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23/02/2015

L'Homme de mes rêves / It had to be you - 1947

"L'homme de mes rêves" est une bien étrange comédie, particulièrement originale, où l'on retrouve Ginger Rogers, dans un rôle non dansé et non chanté. Le film fait donc parti du corpus de films que Ginger Rogers a tourné après ses films avec Fred Astaire pour la RKO. On peut citer donc comme films notables de Ginger Rogers, "Primrose Path" (1940) avec Joel McCrea, "Kitty Foyle" (1940) ou encore "La Folle Histoire de Roxie Hart " (1942), malheureusement pour le moment introuvable en France en DVD. Pour en revenir à "l'homme de mes rêves", Cornel Wilde partage la vedette avec Ginger Rogers et interprète d'ailleurs deux rôles. Le film bénéficie d'un scénario particulièrement original. En effet, il met en scène une jeune célibataire (Ginger Rogers), qui a pour mauvaise habitude, de décliner les propositions de mariage au moment de la cérémonie et par 3 fois ! Alors qu'elle est bien décidée à se marier enfin, elle rêve dans le train qui la ramène vers son fiancé, d'un homme déguisé en indien (Cornel Wilde) qui l'empêche de se marier.  A son réveil, l'homme est présent en chair et en os dans son compartiment, et il s'agit de son propre subconscient qui ne fait que lui parler. Comme va t'elle le cacher à son fiancé et à sa famille ? Que faire de cet intrus qui fera tout pour lui gâcher son mariage ! ?

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J'avoue avoir rarement vu un scénario aussi farfelu, et qui fonctionne aussi bien. La folie s'empare donc de l'écran, et si on rit souvent. On constate aussi, que cette comédie est bien sexy, même pour 1947. Le casting est complété de quelques bons seconds rôles et la réalisation de Rudolph Maté est excellente. Et la photographie que l'on doit également à Rudolph Maté, aidé de Vincent J Farrar n'est pas en reste. En effet, il y a quelques effets d'ombres assez sympathiques, et qui donne un certain cachet au film. La séquence onirique du deuxième rêve est quant à elle, particulièrement marquante. Je finirai en disant que la bande originale d'Arthur Morton s'appuie sur la chanson de jazz "It had to be you", les spécialistes l'auront découvert à la lecture du titre de cet article. "L'homme de mes rêves" est donc une très belle surprise qui fait passer un très bon moment, et qui donne beaucoup plus qu'on ne pouvait espérer d'une comédie freudienne !

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Spring Byington & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Gingers Rogers tentant d'échapper à son subconscient !

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers sur le plateau de "l'homme de mes rêves"

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Ci-dessus : Arrivée en vélo de Ginger Rogers & de Ron Randell

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Ci-dessus : sur le plateau

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Ci-dessus : Le public de "l'homme de mes rêves" ? ou plutôt le choix des accompagnatrices ...

Film disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

05/12/2014

Réglements de comptes / The big heat - 1953

"Réglements de comptes" est un des derniers films de Fritz Lang. Comme vous le savez tous, Fritz Lang s'était enfui d'Allemagne après l'arrivée des nazis au pouvoir. Il avait auparavant discuté avec Goebbels, qui lui avaigt dit qu'il voulait faire de lui, le cinéaste en titre du régime nazi. Suite à cette entrevue, Lang n'avait qu'une idée en tête, fuir l'Allemagne. Il quitta donc l'Allemagne, tout d'abord pour la France où il réalisait, "Liliom" (1934) avec Charles Boyer. Puis, en Amérique, il réalisait son premier film sur la vengeance, "j'ai le droit de vivre" (1936) avec Spencer Tracy. "Réglements de comptes", est aussi un film sur la vengeance d'un homme. Mais à la différence de "j'ai le droit de vivre", nous sommes ici devant un vrai film noir, comme Fritz Lang en a fait beaucoup. On peut ainsi citer, "La Femme au portrait" (1944), "La rue rouge"(1945), "Le Secret derrière la porte" (1948), ou encore "la femme au gardenia" tourné un an, avant "réglements de comptes". Dans "réglements de comptes", Lang est allé puiser à différentes sources d'inspirations. Il a évidemment apporté sa touche personnelle, mais on sent qu'il a subi l'influence d'autres films. On peut citer comme influence, "Gilda" (1946) de Charles Vidor. En effet, Lang reprend l'acteur principal de "Gilda", Glenn Ford, pour son film. Enfin le personnage féminin le plus touchant, jouée par Gloria Grahame, semble l'archétype même du personnage principal féminin de Gilda. C'est une femme totalement libérée, qui demande à un homme qu'elle ne connaît quasiment pas à le suivre, jusqu'à sa chambre d'hôtel. La situation est totalement inimaginable pour un film américain de 1953. Et la première chose qu'elle fait, c'est s'assoir sur le lit, et prendre des positions lascives (voir photos ci-dessous). C'est assez estomaquant pour l'époque. Mais Lang intellectualise la sexualité, restant tout en sous-entendu, beaucoup plus que dans "Gilda".

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Mais la comparaison avec "Gilda" ne s'arrête pas là. Ainsi, on retrouve un second rôle, comme Joseph Calleia qui était déjà présent dans "Gilda". Et le chef des gangsters est joué par Alexander Scourby, qui était présent dans "l'affaire de Trinidad" (1952), déjà avec déjà un certain Glenn Ford, et Rita Hayworth. Le casting de "réglements de comptes" est complété par Jocelyn Brando (soeur aînée de Marlon Brando), Jeanette Nolan et Lee Marvin. Fritz Lang se déchaîne pour nous donner une histoire de vengeance, sur fond de sexe, de violence et de corruption. Cette histoire déchire le voile de la censure des années 50, pour nous montrer une Amérique à la façade belle, mais dans le fond totalement pervertie par le crime et la corruption. Tout cela est accentué par la superbe photographie de Charles Lang. Lorsqu'on sait que le film a été tourné en seulement 15 jours, on se rend alors compte que les génies du cinéma, n'ont jamais été remplacés par des avalanches d'effets spéciaux comme on en voit trop souvent aujourd'hui ... On notera enfin que le couple à l'écran, Glenn Ford / Gloria Grahame, sera reformé un an plus tard, donc en 1954, pour "désirs humains" du même Fritz Lang. Alors que celui-ci avait choisi initialement, Peter Lorre qui aurait été associé à Rita Hayworth. Je finirai cette note, par remercier l'éditeur, Wild Side, qui nous donne là, une superbe édition Bluray & DVD avec un livre de 260 pages, remplis de photos magnifiques. Le master utilisé est qui plus est, quasiment immaculé. L'éditeur Wild Side fait réellement honneur au support Bluray et au cinéma. On attend avec impatience, d'autres éditions de cette qualité. Et j'irai presque jusqu'à dire que c'est un plaisir de dépenser 29,90 € pour une telle édition et un tel film ! Merci Wild Side pour ce cadeau de Noël !

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Ci-dessus : Gloria Grahame & Glenn Ford

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Ci-dessus : Gloria Grahame & Glenn Ford

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Film disponible chez Wild Side en DVD zone 2, VF et VO sous-titrée

Note : 9,5 / 10

26/09/2014

Gilda - 1946

"Gilda" film épique de Charles Vidor, a plusieurs points communs avec le "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz. Tout d'abord, il est resté dans l'esprit de tous les cinéphiles juqu'à aujourd'hui. Il est porté par une vedette féminine magnifique, ici Rita Hayworth, et il a été tourné lui aussi au jour le jour, sans une construction préalablement définie. "Gilda" marque le retour de Rita Hayworth au cinéma, qui avait passé 2 ans à s'occuper de sa fille Rebeca, et qui voulait sortir d'un mariage désastreux avec un Orson Welles, à l'intellectualité exacerbée, qui ne convenait absolument pas, à la nature exubérante et libre de Rita Hayworth. Mais à la différence de "Casablanca", ici Rita Hayworth est bien le personnage central et principal de l'oeuvre des scénaristes Marion Parsonnet et Ben Hecht, qui s'étaient eux mêmes inspirés d'une histoire de E.A. Ellington. La photographie de Rudolph Maté, les décors, les costumes participent au succès du film, et en font un des meilleurs films noirs.  Le réalisateur Charles Vidor était un des réalisateurs de Rita Hayworth, pour lequel elle avait déjà tourné "lady in question" (1940) et "la reine de Broadway" (1944).

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Mais il faut bien noter aussi, les raccourcis ou incohérences scénaristiques, qui n'en facilitent pas toujours la vision. Néanmoins, "Gilda" ressort de la masse de films de cette époque, par l'évocation peut être pour la première fois d'une sexualité féminine, ou tout au moins d'un désir féminin à satisfaire. C'est proprement révolutionnaire pour le cinéma américain de 1946, qui jusque là s'était contenté la plupart du temps, de montrer la femme très souvent comme la friandise du héros, ou sa perte. Enfin, il faut ajouter que la tension sexuelle entre Glenn Ford et Rita Hayworth est aussi à son maximum. Mais elle ne serait peut être pas aussi forte, sans la présence énigmatique de George Macready. Le film a quelques scènes mémorables, comme la chanson en forme de début de strip-tease, "put the blame on Mame" reprise un peu plus tôt à la guitare solo. Bien sûr, "Gilda" n'est pas exempt de défauts, mais sa qualité formelle et son rapport quasiment sadomasochiste, entre Glenn Ford, et Rita Hayworth, en fait un film assez exceptionnel qui a marqué des générations de cinéphiles, jusqu'à aujourd'hui. On pourra enfin noter, que le succès du film, devait décider Hollywood, à réunir de nouveau le duo. Glenn Ford et Rita Hayworth tourneront 5 films en tout, "Lady in question" (1940), "Gilda" (1946), "les amours de Carmen" (1948),  "l'affaire de Trinidad" (1952). et "Piège au grisbi" (1965) 

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Ci-dessus : Glenn Ford & Rita Hayworth

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Ci-dessus : George Macready & Rita Hayworth

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Ci-dessus : A gauche de Rita Hayworth, Joseph Calleia

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Disponible en DVD et Bluray freezone en VF et VO sous-titrée

 

Extrait de la scène la plus célèbre :

Note : 8 / 10

09/10/2013

Tant qu'il y aura des hommes / Here from Eternity - 1953

Il y a quelques films marquant dans l'histoire du cinéma et à n'en pas douter, "tant qu'il y aura des hommes" en fait parti. En effet, construit sur un scénario de Daniel Taradash (tiré du roman éponyme de James Jones paru en 1952, le film aborde de très nombreux thèmes, comme le délabrement de l'institution militaire américaine à la veille de Pearl Harbor. Et par moment, il fait d'ailleurs penser au film de Michael Bay, "Pearl Harbor". Mais là où Michael Bay nous offrait par moment un film très doux. Ici chaque personnage ressort marqué par son expérience. Le sergent chef joué par Burt Lancaster tombe amoureux de la femme de son capitaine, dans une aventure que l'on sait sans lendemain, qui permet de filmer une des plus belles scènes romantiques du cinéma. Mais le film aborde aussi des thèmes du film noir, avec le soldat joué par Frank Sinatra poussé à bout par un sergent sadique (Ernest Borgnine). Montgomery Clift joue ici le rôle d'un caporal qui refuse de participer au championnat de boxe et qui subira ainsi toutes les brimades de ses supérieurs. Si le rôle est à contre emploi pour Montgomery Clift, il lui permet de montrer l'étendu de son talent. En particulier, dans la scène d'adieu à son camarade, où il sonne au clairon, la sonnerie au mort. 

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Il y a donc du film noir dans "tant qu'il y aura des hommes" et une sensualité à fleur de peau. Ainsi, le génie de Fred Zinnemann est d'avoir donné un rôle là aussi à contre emploi, de femme sexuellement aventureuse à Deborah Kerr, qui lui permet de sortir des rôles sages, qu'elle occupe le plus souvent. Si on en croit le réalisateur, Fred Zinnemann, c'est lui qui s'est battu pour ses acteurs et ses rôles, contre l'avis des patrons de la Columbia. Quoiqu'il en soit,  le film a remporté huit Oscars en 1954 dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles à Frank Sinatra et Donna Reed.On passe donc un très bon moment devant ce classique de la vie militaire, qui est à n'en pas douter un autre sommet du cinéma hollywoodien de la grande époque.

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Ci-dessus : Burt Lancaster et Deborah Kerr

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Ci-dessus : Montgomery Clift et Donna Reed

Disponible en DVD ou Bluray Freezone VO sous titré et VF

Extrait :

Note : 9 / 10

13/07/2013

Le salaire de la violence / Gunman's Walk - 1958

Il y a quelques films et encore beaucoup moins de westerns qui arrivent à s'élever au niveau de la tragédie grecque. Mais c'est bien ici le cas du "Salaire de la violence" qui est un western qui a été très sous-estimé lors de sa sortie, mais qui mérite d'être redécouvert de toute urgence. En effet, le scénario est particulièrement bien travaillé et digne de nos grands auteurs classiques (Racine, Corneille etc). Et ce n'est pas très étonnant car on retrouve comme scénariste, Frank S Nugent, scénariste entre autre du "Massacre de Fort Apache" (1948), de "la charge héroïque" (1949) ou de "la prisonnière du désert" (1956). Le scénario porte essentiellement sur la vie d'un patron de ranch (Van Heflin), entouré de ses deux fils, dont l'un se conduit mal et l'autre va s'amouracher d'une fille métisse. Les fils vont causer le désespoir de leur père et amener un final tragique que l'on redoute dès le début de l'intrigue. Le film revisite les rapports père/fils comme rarement un western l'a fait. Pour ma part, ce film m'a beaucoup parlé car il m'a renvoyé des souvenirs personnels. On ne ressort pas indemne de ce "salaire de la violence", car le film met en avant les fautes des parents, comme le travers des enfants. L'éducation des parents est elle responsable de la mauvaise conduite d'un enfant devenu adulte ou est-ce inné chez certains enfants dès le départ ? Le film ne répond pas catégoriquement à cette question, mais tente de montrer que la meilleure volonté du monde n'est peut être pas toujours suffisante.

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Dans le casting, on retrouve donc Van Heflin, Tab Hunter, Kathryn Grant et James Darren. James Darren on se souvient surtout de lui pour son rôle de Spyros Pappadimos dans "les canons de Navaronne" (1961). Alors c'est vrai que Tab Hunter a parfois ici, un jeu proche de la bûche. Mais comment pourrait-il en être autrement alors qu'il interprête ce personnage à la personalité malade. Quant à Van Heflin il n'en est pas à son premier western ayant déjà joué avec Tab Hunter dans "le cri de la victoire" (1955), puis avec d'autres acteurs dans "Tomahawk" (1951), "l'homme des vallées perdues" (1953), ou "le Raid" (1954) ou encore "3H10 pour Yuma" (1957). Ici il fait preuve de son immense talent et prouve qu'il méritait mieux que certains de ses rôles de début de carrière. Pour finir, on notera la belle musique de George Duning, responsable l'année précédente de la musique de "3H10 pour Yuma" sortie l'année précédente. J'ai donc été très surpris et conquis par ce "salaire de la violence" (filmé en Cinémascope et Technicolor),  film au message très pessimiste, mais néanmoins indispensable. A voir absolument.

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Présentation du film par Mr Patrick Brion :


http://youtu.be/ysj-52vddAg

 

Bande-annonce :

Note : 8,5 / 10