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26/11/2015

Ma cousine Rachel / My cousin Rachel - 1952

J'ai eu du mal à revenir ici, car j'ai eu du mal à écrire après les attentats de Paris. Mais la vie doit reprendre son cours, ici comme ailleurs. La barbarie ne doit pas éteindre notre flamme et notre appel à la vie Nous devons nous souvenir des moments heureux de notre passé, et rêver à un monde meilleur dans le futur, où l'injustice, la violence, la bêtise, et la mort jamais ne triompheront. Pour ce faire, je vous propose de vous évader avec un DVD, "Ma cousine Rachel", édité par ESC, petit éditeur français qui gagne à être connu, à travers sa collection "Hollywood Legends" qui reprend quelques grands films de la Twentieth Century Fox. On a eu droit dernièrement à de nouveaux titres, et si quelques uns sont déjà sortis dans de luxueuses éditions américaines, d'autres sont totalement inédits et c'est bien le cas de "Ma cousine Rachel", qui arrive sur le marché français et qui est disponible sur Amazon, à la Fnac, ou chez Gibert Joseph. "Ma cousine Rachel" est un film en noir et blanc, d'Henry Koster, inspiré du roman de Daphné Du Maurier à qui on devait également, "Rebecca" ou "l'auberge de la Jamaïque".

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Etrangement, "Ma cousine Rachel" n'a pas de très bonnes critiques sur internet. Peut être, la réalisation très classique de Koster, n'a pas ému les critiques cinéphiles. Pourtant, moi je l'ai aimé, pour plusieurs raisons et tout d'abord, pour la magnifique photographie noir & blanc de Joseph LaShelle, un maître absolu, qui travaille les ombres et les clairs obscurs comme personne. Wikipédia nous renseigne d'ailleurs à son sujet, et on trouve le concernant : Joseph LaShelle, technicien réputé de la Fox, notamment pour le noir et blanc, son nom reste associé à Otto Preminger, réalisateur avec lequel il collabora six fois tout au long de sa carrière (la première, sur "Laura", lui offrira l’oscar alors qu’il était encore débutant, en 1945). Dans les années 1960, il travailla quatre fois avec Billy Wilder (pour La Garçonnière, par exemple), et deux fois avec John Ford (notamment sur son dernier film, Frontière chinoise). Ponctuellement, il assista Ernst Lubitsch, Joseph L. Mankiewicz, Raoul Walsh ou encore Richard Thorpe. Enfin, attaché à son studio, on le retrouve dans quelques films de réalisateurs "maison", considérés comme plus mineurs, tels que Henry King, Irving Pichel, Walter Lang ou John M. Stahl. On a donc à la photographie un très grand monsieur. A cela il faut ajouter deux acteurs principaux magistraux : Richard Burton alors tout jeune, et Olivia De Havilland, sans doute dans les dernières belles années de sa carrière. Enfin, il faut bien parler de l'apport d'un scénariste de renom en la personne de Nunnaly Johnson à qui l'on doit de très grands succès du cinéma hollywoodien et une collaboration avec John Ford, sur "la route du tabac" (1941). Les costumes ne sont pas non plus en reste, et la musique du génie Franz Waxman, fait aussi beaucoup pour rendre cette oeuvre baroque, gothique, étrange, mais aussi touchante et belle, et dont le souvenir nous poursuit bien après sa vision. Il faut voir et revoir "Ma cousine Rachel" ne serait-ce que pour sa photographie ou pour son étrange final qui nous laisse profondément perplexe mais tout aussi comblé. Cela tombe bien, ESC nous donne à le redécouvrir dans un master assez correct même en projection grand écran.

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : George Dolenz, Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland, Audrey Dalton & Richard Burton

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Ci-dessus : Audrey Dalton & Richard Burton

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 

La bande-annonce :

Disponible sur Amazon, en DVD zone 2 VO sous-titrée français uniquement

 

 

Note : 8 / 10

11/05/2015

Le chasseur de primes / The bounty killer - 1965

Je vais être honnête avec vous. J'ai commencé à voir "le chasseur de primes" avec Dan Duryea et j'ai failli ne pas aller au bout. En effet tout d'abord le film est outrageusement recadré et passe d'un Cinemascope à un Pan&Scan assez atroce. De plus la qualité de l'image n'est pas terrible. Et surtout la première partie est d'une faiblesse énorme. Ainsi, Dan Duryea interprète un pied-tendre qui arrive dans l'Ouest. Le ton du western est presque comique, et Rod Cameron fait un apparition au tout début pour ensuite disparaître presque totalement. Le personnage faire-valoir pour notre héros inexpérimenté est alors ce personnage du marin, qui rêve de construire un char à voile. Vous voyez le genre, un marin au milieu d'un western et qui rêve de construire un char à voile. Tout ça, n'est pas bien crédible. En plus de cela, il faut ajouter des passages filmés en studio et toujours de la même manière, toujours sur le même plateau. Pourquoi n'a t'on pas filmé un peu plus en extérieur ? Après cette première partie, assez désastreuse, le personnage du marin disparaît et le western change totalement de ton, pour prendre un tour violent et tragique, et là c'est très bon. Le personnage de Duryea est torturé par sa haine du crime, de la bonne société, et par sa soif de vengeance. On accroche plutôt à ces deux tiers du film. Malheureusement, le réalisateur, ne sort pas encore beaucoup plus de son studio et à n'en pas douter, des prises en extérieur auraient fait beaucoup pour améliorer la vision de ce film. "Le chasseur de primes", alterne donc le très mauvais et le bon. Au final, on reste pourtant sur sa faim et on sent bien qu'en 1965, la grande époque du western traditionnel est passé. Pour l'anecdote, on notera la présence, dans un petit rôle, du fils Dan Duryea, Peter Duryea.

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Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis & Calysta en VF et VO sous-titrée

Note : 5,5 / 10

09/02/2013

Titanic - 1953

Il n'était pas surprenant que le drame du Titanic inspire également Hollywood et plus généralement le cinéma. Nous allons donc faire une petite pause dans notre cycle consacré aux "Misérables" pour ouvrir un nouveau cycle de films cette fois-ci sur le thème du Titanic. Je vous parlerai donc aujourd'hui de la version de 1953 de Jean Negulesco, tournée par la Twentieth Century Fox. Le film s'attache avant tout aux personnages du film et plus particulièrement au couple à la dérive et proche du nauffrage (c'est le cas de le dire), interprêté par Barbara Stanwyck et Clifton Webb. Tous les personnages secondaires tourneront presque tous autour de ce couple. On retrouvera ainsi le tout jeune Robert Wagner et la jeune Audrey Dalton.

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Le film bénéficie d'effets spéciaux novateurs pour l'époque, mais n'est malheureusement pas fidèle à la réalité. A mon sens on est d'ailleurs plus devant un mélodrame que devant un vrai film catastrophe. Ainsi, les histoires des différents personnages prennent systématiquement le pas, sur l'histoire du bateau et finalement la grande histoire. C'est aussi la force et en même temps la faiblesse du film, qui nous mène un peu en bateau jusqu'au drame final qui est une bonne leçon pour chacun d'entre nous, trop occupé par nos passions, et qui négligeons ceux qui nous aiment La catastrophe et donc la mort rattrapent donc à la fin chacun, alors les attitudes changent et les passions n'ont plus alors aucune importance devant la marche irréversible de la mort. C'est la grande leçon du film et la chanson finale, "plus près de toi mon Dieu" est particulièrement forte et pleine d'émotion. C'es très dur de ne pas verser sa larme à ce moment du film. Cette chanson du film, devait d'ailleurs rester dans la mémoire populaire attachée à cette catastrophe et au Titanic.

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En résumé : Un beau film, qui fait passer le Titanic au second plan des intrigues pendant une grande partie du métrage, mais c'est aussi un film qui a en lui beaucoup d'émotion pour une terrible leçon finale qui est une belle parabole sur l'existence et sur le destin de l'Homme.

 

Bande-annonce :

 

La chanson du film, "Plus près de toi mon Dieu" (en vo) :

 

Film disponible en DVD et Bluray (Zone 2 et B)

 

Note : 7 / 10