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20/05/2016

Les Demoiselles Harvey / The Harvey Girls - 1946

"Le Demoiselles Harvey" nous raconte l'histoire d'un groupe de serveuses, d'une chaîne de restaurants où la bonne nourriture, et les bonnes manières avaient pour but de civiliser l'Ouest sauvage, et apporter la civilisation là où elle n'existait pas encore. Aujourd'hui, à notre époque, où l'inversion des valeurs et l'ensauvagement sont monnaie courante, ce scénario prête quelque peu à sourire. De plus, mélanger l'univers du western avec l'univers de la comédie musicale, c'est comme un peu mélanger la Choucroute et le chocolat. On est donc un peu désarçonné par le premier tiers du film. Puis finalement, on s'y habitue. Les chansons sont plutôt sympathiques, et il y a quand même un certain George Sidney à la réalisation et Arthur Freed à la production. Et ce sont deux grands maîtres de la comédie musicale sauce MGM. Le casting autour de Judy Garland, regroupe John Hodiak, Preston Foster, Angela Lansbury, Preston Foster, et une certaine Cyd Charisse qui crève déjà l'écran, malgré son rôle minuscule. Le film comprends quelques numéros épatants et un numéro de valse assez extraordinaire, qui fait chavirer le spectateur. On peut noter également un travail incroyable sur la photographie, par des ombres portés, et un travail dingue sur le Technicolor, avec un soin infini aux costumes, parsèment ainsi l'écran de petites touches colorées, pour faire de chaque scène un tableau incroyable où la couleur est reine. Oui, à un tel niveau de perfection, le scénario hyper-classique et rétro, est tellement sublimé qu'il est impossible de mal noter le film. "The Harvey Girls" est à voir et à revoir, ne serait-ce que pour sa pure forme, incroyablement parfaite.

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Ci-dessus : Angela Lansbury (noter le Technicolor sublimé)

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Ci-dessus : John Hodiak

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Ci-dessus : Angela Landsbury & John Hodiak

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Ci-dessus : Judy Garland & Ray Bolger

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Ci-dessus : Les Harvey Girls au complet (noter Cyd Charisse au premier rang à droite)

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Ci-dessus : Judy Garland & John Hodiak

Extrait de la fameuse scène du bal :

Disponible en DVD chez Warner en VO sous-titrée français

 

Note : 8 / 10

23/03/2015

Tous en scène / The Band Wagon - 1953

Il y a des films incontournables et qui font partie intégrante de l'histoire du cinéma hollywoodien. Ainsi, "Tous en scène" est un de ses films. Car, "Tous en scène" est un des plus grands films de la MGM, mais aussi une des plus grandes comédies musicales. En effet, et si son scénario est classique, avec cette histoire de troupes qui montent un spectacle, ses numéros musicaux sont d'exception. Le film est bien aidé par le compositeur Arthur Schwartz, le réalisateur Vincente Minnelli, et par le producteur de la MGM, spécialisé dans les comédies musicales, Arthur Freed. Dans "tous en scène", le Technicolor est flamboyant, les couleurs explosent littéralement sur l'écran. Ainsi, c'est un plaisir infini pour les yeux dans la plupart des scènes, les décors ont également cette classe absolue, si caractéristique de la MGM du début des années 50. Le casting est très bon, avec un Fred Astaire vieillissant, mais toujours excellent danseur, Cyd Charisse dans son premier grand rôle de comédie, Oscar Levant que l'on a vu dans "un américain à Paris" (1951). La distribution est complétée par Jack Buchanan, Nanette Fabray, et James Mitchell. "Tous en scène" multiplie les scènes de danse dans des lieux publics, avec une dans une gare, une autre sur un boulevard de New-York, ou encore une autre à Central Park. La vie semble devoir se confondre avec l'univers de la comédie musicale, en faisant une réalité à l'écran, le monde devenant une scène, comme nous le verrons plus tard. Et lorsqu'on sait qu'au moment du tournage, le réalisateur Vincente Minnelli était en train de divorcer de sa femme, Judy Garland, ou que la femme de Fred Astaire était en train de mourir d'un cancer. On est surpris de voir que rien de tout cela, ne transparaît pas une seule seconde.

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Mais "tous en scène", n'est pas seulement une comédie musicale, comme la MGM, savait en faire comme personne à l'époque à Hollywood. C'est aussi, un formidable manifeste publicitaire, pour la MGM et pour le cinéma américain tout entier, de ce début des années 50. Ainsi, le numéro, "That's entertainment !" (ça c'est du spectacle !), nous dit que le monde du cinéma, et du théâtre, ne peuvent vivre sans des histoires qui passionneront le public. Le conseil est très avisé, et Hollywood ferait bien de s'en inspirer plus souvent aujourd'hui. Cette chanson, "That's entertainment !" deviendra en quelque sorte, l'hymne de la MGM et fait revenir tous ceux qui l'entendent à cette jeunesse bénie et innocente du cinéma américain, où les couleurs explosait sur l'écran, où le cowboy partait avec sa belle au soleil couchant, et où le divertissement du public, était le seul credo de l'époque. Ce n'est donc pas un hasard, si en 1974, la MGM revisitant l'histoire de ses comédies musicales, reprend en titre de ses documentaire, et comme musique d'accompagnement, "That's entertainment !". Oui c'était du spectacle, et sans aucun doute, le plus beau spectacle, créé par les Dieux d'Hollywood pour distraire ses fidèles spectateurs. La devise de la MGM était "Ars Gratia Artis"  (l'art pour l'amour de l'art). J'ajouterai, "Quis Superabit", ou en français, qui fera mieux ?

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Extrait :

 

That's entertainment ! :

Disponible dans une belle édition Bluray, en VF (anecdocitque) et surtout VO sous-titrée français, avec de nombreux bonus, dont un reportage de 37 minutes expliquant le tournage du film.

Note : 9 / 10

07/08/2013

Traquenard / Party Girl - 1958

Ce soir, retour au cinéma des années 50 avec un de mes films préférés, "Traquenard" avec Robert Taylor, formidable acteur devant l'Eternel que le marché du DVD français a totalement oublié malheureusement. Le film est édité dans la collection "légendes d'Hollywood" de la Warner et franchement c'est un plaisir de le redécouvrir. Robert Taylor partage la vedette avec la merveilleuse Cyd Charisse. Cette dernière nous gratifie de plusieurs numéros de danse, assez sulfureux pour l'époque. Et je crois que le film nous donne en terme d'érotisme le maximum de ce que le cinéma américain autorisait à cette époque. C'est à l'évidence pas grand chose, en terme d'érotisme, pour nous spectateurs d'aujourd'hui, mais c'est néamoins très suggestif et intellectuel.

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Le film est librement inspiré de la vie de Dixie Davis (1905-1970), avocat du gangster Dutch Schultz, qui devint un informateur et épousa une danseuse de cabaret. Vous l'aurez compris, Taylor joue l'avocat et Cyd Charisse la danseuse. Le chef des gangsters est joué par Lee J Cobb, très bon dans son rôle. Le film navigue avec plus ou moins de succès entre la comédie musicale et les numéros de charme de Cyd Charisse, et le film noir digne d'un bon Bogart. Le mélange aurait pu être désastreux, mais ce n'est absolument pas le cas. Ainsi, Cyd Charisse ajoute une tension sexuelle, qui exacerbe encore plus la tension nerveuse et la violence des protagonistes. Dans les seconds rôles on notera la présence de John Ireland qui fait là encore un rôle de méchant. Enfin on se rappelera que "Traquenard" est un des derniers films que l'on peut qualifier d'auteur de Nicolas Ray avant son passage dans les super-productions.

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Ci-dessus : Robert Taylor

Je vous conseille donc très fortement de voir "Traquenard", film terriblement noir, mais illuminé par les derniers feux de la comédie musicale et par le glamour inimitable de la MGM des années 50. Fascinant.

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Ci-dessus : Cyd Charisse

Disponible en DVD zone 2 chez Warner France, Amazon ou magasins spécialisés

 

Image : belle qualité d'image DVD même en projection

 

Bande-annonce :

Note : 8 / 10

22/07/2013

Souvenez vous de ... Cyd Charisse !

On a tous une scène d'un film de Cyd Charisse dans la tête. Pour moi ce serait "Chantons sous la pluie" (1952), "la belle de moscou" (1957) et "quinze jours ailleurs" (1962). Mais elle jouait aussi dans "Brigadoon" (1954), "tous en scène" (1953) et combien d'autres merveilleuse comédies musicales. Mais aussi dans un polar très réussi avec Robert Taylor : "Traquenard" (1958). Le déclin de la comédie musicale dans les années 60 sera aussi son déclin en tant qu'actrice pour cette très grande danseuse classique. Cyd Charisse a magnifié la danse pour laisser au mot beauté sa plus belle expression. Souvenez vous de Cyd Charisse ! Notre époque a bien besoin de beauté et d'amour.

 

Filmographie

  • 1943 : Something to Shout About (en) de Gregory Ratoff : Lily (sous le pseudonyme de Lily Norwood)
  • 1943 : Mission to Moscow de Michael Curtiz : Galina Ulanova
  • 1943 : Parade aux étoiles de George Sidney : elle-même
  • 1946 : Ziegfeld Follies de Roy Del Ruth, Vincente Minnelli, George Sidney, etc. : une danseuse
  • 1946 : Les Demoiselles Harvey de George Sidney : Deborah
  • 1946 : Three Wise Fools de Edward Buzzell : Rena Fairchild
  • 1946 : La Pluie qui chante de Richard Whorf : une danseuse
  • 1947 : Sénorita Toréador de Richard Thorpe : Conchita
  • 1947 : La Danse inachevée de Henry Koster : Ariane Bouchet
  • 1948 : Dans une île avec vous de Richard Thorpe : Yvonne Torro
  • 1948 : Le Brigand amoureux de László Benedek : une danseuse
  • 1948 : Ma vie est une chanson de Norman Taurog : Margo Grant
  • 1949 : Tension de John Berry : Mary Chanler
  • 1949 : Ville haute, ville basse de Mervyn LeRoy : Rosa Senta
  • 1951 : Le Signe des renégats de Hugo Fregonese : Manuela de Vasquez
  • 1952 : Au pays de la peur de Andrew Marton : une indienne
  • 1952 : Chantons sous la pluie de Stanley Donen : la danseuse dans Broadway Melody
  • 1953 : Sombrero de Norman Foster : Lola de Torrano
  • 1953 : Tous en scène de Vincente Minnelli : Gabrielle Gérard
  • 1953 : Désir d'amour de Charles Walters : Lipstick model
  • 1954 : Brigadoon de Vincente Minnelli : Fiona Campbell
  • 1954 : Au fond de mon cœur de Stanley Donen : une danseuse
  • 1955 : Beau fixe sur New York de Stanley Donen et Gene Kelly : Jackie Leighton
  • 1956 : Viva Las Vegas de Roy Rowland : Maria Corvier
  • 1957 : La Belle de Moscou de Rouben Mamoulian4 : Ninotchka Yoschenko
  • 1958 : Crépuscule sur l'océan de Joseph Pevney : Charlotte King
  • 1958 : Traquenard de Nicholas Ray : Vicky Gaye
  • 1960 : Les Collants noirs, segment Deuil en 24 heures de Terence Young : la veuve
  • 1961 : Five Golden Hours de Mario Zampi : la baronne Sandra
  • 1962 : Something's Got to Give de George Cukor5 : Bianca Russell Arden
  • 1962 : Quinze jours ailleurs de Vincente Minnelli : Carlotta
  • 1965 : Assassinio made in Italy de Phil Karlson : Sarita
  • 1966 : Matt Helm, agent très spécial : Shelley North
  • 1967 : Maroc 7 de Gerry O'Hara : Louise Henderson
  • 1976 : Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood de Michael Winner : Fille du président 4
  • 1978 : Les Sept Cités d'Atlantis de Kevin Connor : la reine Atsil

Télévision

  • 1961 : Échec et mat : Janine Caree
  • 1972 : Fol-de-Rol de Tony Charmoli : apparitions diverses
  • 1975 : Médecins d'aujourd'hui : Valerie
  • 1978 : Hawaï police d'État : Alicia Warren
  • 1978 : L'Île fantastique : la reine Delphia
  • 1979 : La croisière s'amuse : Eve Mills
  • 1980 : Rendez-vous nocturnes : Sheilah Croft
  • 1983 : L'Île fantastique : Julie Mars
  • 1984 : L'homme qui valait trois milliards : Diana
  • 1984 : Glitter
  • 1985 : Arabesque (saison 2, épisode 1 : Meurtre au paradis) : Myrna Montclair LeRoy
  • 1986 : Harry Fox, le vieux renard
  • 1989 : Swimsuit de Chris Thomson (TV) : Mme Allison
  • 1995 : L'Homme à la Rolls (Burke's Law) (Série TV) : Amanda Richardson
  • 1995 : Frasier (Série TV) : Polly
  • 2008 : Meurtres à l'Empire State Building de William Karel (TV) : Vicky Adams

 

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Hommage vidéo :

 

 

17/07/2013

Quinze jours ailleurs / Two weeks in another Town - 1962

Je suis désolé, mais il ne sera pas question de votre prochaine destination pour les vacances, ni du choix du maillot de bain ou de la crème à bronzer. Mais il sera encore une fois question de cinéma et d'un génie du cinéma, Vicente Minnelli. "Quinze jours ailleurs" n'est pas la suite des "ensorcelés" (1952), mais c'est bien la deuxième partie de la description du cinéma américain par Minnelli. Autant dans "les ensorcelés", la critique était acide contre les producteurs, autant ici c'est l'existence même du cinéma hollywoodien qui est remis en cause. Kirk Douglas n'est plus le producteur machiavélique capable de tout tourner, mais bien un acteur au bout du rouleau brisé par son métier et par la vie. "Quinze jours ailleurs" a été tourné dix ans plus tard et un siècle ce serait passé, ce serait pareil. Le producteur n'est plus cette personne omnipotente que l'on a vu dans "les ensorcelés", mais bien un petit homme qui veut juste gagner de l'argent avec un film et qui se fiche éperdumment de la qualité artistique de l'oeuvre finale. On voit bien le mauvais tournant que prend à cette époque le cinéma, et dans lequel il est encore englué. La référence aux "ensorcelés" est réelle. Ainsi, on voit quelques scènes des ensorcelés dans le film. Minnelli sait qu'il a fait une oeuvre qui marquera l'histoire du cinéma.

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Et si "les ensorcelés" nous racontait de quoi était fait les rêves projetés sur l'écran d'une salle de cinéma. Ici c'est bien d'un changement d'une époque dont il est question. Minnelli ne distingue pas réellement ce que deviendra le cinéma, mais il sent bien que ses films passeront à la postérité, car on ne filmera plus comme lui et que son cinéma et son temps sont passés. Kirk Douglas est montré d'ailleurs avec une cicatrice sur le visage, comme pour montrer que le héros est blessé physiquement et mentalement par la folie et que si cet héros représente ce cinéma américain, qui ne s'en relèvera pas (en tous les cas pas dans la forme que l'on a connu jusqu'ici). Ainsi, Kirk Douglas ne trouve aucun réconfort, ni dans son ami réalisateur, qui le voit finalement comme un nouveau concurrent, venu pour lui voler son film, ni dans son amourette de passage qui ne sait pas se décider à quitter son petit ami pour lui, ni en sa femme qui passe d'un homme à un autre. L'oeuvre est marqué du sceau du septicisme. Le relais ne semble pas devoir se prendre entre un Hollywood qui se meurt (en la personne du réalisateur joué par Edgar G Robinson) et le nouvel Hollywood joué par Kirk Douglas. Le temps semble être passé. La nouvelle vie qui se promet pour Kirk Douglas à la fin du film, est incertaine, et si les personnages des "ensorcelés" se retrouvaient tous autour du téléphone, attendant avec impatience un nouveau projet, là il n'en est rien. Le doute planne, quant à la pérénnité du cinéma. On sait aujourd'hui que le cinéma américain a survécu, mais il s'est transformé en un autre cinéma, et a transformé notre rapport à l'image. Minnelli ne pouvait pas savoir ce que le cinéma américain allait devenir, mais il a décrit sa mutation et la longue agonie du cinéma qu'il a connu, comme personne n'aurait pu le faire. Aujourd'hui, on peut regretter comme moi que le cinéma se soit transformé en parc d'attractions pour adulescents. Heureusement le DVD permet de redécouvrir des films tel que "quinze jours ailleurs". Du très grand cinéma, magnifié par la musique de David Raksin qui avait composé entre autre, la musique de "Laura" (1944). Il y a beaucoup de Minnelli dans "Quinze jours ailleurs", mais on pense aussi à Billy Wilder et à son "Boulevard du Crépuscule". "Les ensorcelés", "Quinze jours ailleurs", "Boulevard du Crépuscule", trois sommets qui sont maintenant impossibles à atteindre.

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Ci-dessus : Kirk Douglas et Cyd Charisse

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Ci-dessus : Daliah Lavi et Kirk Douglas

 

La musique de David Raskin :

 http://www.youtube.com/watch?v=8FbmpoPbDMg

Extrait :

 

Disponible en DVD chez Wild Side (Fnac ou magasins spécialisés).

Note : 9 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10