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15/06/2013

L'aigle et le vautour / The Eagle and the Hawk - 1933

"L'aigle et le vautour" comme son titre ne l'indique pas, est un film d'aviation sur la première mondiale. Dès qu'on commence à le regarder on pense aux classiques avec en tête "Wings"(1927) avec Clara Bow ou "la patrouille de l'aube" (1930) avec Douglas Fairbanks Jr, ou encore "The Dawn Patrol" (1936) avec Errol Flynn et David Niven. Mais à côté de ces classiques, le film de Stuart Walker paraît étrange voir pour le moins assez baroque. Ce n'est pas faute à un bon casting dans lequel on retrouve l'excellent Fredric March, avec pour co-vedette le jeune Cary Grant dans un rôle assez antipathique. Néanmoins, l'affiche mentionne aussi Jack Oakie et Carole Lombard. Or si on voit bien Jack Oakie, Carole n'a qu'un tout petit rôle quasiment sans importance et finalement on est devant un film de guerre sans femme, ni enfant.

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Mais ce n'est pas le plus grave. Le plus grave, c'est l'affligeant montage qui nous est donné sur ce film. Le réalisateur Stuart Walker est-il responsable de ce montage catastrophique ? Je ne peux l'affirmer. Néanmoins, le résultat est horrible. Ainsi, on se retrouve avec des scènes coupées alors que les acteurs parlent encore, décrédibilisant l'ensemble de la scène. Pire alors que Fredric March, passe un moment agréable avec Carole Lombard, là encore, le baiser qui doit faire vendre caramel et crème glacée est coupée au montage. Le film passe donc à travers ces incompréhensibles coupes, qui ne rendent pas honneur à l'ensemble de l'oeuvre. Et si l'histoire de ces deux pilotes (l'un humain et l'autre inhumain), joués par deux grands acteurs auraient pu être attachants, le montage imbécile fait du film, un semi-ratage. On voit donc ce film un peu agacé devant tant de gâchis et on se demande ce qu'il aurait pu être avec des scènes montées correctement et jouées jusqu'au bout.

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Ci-dessus : Carole Lombard et Fredric March

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Ci-dessus : Cary Grant et Fredric March

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Disponible en DVD dans la collection "étoiles Universal" sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés.

Note : 5,5 / 10

09/06/2013

Les mille et une nuits / Arabian Nights 1942

"Les mille et une nuits" ou dans son titre américain "Arabian Nights" est un film produit par Universal. Il est un des premiers films en Technicolor produit par ce studio. Il faut rappeler que l'utilisation de la couleur était assez peu courante dans les années 40. A la fin des années 30, la couleur était utilisée pour des super-productions comme "autant en emporte le vent" (1939) ou "les aventures de Robin des Bois" (1938), ou encore "le magicien d'Oz" (1939). Et au début des années 40, son utilisation était encore très loin d'être généralisée. Le réalisateur John Rawlins avait commencé comme acteur en 1918, puis comme cascadeur, scénariste et assistant  réalisateur. Chez Universal entre 1938 et 1946, il devait tourner beaucoup de série B. Mais autant vous le dire tout de suite, ce film n'a rien d'une quelconque série B. En effet, les décors, les costumes et l'utilisation du Technicolor en font un spectacle réellement digne des mille et une nuits. Le moindre costume, du moindre figurant est parfait, les maquillages aussi, et les décors ont aussi été construits pour nous plonger dans un Moyen-Orient de rêve. Tout a été fait pour plonger le spectateur au coeur des milles et une nuits. A ce titre, il faut vraiment féliciter l'équipe Universal et particulièrement Vera West pour ces costumes féminins dont les voiles ne cachent rien des beautés féminines de l'Orient.

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En plus de Maria Montez et John Hall en vedettes principales, on retrouve le jeune Sabu, que le public avait découvert quelques années plus tôt dans la production anglaise : "le voleur de Bagdad" (1940). Ce film y fait directement référence avec l'évocation de la lampe d'Aladin censé faire venir un génie. Mais si des effets spéciaux parfois improbables caractérisaient l'oeuvre magnifique et parfois déroutante de la production d'Alexander Korda, ici il n'en est rien. Les effets spéciaux sont réduits au minimum, et le film joue plutôt sur l'incroyable appel à la rêverie d'un Moyen-Orient imaginaire. Si à cela on doit ajouter la musique romantique au possible, de Frank Skinner, le spectateur est littéralement transporté dans un autre monde, magnifique et terrible tout à la fois. Ainsi, on découvre le palais du calife de Bagdad, la scène de comédiens ambulants, mais aussi le marché aux esclaves, et le harem très fourni du calife. Spectacle destiné à un jeune public, qui plongera facilement dans cette histoire de luttes pour la possession du coeur de la belle danseuse Sherazade, il intéressera aussi les adultes par la qualité de sa réalisation, les moyens colossaux mis à disposition et aussi pour les beautés féminines qui parcourt tout le film. Ainsi, si le scénario de Michael Hogan paraît parfois un peu faible il est très difficile de mettre une mauvaise note à un film possédant de telles qualités cinématographiques. Le public de l'époque ne devait pas s'y tromper et faire un triomphe à ces "Mille et une nuits". Enfin le film devait obtenir également un certain succès critique, lui permettant d'obtenir 4 nominations aux Oscars. Et si comme moi, vous considérez que le cinéma doit d'abord faire rêver, et que vous aimez par dessus tout le Technicolor et ses couleurs resplendissantes, ce film est fait pour vous.

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Ci-dessus : scène dans un harem

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Ci-dessus : Maria Montez et John Hall

 

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Ci-dessus : Au marché aux esclaves

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Ci-dessus : John Hall et Maria Montez

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Ci-dessus : Sabu au milieu du harem du calife

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Ci-dessus : admiré, le maquillage et les costumes orientaux (ici Edgar Barrier)

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Ci-dessus : la danse de Sherazade

Bande-annonce :

Disponible dans la collection Universal sur le site de l'éditeur en zone 2 avec version française et sous-titres.

Note : 8  / 10

28/05/2013

Mirage - 1965

"Mirage" est un bon thriller à la distribution très intéresante. En effet, on y retrouve en plus de Gregory Peck, Diane Baker et Walter Matthau. La réalisation d'Edward Dmytryk est correcte, sans être nullement exceptionnelle. Malheureusement le scénario de Peter Stone, inspiré du livre de Howard Fast, ne résoud pas tous les questions qu'avancent l'intrigue. On reste donc quelque peu sur sa faim. Et on a finalement parfois l'impression d'avoir assisté nous aussi, à une sorte de mirage cinématographique. Enfin la musique de Quincy Jones, souvent douce et proche d'une musique d'ambiance ne permet pas réallement de plonger dans ce film noir. On pouvait donc logiquement espérer beaucoup plus de ce "Mirage" qui n'arrive pas à concrétiser à l'écran les bonnes intentions que l'on entrevoit de temps en temps, mais donc un peu gâché par un scénario trop confus et pas assez approfondi, surtout que les acteurs sont excellents , en particulier Gregory Peck et Walter Matthau.

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Ci-dessus : Gregory Peck et Diane Baker

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Ci-dessus : avec le réalisateur Edward Dmytryk

 

Extrait de la musique :

  Disponible chez Universal sur le site de l''éditeur ou dans certains magasins spécialisés

Note : 7 / 10

26/05/2013

Le démon du sous-marin / Devil and the Deep - 1932

"Le démon du sous-marin" est un film de 1932, produit par la Paramount et sorti en 1932, il comprend un intéressant avec Gary Cooper, Charles Laughton, Tallulah Bankhead et Cary Grant dans un petit rôle. Tallulah Bankhead, native de l'Alabama, est une actrice assez peu connue en France, mais elle devait défrayer la chronique en 1932 à Hollywood, en se plaignant à un journaliste du "Motion Picture Magazine" qu'elle n'avait pas eu une relation avec un homme depuis 6 mois ! Même si elle devait démentir le mal était fait, et elle devait rester dans l'esprit du public comme une mangeuse d'hommes et de femmes, à la sexualité vorace. Quoiqu'il en soit et pour en revenir au film, Tallulah Bankhead est ici la femme d'un commandant de sous-marin (joué par Charles Laughton) stationné en Méditérannée. Le personnage de Laughton se sait trompé par sa femme. Vrai ou faux ? Nul ne le sait, en tous les cas, sa jalousie maladive le pousse à se séparer de son second (joué par Cary Grant). Enfin, la dispute qui en découle, pousse la femme du commandant à s'enfuir de sa propre maisson, et à rencontrer ... Gary Cooper. Le réalisateur Marion Gering, originaire de Russie, et habitué à monter des pièces à Broadway avait été engagé par la Paramount en 1931. Si il tourna beaucoup avec Sylvia Sidney, il n'a pas laissé une marque très importante au cinéma hollywoodien. Pourtant si le film est réalisé sans génie, le spectacle est ici correct.

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Le film vaut par la présence de Laughton qui surclasse Cooper et Grant sans aucune difficulté. La meilleure scène du film est celle où Laughton apprend de la propre bouche de sa femme que oui, elle l'a bien trompé. On voit alors le visage de Laughton se décomposait progressivement sous ses mains, pour devenir de plus en plus hideux et se rapprocher d'une expression proche de son rôle de Quasimodo dans "le bossu de Notre-Dame" (1939). Mais quand on voit ce "Devil and the Deep" c'est bien aux "révoltés du Bounty" (1935) auquel on pense tout de suite. Laughton se complait dans son rôle de capitaine injuste et fou, pour notre plus grand plaisir. Il ne reste que des miettes à Grant et Cooper, qui se partagent les scènes sentimentales. On passe un agréable moment à suivre cette histoire et à admirer Tallulah Bankhead, dans un film qui n'as pas son pareil pour nous faire rêver d'exotisme et de romance sous les étoiles, mais aussi pour nous montrer jusqu'où peut aller la jalousie maladive.

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Ci-dessus : Cary Grant et Charles Laughton

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Ci-dessus : Gary Cooper et Tallulah Bankhead

Disponible dans la collection "Universal" sur le site de l'éditeur ou dans les magasins spécialisés (Gibert Joseph)

Note : 7 / 10

23/05/2013

La belle rousse du Wyoming / The Redhead from Wyoming - 1953

"La belle rousse du Wyoming" est un western réalisé par Lee Sholem. Je ne lui trouve pas beaucoup de qualités, ni dans sa réalisation quelconque, ni dans son casting pas très fourni en dehors de la superbe Maureen O'Hara, ni dans son scénarion anodin voir très classique et qui n'a d'intérêt que pour nous dérouler toutes les manigances d'un politicien sans aucun scrupule. Mais le film n'a pas que des défauts et ainsi on y découvre un fabuleux Technicolor qui est tout de même très bien exploité. Pour le reste, la distribution comprend Alex Nicol qui joue le shériff qui tentera de s'interposer entre un gros éleveur de bétails joué par Alexander Scourby, et un politicien véreux (joué par William Bishop) qui fait tout son possible pour déclencher une guerre avec les nouveaux arrivants. Le fim nous permet de voir également la jeune Jeanne Cooper dans un rôle de quasi-figuration. Je me permets de citer Jeanne Cooper particulièrement car elle a disparu très récemment le 8 mai 2013. Jeanne Cooper débute donc ici et c'est son premier film. Elle a ce petit rôle de Myra. Elle fera plus tard carrière à la télévision et tournera son ultime scène dans "les feux de l'amour". Mais pour cette seule année 1953, elle tournera en tout 3 films.

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Pour le reste ce film dispensable est vite oublié, et ne restera pas dans nos mémoires, sinon pour être la première apparition de Jeanne Cooper et peut être pour les belles robes de Maureen O'Hara.

 

  • Quelques mots sur le réalisateur par Wes Cameron :

Lee Sholem, fut un véritable spécialiste de la série B et Z, dans des films à petit budget alloué par les studios Universal. Il, sera un assistant director très apprécié, surtout chez Universal ou il fera des miracles sur le tournage de Our Town, 1940 .
Lee sholem, reprendra avec ardeur la flamme des tarzans, très longtemps exploité par la MGM avec un Johnny Weissmuller rayonnant, deux de ses films sur le personnage de Tarzan, eurent un véritable succès:Tarzan et la fontaine magique 1949 et Tarzan et la reine de jungle 1950, tous deux repris par Lex Barker des années plus tard.
Dans le western ,il sera beaucoup plus actif à la TV avec des séries comme(Maverick,Cheyenne,Colt 45, etc...) et quelques long-metrage assez correct? dont un qui mérite une attention de notre part:Sierra Stranger 1957, ce western ne fait découvrir un Howard Duff assez plaisant.
Ce que l'ont à pu dire sur lui, est parfois infondé, son travail fut des plus correct et fit avec les moyens mis à sa disposition par les divers studios.

Ses westerns:

-Sierra Stranger .1957
-Stand at Apache River.1953
-Redhead From Wyoming(la belle rousses du Wyoming)1953

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Ci-dessus : Maureen O'Hara et Alex Nicol

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Ci-dessus : Jeanne Cooper et Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Alex Nicol, Maureen O'Hara, et William Bishop

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Ci-dessus : Jeanne Cooper

 

Note : 5,5 / 10

14/05/2013

Les gars du large / Spawn of the North - 1938

"Les gars du large" est l'exemple de films de la grande époque des studios, qui aujourd'hui, ont tout de même un peu vieilli. Ainsi, même si le film bénéficie d'une distribution éclatante avec Henry Fonda, George Raft, Dorothy Lamour, Akim Tamiroff, Louise Platt, mais aussi John Barrymore, d'un réalisateur chevronné comme Henry Hathaway et de Dimitri Tiomkin à la partition, le film ne m'a jamais passionné. En effet, le scénario est loin d'être excitant et raconte la lutte entre les pêcheurs américains en Alaska, contre les pêcheurs russes qui viennent prendre du poisson dans les eaux américaines. Tout commence d'ailleurs par l'explication de pourquoi les saumons reviennent dans les rivières d'Alaska, pour la ponte, d'où le titre "Spawn of the North", que l'on peut traduire par "ponte dans le Nord". Rien de bien excitant ... Les vingt premières minutes sont assez barbantes et on voit George Raft jouer avec une otarie, un peu comme Gregory Peck quelques années plus tard dans "le monde lui appartient" (1952). A croire qu'il faut une otarie dans tous les films américains qui parlent des pêcheurs à la fin du 19ème siècle en Alaska.

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Enfin, après vingt minutes qui nous donnent envie de nous mutiner, ou de jeter tout le monde par dessus bord, le film prend un peu son envol avec la discussion sur les coutumes indiennes que l'on rapproche du christianisme. On voit alors ici tout le travail des scénaristes et dialoguistes qui ont fait tout de même un gros effort pour adapter l'histoire de Barrett Willoughby. Heino Timmerman était pêcheur en Alaska et ami d'Hathaway, il devait donc aider ce dernier, sur ce film et sur plusieurs autres. Pour revenir à  l'histoire, elle va séparer et réunir les deux amis d'enfance : George Raft et Henry Fonda.

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Ci-dessus : George Raft et Henry Fonda

Le film est une production Paramount et a été racheté en 1958, comme 700 autres films de la Paramount, par Universal. En 1936, Carole Lombard était prévue pour jouer dans ce film, mais en 1938, malade elle devait laisser le rôle à Dorothy Lamour. Malheureusement, il est assez difficile de ne pas avoir d'indigestion devant ce menu cinématographique, dédié à la pêche aux saumons. Enfin, même si on a plaisir à retrouver un incroyable acteur comme John Barrymore. Toutes ces envolées lyriques sont coupées et réduites à rien par son assistant et retombent donc finalement à plat, un peu comme ce métrage finalement. L'ultime scène de Barrymore est heureusement là pour nous rappeler que nous avons vu une page de l'histoire non seulement de la pêche en Alaska, mais aussi de la grande histoire l'Alaska et des USA. Heureusement, que cette scène est présente sinon le spectateur ne s'en serait pas douté. Quoiqu'il en soit, le film devait obtenir un cartain succès et bénéficier d'une adaptation radiophonique, et recevoir un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux pour Farciot Edouart. Comme quoi ...

 

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Ci-dessus : George Raft, Dorothy Lamour et Henry Fonda

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Disponible en zone 2 dans la collection "Universal" sur le site de l'éditeur ou chez Gibert Joseph.

Note : 5,5 / 10

30/04/2013

Casier Judiciaire / You and me - 1938

"Casier Judiciaire" ou dans son titre américain, "You and me", est le troisième et dernier film de la collaboration entre Sylvia Sidney et Fritz Lang. Les deux premiers films, fruits de cette collaboration entre l'actrice et Lang sont, "Furie" (1936) et "J'ai le droit de vivre" (1937). Si "you and me" est le dernier film, il est aussi le plus faible. En effet, le film commence par une chanson, rappelant que tout doit se payer, puis par une romance entre George Raft et Sylvia Sidney, et continue par une autre chanson dans un cabaret où nos deux amoureux passent la soirée. Le film devait être une comédie musicale, mais Kurt Weill responsable de la musique quitta le navire en cours de tournage. Il ne restait comme possibilité, à Fritz Lang que de terminer le film en le faisant naviguer entre romance et film noir, mais en abandonnant l'idée d'origine, c'est à dire en faire une comédie musicale.

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Ainsi, comme il a dérouté les spectateurs de l'époque, le film déroute et désarçonne toujours autant le spectateur d'aujourd'hui. En effet, le spectateur ne sait jamais si il regarde une comédie ou un film noir. Et lorsqu'on ne sait pas ce qu'on regarde, on a tendance à penser que ce n'est pas grand chose. Mais dans ces quelques lignes j'aimerai réhabiliter "you and me" qui si il a fait du tort à Fritz Lang n'est pas un si mauvais film. Ainsi, "You and me" bénéficie quand même d'une distribution intéressante on retrouve ainsi un George Raft aux accents bogartiens, mais donc aussi Sylvia Sidney qui a tourné auparavant "Rue sans issue" cette fois-ci avec Bogart. Et dans les seconds rôles on retrouve Barton MacLane, spécialisé dans les rôles de méchants, ou encore Robert Cummings dans un rôle minuscule, mais qui deviendra terriblement célèbre quelques années plus tard en tournant avec Hitchcock dans "Saboteur" (1942), ou dans "Crimes sans châtiments" (1942) sous la direction de Sam Wood. Enfin, on peut également citer Guinn "Big Boy" Williams qui était spécialisé dans les rôles de cowboys faire-valoir du héros et qui fait ici un chauffeur de taxi.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

En plus d'une distribution intéressante, le film a un sujet assez plaisant à regarder, mais le scénario commence malheureusement quand le film est presque terminé. Et on ne peut reprocher à Lang d'avoir parfaitement réalisé la partie "comédie musicale", puis d'avoir réussi la partie romance mais également la dernière partie, que l'on pourrait qualifier de film noir. On a donc devant nous, un espèce d'Ovni cinématographique qui fascine autant qu'il peut écoeurer par moment, mais qui ne laisse jamais indifférent. Le film a d'ailleurs quelques scènes particulièrement intéressantes. Ainsi lorsque Sylvia Sidney explique par une leçon d'arithmétique, que le crime ne paye réellement pas, on sourit. Mais alors on rit vraiment quand un malfrat pose la question : "Mais les gros caïds forcément ils gagnent beaucoup plus !" Et Sylvia Sidney de répondre : "Oui, c'est vrai. Mais ce ne sont pas des petits escrocs, mais des politiciens !" On ne saurait mieux dire pour vous convaincre de regarder ce film étrange et atypique, dont on serait bien en peine de classer dans un genre quelconque, mais qui mérite mieux que l'opprobre générale dans lequel il est tombé jusqu'à aujourd'hui. En tous les cas ce film devait faire du mal à la carrière de Lang qui mit du temps à tourner et à retrouver un studio pour l'embaucher. Mais comme nous l'avons vu, c'est Zanuck qui devait lui redonner sa chance dans "le retour de Franck James (1939). Mais c'est une autre histoire.

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Ci-dessus : George Raft

DVD disponible en zone 2 sur le site d'Universal ou chez Gibert Joseph.

Note : 6 / 10

28/04/2013

L'aigle du désert / Desert Hawk - 1950

"L'aigle du désert" est un petit film sans prétention produit par Universal en 1950. Mais il a attiré mon attention par la qualité de sa réalisation, par ses décors somptueux et on peut clairement affirmer que le réalisateur Frederick de Cordova n'est pas étranger à la qualité du film. Frederick de Cordova était un homme de théâtre et devait commencer sa carrière à Hollywood, comme directeur de plateau, puis comme responsable des dialogues. Ainsi c'est à lui qu'on doit les dialoques du "port de l'angoisse" (1944) avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart. Il devait faire tourner les plus grands acteurs : Errol Flynn, Rock Hudson, Tony Curtis, Audie Murphy, Yvonne de Carlo, et Bob Hope.  Dans "l'aigle du désert", Yvonne de Carlo, et Richard Greene, se partagent l'affiche. Mais on retrouve aussi Rock Hudson dans un de ses premiers films. Et à cette distribution déjà intéressante, il faut ajouter George Macready, et Jackie Gleason. George Macready c'est évidemment le général qui envoie ses troupes à la mort dans "les sentiers de la gloire" de Kubrick, et Jackie Gleason a dans "l'aigle du désert" un rôle de faire-valoir comique dont les expressions rappellent un peu cellss de Johnny Depp dans la série "Pirates des Caraïbes".

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"L'aigle du désert" production sans prétention ne lésine pourtant pas sur les moyens pour nous faire revivre les beautés de l'Orient. Ainsi, le Technicolor est le plus souvent magnifique. On se plait à revoir les scènes du marché aux esclaves, avec ses couleurs chatoyantes et qui attirent l'oeil du spectateur. On passe de l'aridité du désert, au bain de la princesse, puis aux lumières des palais orientaux, et on voit une civilisation vivre sous nos yeux. Alors oui, c'est vrai que certains personnages sont très hollywoodiens et qu'on peut supposer que le film aurait été encore meilleur si il avait été joué par de vrais arabes. Néanmoins, "l'aigle du désert" incite à la rêverie et nous ramène à notre enfance. Vous savez cette période où notre esprit voyait le monde tel que nous l'imaginions et non pas tel qu'il était. C'est bien la principale qualité du film que de nous amener le rêve jusque dans notre salon.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Alors quels sont les défauts de ce film ? Tout d'abord, je n'ai pas trouvé la musique bien transcendante. Ensuite, malgré tous ses efforts, on ne peut pas dire que Richard Greene a la prestance de Douglas Fairbanks, d'Errol Flynn ou de Tyrone Power. Enfin, le scénario est assez bizarrement construit et inutilement compliqué. Enfin, les scènes d'action ne sont pas toujours bien crédibles.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Mais que ces quelques défauts, ne vous rebutent pas d'aller acheter ce joli film qui n'ennuie jamais, et qui vous amènera dans un autre monde. Et après tout, distraction et évasion, ne sont elles pas les qualités que l'on devrait exiger de tout bon film ? En ce sens, cet "aigle du désert" rempli parfaitement son rôle.  Enfin, le soin de la réalisation, des décors, des costumes, laissent songeur sur la qualité des productions hollywoodiennes de cette époque, dont certaines images ressemblent à des tableaux. Si vous hésitez encore, laissez vous conquérir par les photos ci-dessous gorgées de couleurs somptueuses et des délices d'un Orient magnifique, digne de vos plus beaux rêves.

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Ci-dessus : Richard Greene

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Disponible en DVD Zone 2 chez Universal (site de l'éditeur) ou chez Gibert Joseph.

Note : 7 / 10