de charité pendant ses vacances dans un hotel de luxe. Pour cela elle se fait arponner par un metteur en scène russe à moitié fou (Adolphe Menjou) et son costumier dépensier. Mais notre richissime dame venue avec son grand fils (Frank McHugh) et sa grande fille (Gloria Stuart) aura également du mal à contrôler la volonté d'indépendance de ses enfants. Les stratagèmes les plus fous vont donc se monter pour faire payer la riche veuve et le stupide fiancé de sa fille. Derrière, ce scénario plaisant digne d'un film des Marx Brothers, on retrouve bien entendu le talent de chanteur de Dick Powell et l'immense et incroyable Show final de plus de 30 minutes qui clos le film.

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Ci-dessus : Dick Powell et Gloria Stuart

Le meilleur numéro reste "Lullaby of Broadway" qui est un véritable rêve éveillé. Le "come and dance" de ce numéro rappelle d'ailleurs le "Get a dance" de "Chantons sous la pluie" avec Gene Kelly. Certaines critiques, dirent que les bras faiblement tendus et tous ces gens courant dans la même direction faisaient penser au fascisme. Il n'en est bien évidemment rien. Et ce serait faire un faux procès à ce film, qui n'est qu'un pur divertissement hollywoodien.

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En résumé, on se retrouve donc avec une sympathique comédie musicale, avec malgré tout un déficit de stars féminines, mais avec un scénario bien mieux construit que dans "Dames" tourné un an plus tôt, et un Busby Berkeley toujours aussi inspiré à la réalisation et qui n'hésite pas à braver la censure en montrant les belles jambes et les belles courbes de ces demoiselles. Je finirai ici cet article en disant qu'Alice Brady devait disparaître en 1939 suite à un cancer à 47 ans et que Gloria Stuart devait rester dans la mémoire du public non pas pour son importante carrière dans les années 30, mais bien pour son rôle de Rose dans Titanic de James Cameron. L'histoire est parfois étrange, si ce n'est injuste. Quoiqu'il en soit, on passe donc un très bon moment, même le film n'atteint jamais le niveau d'autres films de Busby Berkeley comme "42ème Rue" ou tout simplement comme son aîné "Chercheuses d'or de 1933".


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Ci-dessus : Gloria Stuart, Alice Brady assise, et Franck McHugh

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Ci-dessus : Dick Powell, Adophe Menjou, et
Wini Shaw

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Ci-dessus, l'auteur et le compositeur, Harry Warren assis au piano et Al Dubin debout :


Extrait du numéro Lullaby of Broadway :



Citation du film : "Listen to the Lullaby of old Broadway !"


Note : 6,5 / 10


Disponible en DVD Zone 1 dans le 1er coffret consacré à Busby Berkeley. A noter que chaque coffret comprend des bonus expliquant l'oeuvre de ce génial chorégraphe. Malheureusement pour les non anglophones les bonus ne possèdent aucun sous-titres.

27/01/2013

Dames - 1934

Je fais une petite pause dans notre cycle sur le fantastique et le rêve dans le cinéma américain pour vous parler aujourd'hui du film "Dames" tourné entre le 28 mars 1934 et le 3 juillet 1934 par Ray Enright. Ceci dit, "Dames" peut être mis sans problème dans la catégorie des films qui font rêver. On retrouve à la chorégraphie bien évidemment Busby Berkeley. Les vedettes principales sont Joan Blondell, Dick Powell, et Ruby Keeler. C'est bien évidemment le trio à succès de Footlight Parade (1933) ou de chercheuses d'or (1933) qui est remis à l'affiche. Dans les seconds rôles on retrouve également Guy Kibbee présent sur "Chercheuses d'or. Bon, alors autant commencer par le point faible du film, le scénario n'est pas terrible. En effet, l'histoire tourne autour d'un oncle richissime qui veut léguer sa fortune à un parent éloigné (Guy Kibbee) mais ce dernier ainsi que ses proches devront être moralement parfait sous tous les rapports et surtout pas ce produire dans des spectacles de Music Hall. Ce dernier point va donc rapidement devenir problématique. Si l'histoire devait faire sourire à l'époque, sur la terrible critique des ligues de vertus, il n'en reste pas moins que tout cela tourne en boucle et un peu à vide aujourd'hui. 

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Mais bien évidemment, "Dames" ce n'est pas seulement un médiocre scénario. C'est aussi un formidable film musical dont la dernière partie est une suite quasi ininterrompue d'incroyables chorégraphies tirées de l'imagination d'un génie.

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Ci-dessus : Joan Blondell et Guy Kibbee (en bonne compagnie).


Ainsi, le show commence par le très beau et populaire : "Bring back your laundry to me", qui décrit l'amour d'une jolie lavandière solitaire (Joan Blondell) pour la lingerie masculine et les jeunes hommes qui viennent chercher leur linge. C'est assez rare de voir des caleçons et des pyjamas danser, mais oui dans ce numéro on voit bien ça ! Voyez vous même ci-dessous :



Puis, la suite est le magnifique et tellement romantique : "I only have eyes for you" chanté par Dick Powell et accompagné par Rubby Keeler. La chanson est un hymne magnifique à l'amour et à Ruby Keeler.  Busby Berkeley utilise aussi une impressionnante chorégraphie avec d'immenses visages de Ruby Keeler ou encore un décor qui tourne sur lui même, ce qui donne à toutes les danseuses une impression de mouvement proche de celui d'une boîte à musique.



Enfin les deux derniers numéros mettront en avant la beauté féminine dans tout son éclat. Busby Berkeley aura l'incroyable audace pour l'époque, de monter la journée d'une danseuse, de son lever, au bain, en passant par le boudoir. Les transitions sont magnifiques entre chaque partie du numéro, avec un coup de parfum sur la caméra pour annoncer un autre numéro. A noter qu'une remarque féminine m'a été faite sur ces numéros qui me précisa très justement que le nylon n'a été découvert que vers 1945 et que donc les collants dans le film ne collent pas totalement au corps, comme le nylon le fera plus tard. Heureusement que les femmes sont là pour nous expliquer tout ça ! Pour résumer, "Dames" ne vaut que pour les numéros de Busby Berkeley qui fait de la caméra son jouet et d'un groupe de jeunes danseuses, des déesses descendues du ciel pour distraire le spectateur. D'ailleurs c'est bien Dick Powell qui le dit dans une chanson du film. Mais Dieu ! Que le temps semble long jusqu'au 40 dernières minutes en forme d'orgie cinématographique pendant lesquelles le spectateur oublie tous ses problèmes.

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Disponible en DVD Zone 1 (coffret Numéro 1 Busby Berkeley)


NOTE : 6,5 / 10

18/01/2013

Chercheuses d'or de 1933 / Gold Diggers - 1933

"Chercheuses d'or de 1933" est une comédie musicale de Mervyn Leroy. On retrouve Harry Waren pour la musique, et Al Dubin pour les paroles. Les numéros musicaux ont bien entendu tous été montés par Busby Berkeley. Le film est basé sur une pièce de Broadway d'Avery Hopwood qui fut jouée entre 1919 et 1920. Deux films avaient été également précédemment tournés sur ce thème en 1923 et en 1929. On retrouve dans cette version de 1933, le duo Dick Powell, Ruby Keeler, comme pour "42ème rue" tourné la même  année, Joan Blondell, Ginger Rogers et Guy Kibbee sont bien présents. Le talent de Ginger Rogers est malgré tout sous exploité, surtout si on pense à ce qu'elle fera quelques années plus tard avec Fred Astaire. Enfin Warren William complète la distribution. Aujourd'hui on se rappelle de Warren William surtout pour son rôle de Laroche Mathieu dans "The private affairs of Bel Ami".

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Le film commence très fort avec juste après le titre, la chanson universellement connue "we're in the money" (nous sommes dans l'argent) chantée par une Ginger Rogers et des girls à moitié nues et presque uniquement couvertes de pièce d'or. La caméra se rapproche alors au plus près du visage de Ginger Rogers pour donner l'impression au spectateur qu'elle chante uniquement pour lui. Cette chanson est restée dans la culture américaine comme l'hymne joyeux de la fin de crise, de la prospérité retrouvée, mais aussi souvent symbole de cupidité. Ainsi ce titre sera utilisé beaucoup plus tard par Tex Avery ou encore dans un dessin animé mettant en scène un Daffy Duck cupide, ou dans un épisode des Simpsons. Au vu de l'importance de cette chanson dans la culture américaine, je vous retranscris donc ci-dessous ses paroles :

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Ci-dessus Ginger Rogers dans "Gold Diggers 1933"


"We're in the money, we're in the money;
We've got a lot of what it takes to get along!
We're in the money, that sky is sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!

 

Oh, yes we're in the money, you bet we're in the money,
We've got a lot of what it takes to get along!
Let's go we're in the money, Look up the skies are sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!"

 

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Ci-dessus : les girls de "Gold Diggers" 1933 (on savait vivre à l'époque).

Mais comme si la crise devait se rappeler aux spectateurs, le shérif local vient arrêter le somptueux numéro et rappeler les girls et donc le spectateur à la dure réalité de l'époque. En effet, le producteur n'a pas payé ses dettes et donc les costumes et décors sont saisis et les Girls se retrouvent de nouveau au chômage. C'est de cette période noire et au retour à la maison que va naître une nouvelle idée de spectacle,  mais cette fois-ci sur la crise elle même. Ainsi "Gold Diggers" va développer une critique sociale quasiment jamais vue plus tard en Amérique dans des comédies musicales. Le dernier numéro "Remember My Forgotten Man" viendra alors à rappeler au spectateur, la crise et surtout tous les exclus de la société américaine : anciens combattants de la première guerre mondiale, fermiers ruinés, chômeurs etc Ainsi dans "Gold Diggers 1933" sera mis en avant comme jamais plus tard dans la comédie musicale américaine, toute une population de courageux citoyens exclus de facto par le système. Donc autant pour son aspect historique et social, que pour son rapport à la nudité féminine et à l'expresion totalement magnifiée du corps de la femme, "Gold Diggers 1933" est un fantastique spectacle, glorieux hymne à la vie, aux femmes et au courage. A voir et à revoir 1000 fois.

 

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Ci-dessus : Joan Blondell en costume de "chercheuses d'or"

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La plus célèbre chanson du film :

 

 

NOTE : 7,5 / 10

31/12/2012

Prologue / Footlight Parade - 1933

Pour le réveillon, quoi de mieux que de parler d'un film chorégraphié par Busby Berkeley : "Prologue". "Prologue" ou en anglais "Footlight Parade" fait parti des films chorégraphié en 1933 par Busby Berkeley. Ainsi on retrouve pour cette année 1933 : "42nd Street", "Gold Diggers of 1933", "Footlight Parade" et "Roman Scandals". Pourquoi ce titre "Prologue" ? Cela s'explique par le scénario dans lequel s'inscrit le film. En effet, avec l'arrivée du parlant au cinéma, James cagney qui joue un producteur de revue musicale se retrouve avec des salles vides. Il décide donc de créer des revues musicales avant le film. Et de quelques salles il se retrouve à couvrir tout le pays. Et c'est bien à une industrie naissante que l'on assiste et à une espèce de "Prologue" de la comédie musicale, où la réalité rejoint la fiction et où finalement la fiction dépasse réalité. On se rend compte ainsi que les cinémas en 1930 étaient souvent des salles de spectacles immenses ou plus exactement des grands théâtres avec balcons et pouvant contenir 2000 personnes ou plus. Ce film parle tout autant de la naissance de la comédie musicale à Hollywood, que de la société américaine de l'époque et de ses distractions.

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James Cagney y joue donc un producteur. Ainsi dans le film, on retrouve le travail fou du producteur mais aussi du chorégraphe joué par le débonnaire Frank McHugh qui doit manager une bande de girls plus belles les unes que les autres et qui ne supporte plus la charge de travail. Le film pêche un peu par son succès. En effet, la réputation de Busby Berkeley, de James Cagney, et de Ruby Keeler, n'étant plus à faire, le spectateur ronge un peu son frein en attendant les fameux gros numéros de danses qui n'arrivent que dans la 2ème partie du métrage. De plus, dans la première partie, la belle Ruby Keeler est câchée derrière de vilaines lunettes et un bureau de secrétaire.  Tout ça est un peu dommage, car finalement cela déséquilibre le film. Mais oui, les numéros dansés sont  magnifiques et pour certains légendaires.

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Ci-dessus Dick Powell et Ruby Keeler

La distribution est complétée par Dick Powell et par Joan Blondell. C'est d'ailleurs assez surprenant de voir Dick Powell si heureux de vivre et de chanter. Mais c'est qu'aujourd'hui on a oublié qu'il a commencé par faire des comédies musicales avant d'attaquer des rôles plus dramatiques comme dans "le grand attentat" ou "Cornered". La musique est de Harry Warren et Sammy  Fain et les paroles d'Al Dubin et Irving Kahal.

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Aujourd'hui qui se souvient de James Cagney, de Ruby Keeler, ou de Dick Powell à ses débuts ? Personne. C'est malheureux. Car finalement le glamour d'Hollywood de cette époque vaut largement le Hollywood d'aujourd'hui. En ce sens, "Prologue" est bien la magnifique introduction de 30 ans de glamour et de films de rêves à Hollywood. La 2ème partie du film est un enchantement qui laisse déjà présager les futurs chefs-d'oeuvres qui seront produits 20 ans plus tard, mais cette fois-ci en couleur.

 

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Extraits (By a waterfall avec Dick Powell et Ruby Keeler) :

 


Footlight Parade - Shanghai Lil (1933) par eugene3453

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Publicité censurée de l'époque (Joan Blondell en photo)

 

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Ci-dessus James Cagney avec les Girls de "Prologue" ne semble pas le plus malheureux.



Disponible en DVD Zone 2 sur le site de l'éditeur dans la collection Pré-code (Hollywood Forbidden). Mais je conseillerais plutôt le coffret de la collection Busby Berkeley en version Zone 1. Car le film comprend des bonus contrairement à la version Zone 2 qui n'a aucun bonus.


Allez j'arrête là pour cette année 2012. Bonne et heureuse année 2013 à tous mes lecteurs et à tous les amoureux de cinéma classique. Et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures cinématographiques sur Hollywood Classic !!


NOTE : 8,5 / 10

03/11/2012

Les Ensorcelés / The Bad and the Beautiful - 1952

J'ai très envie de vous parler en ce moment de Vincente Minnelli vu que son cinéma est profondément intellectuel, mais également hollywoodien et donc glamour. Je crois que si on devait retenir un seul film de Minnelli ce serait bien "les ensorcelés" ou en anglais "The bad and the beautiful". Tout d'abord il faut bien entendu dire quelques mots sur le titre.  Le titre français est très bon : "les ensorcelés". En effet, c'est bien de cela dont il s'agit : 4 personnes ensorcelées par le même homme, un producteur hollywoodien sans scrupules (Kirk Douglas alias Jonathan Shields). Mais le titre original est aussi très bon : "The Bad and the Beautiful". Cela voudrait dire que le mal a construit la beauté et le glamour des studios hollywoodiens de cette époque ? Question particulièrement intéressante ! Le film y répond partiellement. Cela serait donc à l'opposée totale de l'idée, d'idéalisation qui est faite aujourd'hui par des personnes dont j'ai la plus haute estime comme Mr Patrick Brion.

 

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Le film est construit autour de 3 flashbacks successifs. Le premier flashback commence avec le scénariste joué par Barry Sullivan. Puis le deuxième décrit la vie d'une grande star (jouée par Lana Turner) qui était inconnue avant que Shields ne la prenne sous son aile. Enfin le 3ème flashback raconte l'histoire d'un autre scénariste interprété ici par Dick Powell. Ce qui relie ces 3 personnages c'est Shields et la détestation et la fascination qu'ils ont tous les 3 pour ce producteur. En effet, Shields ne s'est pas bien comporté avec aucun d'eux. Chacun a évolué grâce à lui, mais finalement il s'est servi d'eux et les a lâché quand eux ont eu besoin de lui. Le personnage de second producteur joué par Walter Pidgeon est donc le fil qui relie encore ces 3 personnages à Shields. Le lien serait brisé si le rôle de Pidgeon n'existait pas, il est donc le point d'entrée. C'est très important de comprendre cela.

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Ci-dessus : Barry Sullivan, Lana Turner et Dick Powell

Pour le reste ce qui est bien entendu fascinant c'est bien la description du "comment on faisait un film" à Hollywood à ce moment là. On sent bien que le producteur était tout puissant et que les acteurs, et les scénaristes n'existaient que par lui. Et en celà, je rejoins Mr Brion dans sa description du cinéma américain de cette époque concernant le rôle du producteur tout puissant, "les ensorcelés" en est un exemple frappant. "Les ensorcelés" s'inscrit donc dans cette catégorie de films qui parlent du système des studios. On a déjà parlé ici de "What Price Hollywood ?", "Chantons sous la pluie", mais on pourrait aussi ajouter les 2 versions "d'une étoile est née". Alors bien entendu, le talent de Minnelli est d'interesser le spectateur à ce jeu de dupes continuellement renouvelé pendant presque 2 heures. Ainsi, les intrigues parallèles ou additionnelles sont particulièrement bien trouvées : la scène de l'enterrement au début, ou la scène avec le tourne-disque. On a donc un film à tiroirs où le spectateur peut à sa guise aller chercher du plaisir ou ce qu'il veut. Pour ma part, j'aime beaucoup le rapport qu'il y au deuil dans ce film. J'ajouterais un dernier mot pour citer la musique extraordinairement belle de David Raksin. Bref, vous l'aurez compris, on est devant une oeuvre majeure réalisée par un maître du cinéma. On ne peut pas aimer le cinéma hollywoodien et ne pas avoir vu "les ensorcelés".

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Ci-dessus : Kirk Douglas, et Lana Turner

 

Et bien entendu comme d'habitude, un extrait de la musique du film :

 

 

 

 


Cours de cinéma "Les Ensorcelés" analysé par... par forumdesimages

 

NOTE : 9 / 10

10/10/2012

Le grand attentat / The Tall Target - 1951

Le grand attentat est un film de 1951 d'Anthony Mann. Ce dernier est aujourd'hui surtout connu pour ses films à grands spectacles produits au début des années 60 comme "le Cid" ou "la chute de l'empire romain", ses Westerns ou encore "Quo Vadis". Ici cela n'a rien à voir. On est devant un film noir, un thriller au style hitchkockien assumé. En effet, le scénario débute en 1861 Lincoln vient d'être élu président des USA et il doit faire son discours d'investiture. Un inspecteur de police (Dick Powell) qui était chargé de la garde du président pendant sa campagne électorale, est persuadé que c'est lors de ce discours initialement prévu à Baltimore que l'on va attenter à la vie du président. Sa hiérarchie ne le croyant pas, son rapport n'ayant pas eu de suite, il va décider de démissionner de partir tout seul en mission et d'aller à la recherche des assassins du président. Pour cela il doit prendre un train pour se rendre à Baltimore.

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Toute le film va donc tourner autour de ce voyage en train. Ce qui marque le plus dans ce film c'est la quasi absence continue de musique. Le titre ne comporte d'ailleurs aucune musique, sinon le bruit des trains à vapeur et des essieux. C'est très perturbant pour le spectateur. Un malaise s'installe d'entrée. Ce malaise continue avec la mission que s'attribue Powell en contradiction avec sa hiérarchie. Puis dans le train, l'homme qui avait sa place disparaît. La référence à Hitchcock et à une "femme disparaît" est alors patent. Le huis clos nocturne et ferroviaire va s'accentuer tout le long du film. On se prend à chercher des indices à suspecter chaque passager comme notre inspecteur. Et par conséquent, chaque scène est une surprise. Sur quoi va t'il encore tomber, peut on se demander à chaque scène. C'est le seul côté un peu ludique du film qui reste oppressant, noir et glacé et qui se limite à l'espace étroit d'un train et des gares parcourant le chemin qui mène à Baltimore. Le spectateur est donc malmené comme vont l'être les acteurs du film. La toute fin du film synonyme de vérité et de libération finale permettra à chacun de comprendre le secret de "The Tall Target". Et comme la lumière, la musique, et la vérité apparaîtront toutes en même temps.

 

Ci-dessous : Adophe Menjou et Dick Powell

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On retrouve dans les seconds rôles Adolphe Menjou, qui est ici colonel. Acteur qui a commencé sa carrière dans le muet, on retrouvera ce dernier dans un rôle également de militaire dans le formidable film de Kubrick : "les sentiers de la gloire". Paula Raymond et Marshall Thompson complètent le casting.

 

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"Le grand attentat" est donc un très bon film qui met nos nerfs à rudes épreuves par le suspens et l'ambiance lourde et claustrophobe qu'il entretient. Il reste donc un spectacle intéressant, symbole d'une esthétique du film noir aujourd'hui totalement disparu.

 

Film disponible exclusivement à la Fnac dans la collection trésors Warner.


Note : 7 / 10

25/08/2012

Cornered - Pris au piège 1945

Ce film est présent dans une collection Zone 1 DVD nommée Film Noir. Le film noir répond généralement toujours à la même structure. Le héros ou anti-héros, coule des jours heureux et il est pris dans une sale histoire dont il ne peut se dépêtrer. Et là ce qui est formidable dans "Cornered" c'est que finalement, le héros (Dick Powell) porte en lui une vengeance. Sa femme a été tuée pendant la guerre, car elle a été donnée aux nazis par un collabo. Son mari veut donc retrouver l'homme responsable de la mort de sa femme. On est donc tout au long du film dans un rapport inversé au film noir. C'est bien lui le personnage principal qui crée le chaos autour de lui et non pas les cirsconstances qui se jouent de lui. Il est donc le moteur de ses propres difficultés et donc de l'intrigue.

 

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Le deuxième point particulièrement intéressant de "Cornered" est l'évolution des personnages. On ne sait pas bien qui est qui, qui fait quoi. Les amis, sont il des amis ? Les ennemis sont ils des ennemis ? Le scénario est torturé à souhaits afin que le spectateur se perde dans des suppositions pour mieux se retrouver à la fin. On est bien entendu pas au niveau de la complexité d'une intrigue comme celle du "Grand Sommeil", mais cela reste d'un bon niveau, avec pas mal de fausses pistes et de rebondissements, pour qu'à la fin les masques finissent par tomber.

 

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Enfin le point qui m'a le plus marqué, dans ce film est la pureté des intentions du héros. Rien ne le détourne de sa quête. Il y a un côté très chevaleresque dans le personnage. Il rencontre des femmes, l'amour, une femme lui offre ses charmes ... rien n'y fait. Il répond d'ailleurs par une des meilleurs répliques du film :"Cela ne serait pas assez fort, pas assez long et en plus il faudrait que vous ayez un coeur !". C'est quand même terrible comme réplique pour 1945.

 

Un autre internaute a comparé Dick Powell a Bruce Willis. Il y a de ça. Même si je déteste comparer les acteurs d'aujourd'hui avec ceux d'hier.

 

Bref, je vous conseille fortement ce film d'Edward Dmytryk qui n'atteint pas les sommets du genre, mais qui est tout à fait recommandable.



NOTE : 7,5 / 10