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16/05/2016

Crime Passionnel / Fallen Angel - 1945

On parcourt sa vidéothèque et parfois on retrouve parfois, des films aujourd'hui malheureusement invisibles dans le commerce. Je dois avouer que j'ai été quelque peu désarçonné par "crime passionnel" d'Otto Preminger. En effet, le film bénéficiait d'un formidable casting avec Dana Andrews, Linda Darnell et Alice Faye. De plus avec un Otto Preminger à la réalisation et Joseph LaShelle à la photographie, on pouvait s'attendre à un très grand film noir. Or si "Crime Passionnel" est un bon film noir, il est très loin d'être un grand film noir. Ainsi, le scénario multiplie peut être un peu trop les ellipses. De plus, si la femme fatale semble bien présente en la personne de Linda Darnell. On ne sait qui est bien la victime pendant plus de la moitié du métrage. Et c'est dans le dernier tiers du film, que l'action se met finalement en place, pour un dénouement loin d'être évident, laissant planer un doute sur la suite de la relation du couple Dana Andrews / Alice Faye. Ce refus d'un "Happy-end" ou d'une fin dramatique, laisse planer un doute sur le ton de l'ensemble du film.  Mais le film a évidemment de très nombreuses qualités. On peut tout d'abord, comme je l'ai dit le casting, la photographie de Joseph Lashelle, la réalisaiton de Preminger, le sex-appeal de Linda Darnell. Il n'en reste pas moins que je suis resté un peu sur ma faim. On aurait aimé plus d'interactions entre Dana Andrews et Linda Darnell ou alors sans doute une intrigue policière menée différemment et plus tôt dans le film. "Fallen Angel" reste malgré tout un très bon film, mais qui reste loin derrière le chef-d'oeuvre absolu de Preminger : "Laura" (1944) avec Gene Tierney, et là aussi Dana Andrews.

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Ci-dessus : Linda Darnell (dans Crime Passionnel)

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Ci-dessus : Dana Andrews & Linda Darnell

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Ci-dessus : Dana Andrews & Linda Darnell

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Film sans version française ni sous-titrage en DVD et non sorti en Bluray

Note : 7 / 10

12/03/2015

La route du tabac / Tobacco Road - 1941

J'ai été particulièrement surpris lors de la vision de "la route du tabac". En effet, ce film en noir & blanc de John Ford est très particulier. Je pourrais faire comme toutes les critiques et le rapprocher des "raisins de la colère" du même Ford, tourné l'année précédente. Et c'est vrai qu'il s'en rapproche par ses aspects dramatiques, et sa description d'une misère campagnarde profonde. Mais dans "les raisins de la colère" (1940), la critique était avant tout social, et acerbe contre le système capitaliste. Dans "la route du tabac", il n'y a pas réellement de critique du système en place en Amérique. On est plus dans une critique de toutes les misères : misère du grand âge, mais aussi misère financière, sociale, et intellectuelle. Par ailleurs, Ford mélange avec génie, le drame, la comédie, et le rire, pour donner à son film, un ton vraiment particulier. Et c'est un ton , rarement vu dans le cinéma hollywoodien de cette époque. Le rôle principal est tenu par Charley Grapewin (le grand père épuisé), et on aperçoit de temps en temps Gene Tierney qui joue avec délice la sauvageonne, mais aussi Dana Andrews, et War Bond. Marjorie Rambeau semble quant à elle, s'être beaucoup amusé à jouer le rôle d'une vieille fille intégriste, mais décidée à se marier avec un garçon attardé de 20 ans son cadet !

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L'idée de la pièce est de nous montrer ce que sont devenus les descendants des grandes plantations qui longeaient la fameuse route du tabac. Le film est une adaptation fidèle de Nunnally Johnson d'une pièce jouée plus de 4000 fois à Broadway, elle-même tirée d'un roman d'Erskine Caldwell. Le génie de Ford est de mettre une courte introduction, dans le style "d'autant en emporte le vent" (1939), avec une caméra plantée, sur cette route du Tabac, filmant une grande demeure en ruine, et les feuilles mortes sur la route, balayées par le vent de l'histoire. On a l'impression que Ford a voulu faire un anti "autant en emporte le vent" ou s'être amusé comme un enfant à l'idée de raconter une suite totalement "underground" et décalée, avec des descendants devenus des personnages douteux. Aujourd'hui on rit beaucoup, on est ému, devant cette histoire de miséreux. Et on se surprend à être touché par le charme d'une Gene Tierney sale, couchée dans la paille et dans la boue, mendiant War Bond pour un sac de légumes, mais toujours magnifiquement belle.  "La route du tabac" est donc un film admirable de Ford, qui doit être redécouvert en urgence pour ceux qui ne l'ont pas vu. Son final est en plus extrêmement touchant, comme rarement vu au cinéma. Un chef-d'oeuvre sur la vie des miséreux du Sud profond. Certains pourront peut être, simplement lui reprocher cet humour systématique, et potache, dont Ford aime jouer en maître, et qui pourra parfois lasser les plus intellectuels d'entre nous.

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Ci-dessus : Gene Tierney

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Ci-dessus : War Bond, Charley Grapewin et Gene Tierney

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Ci-dessus : Charley Grapewin et Gene Tierney

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Ci-dessus : War Bond & Charley Grapewin

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée sur Amazon ou FNAC.

Note : 9 / 10

25/01/2015

Le Fleuve de la dernière chance / Smoke Signal - 1955

"Le fleuve de la dernière chance" est un western en Technicolor de l'Universal, au scénario très original de Jerry Hopper. Ainsi, le scénario, nous rapproche du film d'aventures tout autant que du western. Ainsi, le film nous raconte l'histoire d'une escouade de cavalerie, en territoires indiens, et assiégées dans un fort. Le seul espoir de survie pour ces hommes, apparaît rapidement être le fleuve qui coule à côté du fort. Il y a assez peu de westerns, où un fleuve est un élément central du récit. On pense à "la rivière sans retour" (1954) d'Otto Preminger avec Robert Mitchum et Marilyn Monroe, ou encore à "la captive aux yeux clairs" (1952) de Howard Hawks. Mais dans "le fleuve de la dernière chance", les scénaristes mettent en valeur, de façon assez unique dans l'histoire du western, un renégat, en la personne de Dana Andrews. Ainsi, Dana Andrews, joue un capitaine, déserteur de son régiment, parti vivre avec les indiens. C'est assez unique pour attirer l'attention du spectateur. Le film bénéficie de quelques belles scènes en extérieur en particulier un plan précis où on voit un chef indien de dos, qui regarde partir les soldats. Le plan est très fordien dans sa conception. Malheureusement, beaucoup trop de scènes sont tournées avec des transparences, assez peu convaincantes, qui décrédibilisent quelque peu le film. Heureusement, Dana Andrews et surtout Piper Laurie tiennent le récit. Si Dana Andrews fait le travail, Piper Laurie est quant à elle, très convaincante en fille de colonel à la recherche de la vérité et accessoirement de l'amour. Elle donne au film ces quelques moments de tendresse et d'émotion. La photographie est tout à fait correct et la direction musicale de Joseph Gershenson, rehausse l'ensemble de l'oeuvre. En résumé, "le fleuve de la dernière chance", est une bonne surprise, qui fait passer une plaisante soirée, du moment, où on ne lui en demande pas de trop. C'est donc une très bonne pioche de l'éditeur "Opening", qui nous donne en plus un master, exempt de défauts majeurs, sans être non plus extraordinaire. On regrettera par contre l'absence d'une présentation d'un historien du cinéma et d'une section bonus limitée, à la seule bande-annonce.

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Film disponible en DVD Zone 2, en VF et VO sous titrée chez Opening

Note : 6,5 / 10

28/03/2014

Boomerang - 1947

"Boomerang" est un film en noir & blanc, d'Elia Kazan. Ce dernier avait tourné également en 1947, "le roi de la prairie" avec Spencer Tracy, Katharine Hepburn, Robert Walker et Melvyn Douglas, qui était un étrange western dramatique et psychologique tout à la fois. Avec "Boomerang" on change de registre et Kazan s'attaque cette fois-ci au genre film noir avec un succès certain. Ainsi, il part d'un fait divers atroce : l'assassinat en pleine rue d'un prêtre apprécié de sa communauté. Le film pose question sur la violence de la société américaine des années 50, mais aussi sur l'idée de justice et les rapports que cette dernière entretien avec les politiciens. Le film est d'autant plus fort qu'il est clairement inspiré de faits réels.

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Le casting est plutôt fameux avec un Dana Andrews au meilleur de sa forme et il est entouré par une pléiade de seconds rôles comme Lee J Cobb en policier, qui était l'affreux gangster de "Traquenard" (1958) avec Robert Taylor. Mais il y a aussi Carl Malden que l'on verra très souvent en particulier dans "un tramway nommé Désir" (1951) avec Vivien Leigh. Enfin Arthur Kennedy a peut être dans "Boomerang" son meilleur rôle. On se souvient de lui pour ses rôles dans les films d'Errol Flynn, comme 'la charge fantastique" (1942) ou "Sabotage à Berlin" (1942). Mais que peut on reprocher à Boomerang ? Pas grand chose. Peut être Kazan et son directeur de la photographie Norbert Brodine auraient pu travailler un peu plus la photographie de l'ensemble, qui n'est pas au niveau d'autres films de la même époque. Néanmoins certaines scènes sont encore très belles. Le film vaut donc par son scénario assez original et par l'inversion des rôles qu'il met en place. De plus, il est formidablement joué. Ce film reste donc très fort, par sa dénonciation de la peine de mort, du système judiciaire américain, et de son rattachement nocif à la politique. L'académie des Oscars ne devait pas s'y tromper et décerner l'Oscar du meilleur scénario à Richard Murphy, scénariste de "Boomerang".

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Le choc !

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Ci-dessus  :Cara Williams  & Dana Andrews

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Ci-dessus : Lee J Cobb & Karl Malden

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Ci-dessus : Arthur Kennedy (assis) et Dana Andrews

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée chez Twentieth Century Fox.

Note : 7,5  / 10

22/01/2014

L'invraisemblable Vérité / Beyond a reasonable doubt - 1956

"L'invraisemblable Vérité" est le dernier film américain de Fritz Lang. Le film ne se distingue pas par une mise en scène particulièrement fouillée comme dans d'autres films de Lang. André Bazin, parle d'ailleurs de "vide barométrique de la mise en scène". Je n'irai pas jusque là, mais on sent que Lang est allé un peu au bout de son destin hollywoodien ou de son inspiration en Amérique. C'est le producteur, Bert E. Friedlob, qui lui avait proposé ce scénario tout de suite après le tournage de "la cinquième victime". Le film est aujourd'hui surtout, fascinant pour le modernisme de son propos, qui nous raconte l'histoire d'un journaliste qui se fait passer pour le coupable du meurtre d'une jeune femme, afin de prouver la dérisoire incertitude de la justice et donc l'injustice de la peine de mort. Lang qui n'a pas eu la main mise sur le scénario semble être allé au bout de son inspiration. Ainsi sa réalisation semble dénuée de tout l'expressionnisme sublime qui l'ont rendu célèbre dans nombreux de ses films, et même dans des films noirs américains, comme "la femme au portrait" (1944) ou "la rue rouge" (1945).

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La fin du film, d'une profonde noirceur semble être le parallèle de l'esprit d'un réalisateur, lassé par la société américaine qu'il avait dénoncé quelques mois auparavant dans "la cinquième victime". Il finira d'ailleurs par la traiter de "panier de crabes". On ne s'en doutait peut être pas à l'époque, mais le départ de Fritz Lang était peut être aussi imperceptiblement, le début de la fin artistique du grand Hollywood. Quoiqu'il en soit, le scénario de "l'invraisemblable vérité" devait être de nouveau tournée en 2006 et sortir sous le même titre américain que le film de Lang : "Beyond a reasonable doubt". Le titre français est "présumé coupable" et le procureur prend une place qu'il n'a pas dans le film de Lang. En effet, c'est Michael Douglas qui reprend le rôle. Quant au journaliste joué par Dana Andrews, Jesse Metcalfe n'apporte pas beaucoup d'étoffe à son personnage. Et je ne parlerai pas de l'actrice féminine qui reste à des années lumières de Joan Fontaine. Cette nouvelle version, reste néanmoins un bon divertissement, qui n'arrive pas évidemment à concurrencer l'original qui reste lui comme un classique du film noir, même si on a connu Lang beaucoup plus inspiré.

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Ci-dessus : Sidney Blackmer et Dana Andrews

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Ci-dessus : Barbara Nichols et Dana Andrews

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Ci-dessus : Dana Andrews et Joan Fontaine

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ci-dessus : Joan Fontaine et Fritz Lang

Note : 7,5 / 10

26/12/2013

La Cinquième Victime / While the city sleeps - 1956

"La cinquième victime" est l'avant dernière oeuvre de Lang aux USA. C'est une de ses plus sombres. En effet, Lang n'a pas encore terminé "les contrebandiers de Moonfleet" quand on lui soumet le scénario de la cinquième victime. On sait que Lang sera peu satisfait de "Monfleet". En effet, il considérera que le film, lui a en parti échappé pour revenir dans les mains des producteurs, en particulier en ce qui concerne le montage final, où des scènes ont été supprimées et où une autre fin lui a été imposée. De plus l'oeuvre n' a pas obtenu le succès attendu. Lang semble en 1956,  un peu, à bout d'inspiration. Pourtant, il a encore des choses à dire dans "la cinquième victime". Mais ce qu'il dira, sera toujours teinté pour la plus grande partie de l'oeuvre, d'une profonde noirceure. Le film évoque deux intrigues principales : la direction d'une agence de presse, et le parcours d'un tueur psychopathe, obsédé par le meurtre de femmes. Lang va retravailler à fond le scénario de Casey Robinson, qui s'était lui même inspiré d'un roman, "the Bloody Spur". On sait que Lang aime la résonance et donc cette oeuvre fera échos au dernier film américain de Lang : "l'invraisemblable vérité" (1956), qui là aussi évoquera le milieu de la presse,

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Le csting est très bon avec Vincent Price en Président Directeur Général du groupe de presse, Thomas Mitchell en directeur des publications, et Georges Sanders en directeur de la communication, et Dana Andrews en journaliste d'investigation. Pour les vedettes féminines, on retrouve Ida Lupino en journaliste, Rhonda Fleming en femme du grand patron, et Sally Forrest. Pour Sally Forrest, on se rappelle surtout d'elle pour son interprétation sur scène d'une pièce qui deviendra un peu un film mythique de la comédie américaine. En effet, Sally interprétera 1141 fois, "Sept ans de Féflexion".

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Ci-dessus : Dana Andrews, Sally Forrest, et Thomas Mitchell

Toute l'oeuvre de Lang est donc tournée vers la noirceur. Noirceur des personnages dont la seule ambition est le pouvoir : ambition des directeurs vers la place qu'ils convoitent tout, et qui leur apportera succès et argent, ambition de pouvoir du tueur sur ses victimes. Ainsi, Lang donne ici une critique acerbe de la société américaine de 1956, comme si il savait que le ver est déjà dans le fruit. Ainsi, rien est obtenu normalement. Tous les rapports humains son pervertis. Le patron fait pression sur l'employé pour obtenir ce qu'il souhaite, et l'employé sur le policier. Enfin, tous les rapports humains sont faux. La femme du grand patron a une relation hors mariage avec l'un de ses directeurs, pour mieux le manipuler. Lang aborde ainsi le thème de la sexualité, sur un angle rarement abordé à Hollywood jusque là ou sinon avant que le fameux code de censure "Hays" n'ait été mis en place. La sexualité ne semble ici que perversité, adultère ou tromperie. Ainsi, le film de Lang sonne d'une étrange modernité, enveloppé qu'il est dans une réalisation très classique. Ainsi, le film se prend à tourmenter les héroïnes féminines.

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Ci-dessus : Rhonda Fleming et Vincent Price

Avec son casting de stars, Lange mélange, sexe, ambition, pouvoir, et meurtre dans un mélange novateur, comme rarement vu dans le cinéma de cette époque. Le film évoque les côtés les plus noirs de la société américaine des années 50. Mais il choque par sa modernité, qui évoque des oeuvres plus récentes comme "l'étrangleur de Boston" (1968) avec Tony Curtis, qui ira plus loin encore dans le sexe et la violence. Lang dénonce les travers de la société américaine de 1956. L'ambition, le pouvoir, le sexe, tout est en place pour la grande déflagration des années 60, qui culminera avec la mort de Kennedy, la guerre du Vietnam, puis avec la contre-culture. Lang ne pouvait voir tout cela en 1956, mais il pressentait la catastrophe. Et même si la fin du film, semble nous dire que rien ne changera, il en a trop dit avant, pour ne pas avoir laissé au spectateur, l'idée que ce monde touche à sa fin et que les décennies qui s'annoncent seront bien celles des grands bouleversements pour la société américaine et occidentale toute entière. En est on jamais sorti ? Le meilleur des mondes reste encore à inventer. Quant à Lang, il semble être allé ici, au bout de sa recherche formelle en terme de réalisation de film noir et ouvre donc une nouvelle voie pour d'autres films. Il réalisera donc un dernier film aux USA, "l'invraisemblable vérité", avant de renaître tel le Phénix, avec "le tigre du Bengale" (1958) et "le tombeau hindou" (1959), mais cette fois-ci dans des productions allemandes.

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Ci-dessus : Ida Lupino, Fritz Lang et Dana Andrews

Film disponible dans un magnifique coffret Wild Side en DVD zone 2 VF ou VO sous-titrée

 

Note : 8 / 10

23/11/2013

Les plus belles années de notre vie / The best years of our lives - 1946

Après la guerre, une nouvelle vie commence et c'est bien le sujet du film que je vous propose aujourd'hui. Pour vous dire la vérité, lorsque j'étais plus jeune, je n'avais pas beaucoup apprécié ce film. En effet, je ne me souciais pas beaucoup du retour à la maison, après la guerre, de 3 vétérans : Dana Andrews, Harold Russell et Fredric March. De plus, à l'époque, j'avais découvert le film sur un petit écran et avec une VHS. La sortie de la version Bluray Freezone, me semblait le bon moment pour redécouvrir cette oeuvre de William Wyler. Wyler, c'est évidemment le réalisateur de Ben-Hur (1959), mais aussi de "Rue sans issue" (1938) avec Humphrey Bogart et Joel Mc Crea, ou de "Vacances romaines" (1953). Il devait toucher à presque tous les genres, en passant par le western avec "les grands espaces", ou le péplum, ou encore le mélodrame.

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A noter sur cette affiche belge, la francisation du nom de Fredric March

Nos 3 vétérans, vont donc retrouver femme et enfants. Dana Andrews va retrouver Virginia Mayo, Fredric March, va rejoindre Myrna Loy et sa fille (ici Theresa Wright), notre troisième vétéran Harold Russell, va lui retrouver son père, sa mère et sa fiancée. La force du film est de s'inscrire dans une réalité palpable à l'écran. Ainsi, la vie de ces hommes, c'est la vie du vétéran américain moyen, qui revient et qui ne reconnaît ni son pays, ni sa famille. Ainsi le génie des scénaristes et de Wyler et de nous donner plusieurs facettes de cette Amérique. Ainsi, Fredric March est plus âgé et avec un bon métier, une femme et de grands enfants. Dana Andrews est lui sans qualification pour la vie civile et sans enfants, avec une femme volage. Enfin le cas, le plus touchant, est celui du jeune Harold Russell, qui revient avec les deux avant-bras coupés. Arrivera t'il à retrouver intact l'amour de sa fiancée ? Arrivera t'il à s'insérer ? Harold Russel n'était pas un acteur professionnel, mais un grand blessé de la guerre. Son rôle donne une très forte dose de réalisme au film, et touche encore plus. Harold Russel recevra ainsi deux Oscars : un pour son interprétation, comme meilleur second rôle et un autre, comme Oscar d'honneur. Le film pose la problématique du retour, dès les premières minutes. Et finalement ce thème de la réadaptation de chacun fait échos à nos vies d'aujourd'hui. Car l'Homme moderne, n'a jamais du autant peut être se réadapter que dans notre société qui change et qui ne ressemble pas à celle d'il y a 10 ou 15 ans. D'un thème américain post seconde guerre mondial, Wyler arrive à en faire un thème universel, de l'adaptabilité de l'être humain au changement.

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Ci-dessus : Dana Andrews et Virginia Mayo

On ne peut finir de parler de ce film, sans dire quelques mots sur la magnifique musique de Hugo Friedhofer, qui a composé sans aucun doute sa plus belle musique de film, et peut être l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Enfin on remarque que Thérèse Wright qui avait déjà été présente dans le mélodrame guerrier de William Wyler, "Madame Miniver" (1942) est encore bien présente là aussi. Elle tourna donc 3 films avec William Wyler dont "la vipère" (1942). Vous saurez tout, quand je vous dirai que le casting comprend également Steve Cochran et que Wyler avait des doutes sur le jeu dramatique de Virginia Mayo. Mais cette dernière fut excellente dans son rôle. Voilà, j'en ai fini avec "les plus belles années de notre vie" qui reste sans doute, comme un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Il recevra une pluie d'Oscars totalement mérités.

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Ci-dessus : Theresa Wright et Dana Andrews

 

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Ci-dessus : Fredric March, Theresa Wright et Dana Andrews


Extrait de la musique :

Extrait musical n°1

Extrait musical n°2

Extrait musical n°3

Extrait musical n°5

Extrait musical n°6

Extrait muiscal n°7


La Bande-annonce :

 

Film disponible en DVD zone 2 ou Bluray Freezone (chez Gibert) en VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

21/11/2013

Souvenez vous de ... Dana Andrews !

Peut être que la critique a un peu sous-estimé le talent et la carrière de Dana Andrews. En effet, si on se souvient de lui en héros de guerre dans "Prisonniers de Satan" (1944) ou en pilote de bombardier de retour à la fin de la guerre dans "les plus belles années de notre vie" (1946), Dana Andrews n'a pas été que ça. Ainsi il reste pour nous comme l'inoubliable interprète du détective dans "Laura" (1942) d'Otto Preminger. Et c'est bien dans le film noir qu'il devait s'illustrer que ce soit encore sous la direction de Preminger, dans "Mark Dixon détective" ou avec Fritz Lang plus tard. Acteur sérieux, doté d'une forte présence à l'écran, on revoit aujourd'hui avec plaisir les films de Dana Andrews. Souvenez vous de ... Dana Andrews !

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02/11/2013

Prisonniers de Satan / The Purple Heart - 1944

"Prisonniers de Satan" est un film de propagande de Lewis Milestone. "The purple Heart" est une des plus hautes médailles militaires de l'armée américaine. On sait donc que l'on va avoir à faire ici, à des héros. Ce film nous rappelle le combat héroïque des Américains contre l'empire du Japon. Ici on ne retrouve pas d'actes particulièrement valeureux. En effet, tout le film se concentre sur un groupe de pilotes américains prisonniers de guerre, mais dont la Japon refuse de reconnaître comme tel. Les Japonais veulent donc les faire juger devant un tribunal civil pour des crimes de guerre, alors que leur mission était ici purement militaire. En effet, les pilotes faisaient partis de l'escadrille Doolittle, qui avait bombardé le Japon le 18 avril 1942 pour venger Pearl-Harbor. Le bombardier survolait la Chine sans essence, le capitaine du bombardier décidait de sauter avec son équipage avant que l'avion s'écrase. Ainsi, dénoncé par un traître Chinois, puis arrêté par les Japonais, ils se retrouvent devant ce tribunal civil. L'histoire commence donc ainsi, et est une histoire vraie. Les pilotes ont réellement existé. On peut dire que cela ajoute à la force du film et à son réalisme, qui en a bien besoin, car les scènes de procès se succèdent et sont parfois quelque peu théâtrales. Le film comporte une intéressante distribution avec Dana Andrews, Richard Conte et Farley Granger. Dana Andrews, on se souvient de lui évidemment pour son rôle d'inspecteur dans "Laura" (1942), Richard Conte, pour son rôle de tueur dans "New-York Confidential" (1955) , et Farley Granger pour ses interprétations dans deux films d'Hitchcock, "l'inconnu du Nord-Express" (1951) et "la corde" (1948)

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Lewis Milestone c'est évidemment le réalisateur de "A l'ouest rien de nouveau" (1930), mais aussi de nombreux autres films de guerre. On peut citer, entre autres : "l'ange des ténèbres" (1943) avec Errol Flynn, ou "a walk in the sun" (1945) également avec Dana Andrews et Richard Conte, ou encore "Okinawa" (1950) avec Richard Widmardk. Darry F Zanuck s'est investi énormément sur ce film, "prisonniers de Satan" que ce soit sur la production ou sur le scénario qu'il signe sous son pseudonyme habituel (Melville Crossman). Ainsi, il faut se rappeler que le sujet devait lui tenir particulièrement à coeur, car il était Colonel dans l'armée américaine. Si Milestone nous donne un film de propagande, avec des Japonais très stéréotypés, il n'en reste pas moins qu'il sait mettre en avant et avec force la détermination de l'équipage qui malgré les privations et les tortures ne cède pas à la volonté des Japonais. La scène finale est d'ailleurs particulièrement impressionnante montrant la volonté inébranlable de ces 8 hommes, prêts à mourir pour leur pays, car ils savent que leur cause est juste et qu'ils sont soutenus par des millions d'Américains. Le génie de Zanuck c'est de nous montrer, que n'importe qui peut être un héros. On regrette aujourd'hui cette Amérique symbole d'un monde libre, qui soutenait militairement ses alliés sans les espionner et qui savait quel combat était juste.

Annex - Andrews, Dana (Purple Heart, The)_01.jpg

Disponible en DVD et Bluray (version restaurée) en VO sous-titrée.

A noter une très belle qualité d'image.

Remerciements à Mr Patrick Brion pour sa présentation très intéressante.

 

Extrait (Fin du film - Attention cette scène donne la fin du film)

 

 

Note : 7 / 10

27/03/2013

La Reine des Rebelles / Belle Starr - 1941

"La reine des Rebelles" troisième film de notre série portant sur les westerns en Technicolor produits par la Fox à la fin des années 30 et au début des années 40, est à mon sens peut être le plus sous estimé des films présentés. Cette note rendra donc justice aux nombreuses qualités de ce film. Tout d'abord, il ne faut pas se le cacher, mais cette histoire de jeune héritière dont les yankees brûlent la maison fait référence directement à "Autant en emporte le vent" tourné deux ans plus tôt. On a trouvé pire comme filiation dans l'histoire du cinéma. Enfin, ce scénario d'une jeune écervelée (Gene Tierney), qui devient par la force du destin, l'héroïne d'une bande de rebelles a tout pour toucher. Les critiques qui n'ont pas aimer le scénario, n'en ont pas compris la signification profonde. Ici, si on ne retrouve pas l'appel à la liberté de "Capitaine Blood" ou à la vengeance du "brigand bien aimé" ou à la justice du "retour de Frank James", c'est bien la lutte pour conserver une société qui disparaît qui va amener à la révolte une jeune femme poussée au désespoir. Qui connaît "les brigands" de Schiller ne peut qu'être touché par cette "Reine des Rebelles" où l'appel à la lutte et à la liberté de vivre ne seront finalement que le début d'une aventure qui amènera chacun à la passion de tuer, de détruire, au nihilisme mais aussi à la légende. La complexcité du film est donc plus importante que ce que laisse entendre un survol rapide de quelques critiques n'ayant rien compris au scénario.

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Alors bien sûr, si filiation il y a, ici rien n'a l'ampleur d'un "Autant en emporte le vent", néanmoins le film intéresse du début à la fin. Mais c'est vrai que la voix haut perchée de Tierney agace parfois et que son jeu n'arrive pas à faire oublier l'interprétation de Vivien Leigh. Le film reste néanmoins un très bon divertissement. Un Randolph Scott au top de sa forme et un Dana Andrews très bon rajoutent à la crédibilité de l'ensemble. On se prend donc à trembler devant les aventures de Belle Starr et admirer cette jeune femme qui se décide à défier presque seule, toute l'armée nordiste. Quelques plans du réalisateur Irving Cummings sont d'ailleurs très intéressants avec par exemple Randolph Scott et Gene Tierney filmés en contre-jour. A tout cela, je me permets de citer aussi, la musique d'Alfred Newman. Voilà, vous l'aurez compris. On est très loin de la série B, ou du ratage complet que l'on veut nous faire avaler par force. D'ailleurs le film a été produit par Zanuck lui même, ce qui montre bien l'intérêt que le studio portait à ce film. Mais peut être aujourd'hui n'est il tout simplement pas politiquement correct de montrer à nos chers critiques une héroïne en lutte armée pour défendre ses traditions et sa propre "way of life" ? Quoiqu'il en soit, merci à Sidonis pour avoir éditer ce bien beau Western qui si il ne révolutionne pas le genre, mérite beaucoup mieux que l'opprobre quasi générale dont il fait aujourd'hui l'objet.

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Citation du film : Une légende, c'est la plus belle part de la vérité.

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis (6,99  € dans certains magasins Cora).

Note : 7 / 10

24/02/2013

La piste des éléphants / Elephant walk - 1954

"La piste des éléphants" est un film de William Dieterle produit par la Paramount et tiré du roman de Robert Standish. Le film devait mettre à l'écran le couple Laurence Olivier et Vivien Leigh. Mais Olivier était déjà sur un autre projet "The Beggar's Opera" (l'opéra des gueux) et donc Peter Finch fut choisi. Quant à Vivien Leigh, elle commença donc à tourner à Ceyland. Mais sa maladie mentale devait se déclencher sur le tournage et on se décidait à la remplacer par Elizabeth Taylor. Cette dernière était alors au top de son succès, ayant déjà tournée par exemple, "Ivanhoé" en 1952, ou "Quo Vadis" en 1951. Elle devait tourner "le Beau Brummel" avec Stewart Granger la même année ou "Géant" 2 ans plus tard. Le casting devait être complété par Dana Andrews qui est l'inoubliable inspecteur du "Laura" de Preminger. Le film est uniquement tenu par ces 3 stars et par l'omniprésence d'un homme décédé.

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Le scénario est particulièrement intéressant car il offre une intrigue assez envoutante. En effet, une jeune femme (Elizabeth Taylor) va partir à Ceyland, se décider à vivre dans l'immense demeure de son mari. Mais cette immense maison a été construite sur la piste qui mène les éléphants à la rivière. Cette maison construite par le père de l'homme qu'elle aime, devient rapidement un lourd fardeau pour elle. Pire, elle ne comprend pas la lutte de son mari contre la nature, toujours plus oppressante et amenant successivement la sécheresse, le choléra, et enfin une terrible charge d'un immense troupeau d'éléphants. Ainsi, le scénario est implacable et on sait dès le début du film que cette maison est maudite et qu'elle sera le lieu d'un immense drame.

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Il faut bien le dire, Elizabeth Taylor est divine, non seulement par sa beauté, mais aussi et surtout par son talent d'artiste accomplie. Cette femme joue tellement bien qu'elle n'a pas besoin de parler pour que le public instantanément sache ce qu'elle ressent. Elle sait passer l'ensemble de ces émotions au spectateur uniquement par les expressions de son visage. C'est assez impressionnant. Il faut bien le reconnaître.

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Ci-dessus : Peter Finch

Peter Finch et Dana Andrews s'en tirent plutôt bien même si ils n'arrivent pas à concurrencer l'incroyable magnétisme de Taylor. Le film aborde des thèmes qui m'ont particulièrement intéressé : la défense de son foyer, la loyauté envers un père mort etc. Je ne vais pas vous raconter ma vie. Mais je vous dirai que j'ai trouvé un certain réconfort dans ce film, ayant aussi vécu un deuil. Je pense que la leçon du film est que le plus important reste la vie, quelque soit notre amour ou notre relation avec un être cher disparu : l'eau et la vie pour les éléphants, mais aussi la vie pour le couple Taylor/Finch, loin de la maison du père et de sa présence invisible dans les actions de chaque habitant. C'est une formidable leçon et donc un très beau film où l'immense drame finale devient finalement source d'une vie nouvelle, plus belle, mais ailleurs que sur la piste des éléphants. Si on rajoute la formidable musique symphonique de Franz Waxman à tout ça, "la piste des éléphants" est un film à découvrir en urgence, qui vaut beaucoup mieux que son titre le laisse supposer au premier abord, et qui brille de tout l'éclat d'une immense star alors à son zénith.

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La bande-annonce :

 

Note : 7,5  / 10

16/02/2013

Laura - 1944

Dans le cadre de sa récente sortie en Bluray, je vous présenterai "Laura" d'Otto Preminger. Il faut savoir qu'Otto Preminger a réalisé des films dans de nombreux genres assez différents, ainsi on retrouve par exemple, "Stalag 17" (1953) un film de guerre, "la rivière sans retour" (1954) un western, ou encore "Exodus" (1962). "Laura" est quant à lui une romance policière. Une jeune femme a été tuée et l'inspecteur McPherson (Dana Andrews) va s'évertuer à trouver le ou la coupable. La distribution est bonne avec son lot d'assassins potentiels. Et le film va s'évertuer à donner au spectateur des fausses pistes, jusqu'à un incroyable retournement de situation vers le milieu du film. Clifton Webb, Vincent Price, ou encore Judith Anderson, font des suspects idéaux. Le tournage du film depuis la création du script qui est une adaptation d'une histoire de Vera Caspary ressemble à une lutte. En effet, Preminger devra se battre avec les scénaristes, puis avec Zanuck pour faire triompher sa vision de l'oeuvre. Zanuck avant son départ pour l'armée, insatisfait de la main mise de Preminger sur le script devait se décider à mettre comme réalisateur Rouben Mamoulian et à laisser uniquement la production à Preminger. Mais à son retour Zanuck se mit en colère à la vision des premiers rushs et décida de remettre Preminger à la réalisation. Celui se décidait alors une nouvelle fois à remodifier le script et en particulier son final.

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Alors bien évidemment comme le titre, le laisse supposer le personnage joué par Gene Tierney est omniprésent dans presque toutes les scènes que ce soit en personne ou au travers d'un magnifique tableau qui trône au milieu du salon de la jeune femme et qui attire inlassablement l'oeil du spectateur vers son visage. Les autres acteurs semblent alors devenir des seconds rôles, là uniquement pour nous faire découvrir les secrets de la vie et de la mort de cette jeune femme. Ainsi, Gene Tierney irradie littéralement l'image de sa présence.  Et presque 70 ans après le tournage, son sex-appeal reste totalement intact à l'écran.

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Ci-dessus : Dana Andrews pensif devant le tableau de Laura

On sait aujourd'hui, que Preminger avait remplacé le tableau initial par une photographie peinte. Ce trucage n'en reste pas moins invisible aux yeux du spectateur d'aujourd'hui. Tout est évoqué dans le film. Ainsi la vie dissolue de la jeune femme est évoquée par la clé de son appartement que l'on possède ou non ... Mais les allusions restent des allusions et c'est ici l'imagination du spectateur qui travaille. Au vu de sa qualité, il était logique que le film concourt pour les Oscars. Mais Preminger et Tierney ne devait pas gagner d'Oscar, mais c'est le directeur de la photographie, Joseph LaShelle, qui devait en gagnar un. LaShelle devait rester d'ailleurs associé à Preminger en travaillant sur 5 autres films avec lui. Je ne peux finir cette note sans vous parler de la somptueuse musique de David Raksin qui reste comme un fabuleux morceau représentatif du charme et de la classe absolue de l'époque.

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Ci-dessus : Gene Tierney et Vincent Price dans "Laura"

Et finalement c'est bien ce qui caractérise "Laura" : une fabuleuse romance policière où la classe absolue et la beauté concurrencent souvent les plus bas instincts de l'Homme. Quant à Otto Preminger et Gene Tierney, ils devaient se retrouver une ultime fois cette fois-ci en 1962 dans "Tempête à Washington". Mais ceci est une autre histoire ...

 

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La musique de David Raksin en 2 versions :

 

 

 

Disponible en Bluray Zone B avec une belle qualité d'image et de nombreux bonus dont un très beau reportage sur Gene Tierney de 45 minutes.

 

Note : 8,5 / 10