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17/06/2015

Pour toi j'ai tué / Criss Cross - 1949

"Criss Cross" ou en français "pour toi j'ai tué", nous rappelle tout de suite un autre film noir, de Robert Siodmak avec Burt Lancaster, que les plus cinéphiles connaissent déjà sans doute : "les tueurs" (1946). Lancaster reprend comme dans "les tueurs", un personnage marqué par un destin auquel il ne peut échapper. La distribution est étincelante avec Yvonne De Carlo, Dan Duryea et Stephen Mc Nally. On se rappelle de Dan Duryea pour ses rôles dans d'autres films noirs, en particulier ceux de Fritz Lang, comme "la femme au portrait" ou "la rue rouge" ou pour ses multiples rôles de méchants dans d'innombrables westerns. Pour Yvonne de Carlo, je pense que les habitués de ce blog et les amateurs de western, connaissent parfaitement sa filmographie. On peut citer "les dix commandements" (1956), "le barrage de Burlington" (1948) là aussi avec Dan Duryea, "l'esclave libre" (1957) avec Clark Gable, ou encore "les démons de la liberté" (1947) avec Burt lancaster.

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Le film reprend, quelques uns des stéréotypes du film noir : femme fatale, situation impossible, figure du gangsterisme etc. Mais le film de Siodmak se distingue de son prédécesseur, par une photographie plus discrète. Enfin, l'intrigue est marquée par la relation amoureuse entre Burt Lancaster et Yvonne De Carlo, qui est un point essentiel du scénario. L'avantage est que cela ajoute un petit côté mélodramatique à l'ensemble. L'inconvénient est que cela enlève évidemment un peu de force au film. Une foi n'est pas coutume, je n'ai pas été totalement convaincu de l'interprétation de Dan Dureya, sauf dans quelques scènes majeures en particulier la dernière scène, où on aurait pas su mieux faire, où il arrive parfaitement à faire passer les différentes émotions de son personnage, en quelques secondes très marquantes. Au profit du film, on peut noter la superbe musique d'un Miklos Rozsa très inspiré et le premier rôle de Tony Curtis, absent au générique, il est vrai cantonné à de la figuration. On pourra reproché à l'ensemble quelques ellipses scénaristiques, assez mal venues. Pour le reste, ce n'est que du bon.

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Burt Lancaster

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Dan Duryea

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Burt Lancaster

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Ci-dessus : Burt Lancaster & Stephen Mc Nally

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Burt Lancaster

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Ci-dessus : Burt Lancaster

 Présentation de Bertrand Tavernier :

 

Titre original avec la musique de Miklós Rózsa :

 

Extrait :

Disponible en DVD zone 1 VO sous-titrée français. Attention le film n'est pas compatible sur une PS3. Pour une compatibilité totale, voir l'édition Zone 2 de Carlotta de 2007.

Note : 7,5 / 10

11/05/2015

Le chasseur de primes / The bounty killer - 1965

Je vais être honnête avec vous. J'ai commencé à voir "le chasseur de primes" avec Dan Duryea et j'ai failli ne pas aller au bout. En effet tout d'abord le film est outrageusement recadré et passe d'un Cinemascope à un Pan&Scan assez atroce. De plus la qualité de l'image n'est pas terrible. Et surtout la première partie est d'une faiblesse énorme. Ainsi, Dan Duryea interprète un pied-tendre qui arrive dans l'Ouest. Le ton du western est presque comique, et Rod Cameron fait un apparition au tout début pour ensuite disparaître presque totalement. Le personnage faire-valoir pour notre héros inexpérimenté est alors ce personnage du marin, qui rêve de construire un char à voile. Vous voyez le genre, un marin au milieu d'un western et qui rêve de construire un char à voile. Tout ça, n'est pas bien crédible. En plus de cela, il faut ajouter des passages filmés en studio et toujours de la même manière, toujours sur le même plateau. Pourquoi n'a t'on pas filmé un peu plus en extérieur ? Après cette première partie, assez désastreuse, le personnage du marin disparaît et le western change totalement de ton, pour prendre un tour violent et tragique, et là c'est très bon. Le personnage de Duryea est torturé par sa haine du crime, de la bonne société, et par sa soif de vengeance. On accroche plutôt à ces deux tiers du film. Malheureusement, le réalisateur, ne sort pas encore beaucoup plus de son studio et à n'en pas douter, des prises en extérieur auraient fait beaucoup pour améliorer la vision de ce film. "Le chasseur de primes", alterne donc le très mauvais et le bon. Au final, on reste pourtant sur sa faim et on sent bien qu'en 1965, la grande époque du western traditionnel est passé. Pour l'anecdote, on notera la présence, dans un petit rôle, du fils Dan Duryea, Peter Duryea.

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Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis & Calysta en VF et VO sous-titrée

Note : 5,5 / 10

21/12/2014

Quatre étranges cavaliers / Silver Lode - 1954

"Quatre étranges cavaliers" est loin d'être un western de série B, que l'on pourrait voir d'un oeil distrait. En effet, même si on suppose que les moyens financiers ont été très limités, et que le tournage a duré une quinzaine de jours, et que le film était terminé en trois semaines, il n'en reste pas moins que l'ensemble bénéficie de grandes qualités. On peut tout d'abord parler du scénario très intelligent. En effet, dans "quatre étranges cavaliers", un homme (John Payne) qui allait se marier, est arrêté par un Marshall (Dan Duryea), dont l'honnêteté semble laisser à désirer. De cette histoire de la scénariste Karen DeWolf au démarrage simple, Allan Dwan nous laisse voir un film qui dénonce une communauté qui se retourne contre un homme seul, mais aussi une dénonciation du Maccarthysme présent entre 1953 et 1954, à travers l'arrivée du fameux sénateur Maccarthy à la sous-commission d'enquête permanente du Sénat américain. Les plus observateurs, remarqueront d'ailleurs que dans ce western, le nom du marshall joué par Dan Duryea est McCarthy, et que le sénateur éponyme avait attaqué le général Marshall dans un discours en 1952, ce dernier étant partisan d'une guerre limitée en Corée. Vous l'avez compris, "quatre étranges cavaliers" tient tout autant du western, que d'une critique sociale et politique de l'Amérique du début des années cinquante.

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On peut rapprocher le film, de "Furie" (1936) de Fritz Lang, où un homme emprisonné subissait l'attaque d'une population prête à le lyncher, mais aussi du "train sifflera trois fois" (1952), de Fred Zinnemann. On peut noter dans les "Quatre étranges cavaliers", la prestation exceptionnelle de Dan Duryea. La fiancée du héros, se fait presque voler la vedette par l'entraineuse du saloon, Dolores Moran, qui a les meilleurs répliques. Cela peut s'expliquer par le fait, qu'elle est l'épouse à ce moment là du producteur du film, Benedict Bogeaus. Au crédit du film, il faut aussi dire un mot de la belle photographie de John Alton qui a travaillé sur tous les films d'Allan Dwan, et quelques clins d'oeil, sur le 4 juillet, fête nationale des USA, ou sur la "liberty bell" (cloche de la liberté), qui sont l'un et l'autre des appels à ne pas condamner sans preuves. Dans une époque, comme la nôtre, où l'on a tendance à condamner via média interposé, et où les communautés tendent à s'affronter, "quatre étranges cavaliers" est un film indispensable, un beau western, mais aussi un grand film.

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Disponible chez Sidonis & Calysta dans un coffret western, spécial Allan Dwan, VF et VO sous-titrée

 Note : 7,5 / 10

25/10/2014

Les ailes de l'espérance / Battle Hymn - 1956

Chers lecteurs et lectrices de ce blog, je vous prie de m'excuser pour cette petite absence et la non publication de nouveaux articles. Mais comme vous le savez sans doute, la vie n'est pas toujours facile, et nous oblige parfois à abandonner nos activités favorites, l'esprit étant trop encombré par les problèmes du quotidien. Donc me revoilà, parmi vous, pour parler d'un très beau film, "les ailes de l'espérance", de Douglas Sirk. Ce dernier a laissé son empreinte dans le cinéma hollywoodien pour ses mélodrames, et on se souvient encore aujourd'hui du "Secret magnifique" (Magnificent Obsession), "Tout ce que le ciel permet" (1955), "Demain est un autre jour" (1956), 'Écrit sur du vent' (1956), "La Ronde de l'aube" (1957),  "le Temps d'aimer et le temps de mourir" (1958), ou encore "Mirage de la vie" (1959). Pourtant, Sirk s'essaye aussi au film d'aventure avec "Capitaine Mystère" avec encore Rock Hudson, et donc avec "les ailes de l'espérance" (1956), au film de guerre, en couleur et en cinémascope, là aussi avec Rock Hudson. Douglas Sirk s'appuie sur un très bon scénario de Charles Grayson et Vincent B. Evans, qui est aidé par le récit autobiographique du colonel Dean Hess (joué par Rock Hudson). Le film dans un souci d'authenticité fait d'ailleurs intervenir en introduction, un véritable général de l'armée de l'air présent pendant la guerre de Corée.

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Douglas Sirk nous offre donc ici une histoire de rédemption. En effet, le colonel Dean Hess avait pendant la seconde guerre mondiale, bombardé sans le savoir un orphelinat allemand, et tué 40 enfants. Il restait, ainsi totalement désemparé et hanté par son geste malheureux. De cette histoire simple, Sirk tire un beau film de guerre, mélodramatique, aux accents humanistes. Rock Hudson est appuyé par un très bon casting, avec en tête l'excellent Dan Duryea en sergent débonnaire. On regrette de ne pas voir plus souvent la très jolie Martha Hyer, qui joue la femme du colonel. Mais on découvre aussi de nouveaux visages, comme la très belle Anna Kashfi (jeune métisse indienne originaire de Calcutta). Elle sera la première femme de Marlon Brando, avec qui elle aura un fils, mais n'apparaîtra malheureusement que dans 4 films, dont "les ailes de l'espérance". Le film a parfois des accents fordiens, avec son étalement de bons sentiments, mais aussi des accents walshiens, avec ce héros hanté par son passé, et qui veut à toute force changer trouver une espèce de rédemption, par le sauvetage de ces enfants. On pourrait reprocher le côté un peu binaire du scénario. Mais ce serait faire un mauvais procès à un très beau divertissement hollywoodien, porté par des acteurs et un réalisateur au top de leur forme.

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Ci-dessus : Rock Hudson

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Ci-dessus : Rock Hudson & Dan Duryea

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Ci-dessus : Rock Hudson

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Ci-dessus : Rock Hudson & Anna Kashfi

La bande-annonce :

Disponible en DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

26/07/2014

Le barrage de Burlington / River Lady - 1948

"Le barrage de Burlington" ou dans son titre original en anglais "River Lady" est un western en Technicolor de George Sherman avec en tête d'affiche, Yvonne De Carlo, Dan Duryea et Rod Cameron. George Sherman a réalisé une multitude de westerns et plusieurs avec Yvonne De Carlo. On peut citer pour ceux réalisés avec Yvonne De Carlo, donc en plus de ce "River Lady", "Bandits de grands chemins" (1948) avec également Dan Duryea, "La Fille des prairies" (1949), "Tomahawk" (1951), ou encore "les Rebelles" (1954). Yvonne De Carlo, il n'est plus besoin de la présenter. C'est évidemment l'héroïne de très nombreux petits westerns de l'Universal. Elle devait aussi participer à des films plus prestigieux, comme "les 10 commandements" (1956) ou "l'esclave libre" (1957) avec Clark Gable. Pour Dan Duryea, c'est évidemment le formidable méchant des deux films de Lang : " La Rue Rouge" (1945) et "la femme au portrait" (1947). Mais on devait le voir également dans de très nombreux westerns, et on se rappelle de lui aussi pour son rôle de bandit souriant dans "Quatre étranges cavaliers" (1954) avec Audie Murphy. Quant à Rod Cameron, acteur d'origine canadienne, il se spécialisera dans le western de série B et sera un espèce de sous Randolph Scott, sans préjuger de son talent, il n'arrivera jamais à jouer avec cet espèce de détachement qui caractérisera la dernière partie de carrière de Randolph Scott. Pour Rod Cameron on peut citer comme très bon film : "la taverne du cheval rouge" (1945) ou "le justicier de la Sierra"

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La distribution est complétée par Helena Carter, parfait dans son rôle et par un John McIntire, pas du tout à l'aise dans le sien. C'est assez exceptionnel pour être noté, car généralement John McIntire, était un formidable acteur de second rôle. Quant au film lui même, on est assez loin du western. En effet, le film ne nous réserve pas beaucoup d'actions, ou de cavalcades ou mêmes de fusillades. Le film navigue donc entre le mélodrame et le western, sans jamais choisir et se concentre sur l'histoire d'un bucheron amoureux d'une danseuse. Les couleurs sont pâles et la définition assez en retrait par rapport à ce que  Sidonis nous a généralement habitué. George Sherman, est ici moyennement inspiré. Ainsi, le film a quelques trouvailles de réalisation avec une caméra qui s'approche en traveling serré du visage d'Helena Carter à sa fenêtre en début de film ou une prise de vue d'un coin d'une pièce avec la lampe au milieu de l'écran. Mais d'un autre côté, il y a certaines transparences pas forcément bienvenue, et quelques problèmes de raccorts en particulier sur les cartes posés sur la table du Saloon qui ne sont pas les mêmes. Ceci étant dit, ce film réalisé par un vétéran du genre, reste un aimable divertissement illuminé par une chanson interprétée par la belle Yvonne De Carlo.

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo

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Ci-dessus : Dan Duryea

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Ci-dessus : Helena Carter

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Dan Duryea

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Ci-dessus : Rod Cameron, Yvonne De Carlo & Dan Duryea

Film disponible en DVD en VF et VO sous-titrée chez Sidonis & Calysta

Note : 6 / 10

07/12/2013

La Rue Rouge / Scarlet Street - 1945

"La rue rouge" est donc un film miroir à "la femme au portrait". Film miroir, car évidemment il reprend le même casting avec Edward G Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea, mais aussi car il est une variation plus forte sur le même thème. Pour l'occasion Lang fonde sa propre compagnie de production, avec l'aide de Walter Wanger, mari de Joan Bennett. Mais le film sera distribué par Universal. L'intrigue est cette fois-ci, plus crue que celle de "la femme au portrait". Ainsi, Edward G Robinson tombe sur une femme (Joan Bennett) qui se fait frapper par un homme (Dan Duryea), la nuit, dans un quartier désert de Brooklyn. Le spectateur, comprend alors tout de suite, les relations qui unissent le personnage de Joan Bennett et Dan Duryea. Seul le personnage d'Edward G Robinson ne le comprend pas. Ainsi, c'est bien un terrible trio, qui va être mis en image. Edward G Robinson, sera le pigeon, Dyan Duryea l'ignoble souteneur et Joan Bennett la semi-prostituée, prête à tout pour un homme qui l'exploite, plus qu'il ne l'aime.

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Fritz Lang et les scénaristes ont totalement compris la psychologie féminine, souvent attirée par des êtres mauvais, nocifs mais dont elle tombe facilement amoureux. Ainsi, la violence, attire Joan Bennett, et elle le dit quasiment explicitement lorsqu'elle avoue à son amant, qu'Edward G Robinson le dégoute, car il ne voit pas dans ses yeux, la violence, qu'elle peut voir dans ceux de son mari. La bonté et la gentillesse sont pour elle un repoussoir sexuel. Mais Edward G Robinson, n'est pas seulement exploité. Il est aussi féminisé. Ainsi, il fait la vaisselle pour son épouse légitime. Il met un tablier de cuisine très féminin. Sa femme menace de mettre à la poubelle ses peintures et ses toiles, car elle n'en supporte plus l'odeur, ni la place qu'elles prennent dans leur petit appartement. Elle lui reproche enfin de ne rien pouvoir se payer à cause de lui. Sa virilité lui est donc refusée tout le long du film.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Dan Duryea

Pire que ça, alors que la peinture est sa passion, son oeuvre va être volée et la célébrité lui échapper. On va donc assister à une longue déchéance du personnage, dont la fin se terminera dans les volutes d'un cigare. Autant en emporte le vent ... Passion, amour, travail, haine, crimes, et oeuvres d'art, toute sa vie lui échappera. Fritz Lang signe là, peut être sa plus belle oeuvre ou chaque plan, chaque objet a sa signification.  "La rue rouge" transforme l'essai de "la femme au portrait" de la plus belle des manières. On peut encore remercier Wild Side pour la superbe édition, associé à un livre. On regrettera malgré tout que l'éditeur n'ait pas eu l'idée de sortir ce film en Bluray, comme l'a fait Kino pour le marché anglo-saxon. Quoiqu'il en soit, il n'y a aucune raison, pour se priver d'un film d'une telle qualité.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Jona Bennett

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Ci-dessus : Fritz Lang et Joan Bennett

 

Extrait :

Disponible chez Wild Side

Note : 8,5 / 10

06/12/2013

La femme au portrait / The Woman in the Window - 1944

"La femme au portrait" est peut être l'un des meilleurs films de Fritz Lang. Je n'ai pas besoin de retracer ici la carrière de Fritz Lang, qui était évidemment un réalisateur allemand, qui quitta l'Allemagne un peu tard, pour Paris, puis se rendit à Hollywood, En France, il réalise "Liliom" (1934). Puis n'ayant pas beaucoup de perspectives en France, il quitte la France pour Hollywood en juin 1934. En 1939, sa carrière de réalisateur semble terminée devant l'insuccès de "you and me". Mais il arrive à intéresser Darryl Zanuck, et ce dernier lui confie la réalisation de deux westerns : "Le retour de Frank James" (1940) et "les pionniers de la Western Union" (1941). Puis l'Allemagne déclarant la guerre aux USA, Lang se tourne vers la réalisation de films anti-nazis, comme "chasse à l'homme" ou "les bourreaux meurent aussi". En 1944, il fait une pause dans les films anti-nazis, et réalise la femme au portrait. Il faut savoir qu'il a déjà tourné avec Joan Bennett, dans "chasse à l'homme" (1941) et que ce sera une des ses héroïnes préférées. "Chasse à l'homme" est donc essentiel, car il met Lang en relation avec Joan Bennett, et son mari producteur : Walter Wanger. Joan Bennett devait tourner 4 fois sous la direction de Lang, donc d'abord dans "chasse à l'homme (1941), puis dans "la femme au portrait", dans "rue rouge" (1945) et enfin dans "le secret derrrière la porte" (1948). L'année 1944, marque un développement du film noir aux USA, avec "Laura", mais aussi "assurance sur la mort". "La femme au portrait" s'inscrit donc cette lignée. On sait aujourd'hui que c'est le scénariste Nunnally Johnson, qui imposa le choix de Fritz Lang pour ce film, comme celui de Joan Bennett. En effet, "la femme au portrait" est une production International Pictures, et Nunnally Johnson est un des co-fondateurs de ce studio qui sera rapidement absorbé par Universal. De plus, il avait connu Lang sur le tournage du "retour de Frank James" et l'appréciait pour ses talents de réalisateur.

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Lang utilise pour "la femme au portrait" et pour "la rue rouge" quasiment le même casting avec donc Joan Bennett, mais aussi Edward G Robinson, et Dan Duryea. Ce dernier joue dans les deux films une véritable crapule, maître chanteur par excellence. Je ne vais pas ici vous raconter toute l'histoire du film, car ce serait gâcher toute la surprise que donne ce grand film. Mais disons que le film est assez étrange pour attirer l'attention. On retrouve énormément de symboles et c'est bien la fin du film qui donnera une explication des moindres détails au spectateur. Ainsi, je ne dirais rien de l'intrigue si je vous raconte qu'Edward G Robinson, qui joue ici un célèbre criminologue se révèle confronter au reflet du modèle d'une peinture de femme qu'il voit dans une vitrine (voir image ci-dessous). Cette femme fatale entrainera notre héros dans une terrible aventure. C'est pour cela qu'il est assez difficile de dissocier "la femme au portrait" de "la rue rouge", mais pas seulement par le casting, mais parce que l'un et l'autre explore le thème de la manipulation, mais aussi du désir inassouvi et de la féminisation de l'Homme par des femmes sans scrupule.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

Lang mélange aussi la sexualité, l'imagination, l'inconscient et le crime pour faire de ce film une oeuvre baroque, digne des plus grands. On ne peut que remercier Wild Side pour cette sortie et la mine d'information que contient l'ouvrage associé au coffret. On regrettera que l'éditeur n'est pas sortie le film en Bluray comme l'a fait un autre éditeur (Kino) pour "la rue rouge", mais pour le marché US avec une superbe copie. On finira par dire que, "La femme au portrait" était l'un des films préférés de Lang avec donc "La Rue Rouge". Rien d'étonnant à ça, au vu de la qualité cinématographique de l'ensemble. On remarquera également que dans "Laura" tourné la même année, mais cette fois-ci par Otto Preminger et avec Gene Tierney, il y avait aussi un portrait qui trônait en bonne place. "La rue rouge" devait 1 an plus tard, faire de la peinture l'élément principal du film, pour un mélange de thèmes encore plus savoureux.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Joan Bennett et Fritz Lang

La bande-annonce :

Disponible chez Wild Side en DVD zone 2 (coffret /Livre)

 

Note : 8 / 10