Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/08/2014

Major Dundee - 1965

"Major Dundee" c'est un peu le western des hommages. En effet, il reprend pas mal de recettes d'autres films, pour en faire un excellent spectacle. Le film commence par le massacre d'une ferme et d'une compagnie de cavalerie. Les enfants mâles de la ferme ont été capturés par une bande d'apache. On pense donc tout de suite un peu à "la prisonnière du désert" (1954) de Ford. Puis, une compagnie se forme grâce à l'action du Major Dundee, et d'un capitaine sudiste (Robert Harris). Et la troupe part à la recherche des Indiens et donc des enfants. On pense là à "Rio Grande" (1950), mais surtout aux "rebelles du fort Thorn" (1950), de Robert Wise. Le film semble d'ailleurs un remake de ce dernier, tant l'opposition entre le commandant nordiste (Charlton Heston) et le capitaine sudiste (Robert Harris) est forte. Enfin, l'action se déporte au Mexique tenu à l'époque par les Français. Et là on pense à "Vera Cruz" (1954) de Rober Aldrich. La charge des lanciers fait quant à elle, penser à "la charge de la brigade légère" de Michael Curitz.

Major Dundee.jpg

Par ces quelques exemples, vous aurez compris que le réalisateur de "Major Dundee", Sam Peckinpah aura puisé son inspiration dans les grands westerns américains, ou dans des films d'aventures américains, tout en y ajoutant son propre style. Mais contrairement à Ford, la communauté n'est pas réellement source d'une meilleure entente, ou d'une réalisation. Dans "Major Dundee", les personnages s'opposent violemment et surtout ne se réconcilient pas, sinon à travers la mort. Ce film, hommage aux grands maîtres du genre, préfigure également le nouveau style westernien que Peckinpah exploitera quelques années plus tard, dans "la horde sauvage" (1969), à travers une violence encore un peu plus réaliste, dans sa démonstration.  Après "coups de feu dans la Sierra", qui enterrait deux légendes westerniennes  (Joel McCrea et Randolph Scott), Peckinpah nous donne ici un  hommage définitif aux westerns classiques, qui est la première marche, vers la fin et la renaissance d'un genre. C'est peut être en cela, aussi que "Major Dundee" s'impose encore aujourd'hui, comme un très grand film, au delà d'être un excellent western.

Capture.JPG

Ci-dessus : Charlton Heston

majordundee2.jpg

Ci-dessus : Richard Harris

4.JPG

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films, charlton heston, richard harris, james coburn, senta berger, Jim Hutton,Ben Johnson, Daniele Amfitheatrof,sam peckinpah

Ci-dessus : Senta Berger

5.JPG

6.JPG

major-dundee-1965-14-g.jpg

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films, charlton heston, richard harris, james coburn, senta berger, Jim Hutton,Ben Johnson, Daniele Amfitheatrof,sam peckinpah

Ci-dessus : Richard Harris et Sam Peckinpah

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films, charlton heston, richard harris, james coburn, senta berger, Jim Hutton,Ben Johnson, Daniele Amfitheatrof,sam peckinpah

Ci-dessus : Sam Peckinpah & Senta Berger

La bande-annonce :

Disponible en DVD et Bluray (zone 2 sur Amazon Espagne) en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

23/02/2014

Les 55 Jours de Pékin / 55 Days at Peking - 1963

Récemment sorti en Bluray Collector par Filmédia, Hollywood classique est fier de vous présenter "les 55 jours de Pékin", super production de Samuel Bronston et dernier film de Nicholas Ray. Je ne vais pas refaire le making-off que vous pouvez retrouver sur le Bluray ou dans un court résumé, dans la vidéo de présentation ci-dessous. Néanmoins je veux quand même insister sur la beauté de cette édition qui restitue le génie de Ray dans ses moindres couleurs. En effet, la définition et les couleurs sont formidables. Le film semble littéralement avoir été tourné hier. Et c'est un plaisir de redécouvrir cette oeuvre dans de telles conditions de restauration. Je ne sais pas où Filmédia déniche ses masters, mais ils sont d'une étonnante jeunesse. Ainsi après la sortie de leur incroyable master de "A l'abordage !" avec Errol Flynn, "les 55 jours de Pékin" est encore un coup de maître pour cette firme. On peut d'ailleurs se rendre compte de l'énorme travail de restauration, avec sur les bonus un comparatif en images, entre l'ancienne version et la version restaurée qui nous est présentée.

49528.jpg

Pour revenir au film lui même, il regroupe quelques unes des plus grandes stars internationales de l'époque. On peut citer : Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, PaulLukas, Flora Robson, John Ireland, et Harry Andrews. La relation entre le réalisateur et Ava Gardner fut désastreuse, celle-ci se comportant très mal et arrivant souvent en retard et ivre. On pense qu'elle réussit à obtenir le départ de Nicholas Ray. En effet, on ne sait si Ray a fait une crise cardiaque. En tous les cas, une ambulance est venue le chercher et à mi-film il était remplacé par Andrew Marton and Guy Green. Le tournage eut lieu en grande partie en Espagne, où Samuel Bronston fit recréer la Chine de 1900. Et cela donne à l'image des décors assez incroyables et le sentiment que le film a été tourné en Chine même. Dans cette super-production qui aurait pu être étouffante, les scénaristes et Ray sont arrivés à mettre des pauses, et la relation entre la jeune enfant chinoise, jouée par  Lynne Sue Moon et Charlton Heston est particulièrement touchante et enlève l'adhésion. A cela il faut ajouter les presque 2 heures de musique d'un Dimitri Tiomkin très inspiré et qui nous donne une musique un peu baroque, étrange, mais toujours magnifique. Il ne vous reste donc qu'à vous ruer sur cette fabuleuse édition Bluray,  à voir et à revoir de toute urgence.

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : Charlton Heston et David Niven

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : John Ireland

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus Charlton Heston

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : Ava Gardner

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : La tension palpable entre Nicholas Ray et Ava Gardner

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : Nicholas Ray sur le plateau des 55 jours de Pékin

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, charlton heston, ava gardner, david niven, paul lukas, flora robson, John Ireland, Leo Genn, Elizabeth Sellars, Robert Helpmann, Harry Andrews, dimitri, nicholas ray, tiomkin

Ci-dessus : Ava Gardner et le directeur de la photographie ? (Jack Hildyard)

 

Présentation :

 

Bande-annonce :

 

Extraits de la musique :

Disponible en Bluray collector chez Filmédia VF et VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

13/03/2013

Le Cid / El Cid - 1961

"Le Cid" ou l'histoire romancée de l'Espagne au moyen-âge et de son héros légendaire. Le film fait parti de ces films grands spectacles qui avaient pour but au début des années 60, d'offrir au spectateur des salles de cinéma un spectacle impossible à recréer sur les écrans de télévision. Samuel Bronston, producteur spécialisé dans les films grands spectacles devaient produire le film. Et le résultat est là et bien là, en un mot : colossal. Si "Ivanhoé" de Richard Thorpe était beau "le Cid" le dépasse encore et à tous les niveaux. Ainsi, Charlton Heston trouve là peut être son meilleur rôle,  Sophia Loren n'a peut être jamais été aussi belle et désirable que dans ce film où elle représente comme jamais la femme terriblement attirante, dangereuse, fatale, mais aussi aimante tout à la fois.  Les seconds rôles sont aussi au niveau avec en tête une intrigante Geniève Page et un tourmenté John Fraser. La version Bluray est celle à acquérir car elle bénéficie clairement du meilleur master et beaucoup de défauts de l'image ont été corrigés sur le Bluray.

posterelcid04.jpg

Si le scénario est romancé, il n'en est pas moins extraordinaire et digne des plus belles balades des troubadours du moyen-âge. En effet, l'histoire de cet homme aimé de la plus belle des femmes qui se sacrifie pour repousser un islam terroriste et mortifère au nom de la tolérance, du bien vivre ensemble, et d'une vision positive de l'humanité, a quelque chose de touchant et de profondément contemporain. Ainsi, le parcours du Cid est un peu celui du chevalier errant qui pour suivre son idéal se brouille avec son roi. Ce destin exceptionnel est magnifié dans une hallucinante scène finale à l'incroyable énergie christique, où la légende dépasse les actions de l'homme. Si on ajoute à cela une réalisation pharaonique, et la somptueuse et inoubliable musique de Miklos Rozsa, on peut considérer sans se tromper, "le Cid" comme tout simplement un des plus beaux films de tous les temps, dont la vision est celle d'un miracle constamment renouvelé. Que Viva España !

Capture22.JPG

 

le-cid-heston-loren-002.jpg

Film disponible en Bluray Zone B !

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Miklos Rozsa :

 

 

 

Note : 10 / 10

01/12/2012

Les dix commandements / The Ten Commandments - 1956

Il est incontestable que le Bluray est un saut technologique que nul ne peut contester, permettant de transformer un salon ou une modeste chambre, en petit cinéma. La question à se poser concernant cette magnifique invention et quels films devraient on éditer en Bluray ? Et quand on se pose cette question, on se pose la même question que Gutenberg en 1454 devant sa nouvelle invention : l'imprimerie. Et force de constater que restaurer au format 6K HD le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille a été une très bonne idée. Et pour lever tous les doutes, la restauration est admirable de beauté que ce soit en terme de définition ou de couleurs. Concernant le film en lui même, je ne rentrerai pas dans des débats historiques ou les polémiques théologiques, mais je vous parlerais de ce film en spectateur sans à priori. Car finalement, pourquoi ne pas prendre "les dix commandements" comme un grand spectacle et une belle histoire, nous parlant peut être de nous ?

les_dix_commandements_the_ten_commandments_1956_portrait_w858.jpg

Le film commence par une courte présentation de Cecil B. DeMille, qui explique que son film est un appel à la liberté. Je pense moi aussi que ce film doit être vu ainsi. Les Hommes sont ils nés libres et égaux ou sont ils nés pour être esclaves ? Que faut il faire pour gagner sa liberté ? Qu'exige la liberté pour être une expérience réussie ? Le film répond à chacune de ces questions, sans qu'il y ait besoin de croire ou de ne pas croire à quelque Dieu que ce soit. Et c'est donc bien par ces aspects les plus actuels que le film touche encore aujourd'hui un large public. Je crois que Cecil B. DeMille l'avait bien compris et que ce serait tous les aspects non religieux qui toucheraient le plus le public.

cecil_b_de_mille_in_ten_commandments_trailer.jpg

Ci-dessus le réalisateur, Cecil B. Demille :

Le film attire à lui tous les superlatifs. Il regroupe les plus grandes stars de l'époque, un budget collosal, le plus grand réalisateur de péplums de son temps qui fut obliger d'arrêter le tournage pendant 2 jours suite à une crise cardiaque.

tumblr_l2myeaEA5v1qc2o9ro1_500.jpg

Ci-dessus Anne Baxter et Charlton Heston :

 

La distribution est la suivante :

Charlton Heston (VF : Jean Davy) : Moïse
Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Ramsès II
Anne Baxter (VF : Claire Guibert) : Néfertari
Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni) : Dathan
Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter) : Sephora
Debra Paget (VF : Therese Rigaut) : Lilia
John Derek (VF : Serge Lhorca) : Josué

Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur) : Séthi Ier
Nina Foch (VF : Sylvie Deniau) : Bithiah
Martha Scott (VF : Lita Recio) : Yochebed, mère de Moïse
Judith Anderson (VF : Marie Francey) : Memnet
Vincent Price (VF : Marc Valbel) : Baka
John Carradine (VF : Louis Arbessier) : Aaron

ten-commandments-anne-baxter-film-music-review-v01.jpg

 

the-ten-commandments-1956-movie-10.jpg

Ci-dessus Anne Baxter :

Chacun de ces acteurs mentionnés plus haut, auraient pu être en tête d'affiche de n'importe quel film de la Paramount. On a donc une dizaine de vedettes pour un seul film ! A celà il faut ajouter des costumes extraordinaires, des scènes colossales et presque incroyables qui nous montrent entre autre la construction d'un obélisque en directe ou l'ouverture de la mer rouge par Moïse. Ces scènes dantesques toucheront d'ailleurs au paroxysme dans le dernier tiers du métrage. Et il ne faut pas croire que le film est triste ou austère. On y trouve de la romance, de l'amour avec la fille de pharaon. Ah !! les filles au temps des pharaons elles savaient vivre sans soutien-gorge avec des voiles tellement suggestifs (voir photos ci-dessus). Le spectateur se surprendra à deviner la courbe d'un sein. "Les dix commandements" est donc bien la quintessence du péplum et le chef d'oeuvre absolu de Cecil B. DeMille. Le film dure 3h40 mais paraît durer 1H20, car on ne s'ennuie jamais. Ce film est resté et restera indémodable. Pour preuve, lors de sa sortie française il y avait systématiquement une dizaine de personnes devant les écrans HD qui le diffusaient à la FNAC. Ainsi, "les 10 commandements", remake d'une première version de 1923 déjà réalisée par Cecil B. Demille est son dernier film et donc bien finalement son testament pour nous, son public. Il nous laisse donc comme responsabilité de continuer à le promouvoir, à l'aimer et à le faire aimer pour les siècles des siècles.

 

cinéma,cinema,acteur,actrice,dvd,bluray,hollywood,film,films,charlton heston,yul brynner,anne baxter,edward g. robinson,yvonne de carlo,debra paget,john derek,nina foch,cedric hardwicke,judith anderson,vincent price,elmer bernstein,cecil b. demille

Ci-dessus : Yul Brynner, Anne Baxter et Cecil B. Demille sur le plateau des "10 commandements".

 

Extraire de la musique des "dix commandements" d'Elmer Bernstein :

 


NOTE : 10 / 10