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04/09/2015

Mogambo - 1953

Je crois que ce serait un peu limité l'ampleur de "Mogambo" de dire qu'il ne serait qu'un remake de "la belle de Saïgon" (1932) réalisé par Victor Fleming avec déjà Clark Gable et Jean Harlow. En effet, Mogambo élargit le champ des possibles et contrairement à "la belle de Saïgon" ne met pas en scène une "fille" avec un aventurier, mais deux couples, le couple illégitime qui est sur le point de se séparer composé d'Ava Gardner et de Clark Gable, et l'autre couple légitime composé de Grace Kelly et de l'effacé Donald Sinden. Si on veut chercher plus loin, ce n'est pas tant vers "la belle de Saïgon" qu'il faudrait se tourner, mais plutôt vers Goethe et son roman, "les affinités électives", qui met en scène deux couples dont les relations amoureuses vont se croiser et dont les relations adultérines auront un prix à payer. Là, la tragédie n'est pas présente, le film rode plutôt du côté du film safari et du mélodrame. Néanmoins, le jeu trouble des personnages aura pour conséquence la dureté de la vérité. Voilà, un scénario pour le moins alléchant ! Mais "Mogambo" n'est pas seulement porté par un bon scénario, mais aussi par un casting du tonnerre, avec une Ava Gardner plus torride que jamais, une Grace Kelly à la beauté glacée et un Gable en fauve avide alternativement de ces deux lionnes de l'écran. On sait qu'après une rencontre orageuse, la relation entre Ford et Gardner fut au beau fixe sur le tournage, permettant à cette dernière de littéralement faire exploser tout son talent. La photographie du trio Robert Surtees, Freddie Young et Stephen Dade est au niveau de l'ensemble. Et si on peut reprocher certaines images, empreintes d'un colonialisme dépassé aujourd'hui, il n'en reste pas moins que le film est un exemple de la capacité de Ford à faire autre chose que des westerns, et de l'influence de la culture allemande sur son oeuvre, que cela soit par le cinéma de Friedrich Wilhelm Murnau, ou ici de Goethe. Il est à considérer comme étrange de retrouver Goethe en Afrique, mais c'est trop étrange pour être un hasard. D'ailleurs "Mogambo" dont la signification serait "passion", inspire encore aujourd'hui les réalisateurs. Ainsi Taylor Swift dans un style très proche de celui d'Ava Gardner, célèbre les passions en Afrique. Son clip "Wildest Dreams", semble presque un hommage entier à l'actrice et au film. "Mogambo" est donc quant à lui, du très grand cinéma à n'en pas douter. A quand une redécouverte de l'oeuvre prodigieuse de Ford en Bluray ?

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Ci-dessus : Ava Gardner, Grace Kelly, & Clark Gable

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Ci-dessus : Ava Gardner

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Ci-dessus : Clark Gable

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Ci-dessus : Clark Gable & Grace Kelly

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Ci-dessus : Ava Gardner

La bande-annonce :

 

Le clip de Taylor Swift :

Film disponible en DVD zone 2, en VF ou version originale sous-titrée français chez Warner Bros

 

 

Note : 8 / 10

11/10/2014

Les tueurs / The killers - 1946

"Les tueurs" s'inscrit dans l'ensemble de films noirs qui a pris la suite du film de gangsters, dont le cycle se termina avec l'entrée en guerre des USA. Le renouveau du film policier américain et l'apparition du genre film noir, est donc liée à l'apparition d'un nouveau genre, le film noir. Les premiers films de ce nouveau genre, sont "high Sierra" (1941) avec Humphrey Bogart, mais aussi "le faucon maltais", la même année. Mais c'est évidemment "Assurance sur la mort" (1946) de Billy Wilder, après l'immédiate après guerre qui consacrera le genre définitivement. D'autres films auront moins de retentissement mais reste également, comme de bons films noirs. On peut citer pêle-mêle, "pris au piège" (1945), dont le scénario qui suivait l'enquête de cet ancien GI bouleversé par la perte de sa femme, dénoncé par un traître pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d'une enquête policière. "La mort n'était pas au rendez-vous" (1946) avec Humphrey Bogart, est aussi un film noir de valeur. Donc le genre est en 1946, à son apogée. Pour "les tueurs", Robert Siodmak utilise tous les codes du genre, et se sert du contraste noir & blanc avec un grand succès, sans les systématiser à chaque scène. Il faut dire à ce propos qu'il a bénéficié de l'excellentissime photographie d'Elwood Bredell. Le scénario est quant à lui, adapté d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, et est composé de 11 flashbacks qui font penser à la structure de "Citizen Kane" d'Orson Welles, qui était lui composé de 5 flashbacks. On sait aujourd'hui que John Huston en a écrit les trois quarts et que comme John Huston avait un contrat avec la Warner, on nota au générique uniquement le nom de Anthony Veiller. Seule la première dizaine de minutes est proche de la nouvelle d'Hemingway, le reste est largement réécrit par les scénaristes et donc par Huston.

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Le film a une très bonne distribution avec en tête d'affiche, Burt Lancaster et Ava Gardner, mais il faut citer aussi Edmond O'Brien, pas si mal en inspecteur d'une compagnie d'assurance. Il faut noter que c'est le premier film de Burt Lancaster. Et pour son premier film, il est excellent. Le film reprend tous les codes du film noir, avec bien évidemment la femme fatale en la personne d'Ava Gardner. Le héros se détourne d'ailleurs de la femme qui aurait été pour lui, la meilleure épouse, jouée ici par Virginia Christine aveuglée par une autre femme qui ne peut lui apporter que la mort et la solitude. "Les tueurs" restent la description de vies gâchées par le crime, mais dont le moteur reste le plus souvent l'amour, désespéré, et au final tragique. Cela reste donc comme une oeuvre majeure de Robert Siodmak, du film noir, et tout simplement un très grand film, à la violence assez inhabituelle pour 1946.

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Ci-dessus : Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus : Virginia Christine, Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus à droite : Burt Lancaster & Vince Barnett

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Ci-dessus : Ava Gardner

Disponible en DVD et en Bluray zone B en VF et VO sous-titrée chez Carlotta

Note : 8 / 10

24/02/2014

Souvenez vous de ... Ava Gardner !

Alain Souchon a chanté la beauté d'Ava Gardner et il a bien raison. Pour notre part, nous mettrons en avant aussi son talent d'actrice. Et même si elle disait qu'elle n'aimait pas le cinéma Ava Gardner reste éternelle !

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Hommage vidéo :

 

 

 

23/02/2014

Les 55 Jours de Pékin / 55 Days at Peking - 1963

Récemment sorti en Bluray Collector par Filmédia, Hollywood classique est fier de vous présenter "les 55 jours de Pékin", super production de Samuel Bronston et dernier film de Nicholas Ray. Je ne vais pas refaire le making-off que vous pouvez retrouver sur le Bluray ou dans un court résumé, dans la vidéo de présentation ci-dessous. Néanmoins je veux quand même insister sur la beauté de cette édition qui restitue le génie de Ray dans ses moindres couleurs. En effet, la définition et les couleurs sont formidables. Le film semble littéralement avoir été tourné hier. Et c'est un plaisir de redécouvrir cette oeuvre dans de telles conditions de restauration. Je ne sais pas où Filmédia déniche ses masters, mais ils sont d'une étonnante jeunesse. Ainsi après la sortie de leur incroyable master de "A l'abordage !" avec Errol Flynn, "les 55 jours de Pékin" est encore un coup de maître pour cette firme. On peut d'ailleurs se rendre compte de l'énorme travail de restauration, avec sur les bonus un comparatif en images, entre l'ancienne version et la version restaurée qui nous est présentée.

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Pour revenir au film lui même, il regroupe quelques unes des plus grandes stars internationales de l'époque. On peut citer : Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, PaulLukas, Flora Robson, John Ireland, et Harry Andrews. La relation entre le réalisateur et Ava Gardner fut désastreuse, celle-ci se comportant très mal et arrivant souvent en retard et ivre. On pense qu'elle réussit à obtenir le départ de Nicholas Ray. En effet, on ne sait si Ray a fait une crise cardiaque. En tous les cas, une ambulance est venue le chercher et à mi-film il était remplacé par Andrew Marton and Guy Green. Le tournage eut lieu en grande partie en Espagne, où Samuel Bronston fit recréer la Chine de 1900. Et cela donne à l'image des décors assez incroyables et le sentiment que le film a été tourné en Chine même. Dans cette super-production qui aurait pu être étouffante, les scénaristes et Ray sont arrivés à mettre des pauses, et la relation entre la jeune enfant chinoise, jouée par  Lynne Sue Moon et Charlton Heston est particulièrement touchante et enlève l'adhésion. A cela il faut ajouter les presque 2 heures de musique d'un Dimitri Tiomkin très inspiré et qui nous donne une musique un peu baroque, étrange, mais toujours magnifique. Il ne vous reste donc qu'à vous ruer sur cette fabuleuse édition Bluray,  à voir et à revoir de toute urgence.

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Ci-dessus : Charlton Heston et David Niven

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Ci-dessus : John Ireland

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Ci-dessus Charlton Heston

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Ci-dessus : Ava Gardner

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Ci-dessus : La tension palpable entre Nicholas Ray et Ava Gardner

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Ci-dessus : Nicholas Ray sur le plateau des 55 jours de Pékin

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Ci-dessus : Ava Gardner et le directeur de la photographie ? (Jack Hildyard)

 

Présentation :

 

Bande-annonce :

 

Extraits de la musique :

Disponible en Bluray collector chez Filmédia VF et VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

22/04/2013

Hommage à Ava Gardner & Lana Turner

Parcourons l'album si familier des stars de notre enfance, aujourd'hui 2 déesses de l'écran, immortelles à jamais : Ava Gardner et Lana Turner.

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31/03/2013

L'île au complot / The Bribe - 1949

"L'île au complot" ou dans son titre américain "The Bribe" est un film de Robert Z Leonard produit en 1949 par la MGM. Je me permets de vous le présenter car il vient de sortir en France en DVD dans la collection Warner "films criminels". Cette note bénéficie donc grandement du livret fourni avec chaque film et qui présente tous les films de la collection. Il faut donc remercier chaudement la Warner pour cette très intéressante initiative. Robert Z Leonard n'était pas connu jusqu'alors pour avoir tourné des films noirs, mais plutôt pour la réalisation de "Ziegfield Girl" (1941) une comédie musicale, ou "Pride and Prejudice" (1940). La scénariste est Marguerite Roberts. Rien ne prédestinait une femme à écrire le scénario d'un film noir et pourtant fille de Shériff, elle devait commencer comme secrétaire à la Fox avant d'obtenir un contrat de scénariste à la MGM. Le scénario est donc intéressant et bien construit. A noter que la carrière de Marguerite Roberts sera interrompue en 1951, car elle figurera sur la tristement célèbre "liste noire" qui recensait tous les supposés communistes officiant à Hollywood. Suite à cette affaire on refusera de lui donner du travail et son nom sera retiré du générique d'Ivahnoé qui restera son ultime scénario avant un long passage à vide.

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'L'île du complot" est le premier film du couple Robert Taylor/Ava Gardner. Il suivra ensuite "Vaquero" et "les chevaliers de la table ronde". A ce sujet, je tiens à souligner l'ignoble édition existante de "Vaquero" dont les couleurs sont passées et la définition plus qu'incertaine. Dans "The Bribe" c'est par contre du tout bon au niveau de la qualité de l'image. Après des premières images qui laissent craindre le pire, on a un master bien défini qui si il n'est pas exempt de défauts, reste tout à fait correct et magnifie le jeu de lumières sur le visage d'Ava Gardner. Amants à l'écran, Robert Taylor et Ava Gardner le seront aussi à la ville. En plus du couple Taylor/Gardner, on retrouve le méchant de service en la personne de Vincent Price mais aussi Charles Laughton.

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 Ci-dessus : Ava Gardner, John Hodiak et Robert Taylor

La scène finale est d'ailleurs fabuleusement bien réalisée. Et pour cause, elle sera réalisée par vincente minnelli avec l'aide du chef opérateur Joseph Ruttenberg. On a donc encore ici l'exemple de la coopération qu'il existait entre réalisateurs à cette époque à Hollywood et de la saine émulation qui pouvait en découler. A cela il faut bien entendu ajouter la belle musique originale de Miklós Rózsa qui devait composer plusieurs musiques de films de Robert Taylor avec entre autre : "les chevaliers de la table ronde" , "Quo Vadis","Ivanhoé" et "la vallée des Rois". "The Bribe" est donc une belle surprise de la Warner pour le marché du dvd français. On espère une sortie un jour de "Guet-apens" (Conspirator) toujours avec Robert Taylor et de cette même année 1949.

 

Fim disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner.

Galerie de photos :

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Ci-dessus : Robert Taylor et Ava Gardner

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Ci-dessus : Charles Laughton et Robert Taylor

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Note : 7 /10

20/01/2013

Coeurs insondables / My Forbidden Past - 1951

 "Coeurs insondables" est un film de Robert Stevenson de 1951 tourné par la RKO. Le film bénéficie d'un beau casting avec Robert Mitchum, Ava Gardner et Melvin Douglas dans les rôles principaux. Mais aussi Lucile Watson et Janis Carter pour les seconds rôles. L'histoire prend place à la Nouvelle-Orleans autour de 1890. Les décors et les costumes sont donc excellents et rendent bien l'ambiance de l'époque. L'histoire du film nous entraine dans les méandres de l'âme d'une femme (Ava Gardner) tourmentée par le désir d'un amour contrarié pour un homme (Robert Mitchum). Et il faut bien dire que ça marche. Le spectateur est ainsi entrainé dans les complots de famille. En effet, sa tante (Lucile Watson) et son cousin (Mevlin Douglas) ne valent pas beaucoup mieux qu'elle. Le film va ainsi décortiqué les objectifs et les passions de chacun au scapel. Le film n'est pas un mélodrame, mais pour moi plutôt un  étrange film noir où seul l'amour est le moteur de l'histoire avec 2 personnages successivement entrainés dans des abimes insondables de passions douloureuses qui leur font multiplier pour l'un des erreurs, et pour l'autre des complots dans le seul but de retrouver l'être désiré.

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Le gros défaut du film, c'est malheureusement et une fois n'est pas coutume, sa faible durée, d'une heure et dix minutes seulement. Ainsi, l'intrigue arrive à son paroxysme à un quart d'heure de la fin du film. C'est malheureux car les dernières scènes sont baclées et la conclusion arrive, il faut bien le dire comme un cheveu sur la soupe. C'est donc assez décevant car l'interprétation d'Ava Gardrner est excellente et Melvyn Douglas est parfait dans son rôle de médiocre et de détestable cousin. Dans les points positifs on peut ajouter la très belle musique de Friedrich Hollaender, qui apporte une magie supplémentaire au film. On regrettera donc une durée trop courte et une fin baclée qui empêchent de faire de coeur insondable le merveilleux film qu'il aurait du être. Ceci dit, le spectacle reste très recommandable et réserve quelques beaux moments.

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 Ci-dessus : Janis Carter, Robert Mitchum et Ava Gardner

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Ci-dessus : Ava Gardner et Melvyn Douglas

 

Extraits :

 

 Film disponible aux éditions Montparnasse (collection RKO).


NOTE : 6,5 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10

19/10/2012

Marchands d'illusions / The Hucksters - 1947

"Marchands d'illusions" est un film de Jack Conway. On y retrouve Clark Gable qui revient à l'écran après 2 ans d'absence. Le film est totalement construit pour et autour de Gable. D'ailleurs, on voit mal quel autre acteur aurait été capable de jouer à la perfection le rôle du publicitaire à la répartie facile et à l'initiative permanente comme seule obsession. Le film n'est pas une perfection. Il a beaucoup vieilli sur certains points. Ainsi, les publicités sont assez difficiles à supporter. Mais ceci dit, elles ne devaient pas l'être moins en 1947. Gable fait ainsi souvent la mou quand il les entend. Ce qui est intéressant c'est l'affrontement verbal entre l'infâme client joué par Sydney Greenstreet qui trouve là un de ses meilleurs rôles et le publicitaire Gable. Adolphe Menjou qui joue le patron de Gable se révèlera calculateur, fourbe et finalement servil et lâche devant l'horrible client. La première rencontre entre Evans (Sydney Greenstreet) et Norman (Gable) vaut d'ailleurs à elle seule, que l'on s'intéresse à cette oeuvre.

 

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"Marchands d'illusions" propose également 2 stars féminines de première importance : Deborah Kerr et Ava Gardner. Les romances de Gable avec ces 2 femmes sont d'ailleurs assez plaisantes à suivre. Les dialogues permettent à Clark Gable de dérouler son jeu. De plus le thème principal du film sur la manipulation qu'un homme peut faire subir à un autre est très actuel. Ce film préfigure ainsi bien la schyzophrénie des sociétés industrielles actuelles ou plutôt il faudrait dire que 65 ans après, rien a changé.

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Ci-dessus : Clark Gable et Deborah Kerr

Quand on voit ce film on se rend compte que chaque personnage manipule quelqu'un. Menjou veut manipuler Gable, le client veut manipuler Gable et Menjou. En résumé : Aucun rapport humain sain. Une ambiance détestable ! On se croirait presque au bureau. La fin libératrice met l'accent sur le libre arbitre que chaque être humain se doit de garder en lui, comme une soupape de sécurité en cas de crise nerveuse. A ce titre la fin du film mérite des félicitations et apporte une joie certaine et une libération au spectateur comme au personnage de Gable. Je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas vu le film.

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Ci-dessus : Ava Gardner et Clark Gable

 

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Ci-dessus le client (Sydney Greenstreet) :

 

Film disponible à la FNAC dans la collection "Trésors de la Warner".


Note : 6,5 / 10

16/09/2012

Les Chevaliers de la table ronde - 1953

On peut violer l'Histoire pourvu qu'on lui fasse de beaux enfants. Cette phrase résume à elle seule le film de Richard Thorpe, "les chevaliers de la table ronde". En effet, la légende arthurienne reste un des plus grands mystères de notre temps. Ainsi on pouvait logiquement se demander ce qu'allait faire Hollywood de l'oeuvre "La mort d'Arthur", de Sir Thomas Mallory écrite 10 siècles après les évènements supposés.

 

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Le parti pris par les scénaristes est de ne pas fixer l'oeuvre dans le temps. Et il est vrai que l'histoire de l'Angleterre est tellement pleine de révolutions, guerres civiles, soulèvement, qu'il n'est pas trop difficile de ne pas situer le film trop précisément. Malgré tout les costumes semblent être ceux du 14ème siècle. On est donc dans l'oeuvre de fiction. Le film a donc été construit ainsi. Pour le reste le film reprend une bonne part de la légende arthurienne écrite par Mallory.

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Cette obscure contexte historique aurait pu déstabiliser l'oeuvre. Mais il n'en est rien. Hollywood fait encore merveille. Et Thorpe comme dans Ivanhoé, tourné l'année précédente, développe tous les aspects de la chevalerie : Batailles, ambitions, trahisons, vassalité et romance.

 

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On retrouve bien entendu Robert Taylor en Lancelot Du Lac, Mel Ferrer en Roi Arthur et Ava Gardner en Guenièvre. Miklós Rózsa est également à la musique comme dans Ivanhoé. Par contre je trouve sa composition moins originale que dans Ivanhoé. Quoiqu'il en soit, elle reste une oeuvre majeure du compositeur. Et on ne peut que se féliciter qu'Hollywood l'ait solicité par 2 fois pour écrire ce type de musique. Elle a d'ailleurs pour elle, plusieurs grands moments de bravoure, et de petites perles de beautés infinies et porteuses de grâce.

 

Vous l'aurez compris, on a ici à faire à du très grand spectacle et une oeuvre de fiction pure.  Ce cycle de films de chevalerie avec Robert Taylor se concluera avec Quentin Durward en 1955.

 

Extrait du film :

 


GENERIQUE CINEMA - LES CHEVALIERS DE LA TABLE... par generique-cinema

 

Extrait de la musique :

 

 

Note : 8,5 / 10