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16/10/2015

L'homme de la plaine / The man from Laramie - 1955

"L'homme de la plaine" est un western de la Columbia, tourné en Technicolor par Anthony Mann. J'ai eu beau regarder, à part un casting assez flamboyant, l'ensemble ne m'a pas semblé voler très au dessus des westerns d'Audie Murphy à l'Universal. En effet, si on peut considérer le casting composé de James Stewart, Arthur Kennedy, Donald Crisp, Cathy O'Donnell, et Alex Nicol,  excellent et donc le jeu des acteurs globalement supérieurs à un western d'Audie Murphy, le reste m'a quelque peu laissé sur ma fin. En particulier le scénario nous laisse assez peu de suspens et on sait déjà comment tout cela va se terminer 20 minutes avant la fin. Alors oui c'est bien filmé, c'est bien joué, la musique de George Duning est bonne. Mais le film n'arrive jamais à emporter le spectateur, et on reste assez déçu devant un spectacle finalement convenu, où l'héroïne n'en est pas une, où le héros ne veut pas en être un, où le patron du ranch ne peut plus l'être, où son fils ne sait pas l'être. Finalement, c'est bien ce qui serait intéressant dans "l'homme de la plaine", c'est presque cette inadaptation au monde, affichée et revendiquée par les personnages. En effet, chacun est rempli d'une espèce d'impuissance face à son destin, qui donne tout son charme au film. Au delà de cette constatation, j'avoue m'être un peu ennuyé devant "l'homme de la plaine", qui reste un honnête spectacle, mais très loin du très grand western que l'on pouvait espérer. Parfois ne faudrait-il pas trop attendre d'un film ? Mais lorsque l'on compare les chef-d'oeuvres de Mann, à ce film, on ne peut que ranger ce dernier, dans la catégorie des honnêtes films mineurs de sa filmographie.

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Ci-dessus : James Stewart

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Ci-dessus : Arthur Kennedy & James Stewart

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Ci-dessus : James Stewart

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Ci-dessus : Donald Crsip & Arthur Kennedy

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Ci-dessus : James Stewart & Cathy O'Donnell

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Ci-dessus : Donald Crisp & James Stewart couché

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Ci-dessus : Aline MacMahon & Cathy O'Donnell

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Ci-dessus : Donald Crisp

La musique de George Duning :

 Disponible en DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée

Note : 6,5 / 10

24/01/2014

La charge des tuniques bleues / The last Frontiere - 1955

"La charge des tuniques bleues" est un western en Technicolor et en cinémascope d'Anthony Mann. Anthony Mann avait réalisé l'année précédente, l'excellent "je suis un aventurier" avec James Stewart, et en 1955 "l'homme de la plaine" avec le même James Stewart. Ici c'est Victor Mature qui a le rôle titre et même si Anne Bancroft n'apparaît pas tout de suite au générique, c'est bien sa relation avec Mature qui crève l'écran. Mais on en reparlera plus tard. J'avoue que la jaquette du boitier DVD n'était pas très vendeuse et juste un peu mieux que l'horrible affiche française que vous pouvez voir ci-dessous. Tout d'abord parce que le film a un ton décalé, qui jure avec la production courante de l'époque. On nous propose la vie d'un fort en territoire indien. à travers la relation entre un trappeur qui devient éclaireur de l'armée (Victor Mature) et une femme délaissée (Anne Bancroft) par son mari (Robert Preston), colonel du régiment avide de gloire. La relation amoureuse entre Victor Mature et Anne Bancroft est ici brûlante, et la sexualité est suggérée très fortement, comme rarement vu dans le cinéma hollywoodien de cette époque. L'adultère est mise en avant et les concepts chrétiens de fidélité sont battus en brêche. Ainsi, si dans "la charge fantastique" (1942), le couple Errol Flynn / Olivia Havilland avaient des adieux magnifiques. Ici les adieux ne sont que l'occasion de clôturer une nouvelle dispute. Le romantisme est donc absent du film. C'est un choix et cela donne un ton particulier au film.

 

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Enfin, l'obsession du colonel qui veut absolument avoir son moment de gloire, si elle fait écho à la même recherche de gloire de Henry Fonda dans "le massacre de Fort Apache", elle ne trouve ici aucune légitimité, ni beaucoup d'opposition dans la faible prestation de Guy Madison. Et la légende, ne vient pas sauver la réputation du colonel. Alors c'est vrai que le film ne tombe pas dans les excès contestataires des années 60. Mais il n'en reste pas moins extrêmement novateur sur bien des points, ainsi que sur la confrontation entre l'homme civilisé barbare et le mythe du "bon sauvage". Enfin, Anthony Mann nous donne à suivre des combats en lisière de forêt, qui de "la chute de l'empire romain" (1964) à "Gladiator" (2000) parcourt l'histoire du cinéma, donnant là encore un ton si particulier au film. Vous auriez donc tort de vous priver d'un western vraiment pas comme les autres, où l'héroïque colonel est le problème et l'éclaireur sous éduqué, la réponse.  Un western en avance de 15 ans sur son temps, c'est assez rare pour être signalé.

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Ci-dessus : Victor Mature et Anne Bancroft

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Ci-dessus : Robert Preston et Victor Mature

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Ci-dessus : James Whitmore et Robert Preston

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Ci-dessus : Photos du tournage

Note : 7 / 10

03/12/2013

La porte du diable / Devil's Doorway - 1950

On ne ressort pas indemne à la vision de ce splendide western, "la porte du diable". C'est le premier western d'Anthony Mann. En effet, Mann venait de signer à la MGM, après avoir tourné une série de films noirs à succès à la RKO. Après, "le livre noir" (1949) pour Walter Wanger Productions, "Incident de frontière", "La Rue de la mort" et "les furies", pour la MGM, Mann devait s'attaquer à son premier western : "la porte du diable". Inutile de dire, que pour un premier essai, dans ce genre si particulier, Mann réussit un coup de maître. Le film bénéficiait d'un très bon scénario de Guy Trosper, qui nous montrait un Robert Taylor en indien, qui retrouvait le domaine de son enfance, au retour de la guerre de sécession. Mais malheureusement, le gouvernement ne reconnaissait pas ses droits, sur ses propres terres et voulait l'exproprier pour le partager à des colons. L'affrontement devait alors inévitable. La MGM, plutôt connue à l'époque, pour ses somptueux films d'aventures et ses comédies musicales, attaque ici l'histoire des USA, et touche au drame social indien, comme rarement dans l'histoire du cinéma américain. Par son ton, "la porte du diable" détonne, et dérange. L'indien est ramené enfin, à sa simple humanité et à sa volonté de continuer à vivre sur la terre de ses ancêtres. Et surtout, Robert Taylor personnifie admirablement le personnage, lui donnant une famille, une vie, dont les westerns jusque là ne se souciaient guère. La composition de Taylor fait beaucoup pour la valeur artistique de l'ensemble.

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Mann sait également personnifier le méchant de l'histoire en la personne de Louis Calhern. Louis Calhern cela reste évidemment Jules César dans la production avec Marlon Brando de 1953. Enfin, Paula Raymond n'est pas en reste et arrive à donner une belle émotion à son personnage, témoin du drame indien. Mais le film ne serait pas une telle réussite, sans la formidable réalisation de Mann, qui arrive à nous trouver des plans improbables, souvent pris de dessous, des ombres sur les visages, des gros plans, qui veulent insister sur le malaise que l'oeuvre doit dégager. Cela commence d'ailleurs presque dès le premier plan avec la présence sombre et noir de Calhern accoudé au bar, et attendant Robert Taylor, comme un rapace.

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Ci-dessus : Robert Taylor & Paula Raymond

La MGM savait que le film serait très difficile à sortir en 1950 et attendit la sortie de "la flèche brisée", la même année par la 20th Century Fox. Devant l'énorme succès de ce dernier, Louis B Mayer se décida à sortir "la porte du diable". Malheureusement, le film n'obtint pas un grand succès. Car là où "la flèche brisée" renvoyait blancs et indiens, dos à dos en refusant de prendre parti, "la porte du diable" prenait clairement parti pour les indiens. Le public américain n'était pas prêt pour un tel film. Aujourd'hui on redécouvre avec délectation ce film, dans un superbe coffret édité par Wild Side. On regrettera malgré tout, qu'un film d'une telle importance, n'ait pas eu les faveurs d'une restauration complète et d'un nouveau master immaculé en Bluray. Mais quoiqu'il en soit, chers lecteurs, il ne faut absolument pas rater, un des plus beaux films de Robert Taylor, que Jacques Tourneur avait refusé de tourner, ne croyant pas à cette histoire d'un Robert Taylor en indien. Rétrospectivement, on peut considérer qu'il s'est lourdement trompé.

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Note : 9 / 10

15/03/2013

La chute de l'empire romain / The Fall of the Roman Empire - 1964

La qualité d'un film doit elle être mesurée à l'aune du nombre d'entrées en salle ? Que restera t'il du cinéma d'aujourd'hui dans 100 ans ? Ce sont bien les questions que l'on peut se poser quand on essaye d'analyser ce film, "la chute de l'empire romain". En effet, aujourd'hui on se rappelle de ce film surtout parce qu'il a inspiré lointainement le "Gladiator" de Ridley Scott. Mais si ici il est question du début du déclin de Rome, ce film eut également pour conséquence la fin de la société de production de Samuel Bronston comme le note le New-York Times dans son édition du 6 août 1965. Le film avait en effet coûté 18,5 millions de dollars, ce qui était une somme très importante pour l'époque et n'avait pas rapporté assez de bénéfices. Bronston devait donc finir de produire la même année, "le Plus Grand Cirque du monde" avec John Wayne, et abandonner les très grosses productions. Il ne produira que 3 films jusqu'en 1984, son dernier film étant "Fort Sagane".  Pourtant comme nous allons le voir, cet insuccès public de "la chute de l'empire romain" est largement immérité.

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Tout d'abord le film bénéficiait d'une pléiade de stars : Sophia Loren, Stephen Boyd, Alec Guinness, James Mason, Christopher Plummer, Mel Ferrer, Anthony Quayle et Omar Sharif. Sophia Loren avait joué Chimène 3 ans plus tôt dans "le Cid" également sous la direction d'Anthony Mann. Stephen Boyd c'est bien évidemment l'inoubliable Messala de "Ben-Hur"(1959) de William Wyller.  Alec Guinness c'est bien entendu le colonel anglais du "pont de la rivière Kwaï" ou Obiwan Kenobi dans l'épisode IV de "la guerre des étoiles". James Mason joue de son côté le rôle d'un savant et le rôle lui va parfaitement et correspond à son flegme anglais. Quant à Mel Ferrer il fait une composition à cent milles lieux de sa prestation dans "Scaramouche" et est presque méconnaissable. Enfin Anthony Mann était donc comme sur "le Cid" également présent aux commandes. A noter que "la chude de l'empire romain" a été tourné en Espagne dans la Sierra de Guadarrama au Nord de Madrid et que pour l'occasion on recréa le forum romain et l'ancienne Rome sur une superficie de 220 000 m2

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Ci-dessus : Sophia Loren et Stephen Boyd. Ils ne sont pas beaux ?

Mais on ne retrouve pas seulement des acteurs de péplums comme Stephen Boyd mais on retrouve aussi dans le film des scènes rappelant les plus grands péplums. Par exemple, on a comme dans "Ben-Hur" une course de chars. On a une reconstruction du forum romain, mais aussi un long combat dans les forêts enneigées de la Germanie comme dans ... "Gladiator". Alors évidemment en 1964, la violence n''était pas aussi réaliste que 10 ans plus tard. Mais néanmoins, le film est pour l'époque très bien réalisé. Et si mon intention n'est pas de vous raconter l'histoire du film, je vous dirai que ce film est baigné d'une profonde mélancolie qui ira à la fin jusqu'à une certaine folie, prémonitoire d'un avenir sombre pas seulement pour Rome peut être, mais pour un certain cinéma. Le public de l'époque ne l'a peut être pas compris. Mais il est difficile de ne pas voir dans ce monde romain qui s'écroule petit à petit imperceptiblement une annonce d'un changement de société d'une résonance étrangement actuelle. Et finalement la vie d'un Empire peut bien être comparé à la vie d'un Homme, avec donc un début, une élévation et une fin. Si Maximus dans "Gladiator" ouvrait une porte pour un autre monde et pour en réalité un autre cinéma, "la chute de l'empire romain" était le testament d'un cinéma d'aventure spectaculaire et familial qui jettaient ses derniers feux, avant un long hiver. Pour toutes ces raisons, j'ai une profonde tendresse pour ce film crépusculaire baigné des larmes de Sophia Loren. Récemment édité en Bluray (l'année dernière) il mérite donc tout votre intérêt.

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Ci-dessus : Anthony Mann sur le tournage de "la chute de l'empire romain"


La bande-annonce :


 

La musique de Dimitri Tiomkin :


 

Reportage sur Anthony Mann  par Jean-Claude Missiaen :



Note : 9 / 10

13/03/2013

Le Cid / El Cid - 1961

"Le Cid" ou l'histoire romancée de l'Espagne au moyen-âge et de son héros légendaire. Le film fait parti de ces films grands spectacles qui avaient pour but au début des années 60, d'offrir au spectateur des salles de cinéma un spectacle impossible à recréer sur les écrans de télévision. Samuel Bronston, producteur spécialisé dans les films grands spectacles devaient produire le film. Et le résultat est là et bien là, en un mot : colossal. Si "Ivanhoé" de Richard Thorpe était beau "le Cid" le dépasse encore et à tous les niveaux. Ainsi, Charlton Heston trouve là peut être son meilleur rôle,  Sophia Loren n'a peut être jamais été aussi belle et désirable que dans ce film où elle représente comme jamais la femme terriblement attirante, dangereuse, fatale, mais aussi aimante tout à la fois.  Les seconds rôles sont aussi au niveau avec en tête une intrigante Geniève Page et un tourmenté John Fraser. La version Bluray est celle à acquérir car elle bénéficie clairement du meilleur master et beaucoup de défauts de l'image ont été corrigés sur le Bluray.

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Si le scénario est romancé, il n'en est pas moins extraordinaire et digne des plus belles balades des troubadours du moyen-âge. En effet, l'histoire de cet homme aimé de la plus belle des femmes qui se sacrifie pour repousser un islam terroriste et mortifère au nom de la tolérance, du bien vivre ensemble, et d'une vision positive de l'humanité, a quelque chose de touchant et de profondément contemporain. Ainsi, le parcours du Cid est un peu celui du chevalier errant qui pour suivre son idéal se brouille avec son roi. Ce destin exceptionnel est magnifié dans une hallucinante scène finale à l'incroyable énergie christique, où la légende dépasse les actions de l'homme. Si on ajoute à cela une réalisation pharaonique, et la somptueuse et inoubliable musique de Miklos Rozsa, on peut considérer sans se tromper, "le Cid" comme tout simplement un des plus beaux films de tous les temps, dont la vision est celle d'un miracle constamment renouvelé. Que Viva España !

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Film disponible en Bluray Zone B !

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Miklos Rozsa :

 

 

 

Note : 10 / 10

04/11/2012

Two O'Clock Courage - 1945

J'ai vu hier soir "Two O'Clock Courage". C'est petit film noir d'Anthony Mann de 66 minutes réalisé pour la RKO. Malgré sa durée assez courte, le film est très intéressant. Et on peut se demander si Anthony Mann a fait des petits films vu la qualité brute de celui-ci. La durée assez courte du métrage fait que l'on s'ennuie pas une seconde. La première scène plante tout de suite le décor, un homme blessé, est presque renversé par un taxi. Qui est cet homme ? Qu'a t'il fait pour être blessé ? Quel est son histoire ? Bien entendu, le film ne répond à aucune de ces questions au début, car l'homme est devenu totalement amnésique suite à son choc à la tête. Le film noir a donc son sujet initié en quelques minutes. Tout l'intérêt pour le spectateur est que celui ne sait rien et ne sait pas ce qui l'attend la scène suivante. Tout le film va donc tourner autour de la résolution de l'énigme initiale. Bon alors, il est vrai que le film date de 1945, donc il ne faut pas s'attendre à voir du "Jason Bourne like". Néanmoins ce métrage possède des qualités cinématographiques qui retiennent l'attention comme évidemment une mise en scène sérieuse et des acteurs de premiers plans comme Anne Rutherford (restée célèbre pour avoir été la soeur de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent") ou encore Jane Greer que l'on a pu voir dans "le prisonnier de Zenda" ou dans "la griffe du passé" avec Mitchum. J'aime beaucoup également la performance de Tom Conway qui a un accent très "upper class" à la George Sanders (les connaisseurs comprendront).

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On a donc là un film assez sympathique marqué par des jeux de mots et de l'humour, par exemple autour du mot anglais "steps". C'est assez rare de voir cet aspect comédie dans un film noir pour le signaler. "Two O'Clock Courage" préfigure ce qu'Anthony Mann fera plus tard en terme de films noirs plus sérieux comme par exemple "Desperate" en 1947. "Two O'Clock Courage" est parfois presque trop bavard, mais on ne peut réellement lui reprocher, le divertissement, l'intrigue, les acteurs, et la réalisation étant au rendez-vous. Très recommandable.

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Ci-dessus Tom Conway

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Ci-dessus Ann Rutherford et Jane Greer

 

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Ci-dessus Ann Rutherford et Tom Conway

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Film disponible en DVD Zone 2. Qualité d'image assez bonne même en videoprojection.


NOTE : 7 / 10

10/10/2012

Le grand attentat / The Tall Target - 1951

Le grand attentat est un film de 1951 d'Anthony Mann. Ce dernier est aujourd'hui surtout connu pour ses films à grands spectacles produits au début des années 60 comme "le Cid" ou "la chute de l'empire romain", ses Westerns ou encore "Quo Vadis". Ici cela n'a rien à voir. On est devant un film noir, un thriller au style hitchkockien assumé. En effet, le scénario débute en 1861 Lincoln vient d'être élu président des USA et il doit faire son discours d'investiture. Un inspecteur de police (Dick Powell) qui était chargé de la garde du président pendant sa campagne électorale, est persuadé que c'est lors de ce discours initialement prévu à Baltimore que l'on va attenter à la vie du président. Sa hiérarchie ne le croyant pas, son rapport n'ayant pas eu de suite, il va décider de démissionner de partir tout seul en mission et d'aller à la recherche des assassins du président. Pour cela il doit prendre un train pour se rendre à Baltimore.

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Toute le film va donc tourner autour de ce voyage en train. Ce qui marque le plus dans ce film c'est la quasi absence continue de musique. Le titre ne comporte d'ailleurs aucune musique, sinon le bruit des trains à vapeur et des essieux. C'est très perturbant pour le spectateur. Un malaise s'installe d'entrée. Ce malaise continue avec la mission que s'attribue Powell en contradiction avec sa hiérarchie. Puis dans le train, l'homme qui avait sa place disparaît. La référence à Hitchcock et à une "femme disparaît" est alors patent. Le huis clos nocturne et ferroviaire va s'accentuer tout le long du film. On se prend à chercher des indices à suspecter chaque passager comme notre inspecteur. Et par conséquent, chaque scène est une surprise. Sur quoi va t'il encore tomber, peut on se demander à chaque scène. C'est le seul côté un peu ludique du film qui reste oppressant, noir et glacé et qui se limite à l'espace étroit d'un train et des gares parcourant le chemin qui mène à Baltimore. Le spectateur est donc malmené comme vont l'être les acteurs du film. La toute fin du film synonyme de vérité et de libération finale permettra à chacun de comprendre le secret de "The Tall Target". Et comme la lumière, la musique, et la vérité apparaîtront toutes en même temps.

 

Ci-dessous : Adophe Menjou et Dick Powell

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On retrouve dans les seconds rôles Adolphe Menjou, qui est ici colonel. Acteur qui a commencé sa carrière dans le muet, on retrouvera ce dernier dans un rôle également de militaire dans le formidable film de Kubrick : "les sentiers de la gloire". Paula Raymond et Marshall Thompson complètent le casting.

 

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"Le grand attentat" est donc un très bon film qui met nos nerfs à rudes épreuves par le suspens et l'ambiance lourde et claustrophobe qu'il entretient. Il reste donc un spectacle intéressant, symbole d'une esthétique du film noir aujourd'hui totalement disparu.

 

Film disponible exclusivement à la Fnac dans la collection trésors Warner.


Note : 7 / 10