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20/03/2013

Skyfall - 2012

"Skyfall" est le dernier James Bond en date au moment où j'écris ces lignes. Je ne vais pas vous refaire l'historique des films portant sur James Bond, ou le making-of du film. Mais j'aimerais vous donner mon avis. "Skyfall" est intéressant car il prend le contre-pied total de ce qu'était jusque là James Bond. James Bond est un séducteur, on ne le voit pas séduire sinon des prostituées notoires. James Bond est un peu prétentieux, sûr de lui, et a un humour anglais bien à lui qu'il balance le plus souvent à ses adversaires décédés sous ses mains. Et plus que tout, il excelle dans l'art de tuer. Ici ce n'est plus le cas, il a été blessé en mission. Il ne croit plus en lui, rate les tests du MI6 (si si). Et il est devenu incapable de toucher correctement une cible à 10 m et il est obligé de passer chez un psychiatre. Il va d'ailleurs rater ce test là aussi. Concernant le film lui même, on a arrêté les gadgets électroniques. Il se retrouve avec une radio miniature le permettant de le localiser (ce qui nous ramène à peu près à l'époque de Goldfinger) et un pistolet qui ne fonctionne que si lui seul s'en sert, parce que c'est bien connu, en 2012, on a de moins en moins de gadgets ... Et la James Bond girl est réduite à un rôle de potiche, pire que le dernier accessoire des laboratoires Q. La rencontre avec cette femme et James Bond est d'ailleurs suréaliste et n'amène rien à l'histoire. Étrange à première vue. La vérité c'est que les scénaristes ont voulu faire ressembler James Bond à Matt Damon et refaire du Jason Bourne. Mais lorsqu'on va voir un James Bond on s'attend à des Girls, un minimum de gadgets, une petite romance. En gros si vous allez dans un bar et que vous demandez une bière vous vous attendez pas à avoir un whisky.

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Les scénaristes ont poussé le vice jusqu'à montrer les mêmes scènes sur la plage que dans la "mort dans peau", avec les mêmes lampions, et lampes. Pire comme Jason Bourne, Bond "oublie" de rentrer et de signaler qu'il est en vie à sa hiérarchie. On retrouve une longue scène de dialogue avec "le méchant" démeusurément longue, qui n'est pas sans rappelé les monologues de Christopher Waltz dans "Inglourious Basterds". Bref, si le personnage et le mythe de James Bond ne sont pas morts ils sonts bien amochés. La cassure n'est pas tant entre par exemple les films de Roger Moore, où on retrouvait des femmes presque nues sur chaque plan (voir "l'espion qui m'aimait"), mais la rupture est même avec l'esprit d'un Bond, du roman et simplement des précédents opus. Le gros point positif c'est que c'est admirablement filmé. La première scène montrant la lumière dans les yeux de Bond est magistral. Et Sam Mendès va nous reprendre tout au long du film des plans intéressants. On peut donc espérer que le coup des scénaristes, est un coup d'essai qui ne va pas nous amener une génération de James Bond totalement fagocitée par le phénomène "Jason Bourne" ou alors cela ne ressemblera plus à grand chose et n'aura évidemment pas grand sens. Il faut quand même espérer que la phase dépressive étant passée, on ira sur autre chose et vers un retour à ce qui a fait le succès des Bond : filles, romance, action, gadgets. Je mets donc une bonne note à l'ensemble, le film se voyant très bien et étant novateur. Il faut récompenser la prise de risques. Mais franchement on s'attend quand même un peu à autre chose dans le prochain volet ou alors ce n'est pas seulement Daniel Craig qui va faire la gueule, mais aussi le public. Parce Que franchement avoir un générique et la chanson d'Adèle pour nous rappeler que l'on regarde un James Bond, c'est pour le moins léger. A t'on assisté à un espèce de Crépuscule des Dieux ou à une future renaissance ? L'avenir nous le dira.

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La chanson titre d'Adèle :

 

La bande-annonce :

 


Note : 8 / 10

30/01/2013

Dream House - 2011

"Dream House" tourné en 2011 bénéficie d'un casting de rêve avec Daniel Craig, Rachel Weisz, Naomi Watts, et Marton Csokas. Le scénario est au départ plutôt classique et évoque l'histoire d'une famille qui part s'installer dans une nouvelle maison dans laquelle, ils apprennent qu'un meurtre a été commis avant leur venue. En effet, un homme aurais assassiné toute sa famille dans leur maison. Cette homme n'aurait pas été emprisonné et roderait encore dans le quartier de temps à autre. Un suspens hitchcokien va rapidement s'installer et un retournement de situation se fera jour, un twist comme on dit dans le milieu du cinéma.

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Jim Sheridan bénéficia d'un gros budget de 50 millions de dollars et donc de stars internationales sur le projet. Ce film n'a malheureusement pas bénéficié d'un succès public suite aux problèmes entre le réalisateur et le studio. En effet Sheridan trouvait que la bande-annonce divulguait trop l'intrigue. De plus le couple Craig et Weisz auraient refusé de faire la promotion du film, le jugeant trop mauvais. Tout cela est assez immérité car ce film est bien meilleur que ce que laissent entendre les très mauvaises critiques qui lui ont été faites. On est très loin d'être devant un chef d'oeuvre. Mais c'est un film assez prenant et pour tout dire assez surprenant qui explore les recoins de l'âme du héros. C'est donc une oeuvre digne de figurer dans la catégorie des films qui portent sur le rêve et les hallucinations.

 

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Ci-dessus : Daniel Craig, Rachel Weisz


 

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Ce film est par contre assez violent. Je le déconseille fortement au jeune public.

Disponible en DVD et Bluray Zone B et 2.


NOTE : 6,5 / 10