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19/04/2015

Le Grand National / National Velvet - 1944

"Le Grand National" est un film en Technicolor de Clarence Brown. Il semble avoir été destiné à un très jeune public. En effet, cette histoire de petite fille amoureuse de son cheval et qui veut le faire courir dans la plus prestigieuse course d'Angleterre, "le Grand National", semble pour le moins peu crédible. En effet, tout cela, se déroule dans une ambiance "petite maison dans la prairie" quasiment permanente. Les parents sont toujours bienveillants. Ils ne sont jamais coléreux, fatigués, impatients et ne semblent rien désirer pour eux mêmes, sinon le bonheur de leurs enfants. Ce monde parfait, ainsi représenté, ne peut que destiner le film aux spectateurs les plus jeunes. Pour le critique de cinéma adulte, malgré un beau Technicolor, et l'intérêt de voir Elizabeth Taylor enfant, Angela Lansbury adolescente, et Mickey Rooney jeune homme, on s'ennuie. Quelques scènes sortent le spectateur de sa torpeur. Ainsi, les scènes de dialogues entre le père (joué par l'admirable Donald Crisp) et sa femme (Anne Revere) sont souvent très bonnes. Enfin, c'est souvent très impressionnant de voir la jeune Elizabeth Taylor sur un cheval au galop. Et la course finale, où elle était très sûrement doublée, redonne un bel intérêt au film. Mais si on ajoute une fin trop longue, c'est malgré tout, finalement assez peu pour satisfaire un public autre que celui des très jeunes enfants. Surtout, qu'il faut ajouter que la réalisation de Brown, semble se satisfaire assez mal de l'exigence de la couleur, et laisse voir beaucoup de décors peu réalistes. Cette réalisation se serait sans doute satisfaite d'une image en noir & blanc, mais en couleur, l'effet théâtrale qu'accentue le tournage en studio, est relativement désastreux.

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor & Mickey Rooney

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor & Mickey Rooney

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor & Mickey Rooney

Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 5 / 10

17/08/2013

Fascination / Possesseded - 1931

"Fascination" est le 3ème film du duo Gable/ Crawford après "Dance, Fools, Dance" (1931) et "Laughing Sinners" tourné la même année. J'avoue n'avoir pas vu les deux premiers, mais celui m'a fait un effet un peu bizarre. Ainsi, contrairement à ce que pense certains forumeurs de DVDC Classik, j'ai trouvé la de Clarence Brown un peu plate. Malgré tout on retrouve quelques effets de caméra au tout début du film, où est filmée une sortie d'usine. Mais aussi dans la scène la plus célèbre où les yeux de Joan Crawford sortent de l'obscurité et sont éclairés par la lumière, permettant ainsi au spectateur de deviner sa présence, mais aussi et surtout ses émotions, concernant une discussion qui la concerne et qui se déroule dans la pièce d'à côté.

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Mis à part cette scène et la scène du discours politique de Gable, j'ai été assez supris par une réalisation qui m'a semblé parfois comme un peu irréel. Ainsi, la scène où Joan Crawford se trouve devant un train et voit défiler les voyageurs, semble un peu sorti de nulle part. En effet, les voyageurs ne semblent pas la voir. Mais peut être y a t'il la volonté du réalisateur de montrer qu'elle n'est rien à ce moment du film. Ainsi, la scène suivante où elle partage un verre de champagne avec un homme du monde totalement ivre, montre bien que la seule personne qui peut la remarquer est quelqu'un qui a un état de conscience déformé par l'alcool.

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Mais pour moi ce film, reste un peu déformé par ces jeux de mise en scène un peu thêatraux. Enfin, le film nous montre dans son scénario une morale un peu dépassé aujourd'hui, mais qui montre parfaitement la difficulté de l'Amérique de 1931 à dépasser sa morale puritaine. Ainsi, la femme non mariée se retrouvait à cette époque sans statut, et pire, elle devenait la source de tous les chuchotements et de tous les scandales personnels ou politiques. Heureusement le film arrivera à dépasser cela et à faire triompher l'amour. Mais franchement, on a vu Clarence Brown plus inspiré. Ainsi, pour moi ce film, n'arrive pas à supplanter en terme de réalisation, ni "Grand Hotel" d'Edmund Goulding sorti l'année suivante, ni même "Conquest" du même Clarence Brown sorti en 1937. "Fascination" retient donc surtout l'attention pour le couple Gable / Crawford, et par l'évocation de la sexualité qu'il en ressort. Pour le reste, il ne m'a pas semblé un être un chef-d'oeuvre du cinéma.

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Disponible en DVD zone 2 sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés

 

Extrait :

 

Note : 7 / 10

10/07/2013

Âmes libres / A Free Soul - 1931

Aujourd'hui je vais vous parler de "Âmes libres" formidable fim de Clarence Brown, de 1931, produit par la MGM. Le film a de multiples qualités, à commencer par un casting impressionnant, avec Clark Gable, Norma Shearer, Lionel Barrymore, et Leslie Howard. Je pense qu'il est inutile de préciser ici que j'ai la plus haute estime pour ces 4 acteurs qui magnifient littéralement la réalistion de Brown. Lionel Barrymore joue ici un célèbre avocat, la plupart du temps ivre, quand il ne plaide pas. Norma Shearer, joue sa fille, Leslie Howard, joue le fiancé, et Gable l'amant de la jeune femme. Vous l'aurez compris le jeu à quatre, va être le lot du scénario du film et quel scénario ! Ici nous n'avons pas droit seulement, aux bas fonds de l'Amérique, aux bars clandestins, aux salles de jeux secrètes, aux luttes entre bandes rivales et aux meurtres, mais aussi à la vie amoureuse d'un de ses tenanciers de bars clandestins, qui plus est chef de bandes.

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Aujourd'hui on peut considérer le jeu de Norma Shearer (épouse du producteur de la MGM  Irving Thalberg jusqu'à la mort de ce dernier en 1937), un peu trop empreint parfois de la marque de sa première partie de carrière dans le cinéma muet, avec de temps en temps, quelques expressions un peu trop appuyées. Elle n'en reste pas moins une fabuleuse actrice, terriblement sensuelle, avec des robes mettant parfaitement en valeur sa beauté. Il n'y a pas ici seulement de la tension sexuelle entre elle et Gable, mais bien une sensualité exacerbée, comme on verra rarement ensuite dans le cinéma américain. Mais la liberté du propos choque aussi. Ici on évoque le futur enlèvement d'une femme contre ton gré, pour satisfaire le plaisir d'un homme, et si l'inquiétude des protagonistes pour la vertue de la jeune femme semble aujourd'hui dépassée, elle ne reste pas moins comme le reflet d'une époque, où en France comme ailleurs de célèbres assassins, cachaient leurs crimes derrière la réputation d'une femme de renom, refusant ainsi de la compromettre en disant qu'il se trouvait avec elle la nuit du crime. Après tout, c'était une manière élégante d'envisager la guillotine et cela permettait de réunir pour l'accusé, une foule d'admiratrices avant le sacrifice final. Il y a un peut de tout ça ici. Mais il y a aussi et surtout la consécration de la sexualité féminine. Les femmes ne sont plus des objets sexuels, mais bien des êtres, avec leur propre sexualité. Ainsi, Norma Shearer  vient au départ de sa propre volonté, chercher de l'amour, mais aussi du sexe. Et le film évoque donc des relations hors mariage, propos qui sera totalement passé sous silence après juin 1934, et la mise en place du code de censure. Ainsi, la question sexuelle sera noyée sous une tonne de glamour, et on mettra en bobines un autre cinéma.

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Ci-dessus : Clark Gable et Norma Shearer

Ce "Free soul" est donc un formidable film qui n'a pas beaucoup vieilli, si ce n'est parfois par un jeu un peu trop appuyé de Norma Shearer, ou une utilisation très faible de la musique, marque des premiers films des années 30. Mais pour le reste, on est devant un chef-d'oeuvre de subversion, tenue par des acteurs particulièrement inspirés. Clark Gable impose une présence animale et Leslie Howard reprend ce personnage qu'il affectionne et qu'il rejouera dans "Autant en emporte le vent" (1939). Gable et Howard se retrouveront d'ailleurs sur ce même film. Quant à Lionel Barrymore il est extraordinaire et termine le film par une plaidoirie qui devait rester dans les annales du cinéma. Il recevra d'ailleurs un Oscar du meilleur acteur pour son interprétation. Je ne peux donc que vous conseiller ardemment de redécouvrir ce chef-d'oeuvre oublié mais impossible à ignorer, qui vous transportera d'émotions, et dont la seule leçon est peut être une expression d'une liberté sexuelle féminine dont l'écho résonne encore aujourd'hui. "A free soul" est tout simplement un chef-d'oeuvre du cinéma américain.

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Ci-dessus : Lionel Barrymore et Norma Shearer

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Ci-dessus : Leslie Howard et Norma Shearer

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Disponible en Zone 1  (allzone) dans le coffret "Forbidden Hollywood" volume 2 ou en Zone 2 sur le site de la Warner en France.

 

Extrait :

 

http://www.youtube.com/embed/Z32AJBC2wOM

Note : 8,5 / 10

23/03/2013

Marie Walewska / Conquest - 1937

Faisons une petite pause dans les westerns pour vous parler aujourd'hui d'un très beau film, "Marie Walewska" tourné en 1937 par Clarence Brown. Le film est tenu uniquement par le duo Greta Garbo, Charles Boyer présent dans presque toutes les scènes. Greta Garbo, artiste mythique inutile de la présenter. On se rappelle qu'elle était une actrice suédoise, discrète voir terriblement timide. Son jeu, et sa beauté en avait fait une star. Aujourd'hui c'est une légende. Il est un peu difficile de citer ses plus grands films, car tous les films de Garbo sont des grands films. Pour ma part, j'en retiendrai quelques uns qui m'ont profondément marqué : Grand Hotel (1932) avec John Barrymore, "la Reine Christine" (1933), "Anna Karénine" (1935), le superbe "Roman de Marguerite Gautier" (1937) avec Robert Taylor et donc ce "Marie Walewska"Mais me diriez vous, qui est Marie Walewska ? De son vrai nom, Maria Walewska, elle était la maîtresse polonaise de Napoléon 1er. Amour sans espoir, mais amour sincère, elle devait être présente lors de moments clés de la vie de l'empereur. En tous les cas, c'est ce que le film nous laisse entendre et comme il est dit au début en avertissement au spectateur : si l'Histoire a pu en être modifié pour le besoin de la dramaturgie, l'esprit ne l'a pas été. Et c'est tout à fait vrai. Le film est inspiré du roman de Waclaw Gasiorowski et de la pièce de Helen Jerome. On a donc un scénario très sérieux et bien construit. On retrouve également un vétéran des studios, en la personne d'Henry Stephenson. On se rappelle de lui pour son rôle dans "la charge de la brigade légère" (1936) ou encore "Captain Blood" (1935). Mais il devait tourner près de 90 films pour les plus grands studios : MGM, Warner et RKO.

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La difficulté de tourner un film sur la vie de Napoléon est évidente. L'homme a eu une vie extraordinaire et démeusurée, qui en fait un espèce de démiurge des temps modernes. La reconstitution des batailles ont très souvent été impossibles pour de nombreux réalisateurs. Et ainsi la récente fresque télévisuelle avec Christian Clavier n'était malheureusement pas crédible au niveau de la réalisation des grandes batailles de l'empereur. Ainsi, seuls quelques grands réalisateurs comme Abel Gance avec son "Austerlitz" (1960) ou le russe Serge Bondartchouk arrivèrent à donner une ampleur à l'épopée guerrière de Napoléon. Mais dans "Marie Valewska" il n'en est en fait que très peu question. Ainsi, le titre américain "Conquest" résume en un mot le film. Il va s'agir ici non pas des conquêtes territoriales de Napoléon, mais bien de l'histoire de sa plus belle conquête féminine. L'histoire bataille va donc être reléguée au second plan, mais ce sera pour mieux mettre en avant la grande histoire et l'esprit d'un grand homme à travers un amour célèbre.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Greta Garbo

Le film commence par une scène de pillage par les cosaques, du chateau du comte Walewski, mari de la comtesse Walewska. Cette scène fait froid dans le dos, le mobilier est brisé et sert pour la cheminée, le piano à queue devient une mangeoire pour les chevaux. La vandalisme d'un art de vivre distingué et son remplacement par un art de vivre primitif, illustre bien la situation de la Pologne, située à cette époque aux confins de la civilisation européenne. La comtesse apparaît à ce moment là en haut du grand escalier du chateau. Et là Clarence Brown filme les visages des Cosaques un par un, illuminés par la beauté de la comtesse. On sait alors dès ce moment là, qu'on a à faire à un grand film. L'autre grande scène du film est la scène du bal à Varsovie, où Napoléon rencontre une deuxième fois Marie Walewska. Les décors tout en blanc de cette scène sont somptueux et cette partie du film est également très réussie.

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Ci-dessus : Henry Stephenson et Greta Garbo

Mais au delà de la construction d'une romance, c'est son inscription dans la grande histoire qui va en magnifier tout le contenu. Ainsi, le film va nous montrer un Napoléon humain et ayant une personnalité ambivalente pleine de grandeur, mais aussi par moment misérable. Ainsi, le pauvre amour de Marie Walewska va se trouver utilisé le plus souvent à des fins diplomatiques. Mais si la romance est là, la politique n'est jamais loin. Et les phrases prophétiques sur la construction européenne sont là pour nous rappeler que l'idéal d'une Europe des peuples ne date pas d'hier. "Marie Walewska" film sur la tragédie du destin d'un homme, incapable d'aimer librement, nous renvoie à un film beaucoup moins sérieux historiquement, "Désirée" (1954) avec Marlon Brando et Jean Simmons. L'un et l'autre auront pour point commun de montrer une des plus belles interprétations de Napoléon 1er à l'écran et comme le rappel que le plus grand des hommes, a lui aussi ses faiblesses et finalement une humanité, que pour son malheur il se refusa d'écouter, sinon trop tard.

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Extrait :


Disponsible en DVD Zone 2 (Vo sous-titré)

Note  : 7,5 / 10