Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/04/2016

La Vieille Fille / The Old Maid - 1939

En 1999, l'American Film Institute nommait Bette Davis, seconde meilleure actrice de légende du cinéma américain. Il y a dans cette simple phrase, tout le génie résumait d'une des plus grandes actrices du cinéma américain et du cinéma tout court. Qui s'en souvient encore aujourd'hui à part la communauté des cinéphiles ? Et nous avons avec "la vieille fille", un des plus beaux exemples, du talent de Bette Davis, et du film mélodramatique de ces années là. L'année 1939, est une année faste pour le cinéma américain. En effet, c'est l'année du tournage "d'autant en emporte le vent", mais c'est aussi une année de renaissance du western avec "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power, ou avec "la chevauchée fantastique" de John Ford avec John Wayne. Le cinéma américain est presque, à son apogée et chaque semaine, 80 millions d'américains se déplacent dans les cinémas, pour voir un film, soit plus de 4 milliards de spectateurs par an, contre un 1,2 milliard en 2014. Ces chiffres s'expliquent aisément, car en 1939, la télévision n'existait pas. Pour Bette Davis, 1939 est aussi une année faste. Elle a tourné l'année précédente, sous la direction de William Wyler, "l'insoumise", sorte de petit "autant en emporte le vent" de la Warner, pour lequel elle recevra son deuxième Oscar. En 1939, elle retrouve Errol Flynn, pour "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" de Michael Curtiz, mais elle tourne également une première fois sous la direction d'Edmund Goulding, dans "victoire sur la nuit", puis sous la direction de William Dieterle dans une fresque historique "Juarez". Aujourd'hui, l'Oscar reçu par Bette Davis, pour "victoire sur la nuit" a un peu éclipsé "la vieille fille". Et c'est bien dommage, car Bette Davis est réellement extraordinaire, arrivant à montrer l'évolution du caractère de son personnage, blessé par la vie, et jouant donc des rôles finalement totalement différent.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Le film s'appuie sur un merveilleux scénario de Casey Robinson d'après la pièce de Zoe Akins et adaptée du roman de Edith Wharton. La construction du film autour d'après une pièce est une qualité, car il permet une narration sérieuse. Malheureusement et c'est le seul défaut du film, il entretient un effet un peu statique à l'oeuvre, qui lui empêche d'atteindre encore une meilleure note. Sinon, le film s'appuie sur un casting en or avec autour de Bette Davis, une Miriam Hopkins également au top de sa forme, un Donald Crisp en médecin paternaliste et un George Brent égal à lui même et qui n'apparaît qu'au début. La musique de Max Steiner, la réalisation d'Edmund Goulding et la photographie discrète de Tony Gauldio font le reste. C'est du bel ouvrage. Et on se surprend à pleurer devant cette oeuvre aux accents souvent dramatiques, qui nous parle autant de la vie et des moeurs du milieu du 19ème siècle, que de leurs résonances dans la société puritaine américaine de la fin des années 30. Et donc malgré le caractère statique, et parfois étouffant de l'ensemble, on prend un plaisir fou à se laisser porter, par le jeu incroyable d'une des plus grandes actrices de l'histoire du cinéma. Après avoir vu un tel film, on a honte de constater que la Warner Bros, n'a pas encore sorti l'ensemble de son oeuvre au mieux en Bluray, au pire en DVD. Car une fois de plus, cette "vieille fille" est encore un chef d'oeuvre à mettre au crédit de la grande Bette Davis.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Louise Fazenda, Miriam Hopkins & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Bette Davis et Miriam Hopkins

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Jerome Cowan & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

La bande-annonce :

 

Hommage à Bette Davis :

 

Film, disponible en DVD Version originale sous-titrée français sur Amazon.com

 

 

Note  : 8,5 / 10

29/06/2015

Victoire sur la nuit / Dark Victory - 1939

Pour mes lecteurs cinéphiles, je crois qu'il est inutile de rappeler que l'année 1939 a été une grande année pour le cinéma américain. Ainsi l'année 1939 a vu la réapparition de grands westerns, comme 'la chevauchée fanstastique" de John Ford avec John Wayne, ou "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power. Mais l'année 1939, c'est aussi l'année des grands spectacles avec bien sûr "Autant en emporte le vent" produit par David O Selznick. On peut citer également "Quasimodo" tourné par William Dieterle. Mais 1939, est aussi une grande année pour Bette Davis. En effet, elle devait tourner également avec Goulding "The Old Maid", puis "The Private Lives of Elizabeth and Essex" sous la direction de Michael Curtiz. Ces deux films ainsi que "Victoire sur la nuit" furent trois grands succès pour Bette Davis en cette année 1939. A ces films il faut ajouter aussi "Juarez" de William Dieterle avec Paul Muni, tourné également en 1939. Mais 1939, c'est également pour Bette Davis, l'année de son deuxième Oscar de meilleur actrice reçu pour "l'insoumise" tourné un an plus tôt, et qui se voulait être le concurrent de la Warner, contre "autant en emporte le vent". "Victoire sur la nuit" est quant à lui, un drame à l'accent mélodramatique, comme on savait les faire dans les années 30. On retrouve en plus de Bette Davis, George Brent, Humphrey Bogart, Geraldine Fitzgerald et Ronald Reagan. Et si on remarque la jolie Geraldine Fitzgerald, c'est bien le couple Bette Davis / George Brent, qui monopolise l'intrigue et les meilleurs scènes.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Le scénario est particulièrement propice à l'émotion. Ainsi, il tourmente les sentiments du public, montrant une jeune héritière insouciante touchée par une incurable tumeur au cerveau. Le film nous propose donc une histoire qui tourne autour des dernières années de vie de cette jeune femme pleine de vie. Au delà, de l'injustice de son sort, c'est bien de notre Humanité qu'il est ici question. Que ferions-nous si il nous était possible de connaître le moment de notre mort ? Comment nos relations avec les autres en serez affectées ? C'est ainsi que le magnifique scénario de Casey Robinson d'après la pièce de John Emerson Brewer Jr. et Bertram Bloch, déroule méthodiquement sa trame. Et si il y a un personnage qui n'apparaît jamais quasiment à l'écran, mais qui rode partout, c'est bien la Mort. Partout présente, dans presque chaque moment du film, et dans les esprits, elle rode à travers la maladie. Mais cette mort, est aussi le destin de l'être humain. Et le film nous explique que nous ne devons pas nous inquiéter de ce qui doit arriver. et de notre fin La grandeur de l'Homme  se doit être de dépasser sa peur de la mort et de vivre dans la joie et la dignité le moment présent. Le personnage de Bette Davis, est aussi un personnage de femme forte et indépendante, qui contraste avec les personnages féminins de nombre de mélodrames de cette époque. Ici, elle est le plus souvent indépendante. C'est peut être aussi pour ça, que "Dark Victory" est resté un éternel classique. A cela, il a été bien aidé par la splendide musique de Max Steiner, qui a fait beaucoup pour inscrire le film dans la liste des très grands films de l'année 1939, mais aussi tout simplement dans la mémoire de tous ceux qui aiment le cinéma. Comme l'a bien chanté Kim Carnes : "You won't have to think twice, She's pure as New York snow, She got Bette Davis eyes"

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Bette Davis & Humphrey Bogart

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Bette Davis & George Brent

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Geraldine Fitzgerald, George Brent & Bette Davis

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Bette Davis

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,psychologie,bette davis,george brent,humphrey bogart,geraldine fitzgerald,ronald reagan,ernest haller,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : George Brent & Geraldine Fitzgerald

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

Disponible en DVD zone 1 ou Bluray Free zone chez Warner en VO sous-titrée français (voir sur Amazon Espagne pour un prix intéressant).

 

Note : 7,5 / 10

31/03/2014

Présentation de Bette Davis par Jean-François Rauger

Vous savez que sur Hollywood Classic, on a une très grande admiration pour Bette Davis, immense actrice à la carrière phénoménale. Je vous propose donc une présentation de Jean-François Rauger, directeur des programmes de la Cinémathèque, qui retrace la carrière de cette immense actrice. J'espère que cela vous donnera envie de fouiner sur Amazon ou la Fnac pour acquérir les plus grands chef-d'oeuvres de Bette Davis.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis

 

La présentation de Jean-François Rauger :

 

20/01/2014

Hommage à Bette Davis !

Vous savez tout le bien que je pense des films de Bette Davis, de ses mélodrames et en particulier de "Now Voyager" en français "une femme à la recherche de son destin" (1942). James Wood nous explique dans la vidéo ci-dessous que Bette Davis reste la plus grande actrice du cinéma américain. Et c'est la vérité. Elle était capable de tout jouer.

 

davis-bette-01-g.jpg

Bette Davis.jpg

BetteDavis3.jpg

Bette-bette-davis-19793097-1024-768.jpg

bette_davis-5918.jpg

Bette-bette-davis-15190697-1683-2113.jpg

Hommage de James Wood :

 

 

Interview avec quelques mots de français en 1963 par François Chalais :

 

28/08/2013

Three on a match - 1932

"Three on a match" raconte l'histoire d'une femme perdue dans les affres des passions amoureuses. "Three on a match" est tout d'abord une superstition américaine issue de la première guerre mondiale, qui veut qu'utiliser une allumette pour trois cigarettes porte malheur. Ainsi, parmi les soldats qui faisaient ça, un des trois étaient tués. On a essayé de donner plusieurs explications à cette superstition. Quoiqu'il en soit, si c'est bien le titre du film, ce n'est pas le sujet, mais juste un clin d'oeil à travers un article d'un journal. Le film n'a pas beaucoup de défauts. Mais il en a un gros. En effet, le réalisateur Mervyn Leroy utilise de nombreux articles de journaux pour montrer le temps qui passe. Cela n'apporte rien au film et ça l'alourdit et le rend finalement très vieux. En effet, les cartons apportaient souvent quelque chose par exemple dans les films de Curtiz. Ici ces articles de journaux ne font que rendre le film beaucoup plus lourd. Le début du film paraît aussi un peu laborieux, avec l'explication de la vie d'écolière de nos trois interprètes féminins. Néanmoins, il permet d'établir une construction efficace de la suite de l'histoire.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films, bette davis, joan blondell, ann dvorak, warren william, humphrey bogart, Allen Jenkins, edward arnold, mervyn leroy

Pour le reste, le film a de très nombreuses qualités. Ainsi, il bénéficie d'un très bon casting avec 3 grandes vedettes à l'affiche : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak. De plus le casting des seconds rôles est particulièrement intéressant, avec un rôle de méchant pour Humphrey Bogart. Mais dans les seconds rôles, il y a aussi Allen Jenkis que l'on a vu dans "le bataillon des sans amours" (1933), Warren William que l'on a vu dans "chercheuses d'or" (1933) ou dans "The Private Affairs of Bel Ami" (1947) son dernier film.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, film, films, bette davis, joan blondell, ann dvorak, warren william, humphrey bogart, Allen Jenkins, edward arnold, mervyn leroy

 Ci-dessus : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak

Humphrey Bogart joue ici un gangster vraiment horrible qui finit par vouloir tuer un enfant kidnappé. Quoiqu'il en soit la prestation de Bogart est ici très convaincante. On se régale aussi du jeu des autres acteurs, et de la descente aux enfers d'une femme qui perd tout pour satisfaire ses passions. Enfin certaines scènes sont à couper le souffle, avec une défenestration particulièrement réaliste. Ce film est donc très bon et on peut regretter que les encarts de journaux le gâchent un peu. En effet, sans ceux-ci, "Three on a match" aurait été, à n'en pas douter, un chef-d'oeuvre de Mervyn Leroy.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,film,films,bette davis,joan blondell,ann dvorak,warren william,humphrey bogart,allen jenkins,edward arnold,mervyn leroy

Ci-dessus : Joan Blondell et Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,film,films,bette davis,joan blondell,ann dvorak,warren william,humphrey bogart,allen jenkins,edward arnold,mervyn leroy

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,film,films,bette davis,joan blondell,ann dvorak,warren william,humphrey bogart,allen jenkins,edward arnold,mervyn leroy

Ci-dessus : Ann Dvorak

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-titré sur le site de la Warner France, ou magasins spécialisés

 

Extrait de scènes avec Humphrey Bogart

Note : 7,5 / 10

11/08/2013

L'étrangère / All of this, and Heaven too - 1940

"L'étrangère" est un film d'Anatole Litvak, avec Charles Boyer, tourné en 1940. On se souvient que la collaboration entre Charles Boyer et Litvak avait commencé dès 1936 avec un film français, "Mayerling", puis elle s'était poursuivie avec "cette nuit est notre nuit" (1937) avec Claudette Colbert. En effet, Litvak avait poursuivi sa carrière française par une carrière américaine. Cela nous amène donc en 1940. Charles Boyer est au sommet de son talent, et li partage ici son talent avec Bette Davis. Cette dernière, brille dans tous les films de la Warner que ce soit dans les drames historiques, comme dans "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" (1939) ou "Juarez" (1939). Mais elle est aussi l'impératrice du drame et du mélodrame. La distribution éclatante est complétée par Barbara O'Neil, incroyable actrice, capable de jouer la mère de Scarlett O'Hara un an plus dans "Autant en emporte le vent', mais qui joue ici un rôle totalement différent. On retrouve également le bon vieux Henry Davenport qui lui faisait le docteur également dans "Autant en emporte le vent". Enfin, on peut également évoquer la prestation d'Henry Daniell excellent en juge du roi. Henry Daniell vous vous souvenez sûrement de lui dans son rôle de félon dans "l'aigle des mers" (1940) avec Errol Flynn ou encore dans ""La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre"(1939) avec le même Errol Flynn, où il interprêtait un conseiller plutôt fourbe. La distribution est donc excellente.

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,bette davis,charles boyer,barbara o'neil,henry daniell,harry davenport,montagu love,max steiner,anatole litvak

Mais une bonne distribution ne fait pas forcément un bon film. Alors qu'en est il vraiment ? "L'étrangère" est une adaptation du roman de Rachel Field. Rachel field évoque ici la venue d'une préceptrice chez le Duc et la duchesse de Praslin. Cette histoire est pour une large part véridique, et les relations entre la préceptrice Mlle Deluzy (Bette Davis), le Duc de Praslin (Charles Boyer) vont rapidement devenir équivoque à rendre folle de jalousie son épouse légitime. Le film a une trame très bonne malheureusement il souffre d'une durée excessive de presque 2H25. On a vu des drames plus courts. Enfin avec une telle durée, les redites sont bien présentes et les rebondissements parfois assez faibles.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,bette davis,charles boyer,barbara o'neil,henry daniell,harry davenport,montagu love,max steiner,anatole litvak

Ci-dessus : Charles Boyer et Bette Davis

Le film n'en reste pas moins un chef-d'oeuvre d'adaptation littéraire à l'écran. Quand on le regarde, on peut penser également au "Rouge et le Noir" (1954) de Claude Autant Lara, mais avec une passion moins débordante. Le film bénéficie également d'une superbe musique de Max Steiner. La leçon du film est enfin particulièrement intéressante. Il nous apprend qu'une famille ne peut exister sans amour. Ainsi, cet amour absent dans un mariage qu'il est impossible de rompre, jette une réflexion politique et sociale sur la France de 1846, mais aussi sur une Amérique puritaine de 1940, arc-boutée dans ses valeurs morales. L'amour source de tout ordre familial, et humain, voir sociétal, voilà la leçon du film. Chacun conviendra, que c'est une leçon qui n'a pas pris une ride.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,bette davis,charles boyer,barbara o'neil,henry daniell,harry davenport,montagu love,max steiner,anatole litvak

Ci-dessus : Bette Davis


La bande-annonce :


Note : 7 / 10

04/07/2013

20 000 ans sous les verrous / 20 000 years in Sing Sing - 1932

"20 000 ans sous les verrous" est le type même de film tourné par la Warner, dans le but de dénoncer l'univers carcéral. Ainsi, il fait parti de ces films sociaux qui avaient pour vocation de dénoncer les travers de la société américaine et donc ici l'univers de la prison. Le succès de "20 000 ans sous les verrous" devait permettre la sortie d'autres films de ce type comme "Over the wall" (1938) ou "le châtiment" (1939) et "Insible Stripes" tous les deux avec Bogart. Le casting est intéressant avec Spencer Tracy et Bette Davis. En regardant le film, on se dit que le rôle était construit pour James Cagney, mais celui-ci renégociait à l'époque son contrat avec la Warner, il laissa donc passer le film au profit de Tracy. Ici on découvre une Bette Davis très jeune et très belle. On retrouve dans les seconds rôles en particulier Louis Calhern, que l'on reverra dans "Quand la ville dort" (1950), "les Enchaînés" (1946), ou encore dans sûrement son plus grand rôle, "Jules César" (1953) et enfin dans "Graine de violence" (1955). "20 000 ans sous les verrous" raconte la vie carcéral de Tommy Connors (joué par Spencer Tracy). Le scénariste a l'intelligence de ne pas expliquer pourquoi Connors va en prison. Ainsi, le spectateur se concentre sur les conditions de détention et pas sur le pourquoi du comment le personnage de Spencer Tracy est arrivé ici.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,spencer tracy,bette davis,arthur byron,lyle talbot,warren hymer,louis calhern,michael curtiz

Michael Curtiz met tout son talent au service du film, avec beaucoup de très beaux plans. Il joue ainsi sur les ombres pour donner une 3ème dimension au personnage et au film. Mais comment sur tous les oeuvres de Curtiz, les relations furent très tendues entre les acteurs et le réalisateur hongrois. Ainsi, Louis Calhern raconte dans ses mémoires que Bette Davis n'hésitait pas à cracher sur Curtiz pendant le tournage, si celui-ci se montrait trop dur avec elle. On ne peut donc que constater que derrière la perfection de ce qui était montré à l'écran, il y avait parfois des tensions très fortes, et un toujours bien souvent chaotique. Quoiqu'il en soit, "20 000 ans sous les verrous" est un beau film, qui dénonce autant les erreurs judiciaires, que la stupidité de l'univers carcéral, capable d'envoyer un innocent à la mort. Mais finalement on peut se demander, si ce n'est pas aussi la dénonciation d'une barbarie à visage humain. En effet, la justice étant oeuvre humaine, ne peut donc se faire sans erreur. La mort ne devrait donc pas être la sanction suprême de possibles erreurs de jugement. Mais si de tout ça, le film ne dit rien. Néanmoins, on peut suppoeer que son but était de faire cheminer une réflexion dans la conscience du spectateur.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,spencer tracy,bette davis,arthur byron,lyle talbot,warren hymer,louis calhern,michael curtiz

Ci-dessus : Bette Davis et Spencer Tracy

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,spencer tracy,bette davis,arthur byron,lyle talbot,warren hymer,louis calhern,michael curtiz

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,spencer tracy,bette davis,arthur byron,lyle talbot,warren hymer,louis calhern,michael curtiz

Disponible en DVD zone 2 sur le site de l'éditeur (Warner) ou magasins spécialisés

 

Note : 7 / 10

23/06/2013

Une femme à la recherche de son destin / Now Voyager - 1942

"Une femme à la recherche de son destin" est l'histoire d'une renaissance d'une vieille fille (Bette Davis) sous l'emprise d'une mère tyranique (Gladys Cooper) qui a fait finalement d'elle, un pantin aux comportements déviants. Les symptomes dévitements et maniaco-dépressifs du personnage de Bette Davis, feront intervenir un psychiatre bienveillant en la personne de Claude Rains. Le vilain petit canard arrivera t'il à se transformer en cygne majestueux ? Tel est le sujet de "Now Voyager". Et franchement si le sujet semble vu et revu, il n'en reste pas moins terriblement attachant. Car y a t'il quelque chose de plus important, que la réalisation de soi ? Le film est inspiré d'un pièce de Casey Robinson qui s'était lui même inspiré d'une nouvelle de Olive Higgins Prouty. Ce dernier avait emprûnté son titre à un poème de Walt Whitman : "The Untold Want". Le poème de Whitman devait d'ailleurs être cité dans le film.

now_voyager,2.jpg

Enfin, le glamour hollywoodien joue à pleins que ce soit par la magnifique musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion (Oscar de la meilleure musique en 1943), ou par la réalisation d' Irving Rapper dont certaines scènes du film sont restées inscrites au Panthéon d'Hollywood comme peut être les plus glamour de l'histoire du cinéma américain. Et il est bien difficile de resister à cette oeuvre, irriguée par une émotion à fleur de peau. Le film est une production d'Hal B Wallis qui pris d'importantes décisions sur ce projet en particulier sur le casting. Pour ce dernier, on pensa d'abord à Irene Dunne, Norma Shearer, et Ginger Rogers. Mais quand Bette Davis eut vent du projet, elle fit tout pour obtenir le rôle titre. On devait apprendre plus tard que Claude Rains était la star préférée de Bette Davis. Elle devait d'ailleurs partager la vedette avec lui sur plusieurs grosses productions de la Warner de la même époque :  "Juarez" (1939), "Mr. Skeffington" (1944), et "Deception" (1946). Irving Rapper avait débuté la réalisation de son premier film, l'année précédente. Il devait tourner en tout 4 films avec Bette Davis : "Now, Voyager, une femme à la recherche de son destin" (1942), "the Corn Is Green" (1945), "Deception" (1946), et "Another Man's Poison" (1952).

rains-davis-voyager_opt.jpg

Ci-dessus : Claude Rains et Bette Davis

Le film fut tourné au studio 18 de la Warner, mais aussi en Californie et les scènes censées se derouler en Europe furent remplacées par des scènes au Brésil car l'Europe était en partie occupée par les nazis. Le choix du réalisateur convenait à Bette Davis, car cette dernière avait déjà travaillé avec Rapper quand celui-ci était directeur des dialogues. Mais ce choix devait être difficile à assumer pour Rapper, ce dernier se retrouvant rapidement sous la coupe de Bette Davis. Il n'en reste pas moins que le film est un chef-d'oeuvre absolu du mélodrame hollywoodien. Ainsi, la scène finale où Paul Henreid allume deux cigarettes et où il demande à sa partenaire, "pourquoi demandez la lune alors qu'on peut avoir les étoiles", est encore pleine d'une émotion incroyable 70 ans après, qui fait de ce film un incomparable chef-d'oeuvre de la filmographie de Bette Davis au même titre que d'autres oeuvres peut être plus connues.

Now-Voyager-bette-davis-15644428-1195-947.jpg

Ci-dessus : Paul Henreid et Bette Davis

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films, acteur, actrice, hollywood, bette davis, paul henreid, claude rains, gladys cooper,

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films, acteur, actrice, hollywood, bette davis, paul henreid, claude rains, gladys cooper,

Ci-dessus : le réalisateur et les acteurs sur le plateau de "Now Voyager"

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,bette davis,paul henreid,claude rains,gladys cooper,bonita granville,mary wickes,max steiner,irving rapper

Ci-dessus : Bette Davis et Paul Henreid pendant une pause

 

Bande-annonce :

 

Extrait du thème principal de Max Steiner :

 Disponible en DVD Zone 1 avec sous-titres français

Note : 9 / 10

04/04/2013

Souvenez vous de ... François Chalais

François Chalais, journaliste a interviewé les plus grandes stars des années 50 et 60. L'INA a édité ses interviews dans un DVD qui reprend le titre de ses émissions : "Reflets de Cannes et Cinépanorama". Je ne peux que vous conseiller très fortement cet achat qui montre à travers les interviews les grandes mutations du cinéma au début des années 60, qui va s'accélérer à partir de 1968. Reprenons donc nous aussi ces mots de Claude Lelouch à l'adresse de François Chalais : "François, merci de nous avoir fait aimer, le vrai, le grand cinéma !"

 

WEB_E40176121.jpg

 

Capture1.JPG

60430055616_dl.jpg

 

http://www.francois-chalais.fr/francois-chalais.html

 

Extraits : Désolé pour le format de l'image, mais il ne m'a pas été possible de le modifier. Néanmoins j'ai pensé que pour leur valeur historique ces images méritaient d'être vues.

 

 

 

 

 

21/11/2012

La voleuse / A stolen Life - 1946

Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un autre film avec Bette Davis et pour le coup cette fois-ci assez fascinant.  Il s'agit de "la voleuse" connue aussi sous le titre "une vie volée" ou "A stolen life" pour le titre anglais. Ce film a été tourné par un réalisateur d'origine allemande Curtis Bernhardt. Je tiens à prévenir auparavant ceux qui n'auraient pas encore vu le film, mais exceptionnellement cette note révèlera des points important du scénario. Donc si vous n'avez pas vu le film et que vous souhaitez le voir, je vous déconseille de lire la suite.

original_578376.jpg

Pour revenir à l'origine allemande du réalisateur, elle se retrouve dans la réalisation plus particulièrement à la toute fin du film où Bette Davis court le long d'une falaise parsemée d'arbres donnant à l'image des allures de tableaux romantiques dans le style de Caspar Friedrich. On sait que Caspar Friedrich inspira de nombreux artistes dont Beckett pour la création de sa pièce "en attendant Godot". Mais si ce plan pourrait paraître un détail il n'en est pas moins le reflet final d'un symbolisme magistral de l'oeuvre dans son ensemble, et finalement on se rend compte que tout le film est parcouru et plus exactement innervé par un intellectualisme assez déroutant. En effet, on peut avoir deux visions du film. La première vision est une vision au premier niveau de compréhension. Ainsi, le scénario est assez simple : deux soeurs jumelles se disputent le même homme et finalement une des soeurs meurent et prend la place de l'autre. Classique ? Oui et non. Car si on étudie cette oeuvre à un autre niveau, on peut considérer que le film est une ode au symbolisme à plus d'un titre. En effet, pourquoi ne pas croire à une explication psychanalitique de ce film ? Je m'explique. Bette Davis, joue virtuellement dans le film 3 rôles : son propre rôle, celui de sa soeur jumelle, puis enfin dans le dernier tiers du film elle remplace sa soeur décédée. Comment ne peut on pas croire à une lutte entre les 2 personnages qui finalement ne sont que des représentations du "surmoi" et du "Ça" définis par Freud. Le "Ça" étant le siège de l'inné, des pulsions. On le retrouve lorsqu'en réfléchissant au pourquoi de certains de nos actes, on se dit « ça a été plus fort que moi » symbolisé dans le film par une soeur dirigée par sa pulsion irréfléchie. De son côté, le surmoi qui est le siège de l'acquis, c'est-à-dire des interdits, de la morale, des lois, qui est représenté dans le tempérament d'une autre. Là où le film rend le spectateur totalement fou c'est lorsque la tempête arrive sur nos deux soeurs sur le même bateau, et où l'une pousse l'autre à aller toujours plus loin et que finalement c'est notre représentante du "surmoi" qui s'en sort, mais elle doit donc porter la personnalité impulsive et destructrice de sa soeur le calme revenu ! Vous l'aurez compris, on est dans un film d'un intellectualisme rare et d'une profonde intelligence scénaristique comme rarement vu même à cette époque. C'est mon analyse de cette oeuvre. On peut en avoir bien évidemment d'autres et je ne prétends pas avoir tout compris.

tumblr_mckb8rTACI1qm2e3qo1_500.jpg

Mais d'autres scènes sont particulièrement savoureuses comme celles avec l'artiste peintre, adepte de la lutte des classes, mais incapable d'insuffler du désir à une femme dirigée totalement par sa morale. Pour l'époque cette scène est d'ailleurs très osée, car cela laissait entendre qu'il pouvait y avoir en 1946 aux USA des gens avec des idées communistes. Donc il ne faut pas se laisser berner par le début du film, assez sympathique avec le port de pêche et le phare en toile de fond. On est bien devant un chef d'oeuvre absolu et majeur du cinéma hollywoodien. En un mot du très très grand cinéma.

tumblr_mcvjm57aCD1qctx2yo1_500.jpg

Et pour le coup, oui merci Warner Bros d'avoir mis à disposition ce film pour la France via la collection "Trésors Warner".


NOTE : 8,5 / 10

19/11/2012

Une certaine femme / That certain woman - 1937

"Une certaine femme" est un mélodrame de 1937 d'Edmund Goulding avec pour acteurs principaux : Bette Davis, Ian Hunter et le jeune Henry Fonda. Ian Hunter est connu aujourd'hui pour son rôle de Richard Coeur de Lion dans "les Aventures de Robin des Bois" (1938), ou encore pour son rôle dans Dr. Jekyll and Mr. Hyde (1941) avec Spencer Tracy. Pour Bette Davis, le scénario est parfait. En effet, Bette Davis reste la reine incontestée du mélodrame hollywoodien (genre quasiment disparu aujourd'hui). "Une certaine femme" raconte l'histoire d'une veuve de gangster, abandonnée par son nouveau mari, mais protégée par son richissime patron (célèbre avocat).

57437DhqS6EIvAHMbX8dfwVSpXW.jpg


Alors oui, c'est vrai dans "Une certaine femme" on a parfois l'impression d'être devant un épisode de "plus belle la vie". Mais ce film est très intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord même si ce film constitue un film de studio, c'est un peu du cinéma d'auteur. En effet, Edmund Goulding a écrit le scénario et réalisé le métrage. Quand on sait la difficulté d'avoir un script propre, et les multiples réécritures que subissent certains scénarios, c'est quelque chose de notable. Alors bien sûr, même si "une certaine femme" est un remake d'un film de 1929 avec Gloria Swanson, ("The Trespasser"), il n'en reste pas moins que c'est une bonne initiative. De plus, le film bénéficie d'acteurs extraordinaires. On a déjà parlé de Ian Hunter. Mais que dire de Bette Davis ou d'Henry Fonda. Bette Davis allait d'ailleurs se faire une spécialité à tourner des drames ou des mélodrames pour la Warner. On la retrouvera d'ailleurs plus tard dans des films plus aboutis comme "Dark Victory" (1939) où elle est extraordinaire dans sa lutte désespérée face à la mort, ou plus tard, dans un genre qui atteindra son paroxysme dans les années 40 avec des films comme "Now Voyager" ou "Mr. Skeffington". Henry Fonda est aussi très bien dans son rôle de jeune homme de bonne famille, dominé par son père et incapable de prendre ses responsabilités. Enfin Donald Crisp est très crédible dans son rôle de père intolérant qui considère la femme de son fils comme une aventurière avide d'argent. On verra d'ailleurs Donald Crisp très souvent dans des rôles de père, que ce soit ici ou dans "la charge de la brigade légère". Mais c'est bien dans "qu'elle était verte ma vallée" qu'il obtiendra enfin une reconnaissance du milieu et donc un Oscar pour son inoubliable interprétation d'un père ouvrier luttant pour sauvegarder sa famille.

a_certain_woman.jpg

Ci-dessus Henry Fonda et Bette Davis :

 

Si on ajoute à tout ça, une belle musique originale (qui aurait mérité à être mise plus en avant), on se retrouve devant un film très correct et classique qui si il n'atteint pas les sommets du genre, arrive facilement à émouvoir (surtout à la fin) et à distraire. On notera enfin qu'Henry Fonda et Bette Davis se retrouveront l'année suivante, sur le tournage de "Jezebel".

optimized-davis-fonda.jpg

Film disponible en Zone 2 dans la collection "Trésors Warner"


NOTE : 6 / 10

09/10/2012

Hommage à Bette Davis / A Tribute to Bette Davis

2 videos en hommage à cette immense actrice : Bette Davis. Déesse de l'écran à tout jamais. La première video est sur une musique de Chopin et la deuxième sur Wagner, Tristan et Isolde.

 

bette davis

 

 

 

23:01 Publié dans Hommage | Tags : bette davis | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |