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04/08/2017

L'étrange aventurière / I see a dark stranger - 1946

Et si on parlait un peu de cinéma anglais ? En effet, contrairement à ce que disait Truffaut, le Royaume-Uni a apporté une contribution non négligeable à l'art cinématographique. Et j'en ai pour preuve ce film de Frank Launder, "l'étrange aventurière", tourné juste après la guerre en 1946, et qui est encore prétexte à un jeu d'espions originales entre une jeune irlandaise détestant les Anglais et donc des agents nazis. Autant vous le dire tout de suite, l'actrice principale Deborah Kerr crève littéralement l'écran par sa présence. Elle est parfaite dans ce rôle d'ingénue qui aime à se laisser manipuler, et qui arrive à se mettre de part son incrédulité dans des situations totalement impossibles. Formidable actrice, elle laisse déjà paraître avec ici Trevor Howard comme partenaire, une féminité et un talent déjà débordant. Et c'est à ce moment là que l'on doit se souvenir de tous ses films que l'on a vu avec elle. Ainsi, on se rappelle du "colonel Blimp" (1943), du "Narcisse Noir" (1947), de sa carrière hollywoodienne qui passe par l'inévitable "Quo Vadis" (1951), "les mines du roi Salomon" (1951), mais aussi  par "le prisonnier de Zenda" (1952) et "la reine vierge" (1953) avec Stewart Grangers et combien d'autres. Tous ces merveilleux films nous reviennent en mémoire et on se sent honorer de découvrir enfin un nouveau film avec une actrice de cette classe. Surtout que cette histoire de jeune irlandaise nourrie tout sa vie aux thèses indépendantistes irlandaises, et qui se laisse manipuler à son insu mais de son plein gré, a de quoi plaire. En effet, le ton du film n'est jamais moralisateur, mais très souvent avec des touches comiques, se moquant gentiment de l'incrédulité de la jeune femme et laissant les personnages secondaires songeurs, ne pouvant pas croire qu'elle est une espionne ! Mais en est elle vraiment une ? Il faudra voir le film pour le découvrir.

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J'ajouterai que Trevord Howard ici est également parfait, arrivant à passer pour un jeune premier, ce qui n'est pas le plus facile pour lui au regard de son physique assez commun. On se souvient aussi de lui, au moins pour un des premiers chefs-d'oeuvre de David Lean, "Brève rencontre" (1945) avec Celia Johnson et pour en fin de carrière un rôle de révolté dans "les racines du ciel" (1958) avec Errol Flynn. En ce qui concerne, "l'étrange aventurière", on est donc en face d'une oeuvre vraiment attachante où les personnages semblent empreints d'une réalité et d'un flegme tout britannique, en dehors évidemment des nazis toujours assez abjects. Le film sous des dehors de comédie policière, n'en demeure pas moins également un film policier de bon niveau avec des aspects hitchcockiens assumés, tant au niveau de la réalisation que du suspens. A cela, il faut ajouter une admirable photographie de Wilkie Cooper. On se souvient de lui aujourd'hui, pour son travail sur les effets spéciaux avec Ray Harryhausen. Il ne mérite pas moins des éloges pour son travail sur la photographie de cette "étrange aventurière". Deborah Kerr lui doit beaucoup et le film également, qui bénéficia d'un beau succès critique mais également en salle. Il inaugurait à sa manière, un genre de film d'espionnage anglais, dont le "troisième homme" devait être en 1949 le point culminant.

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Ci-dessus : Trevor Howard & Deborah Kerr

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Ci-dessus : Deborah Kerr

Disponible en VO sous-titrée français, chez Elephant films en DVD à l'unité ou dans un coffret films de guerre, dans une qualité acceptable, mais avec un master non exempt de rayures et qui mériterait sans aucun doute une restauration, ne serait ce que pour l'importance de cette oeuvre.

Note : 7,5 / 10

L'étrange aventurière / I see a dark stranger - 1946

Et si on parlait un peu de cinéma anglais ? En effet, contrairement à ce que disait Truffaut, le Royaume-Uni a apporté une contribution non négligeable à l'art cinématographique. Et j'en ai pour preuve ce film de Frank Launder, "l'étrange aventurière", tourné juste après la guerre en 1946, et qui est encore prétexte à un jeu d'espions originales entre une jeune irlandaise détestant les Anglais et donc des agents nazis. Autant vous le dire tout de suite, l'actrice principale Deborah Kerr crève littéralement l'écran par sa présence. Elle est parfaite dans ce rôle d'ingénue qui aime à se laisser manipuler, et qui arrive à se mettre de part son incrédulité dans des situations totalement impossibles. Formidable actrice, elle laisse déjà paraître avec ici Trevor Howard comme partenaire, une féminité et un talent déjà débordant. Et c'est à ce moment là que l'on doit se souvenir de tous ses films que l'on a vu avec elle. Ainsi, on se rappelle du "colonel Blimp" (1943), du "Narcisse Noir" (1947), de sa carrière hollywoodienne qui passe par l'inévitable "Quo Vadis" (1951), "les mines du roi Salomon" (1951), mais aussi  par "le prisonnier de Zenda" (1952) et "la reine vierge" (1953) avec Stewart Grangers et combien d'autres. Tous ces merveilleux films nous reviennent en mémoire et on se sent honorer de découvrir enfin un nouveau film avec une actrice de cette classe. Surtout que cette histoire de jeune irlandaise nourrie tout sa vie aux thèses indépendantistes irlandaises, et qui se laisse manipuler à son insu mais de son plein gré, a de quoi plaire. En effet, le ton du film n'est jamais moralisateur, mais très souvent avec des touches comiques, se moquant gentiment de l'incrédulité de la jeune femme et laissant les personnages secondaires songeurs, ne pouvant pas croire qu'elle est une espionne ! Mais en est elle vraiment une ? Il faudra voir le film pour le découvrir.

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J'ajouterai que Trevord Howard ici est également parfait, arrivant à passer pour un jeune premier, ce qui n'est pas le plus facile pour lui au regard de son physique assez commun. On se souvient aussi de lui, au moins pour un des premiers chefs-d'oeuvre de David Lean, "Brève rencontre" (1945) avec Celia Johnson et pour en fin de carrière un rôle de révolté dans "les racines du ciel" (1958) avec Errol Flynn. En ce qui concerne, "l'étrange aventurière", on est donc en face d'une oeuvre vraiment attachante où les personnages semblent empreints d'une réalité et d'un flegme tout britannique, en dehors évidemment des nazis toujours assez abjects. Le film sous des dehors de comédie policière, n'en demeure pas moins également un film policier de bon niveau avec des aspects hitchcockiens assumés, tant au niveau de la réalisation que du suspens. A cela, il faut ajouter une admirable photographie de Wilkie Cooper. On se souvient de lui aujourd'hui, pour son travail sur les effets spéciaux avec Ray Harryhausen. Il ne mérite pas moins des éloges pour son travail sur la photographie de cette "étrange aventurière". Deborah Kerr lui doit beaucoup et le film également, qui bénéficia d'un beau succès critique mais également en salle. Il inaugurait à sa manière, un genre de film d'espionnage anglais, dont le "troisième homme" devait être en 1949 le point culminant.

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Ci-dessus : Trevor Howard & Deborah Kerr

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Ci-dessus : Deborah Kerr

Disponible en VO sous-titrée français, chez Elephant films en DVD à l'unité ou dans un coffret films de guerre, dans une qualité acceptable, mais avec un master non exempt de rayures et qui mériterait sans aucun doute une restauration, ne serait ce que pour l'importance de cette oeuvre.

Note : 7,5 / 10

29/07/2017

Kong : Skull Island -2017

Désolé pour cette longue absence, mais le travail nous oblige parfois à abandonner nos passions. Mais je suis bien décidé à réveiller ce blog, belle au bois dormant endormie. Et pour commencer cette résurrection cinématographique, je vous propose un film pop-corn, "Kong Skull Island" de Jordan Vogt-Roberts. Le film ne s'embarrasse pas de la légende et des films précédents et se concentre plutôt sur un scénario tourné vers l'action voir l'horreur comique, dans un mode troisième degré revendiqué. Au niveau scénaristique la force du film est de mettre le film en scène dans une période conflictuelle, juste à la fin de la guerre du Vietnam. Les Marines US, prêts à rentrer chez eux et à retrouver femmes et enfants se laissent alors rattraper pour une ultime mission, par leur colonel Packard en manque d'action, joué par l'excellent Samuel Lee Jackson. Celui-ci est alors parti avec sa troupe pour accompagner une expédition scientifique sur une île inconnue. La distribution s'articule autour de Tom Hiddleston, Brie Larson, John Ortiz et Jing Tian. On notera également la présence du toujours excellent John Goodman.

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Alors c'est vrai que les années 70, c'est un peu moins glamour que le début des années 30 du "King-Kong" de Peter Jackson. Néanmoins, on se laisse prendre par cette aventure aux confins de la civilisation et de la rencontre d'êtres que tout oppose. L'opposition entre le colonel, sa troupe et Kong est à ce titre assez palpitante. Alors c'est vrai que c'est violent, voir parfois un peu gore, très américain, mais si on arrive à voir le film en mode deuxième ou troisième degré, en ce disant que c'est juste pour le "fun", on peut prendre un plaisir assez coupable à voir nos bêtes de guerre en face de la bête de la nature, plus grande qu'un immeuble. Et il y a beaucoup d'autres surprises, qu'évidemment je ne révèlerai pas. On retrouve donc un cinéma d'aventure, plaisant, même si il n'est pas à conseiller à tous les publics. En effet, certaines scènes peuvent choquer le jeune public. Il n'en reste pas moins que le divertissement est là, accompagné par une photographie tout à fait intéressante de Larry Fong, et par une bande originale très tournée vers les Seventies. On remarquera enfin un petit clin d'oeil, pour les spécialistes, à la chanteuse Vera Lynn en toute fin de métrage, avec un extrait très opportun et très touchant de "We will meet again". En somme, on s'amuse beaucoup à voir "Kong Skull Island", encore faut-il avoir le coeur bien accroché. Si c'est le cas. Vous allez aimer.

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Ci-dessus : Tom Hiddleston, Brie Larson, John Ortiz et Jing Tian

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Ci-dessus : Samuel Lee Jackson (le colonel Packard)

Disponibles sur Amazon.fr en DVD & Bluray

Note : 7,5 / 10

Kong : Skull Island -2017

Désolé pour cette longue absence, mais le travail nous oblige parfois à abandonner nos passions. Mais je suis bien décidé à réveiller ce blog, belle au bois dormant endormie. Et pour commencer cette résurrection cinématographique, je vous propose un film pop-corn, "Kong Skull Island" de Jordan Vogt-Roberts. Le film ne s'embarrasse pas de la légende et des films précédents et se concentre plutôt sur un scénario tourné vers l'action voir l'horreur comique, dans un mode troisième degré revendiqué. Au niveau scénaristique la force du film est de mettre le film en scène dans une période conflictuelle, juste à la fin de la guerre du Vietnam. Les Marines US, prêts à rentrer chez eux et à retrouver femmes et enfants se laissent alors rattraper pour une ultime mission, par leur colonel Packard en manque d'action, joué par l'excellent Samuel Lee Jackson. Celui-ci est alors parti avec sa troupe pour accompagner une expédition scientifique sur une île inconnue. La distribution s'articule autour de Tom Hiddleston, Brie Larson, John Ortiz et Jing Tian. On notera également la présence du toujours excellent John Goodman.

7ee9656b48c3f6aa00a2eb527d37dc17.jpg

Alors c'est vrai que les années 70, c'est un peu moins glamour que le début des années 30 du "King-Kong" de Peter Jackson. Néanmoins, on se laisse prendre par cette aventure aux confins de la civilisation et de la rencontre d'êtres que tout oppose. L'opposition entre le colonel, sa troupe et Kong est à ce titre assez palpitante. Alors c'est vrai que c'est violent, voir parfois un peu gore, très américain, mais si on arrive à voir le film en mode deuxième ou troisième degré, en ce disant que c'est juste pour le "fun", on peut prendre un plaisir assez coupable à voir nos bêtes de guerre en face de la bête de la nature, plus grande qu'un immeuble. Et il y a beaucoup d'autres surprises, qu'évidemment je ne révèlerai pas. On retrouve donc un cinéma d'aventure, plaisant, même si il n'est pas à conseiller à tous les publics. En effet, certaines scènes peuvent choquer le jeune public. Il n'en reste pas moins que le divertissement est là, accompagné par une photographie tout à fait intéressante de Larry Fong, et par une bande originale très tournée vers les Seventies. On remarquera enfin un petit clin d'oeil, pour les spécialistes, à la chanteuse Vera Lynn en toute fin de métrage, avec un extrait très opportun et très touchant de "We will meet again". En somme, on s'amuse beaucoup à voir "Kong Skull Island", encore faut-il avoir le coeur bien accroché. Si c'est le cas. Vous allez aimer.

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Ci-dessus : Tom Hiddleston, Brie Larson, John Ortiz et Jing Tian

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Ci-dessus : Samuel Lee Jackson (le colonel Packard)

Disponibles sur Amazon.fr en DVD & Bluray

Note : 7,5 / 10

04/02/2017

Magic in the Moonlight - 2014

En ce début d'années, j'ai rattrapé mon retard et j'ai commencé à regarder quelques films de Woody Allen. J'avais déjà vu "Scoop" (2006) et "Café Society" (2016), et là j'ai vu coup sur coup quelques autres oeuvres de ce prodigieux et prolifique cinéaste. Ainsi, j'ai récemment visionné "coups de feux sur Broadway" (1994), mais aussi "escrocs mais pas trop" (2000), "l'homme irrationnel"(2015) et donc "Magic in the Moonlight (2014). Et à la vision de ce dernier film, mon opinion est faite, oui Woody Allen est bien un génie du cinéma. Ses scénarios sont toujours intéressants, les dialogues sont parfaits, et si parfois il manque un grain de folie dans ses films, ils sont toujours magnifiquement filmés et photographiés. "Magic in the Moonlight"ne déroge pas à la règle et la photographie de Darius Khondji est de toute beauté. Ce dernier a d'ailleurs était le photographe de plusieurs autres films de Woody Allen.  d'autres obsessions de Woody Allen sont aussi mises en avant.

 

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Ainsi, son amour du jazz et de la musique classique transperce de la première à la dernière image, et fait de la bande originale une compilation improbable et décalée avec notre temps, mais tellement dans l'esprit de ses films et de son auteur. "Magic in the Moonlight" reprend aussi les thèmes traditionnels de son auteur : la vie, la mort, Dieu, et lui même. Mais ces thèmes sont toujours évoqués de manière légère sans jamais ennuyer le public. J'ai dit que c'était magnifiquement filmé et photographié, mais c'est aussi joué parfaitement par un Colin Firth et une Emma Stone apparemment très inspiré. On peut dire que le couple irradie littéralement l''écran. En résumé, ce spectacle a tout pour plaire et on ne pourrait lui reprocher peut être comme un peu dans tous les films de Woody Allen qu'il m'ait été donné de voir, un manque de folie, qui le rendrait extraordinaire. Néanmoins, Woody Allen reste un incomparable génie, par rapport à la médiocrité artistique et scénaristique générale du cinéma hollywoodien actuel. Il est donc très important de défendre son cinéma, un autre cinéma fait d'ombre et de lumière, mais aussi de poésie et de grâce. Ses racines sont sans aucun doute à chercher dans l'oeuvre d'Ingmar Bergman.

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Ci-dessus : Emma Stone & Colin Firth

Disponible en DVD & Bluray sur Amazon en VF & VO sous-titrée (on regrettera la présence d'aucun bonus sur l'édition française).


Note : 7,5 / 10

Magic in the Moonlight - 2014

En ce début d'années, j'ai rattrapé mon retard et j'ai commencé à regarder quelques films de Woody Allen. J'avais déjà vu "Scoop" (2006) et "Café Society" (2016), et là j'ai vu coup sur coup quelques autres oeuvres de ce prodigieux et prolifique cinéaste. Ainsi, j'ai récemment visionné "coups de feux sur Broadway" (1994), mais aussi "escrocs mais pas trop" (2000), "l'homme irrationnel"(2015) et donc "Magic in the Moonlight (2014). Et à la vision de ce dernier film, mon opinion est faite, oui Woody Allen est bien un génie du cinéma. Ses scénarios sont toujours intéressants, les dialogues sont parfaits, et si parfois il manque un grain de folie dans ses films, ils sont toujours magnifiquement filmés et photographiés. "Magic in the Moonlight"ne déroge pas à la règle et la photographie de Darius Khondji est de toute beauté. Ce dernier a d'ailleurs était le photographe de plusieurs autres films de Woody Allen.  d'autres obsessions de Woody Allen sont aussi mises en avant.

 

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Ainsi, son amour du jazz et de la musique classique transperce de la première à la dernière image, et fait de la bande originale une compilation improbable et décalée avec notre temps, mais tellement dans l'esprit de ses films et de son auteur. "Magic in the Moonlight" reprend aussi les thèmes traditionnels de son auteur : la vie, la mort, Dieu, et lui même. Mais ces thèmes sont toujours évoqués de manière légère sans jamais ennuyer le public. J'ai dit que c'était magnifiquement filmé et photographié, mais c'est aussi joué parfaitement par un Colin Firth et une Emma Stone apparemment très inspiré. On peut dire que le couple irradie littéralement l''écran. En résumé, ce spectacle a tout pour plaire et on ne pourrait lui reprocher peut être comme un peu dans tous les films de Woody Allen qu'il m'ait été donné de voir, un manque de folie, qui le rendrait extraordinaire. Néanmoins, Woody Allen reste un incomparable génie, par rapport à la médiocrité artistique et scénaristique générale du cinéma hollywoodien actuel. Il est donc très important de défendre son cinéma, un autre cinéma fait d'ombre et de lumière, mais aussi de poésie et de grâce. Ses racines sont sans aucun doute à chercher dans l'oeuvre d'Ingmar Bergman.

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Ci-dessus : Emma Stone & Colin Firth

Disponible en DVD & Bluray sur Amazon en VF & VO sous-titrée (on regrettera la présence d'aucun bonus sur l'édition française).


Note : 7,5 / 10

28/01/2017

Bonne année à tous les cinéphiles !

Il me reste encore quelques jours pour souhaiter à tous mes lecteurs, une très bonne année 2017.  Ce blog est un peu en sommeil en ce moment, pour cause de mauvaise santé de son rédacteur, mais aussi à cause d'un travail très prenant. En attendant des jours meilleurs, je vous souhaite à tous et à toutes beaucoup de réussites, mais surtout des ondes positives pour cette nouvelle année, avec je l'espère énormément de découvertes cinéphiliques pour chacun. Que le cinéma vous apporte distraction, joie et bonheur et vous console des petits et grands malheurs de la vie ! On ne peut pas dire que l'on soit très gâté par les sorties Bluray en ces premiers mois de l'année. Mais à l'étranger on trouve encore quelques magnifiques diamants, comme la parution chez BFI du "Napoléon" d'Abel Gance, perle absolue du cinéma muet.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,2017,bonne année

Je vous souhaite donc à chacun d'entre vous, amoureux du cinéma, une très belle année 2017, qui sera je l'espère encore une année placée sous le signe du cinéma de patrimoine, avec des éditeurs qui tiendront leur promesse et qui nous feront enfin découvrir en bluray et en DVD des films inédits en France, comme les films du cinéma anglais des années 30, 40 et 50, ou que l'on aura enfin droit à des films noirs de Fritz Lang en Bluray. Bref ! Que cette année 2017 soit l'année du cinéma de patrimoine, mais qu'elle soit aussi la votre cher lecteur.

 

Bien à vous.

Stéphane. (Hollywood Classic).

Bonne année à tous les cinéphiles !

Il me reste encore quelques jours pour souhaiter à tous mes lecteurs, une très bonne année 2017.  Ce blog est un peu en sommeil en ce moment, pour cause de mauvaise santé de son rédacteur, mais aussi à cause d'un travail très prenant. En attendant des jours meilleurs, je vous souhaite à tous et à toutes beaucoup de réussites, mais surtout des ondes positives pour cette nouvelle année, avec je l'espère énormément de découvertes cinéphiliques pour chacun. Que le cinéma vous apporte distraction, joie et bonheur et vous console des petits et grands malheurs de la vie ! On ne peut pas dire que l'on soit très gâté par les sorties Bluray en ces premiers mois de l'année. Mais à l'étranger on trouve encore quelques magnifiques diamants, comme la parution chez BFI du "Napoléon" d'Abel Gance, perle absolue du cinéma muet.

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Je vous souhaite donc à chacun d'entre vous, amoureux du cinéma, une très belle année 2017, qui sera je l'espère encore une année placée sous le signe du cinéma de patrimoine, avec des éditeurs qui tiendront leur promesse et qui nous feront enfin découvrir en bluray et en DVD des films inédits en France, comme les films du cinéma anglais des années 30, 40 et 50, ou que l'on aura enfin droit à des films noirs de Fritz Lang en Bluray. Bref ! Que cette année 2017 soit l'année du cinéma de patrimoine, mais qu'elle soit aussi la votre cher lecteur.

 

Bien à vous.

Stéphane. (Hollywood Classic).

30/12/2016

Disparition de Carrie Fisher, Claude Gensac & Debbie Reynolds !

Les dernières semaines ont été rudes pour les cinéphiles. Après la mort de notre star nationale, Michèle Morgan. On apprit cette semaine la mort de Carrie Fisher, Claude Gensac et de la mère de Carrie Fisher, Debbie Reynolds. La vie est parfois cruelle avec le monde du cinéma et avec nos stars qui nous semblent immortelles et éternellement jeunes. La communauté internet a été particulièrement touchée par la mort de Carrie Fisher, qui reste dans tous les esprits comme la princesse Leila de la guerre des étoiles, mais aussi par la mort de sa mère Debbie Reynolds qui ne semble pas avoir pu survivre au drame de la perte de son enfant. Pour moi, Debbie Reynolds reste l'interprète de "chantons sous la pluie", référence absolue de la comédie musicale. On sait que Carrie Fisher vivait à quelques mètres de la maison de sa mère et que les deux femmes étaient encore très proches l'une de l'autre. On ne sait ce que la carrière compliquée et cette relation ont eu pour conséquence sur la santé mentale de Carrie Fisher et ses addictions à la drogue et à l'alcool. Mais ce que l'on peut dire c'est que l'une et l'autre ont marqué l'histoire du cinéma. Debbie Reynolds était le symbole de la joie de vivre des comédies musicales des années 50, et Carrie Fisher a marqué de sa présence le cinéma de science-fiction des années 70 et 80. Debbie Reynolds avait un amour du grand Hollywood. Ainsi, suite à la revente de la MGM, en 1972 elle avait racheté énormément de pièces de ce grand studio et créé le Hollywood Motion Picture Museum, un musée, dans lequel elle avait rassemblé des milliers de costumes, affiches, et autographes. Puis par manque de fond elle avait revendu l'ensemble en 2011 et en 2014. Ainsi, la robe de Marilyn Monroe dans "Sept ans de réflexion" avait été vendue 4,6 millions de dollars. Les dernières paroles de Debbie Reynolds furent : "je veux être avec Carrie". L'année 2016 aura été dure jusqu'au bout, car il faut ajouter aussi Claude Gensac à notre liste de disparues. L'éternelle biche de Louis De Funès s'est éteinte il y a quelques jours également. Vivement 2017 !

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Ci-dessus : Carrie Fisher

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Ci-dessus : Debbie Reynolds

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Ci-dessus : Eddie Fisher, Debbie Reynolds & Carrie Fisher

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Ci-dessus : Claude Gensac

 

Disparition de Carrie Fisher, Claude Gensac & Debbie Reynolds !

Les dernières semaines ont été rudes pour les cinéphiles. Après la mort de notre star nationale, Michèle Morgan. On apprit cette semaine la mort de Carrie Fisher, Claude Gensac et de la mère de Carrie Fisher, Debbie Reynolds. La vie est parfois cruelle avec le monde du cinéma et avec nos stars qui nous semblent immortelles et éternellement jeunes. La communauté internet a été particulièrement touchée par la mort de Carrie Fisher, qui reste dans tous les esprits comme la princesse Leila de la guerre des étoiles, mais aussi par la mort de sa mère Debbie Reynolds qui ne semble pas avoir pu survivre au drame de la perte de son enfant. Pour moi, Debbie Reynolds reste l'interprète de "chantons sous la pluie", référence absolue de la comédie musicale. On sait que Carrie Fisher vivait à quelques mètres de la maison de sa mère et que les deux femmes étaient encore très proches l'une de l'autre. On ne sait ce que la carrière compliquée et cette relation ont eu pour conséquence sur la santé mentale de Carrie Fisher et ses addictions à la drogue et à l'alcool. Mais ce que l'on peut dire c'est que l'une et l'autre ont marqué l'histoire du cinéma. Debbie Reynolds était le symbole de la joie de vivre des comédies musicales des années 50, et Carrie Fisher a marqué de sa présence le cinéma de science-fiction des années 70 et 80. Debbie Reynolds avait un amour du grand Hollywood. Ainsi, suite à la revente de la MGM, en 1972 elle avait racheté énormément de pièces de ce grand studio et créé le Hollywood Motion Picture Museum, un musée, dans lequel elle avait rassemblé des milliers de costumes, affiches, et autographes. Puis par manque de fond elle avait revendu l'ensemble en 2011 et en 2014. Ainsi, la robe de Marilyn Monroe dans "Sept ans de réflexion" avait été vendue 4,6 millions de dollars. Les dernières paroles de Debbie Reynolds furent : "je veux être avec Carrie". L'année 2016 aura été dure jusqu'au bout, car il faut ajouter aussi Claude Gensac à notre liste de disparues. L'éternelle biche de Louis De Funès s'est éteinte il y a quelques jours également. Vivement 2017 !

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Ci-dessus : Carrie Fisher

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Ci-dessus : Debbie Reynolds

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Ci-dessus : Eddie Fisher, Debbie Reynolds & Carrie Fisher

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Ci-dessus : Claude Gensac

 

23/12/2016

La Pagode en flammes / China Girl - 1942

"La pagode en flammes" est autant un film qui met en avant la maîtrise du vieux routier Henry Hathaway, que de son immense directeur de la photographie Lee Garmes. Tourné en noir & blanc, pour le compte de la Twentieth Century Fox, "la pagode en flammes" permet donc à Lee Garmes de se surpasser pour nous donner des images formidablement contrastées qui se jouent du noir & blanc comme un peintre de la couleur. Il y avait des génies à Hollywood en 1942, et Lee Garmes en faisait bien partie. Le film est difficilement classable. Ainsi, il navigue entre le film de guerre, le film d'aventures, et la romance purement hollywoodienne. On profite de la présence de la magnifique Gene Tierney, mais aussi de la sexy Lynn Bari, qui essaye de voler le plus de scènes possibles à l'actrice principale. Lynn Bari de son vrai nom Margaret Schuyler Fisher, on la retrouve dans de nombreux films noirs où elle joue les rôles de méchants. Elle racontera d'ailleurs plus tard, "avoir une peur bleue des armes feu, mais que pourtant, on l'utilisait uniquement dans les rôles de femmes qui avaient un revolver dans leur sac, et qu'elle allait de plateau en plateau, abattant les gens et volant les maris." On regrettera que sa filmographie ne soit pas plus mise en avant aujourd'hui, car c'est une actrice avec un énorme potentiel. 

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Les acteurs masculins sont également très intéressants. Ainsi on retrouve George Montgomery dans le rôle d'un héros assez complexe torturé entre son amour des femmes et sa liberté. Victor McLaglen est ici dans un rôle de méchant qui lui est peu commun. Car Victor McLaglen c'est le sergent chef des plus grands westerns de John Ford sur la cavalerie américaine, mais aussi le personnage principal du "Mouchard" (1933) du même John Ford. Pour en revenir à "la pagode en flammes", on ne peut que louer la direction d'acteurs d'Hathaway, la photographie de Lee Garmes, la musique de Hugo Friedhofer et Alfred Newman. Mais on regrettera un ou deux plans ratés, comme au début la scène avec l'avion qui semble tellement sortir d'un plan d'un studio qu'on voit à l'écran les câbles tenant l'avion. En dehors de cette scène ratée, et des rapports très autoritaires de Montgomery avec un enfant birman, le film est parfait, et fait parfois penser à Casablanca tourné la même année. On ne saurait terminer cet article sans louer la musique exotique et symphonique du duo Hugo Friedhofer et Alfred Newman. On ne peut donc que remercier l'éditeur ESC pour son choix et les inviter à nous faire découvrir plus de films avec Gene Tierney ou la belle Lynn Bari.

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : George Montgomery & Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

Extrait de la musique :

Disponible chez ESC en DVD VO sous-titrée en français

 

Note : 7,5 / 10

La Pagode en flammes / China Girl - 1942

"La pagode en flammes" est autant un film qui met en avant la maîtrise du vieux routier Henry Hathaway, que de son immense directeur de la photographie Lee Garmes. Tourné en noir & blanc, pour le compte de la Twentieth Century Fox, "la pagode en flammes" permet donc à Lee Garmes de se surpasser pour nous donner des images formidablement contrastées qui se jouent du noir & blanc comme un peintre de la couleur. Il y avait des génies à Hollywood en 1942, et Lee Garmes en faisait bien partie. Le film est difficilement classable. Ainsi, il navigue entre le film de guerre, le film d'aventures, et la romance purement hollywoodienne. On profite de la présence de la magnifique Gene Tierney, mais aussi de la sexy Lynn Bari, qui essaye de voler le plus de scènes possibles à l'actrice principale. Lynn Bari de son vrai nom Margaret Schuyler Fisher, on la retrouve dans de nombreux films noirs où elle joue les rôles de méchants. Elle racontera d'ailleurs plus tard, "avoir une peur bleue des armes feu, mais que pourtant, on l'utilisait uniquement dans les rôles de femmes qui avaient un revolver dans leur sac, et qu'elle allait de plateau en plateau, abattant les gens et volant les maris." On regrettera que sa filmographie ne soit pas plus mise en avant aujourd'hui, car c'est une actrice avec un énorme potentiel. 

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Les acteurs masculins sont également très intéressants. Ainsi on retrouve George Montgomery dans le rôle d'un héros assez complexe torturé entre son amour des femmes et sa liberté. Victor McLaglen est ici dans un rôle de méchant qui lui est peu commun. Car Victor McLaglen c'est le sergent chef des plus grands westerns de John Ford sur la cavalerie américaine, mais aussi le personnage principal du "Mouchard" (1933) du même John Ford. Pour en revenir à "la pagode en flammes", on ne peut que louer la direction d'acteurs d'Hathaway, la photographie de Lee Garmes, la musique de Hugo Friedhofer et Alfred Newman. Mais on regrettera un ou deux plans ratés, comme au début la scène avec l'avion qui semble tellement sortir d'un plan d'un studio qu'on voit à l'écran les câbles tenant l'avion. En dehors de cette scène ratée, et des rapports très autoritaires de Montgomery avec un enfant birman, le film est parfait, et fait parfois penser à Casablanca tourné la même année. On ne saurait terminer cet article sans louer la musique exotique et symphonique du duo Hugo Friedhofer et Alfred Newman. On ne peut donc que remercier l'éditeur ESC pour son choix et les inviter à nous faire découvrir plus de films avec Gene Tierney ou la belle Lynn Bari.

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : George Montgomery & Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

Extrait de la musique :

Disponible chez ESC en DVD VO sous-titrée en français

 

Note : 7,5 / 10

21/12/2016

Disparition de Michèle Morgan

Hier j'apprenais avec émotion, la disparition de notre Michèle Morgan nationale, très grande artiste du cinéma français. Je me souviens d'elle, dans "Quai des brumes" avec Gabin, dans "Fortunat" avec Bourvil, dans "Passage to Marseille" avec Humphrey Bogart, dans " Marie-Antoinette reine de France" ou encore "dans "Maxime" avec Charles Boyer ou encore dans  le miroir à deux faces" avec le même Bourvil, et dans combien d'autres ! Michèle Morgan s'en est allé et c'est un peu de nous même qui nous a quitté. C'est un peu comme cette grand-mère qu'on a toujours aimé et qui n'est plus. Aujourd'hui, je me souviens de ton sourire et de tes yeux. Je me souviens de ton rire et de ta voix. Je me souviens que le temps passe et s'en va comme le sable entre les doigts. Mais je sais que ton souvenir restera encore sur quelques bobines de films et de supports numériques, mais encore et surtout dans la mémoire des cinéphiles. Adieu Michèle. Nous cinéphiles sommes tous un peu en deuil aujourd'hui. Repose en paix. On pense fort à toi, et surtout on continue de t'aimer.

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Disparition de Michèle Morgan

Hier j'apprenais avec émotion, la disparition de notre Michèle Morgan nationale, très grande artiste du cinéma français. Je me souviens d'elle, dans "Quai des brumes" avec Gabin, dans "Fortunat" avec Bourvil, dans "Passage to Marseille" avec Humphrey Bogart, dans " Marie-Antoinette reine de France" ou encore "dans "Maxime" avec Charles Boyer ou encore dans  le miroir à deux faces" avec le même Bourvil, et dans combien d'autres ! Michèle Morgan s'en est allé et c'est un peu de nous même qui nous a quitté. C'est un peu comme cette grand-mère qu'on a toujours aimé et qui n'est plus. Aujourd'hui, je me souviens de ton sourire et de tes yeux. Je me souviens de ton rire et de ta voix. Je me souviens que le temps passe et s'en va comme le sable entre les doigts. Mais je sais que ton souvenir restera encore sur quelques bobines de films et de supports numériques, mais encore et surtout dans la mémoire des cinéphiles. Adieu Michèle. Nous cinéphiles sommes tous un peu en deuil aujourd'hui. Repose en paix. On pense fort à toi, et surtout on continue de t'aimer.

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17/12/2016

L'encyclopédie du western par Patrick Brion

Cette période de fêtes de fin d'année, est souvent le moment le plus propice pour les beaux cadeaux pour soi ou pour ceux qu'on aime. Ainsi, amis cinéphiles, je ne saurai trop vous conseiller, le superbe ouvrage de Mr Brion, "l'encyclopédie du western" qui fera date dans cette sorte d'ouvrages encore trop rares en France. Le livre reprend tous les grands classiques du genre mais aussi beaucoup d'autres films moins connus, pour donner un sentiment d'exhaustivité à l'ensemble, même si en réalité  ce n'est pas le cas, car il a été produit des milliers de westerns. Le livre a été édité aux éditions Télémaque, en deux volumes à la couverture ferme ou en un seul volume à la couverture souple. L'auteur nous renvoie à l'origine du western et parcourt le genre jusqu'à 2014. Le travail effectué est réellement impressionnant, car il n'y a pas seulement la fiche technique de tous les films, une critique, mais également et surtout une formidable iconographie de chaque film, qui nous permet de nous laisser porter par l'ouvrage, au delà de nos plus folles espérances. Car on peut faire des reproches à cet ouvrage, ce ne peut pas être une aridité. Le livre se lit bien, et comme je viens de l'écrire, l'iconographie attire l'oeil du lecteur. Côté vrai reproche, on peut déplorer quand même, l'absence de quelques pages de textes avant chaque grande décennie. Vu la stratosphérique expertise de l'auteur en matière de cinéma et de western en particulier, il n'aurait pas été de trop de nous présenter en quelques pages, le western à la période du cinéma muet, puis le western des années 30, puis le renouveau du genre par décennie et sa place dans le cinéma de ces années. On peut reprocher également une absence de notation, qui si elle aurait été sans aucun doute affaire de point de vue, elle aurait été un guide important pour le lecteur, lui permettant d'un coup d'oeil de dénicher les perles. Ces deux reproches considérés, on ne peut que féliciter Patrick Brion pour son travail et lui souhaiter qu'il nous fasse maintenant une encyclopédie du film de gangsters. Il y aurait sans doute là un genre à explorer avec bonheur, par cet auteur prolifique qui aura tant fait pour nous faire aimer le grand cinéma.

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Note : 9 / 10