Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/01/2016

Les Desperados / The Desperadoes - 1943

"Les desperados" est le premier film en couleur de la Columbia et sans doute une des meilleures récentes sorties de l'éditeur Sidonis. En effet, on retrouve un bon casting avec Glenn Ford et Randolph scott, tous les deux en vedettes, avec une légère mise en avant de Glenn Ford, qui est alors une star montante du studio. Mais le casting a aussi d'autres seconds rôles importants. Ainsi, on peut citer Claire Trevor, Evelyn Keyes, Edgar Buchanan, ou encore Guinn 'Big Boy' Williams.  Claire Trevor on se rappelle d'elle pour son rôle de prostituée dans "la chevauchée fantastique"(1939) de John Ford. Mais c'est aussi une très belle carrière hollywoodienne, où elle partage l'affiche avec les plus grands, par exemple avec Bogart dans "Rue sans issue" (1937) ou dans "Key Largo" (1948). On la retrouve également au côté de Dick Powell dans "Adieu ma jolie" (1944) ou avec le duo Clark Gable / Lana Turner dans "Franc jeu" (1941). Et elle jouera de nouveau avec Randolph Scott en 1953, dans "les massacreurs du Kansas". Aujourd'hui, les cinéphiles se rappellent d'Evelyn Keyes, surtout pour son rôle dans "le rôdeur" (1951) avec Van Heflin, superbe film noir. Edgar Buchanan fait quant à lui dans "les desperados", une prestation du tonnerre.  On l'a vu jouer dans de très nombreux westerns dont certains avec John Wayne. Quant à Guinn 'Big Boy' Williams, c'est évidemment le faire valoir des westerns d'Errol Flynn, comme "la caravane héroïque" (1940) ou "la piste de Santa-Fé" (1940) et apparaît dans des rôles plus sérieux au côté de John Wayne. En plus de ce superbe casting, le film bénéficie d'un superbe Technicolor, d'une histoire attachante, bien que classique, mais aussi de personnages secondaires amusants et de dialogues qui le sont souvent tout autant. Certains pourront regretter que le film sombre parfois dans la comédie. Pour ma part, ce n'est pas mon cas. J'avoue m'être beaucoup amusé à voir les péripéties de nos différents protagonistes, et j'ai beaucoup ri devant l'incroyable duel final, quasiment jamais vu dans toute l'histoire du western. Sidonis nous donne là, assurément un western au dessus de la mêlée, avec une belle qualité d'image et des acteurs heureux d'être là. Je conseille donc vivement son achat.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Randoph Scott & Glenn Ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Evelyn Keyes & Glenn Ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Glenn Ford & John "Big Boys" Williams

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Randolph Scott, Edgar Buchanan, Evelyn Keyes et Glenn Ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Claire Trevor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Glenn Ford & Evelyn Keyes

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Glenn Ford & Evelyn Keyes

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Evelyn Keyes

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Claire Trevor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Evelyn Keyes

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Claire Trevor & Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Repos pendant le tournage (Randolph Scott, Evelyn Keyes, Glenn Ford, Edward Buchanan)

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Repos pendant le tournage (John "Big Boy" Williams, Glenn Ford, Evelyn Keyes, Randolph Scott, et Edward Buchanan)

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Charles Vidor, Evelyn Keyes, Randolph Scott, Claire Trevor, Edgar Buchanan, Glenn Ford, Sally Eilers et son mari Harry Joe Brown

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,randolph scott,claire trevor,glenn ford,evelyn keyes,edgar buchanan,guinn 'big boy' williams,raymond walburn,porter hall,charles vidor

Ci-dessus : Sur le tournage

Film disponible chez Sidonis sur Amazon

 

Note : 7,5 / 10

12/01/2014

Franc Jeu / Honky Tonk - 1941

"Franc Jeu" est un film de Jack Conway. Ce dernier avait réalisé 3 autres films avec Clark Gable : "The Easiest Way" (1930), "Saratoga" (1937),  "La Fièvre du pétrole" (1940). En 1948, il devait encore réaliser "Marchand d'illusions". Convway devait donc tourner en tout 5 films avec Gable. Le film a pour qualité principale, son formidable casting qui réunit en plus de Clark Gable, la magnifique Lana Turner, mais aussi Frank Morgan, que l'on a vu jouer dans "Le Grand Ziegfeld " (1936) avec William Powell, ou encore dans "la tempête qui tue" (1940). Dans les seconds rôles on note la présence de Claire Trevor, qui joue la rivale de Lana Turner, mais aussi Albert Dekker dans le rôle du méchant de service. Le film a pour scénariste une femme, Marguerite Roberts. Et on sent bien que le film est irrigué de cette touche féminine, qui donne un goût assez étrange à l'ensemble. Ainsi, on passe des rixes de saloon, au boudoir de Lana Turner en quelques minutes. Le film bénéficie de dialogues plutôt savoureux, et explicites pour l'époque, mais assez atténués afin de permettre une validation du film par la commission de censure. 

ht.jpg

La magie opère donc entre le couple Gable / Turner. Elle opérait tellement bien que la femme de Clark Gable venait très souvent sur le plateau pendant les scènes intimes entre son mari et Lana Turner. Elle savait que Gable n'avait jamais caché sa préférence pour les blondes. Cette situation rendait Lana Turner particulièrement mal à l'aise et à chaque fois, elle s'enfermait dans sa loge, se décidant à sortir que lorsque Carole Lombard avait quitté le plateau. Lana Turner nia toujours une relation extra-conjugale de Clark Gable. Pourtant les mauvaises langues racontent que le tragique accident d'avion de Carole Lombard, avait un rapport avec cette liaison. On ne le saura jamais. Et comme dans "le massacre de fort Apache", la légende dépasse largement la vérité d'un western assez étrange qui a pour principal intérêt de nous montrer pour la première fois à l'écran l'incroyable chimie amoureuse du couple Lana Turner / Clark Gable. Pour le reste, on a vu dans cette catégorie de western un peu psychologique beaucoup mieux, avec en particulier "la rivière d'argent" (1948) avec Errol Flynn et Ann Sheridan, qui nous montre là aussi l'ascension d'un aventurier, mais de manière peut être plus sérieuse. Ainsi, on peut considérer que "la rivière d'argent" étudiera en profondeur des thèmes que "franc jeu" ne fait ici qu'effleurer. Dommage le casting était pourtant très prometteur.

Clark_Gable-Lana_Turner.JPG

Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

honkytonk2.th.jpg

honkytonk4.th.jpg

Ci-dessus : Frank Morgan, Lana Turner, et Clark Gable

duke_267.jpg

Ci-dessus : Clark Gable et Albert Dekker

duke_310.jpg

Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

Film disponible sur la boutique en ligne de la Warner, dans les trésors Warner en DVD VO sous-titrée.

Note : 6 / 10

20/10/2013

Les massacreurs du Kansas / The Stranger wore a gun - 1953

Comme chaque semaine, je vous propose un western avec cette fois-ci Randolph Scott en vedette. Il entouré dans cette production d'André De Toth de George Macready, Claire Trevor, et Joan Weldon. Dans les seconds rôle, on reconnaît Alfonso Bedoya toujours en bandit mexicain, mais surtout Lee Marvin et Ernest Borgnine, qui étaient à cette époque toujours cantonnés à des seconds rôles. En effet, Lee Marvin n'avait pas encore joué dans "les 12 salopards" (1967) ou dans "l'homme qui tua Liberty Valance" (1962) et Ernest Borgnine n'avait pas été oscarisé pour son interprétation dans "Marty" (1955). Le film a plusieurs qualités tout d'abord il a été tourné pour la 3D et en Technicolor. De plus, vous l'avez compris, le casting est quand même très bon. Le problème du tournage de ce film en 3D est qu'il oblige De Toth à une expression visuelle outrée, avec plus ou moins de réussites. Ainsi le titre, semble étrange avec le rocher et l'herbe qui ressort bizarrement. Il en est de même lors de la poursuite finale, où l'herbe et les rochers factices ressortent plus que la poursuite elle même. Dans les points positifs la 3D oblige De Toth à des jeux de caméra assez novateurs. Ainsi, plusieurs fois, on voit les protagonistes tirés sur la caméra, ou brûler, ou jeter des objets sur la caméra, faisant ainsi participer par force le spectateur à l'action.

 

les-massacreurs-du-kansas.jpg

L'intrigue est quant à elle assez intéressante. En effet, elle met en scène un espion sudiste dégouté par la cause et les hommes qu'il sert. Et en fait l'histoire raconte, le chemin vers la rédemption de cet homme. On pouvait en demander plus. Mais on se contentera d'un joli western au scénario orignal, avec pas mal de rebondissements, et pas trop mal filmé par moment, le tournage en 3D aidant ou n'aidant pas la vision que l'on peut en avoir aujourd'hui en 2D.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, randolph scott, lee marvin,Ernest Borgnine, claire trevor, Joan Weldon, alfonso bedoya, bandré de toth

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, randolph scott, lee marvin,Ernest Borgnine, claire trevor, Joan Weldon, alfonso bedoya, bandré de toth

Ci-dessus : Lee Marvin et Ernest Borgnine

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, randolph scott, lee marvin,Ernest Borgnine, claire trevor, Joan Weldon, alfonso bedoya, bandré de toth

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, randolph scott, lee marvin,Ernest Borgnine, claire trevor, Joan Weldon, alfonso bedoya, bandré de toth

Ci-dessus : Randolph Scott et Joan Weldon

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, randolph scott, lee marvin,Ernest Borgnine, claire trevor, Joan Weldon, alfonso bedoya, bandré de toth

Ci-dessus : Randolph Scott et Claire Trevor

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,randolph scott,lee marvin,ernest borgnine,claire trevor,joan weldon,alfonso bedoya,bandré de toth

Ci-dessus : Lee Marvin, Randolph Scott, Ernest Borgnine, et George MacReady (assis derrière le bureau)

 

Film disponible dans la collection Sidonis / Calysta en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée.

 

Présentation de Mr Patrick Brion :

 

Bande-annonce présentée par Randolph Scott lui même :

 

Note : 6,5 / 10

17/07/2013

Quinze jours ailleurs / Two weeks in another Town - 1962

Je suis désolé, mais il ne sera pas question de votre prochaine destination pour les vacances, ni du choix du maillot de bain ou de la crème à bronzer. Mais il sera encore une fois question de cinéma et d'un génie du cinéma, Vicente Minnelli. "Quinze jours ailleurs" n'est pas la suite des "ensorcelés" (1952), mais c'est bien la deuxième partie de la description du cinéma américain par Minnelli. Autant dans "les ensorcelés", la critique était acide contre les producteurs, autant ici c'est l'existence même du cinéma hollywoodien qui est remis en cause. Kirk Douglas n'est plus le producteur machiavélique capable de tout tourner, mais bien un acteur au bout du rouleau brisé par son métier et par la vie. "Quinze jours ailleurs" a été tourné dix ans plus tard et un siècle ce serait passé, ce serait pareil. Le producteur n'est plus cette personne omnipotente que l'on a vu dans "les ensorcelés", mais bien un petit homme qui veut juste gagner de l'argent avec un film et qui se fiche éperdumment de la qualité artistique de l'oeuvre finale. On voit bien le mauvais tournant que prend à cette époque le cinéma, et dans lequel il est encore englué. La référence aux "ensorcelés" est réelle. Ainsi, on voit quelques scènes des ensorcelés dans le film. Minnelli sait qu'il a fait une oeuvre qui marquera l'histoire du cinéma.

quinze-jours-ailleurs.jpg

Et si "les ensorcelés" nous racontait de quoi était fait les rêves projetés sur l'écran d'une salle de cinéma. Ici c'est bien d'un changement d'une époque dont il est question. Minnelli ne distingue pas réellement ce que deviendra le cinéma, mais il sent bien que ses films passeront à la postérité, car on ne filmera plus comme lui et que son cinéma et son temps sont passés. Kirk Douglas est montré d'ailleurs avec une cicatrice sur le visage, comme pour montrer que le héros est blessé physiquement et mentalement par la folie et que si cet héros représente ce cinéma américain, qui ne s'en relèvera pas (en tous les cas pas dans la forme que l'on a connu jusqu'ici). Ainsi, Kirk Douglas ne trouve aucun réconfort, ni dans son ami réalisateur, qui le voit finalement comme un nouveau concurrent, venu pour lui voler son film, ni dans son amourette de passage qui ne sait pas se décider à quitter son petit ami pour lui, ni en sa femme qui passe d'un homme à un autre. L'oeuvre est marqué du sceau du septicisme. Le relais ne semble pas devoir se prendre entre un Hollywood qui se meurt (en la personne du réalisateur joué par Edgar G Robinson) et le nouvel Hollywood joué par Kirk Douglas. Le temps semble être passé. La nouvelle vie qui se promet pour Kirk Douglas à la fin du film, est incertaine, et si les personnages des "ensorcelés" se retrouvaient tous autour du téléphone, attendant avec impatience un nouveau projet, là il n'en est rien. Le doute planne, quant à la pérénnité du cinéma. On sait aujourd'hui que le cinéma américain a survécu, mais il s'est transformé en un autre cinéma, et a transformé notre rapport à l'image. Minnelli ne pouvait pas savoir ce que le cinéma américain allait devenir, mais il a décrit sa mutation et la longue agonie du cinéma qu'il a connu, comme personne n'aurait pu le faire. Aujourd'hui, on peut regretter comme moi que le cinéma se soit transformé en parc d'attractions pour adulescents. Heureusement le DVD permet de redécouvrir des films tel que "quinze jours ailleurs". Du très grand cinéma, magnifié par la musique de David Raksin qui avait composé entre autre, la musique de "Laura" (1944). Il y a beaucoup de Minnelli dans "Quinze jours ailleurs", mais on pense aussi à Billy Wilder et à son "Boulevard du Crépuscule". "Les ensorcelés", "Quinze jours ailleurs", "Boulevard du Crépuscule", trois sommets qui sont maintenant impossibles à atteindre.

two-weeks8.jpg

Ci-dessus : Kirk Douglas et Cyd Charisse

cinéma, cinema, films, film, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, kirk douglas, cyd charisse, Edward G. Robinson, Daliah Lavi, claire trevor,

Ci-dessus : Daliah Lavi et Kirk Douglas

 

La musique de David Raskin :

 http://www.youtube.com/watch?v=8FbmpoPbDMg

Extrait :

 

Disponible en DVD chez Wild Side (Fnac ou magasins spécialisés).

Note : 9 / 10

11/06/2013

Adieu ma jolie / Murder, My Sweet - 1944

"Adieu ma jolie" ou connu aussi sous le titre français "Adieu ma belle" ou en Amérique sous le titre de "Murder, My Sweet" fait parti des films noirs de Dick Powell. Ainsi, après une longue carrière dans la comédie musicale avec des succès comme "42ème rue" (1933), "Foot light parade" (1935), la série des "chercheuses d'or" et bien d'autres, il commença une seconde carrière comme acteur de films noirs. Et "Adieu ma jolie" est le premier film du genre pour Dick Powell, que l'on retrouvera ensuite dans d'autres films de ce type. Ainsi on peut citer, "cornered" (1945), "Johnny O'Clock" (1947) ou encore "the tall target' (1951). Le film est réalisé par Edward Dmytryk, touche à tout d'Hollywood, qui réalisa des films noirs, comme "Mirage" (1965), mais aussi des westerns ou des films de guerre.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

 

"Adieu ma jolie" est la première adaptation au cinéma du roman "Farewell, My Lovely" (1940), inspiré des nouvelles "The Man Who Liked Dogs" (1936), "Try The Girl" (1937) et "Mandarin's Jade" (1937). Mais c'est aussi la première adaptation à l'écran d'un roman de Raymond Chandler. Le roman a été publié en français sous le titre "Adieu ma jolie" (Farewell, My Lovely) dans une traduction de Geneviève de Genevraye. Son auteur Raymond Chandler, est un écrivain américain de romans policiers. Son influence sur la littérature policière moderne a été forte, en particulier par son style, qui a été largement imité. Le détective privé de Los Angeles Philip Marlowe est un personnage récurrent de son oeuvre et a été ainsi nommé en l'honneur du dramaturge élisabéthain Christopher Marlowe. Le film en lui même est un vrai film noir, complexe à suivre, et à l'intrigue sinueuse. Mais finalement à la fin du film, le spectateur découvre une vérité assez innatendue. Le film regroupe tous les aspects du film noir : gangsters, femmes fatales, et toute une galérie d'êtres pervers et déviants. Malgré tout, l'intrigue du film reste lisible et n'est pas aussi énigmatique que celle du "grand sommeil" (1946), et le film réserve quelques scènes surprenantes comme celles où le héros hallucine sous l'effet de drogues. Mais surtout c'est bien l'ambiance et les rues sombres que Dymtryk sait mettre en valeur comme peut être personne, et c'est bien là tout l'incroyable charme encore actuel de "Murder my sweet".

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

Ci-dessus : Miles Mander, Anne Shirley et Dick Powell

Le roman "Farewell, My Lovely" aura de nouveau les faveurs du cinéma en 1975, avec Robert Mitchum dans le rôle du détective. Vous pouvez d'ailleurs retrouver une critique de ce film sur le site de mon ami Raphael : Adieu ma jolie -1975. Enfin, on notera qu'Edward Dymtryk retrouvera l'année suivante Dick Powell dans "Cornered".

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

Ci-dessus : Dick Powell et Anne Shirley

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

Ci-dessus : Mike Mazurki et Dick Powell

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

Ci-dessus : Dick Powell et Anne Shirley

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,dick powell,claire trevor,anne shirley,otto kruger,miles mander,douglas walton,mike mazurki,roy webb,edward dmytryk

Ci-dessus : Claire Trevor et Dick Powell

 

Petit bonus en anglais :

 

Note : 7,5 / 10

03/04/2013

La rue sans issue / Dead End - 1937

"La Rue sans issue" est un film de William Wyler tourné en 1937. William Wyler c'est bien entendu le réalisateur de Ben-Hur (1959) mais aussi le réalisateur de nombreaux films avec Bette Davis ("Jezebel", "la lettre", "The Little Foxes"), mais il a aussi fait tourné Gregory Peck ("les grands espaces"), ou Gary Cooper et combien d'autres. Ce réalisateur a donc eu une carrière assez exceptionnelle. En 1937 il a déjà fait tourner deux fois Joel McCrea dans "Come and Get it" (1936) et dans "These Three". Mais on ne retrouve pas seulement Joel McCrea, mais aussi et surtout Humphrey Bogart et enfin la belle Sylvia Sidney. Sylvia Sidney on se rappelle d'elle aujourd'hui surtout pour son rôle dans "Du sang dans le soleil" où elle donne la réplique à James Cagney, mais aussi et surtout pour son rôle de Fantine dans la version des "Misérables" de 1952. A noter que Sylvia Sidney retrouvera Humphrey Bogart en 1941 dans "l'amour et la bête". Enfin dans les seconds rôles sont présents, Claire Trevor et Wendy Barrie, et Allen Jenkins et toute la bande de gosses insupportables.

Capture1.JPG

Le film est tout expliqué dans son titre : "La Rue sans issue". En effet, ici toute l'action se passe dans une rue de New-York (la 53ème rue) dont l'issue est le fleuve Hudson. Dans cette rue cohabite misère des uns et richesse des autres. Et on comprend bien que si cette rue n'a pas d'autre fin qu'un fleuve au niveau géographique, elle n'en a pas non plus pour ses occupants. Autant vous le dire tout de suite, le film est désservi par cette action statique, tirée d'une pièce de théâtre de Sidney Kingsley. Alors bien sûr on visite des maisons, des restaurants, des halls d'immeubles, mais c'est bien toujours la même rue. Le spectateur ressent donc un enfermement certain lorsqu'il regarde ce film. Peut être est ce aussi une force du film, que de vouloir nous faire sentir l'enfermement que les occupants de la rue devaient ressentir.

Capture12.JPG

Ci-dessus : Joel McCrea, Allen Jenkins et Humphrey Bogart

Le film a une certaine modernité car il contient plusieurs histoires : McCrea est un architecte raté qui peint des enseignes pour survivre, les gosses sont livrés à eux mêmes, Sylvia Sidney fait grève pensant obtenir un meilleur salaire, et Humphrey Bogart revient dans le quartier de son enfance, mais pour lui aussi il n'y aura pas d'issue positive. Bref, ici c'est une description d'une misère humaine sous toutes ses formes. Ainsi, le film attire autant qu'il révulse. Dans cette rue, tout est pourri ou vérolé, ainsi le personnage de Bogart ne retrouvera ni l'amour de sa mère, ni l'amour de son ancienne petite amie. Et son personnage pervers n'est que la représentation du futur qui attend les gosses, jeunes voyous abandonnés.

DeadEnd.jpg

Ci-dessus : Humprhey Bogart et Claire Trevor

L'image ci-dessous est tirée d'une des meilleures scènes du film qui nous montre un Bogart incapable de retrouver celle qu'il avait laissé, malgré tout son désir. Claire Trevor est magnifique dans cette scène d'un amour devenu impossible. William Wyler se plaît à filmer les visages féminins et à les magnifier avec des jeux de lumières dont lui seul à le secret et que seul le noir et blanc peut restituer. Ainsi, il fera de même avec Sylvia Sidney qui sera très souvent admirablement filmé.

01348.jpg

Ci-dessus : Joel McCrea et Sylvia Sidney

"La rue sans issue" nous permet donc de retrouver des grands acteurs, et des plans parfois magnifiques. C'est déjà beaucoup. Le film lasse parfois et insupporte devant la cruauté et l'enfermement qu'il véhicule. Il y eut d'ailleurs débat aux USA à l'époque concernant la délinquance juvénile dépeinte de manière si réaliste. Il n'en reste pas moins comme cinématographiquement parfait sur bien des points, et si "la rue sans issue" répugne autant qu'il fascine, c'est bien cette fascination que je veux retenir. Le film devait d'ailleurs obtenir 4 nominations aux Oscars.

sylvia-sidney-joel-mccrea-dead-end.jpg

Ci-dessus : Joel McCrea et Sylvia Sidney

tumblr_lhoa2iYKL81qzdvhio1_r2_1280.jpg

Ci-dessus : une photo du tournage (notez l'immense présence de Bogart)

 

Bande-annonce :

 

Note : 7 / 10

30/10/2012

Key Largo - 1948

"Key Largo" tourné par John Huston raconte l'histoire d'un soldat démobilisé, Frank (Humphrey Bogart) qui vient présenter ses condoléances à la famille d'un de ses camarades de guerre, tué au combat. Il rencontre donc sa soeur (Lauren Bacall) et son père (Lionel Barrymore). Ce dernier a un hotel qui se révèle être occupé par des gangsters menés par Edward G. Robinson. Le scénario posé le huis-clos va se révéler total et l'affrontement titanesque entre un Bogart rusé comme un renard et un Edward G. Robinson au mieux de sa forme.

key-largo-_194471_45344.jpg

Comme dans "Johnny Roi des gangsters", l'organisation criminelle n'est pas là non plus florissante.  Robinson (Johnny Rocco) et sa bande doivent se faire passer pour des touristes, et fuient la police. Les références de Robinson aux temps passés sont constantes. Ainsi, il explique qu'il avait l'habitude de faire valser les politiciens selon ses désirs. Mais ces temps sont révolus. Il n'est qu'un paria en fuite. C'est d'ailleurs à Key Largo, qui est un peu le bout de l'Amérique et la route vers une futur sortie, qu'il se décide à aller. D'ailleurs tout le long du film l'idée de partir sur un yacht revient sans cesse. De son côté Bogart, représente le bien, l'honnête soldat qui a défendu le monde contre le nazisme pendant que les Rocco restaient au pays faire des affaires louches et profiter du système. La famille prise en otage, l'affrontement ne va pas être tant physique que psychologique. Et le soldat va trouver en face de Rocco un adversaire aussi coriace que les soldats qu'il a combattu.

2447460,eiS_7eTsXf8VhB6Rvek3vNZAI9mnvvYeqPVzTfsRxpkA4+dduLjXVruWRd7EkIuGViTMsXj+BpJkjE2irqViww==.jpg

Ci-dessus Humphrey Bogart et Edward G. Robinson :

Alors bien entendu, certains pourront trouver ce film, trop simpliste ou trop binaire. Mais il y a réellement quelque chose de magique dans ce film. Il y a l'affrontement de 2 monstres sacrés Bogart et Robinson qui ont fait tant et tant de films de gangsters et qui reprennent une nouvelle fois le costume, avec en plus Laurent Bacall et Lionel Barrymore. Et si il fallait encore en ajouter il faut savoir que Claire Trevor qui joue la compagne de Robinson dans le film recevra un oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation.

Key Largo 1.jpg

Ci-dessus Bacall et Bogart sur le tournage de Key Largo :

Enfin je ne peux finir cette note sans dire quelques mots sur la musique de Max Steiner qui est tout simplement magistrale. J'ai bien peur de me répéter. Mais se rendra t'on compte un jour de l'apport de Max Steiner au cinéma hollywoodien ? Il faut juste savoir que cet homme a composé la musique symphonique de quelques 300 films !! Les hommes passent mais la beauté laissée par eux restera pour l'éternité. Ainsi, "Key Largo" restera à jamais comme un de ces phares lumineux qui indiquent le chemin dans la plus dure des tempêtes et dans la plus noire des nuits. Je vous recommande donc très fortement de voir ce film. J'ai du le voir 5 fois ! La qualité d'image sur les différentes éditions est tout à fait correcte, même si on préférerait le voir en Bluray encore restauré évidemment.


Extrait de la musique de Key Largo :


 

Note : 9 / 10