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20/02/2015

Les fous du roi / All The King's men - 2006

La version de 2006 des "fous du roi", est bien la meilleure. La première est peut être son casting étincelant avec Sean Penn, Jude Law, Kate Winslet, Anthony Hopkins,Patricia Clarkso, James Gandolfini, et Mark Ruffalo. Mais surtout ce casting est le bon. Jude Law a bien l'air d'un intellectuel perdu, entre son amour virginal pour Anne Stanton (jouée par Kate Winslet), et sa désillusion de la vie et de la politique. Sean Penn arrive à donner une vie au film. On peut le trouver énervant, insupportable. Mais il est bien le personnage central du film. Mark Ruffalo a sans doute là son meilleur rôle et arrive à entrer parfaitement dans son personnage de grand médecin intègre, mais au faible mental, qui ne voue qu'un immense mépris pour le travail du gouverneur joué par Sean Penn. James Gandolfini est également parfait en politicien bas de gamme, aux ordres de grands intérêts financiers. On semble réellement faire corps avec cette société malade de Louisiane et à cette torpeur du Sud, où le progrès semble avancer à la vitesse d'un escargot. Le réalisateur Steven Zaillian, nous donne une réalisation très convaincante, qui se repose sur une très belle photographie de Pawel Edelman, dont on avait déjà pu admirer le remarquable travail sur "le pianiste" (2002) de Roman Polanski. On peut regretter qu'Hollywood ne le fasse pas plus travailler. "Les fous du roi" dans sa version de 2006 est donc un film totalement réussi formellement, bien réalisé, aux personnages bien travaillés,  et clairement supérieur à son prédécesseur à tous les niveaux. Pourquoi ce film n'a t'il pas rencontré la critique et son public ? Mystère. Peut être, un film politique n'intéresse plus grand monde aujourd'hui. On ne peut que le regretter.

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Ci-dessus : Sean Penn

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Ci-dessus : Jude Law

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Ci-desus : Sean Penn et Mark Ruffalo

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Ci-dessus : Jude Law & Kate Winslet

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Ci-dessus : Jude Law

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Ci-dessus : Jude Law & Sean Penn

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Ci-dessus : Sean Penn & Steven Zaillian

Disponible en DVD & Bluray en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

16/08/2014

Noé / Noah - 2014

Etrange film que ce "Noé" de Darren Aronofsky. Ce dernier est responsable de la réalisation, mais aussi du scénario. Or, le film nous propose un récit étrange, voir très souvent anachronique tout en mélengeant le récit biblique de la Genèse. Si le film intrigue, il finit par ennuyer, et on se demande bien, si il était réellement nécessaire de nous pondre un tel récit fantasitco-apocalyptique, à la sauce Transformers, pour décrire la légende de Noé. Ainsi, les anges déchus sont représentés par des statues de pierre qui se meuvent et qui sont capables de combattre, un peu comme des "Transformers". Le méchant roi, a quant à lui, un lance fusée ! Vous voyez le genre ... Ceci dit, la photographie est plutôt pas mal, et la précision des images est quand même intéressante pour tester son Home-cinéma. On pourrait presque s'amuser à compter les poils de la barre de Noé, tellement les images sont précises, et le scénario peu intéressant.

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Ceci dit, il y a quand même de très bons acteurs : Russel Crowe, Jennifer Connelly très touchante, Anthony Hopkins très bon comme à son habitude. Le méchant est attirant comme il se doit, et il faut noter l'excellente prestation de Ray Winstone, dans son rôle de roi qui part à la conquête de l'arche. Quant aux fils de Noé, ils sont assez inexistants, écrasés qu'ils sont, par l'autorité du patriarche. Le film ne refuse pas la réflexion métaphysique, sur le devenir de l'Homme et de la Nature. Mais franchement, après la vision de plus de 2H15, d'un gloubiboulga plus ou moins informe et indigeste, la seule question qui reste, c'est : mais qui souhaiterait voir ce film une deuxième fois ? Pas moi en tous les cas. L'arche a trop pris l'eau, pour rester insubmersible aux critiques et aux années. Alors c'est vrai que "Noé" n'est pas un film à jeter par dessus bord, mais très sûrement à laisser en fond de cale pendant un long moment.

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Ci-dessus : Russel Crowe dans "Noé"

Note : 5 / 10

22/12/2013

Hitchcock - 2012

Le premier plaisir en regardant le film « Hitchcock » c’est de se trouver sur le tournage de « Psychose » en 1959 et d’en suivre la fabrication depuis l’écriture du scénario jusqu’à sa sortie au cinéma avec ses difficultés, les négociations avec le studio Paramount ou encore l’organisme de censure. D’ailleurs le titre est trompeur puisqu’il ne s’agit  pas de la vie et de l’œuvre du réalisateur mais uniquement de la chronique d’un tournage, très limité dans le temps. Néanmoins, la vie privée d’Alfred Hitchcock pendant le tournage est largement abordée puisque sa meilleure collaboratrice n’est autre que sa femme, Alma. C’est là que j’ai beaucoup appris car l’apport d’Alma est manifeste dans le scénario comme dans la réalisation de « Psychose ». Le couple est le ressort dramatique du film « Hitchcock » avec des moments d’humour et de tendresse qui font souvent passer le film pour une comédie romantique. Ainsi les problèmes du tournage sont légers, les obsessions sadiques d’Hitchcock sont amusantes et la main mise autoritaire du studio facilement écartée. On peut regretter le manque de traitement du génie reconnu d’Alfred Hitchcock et on peut au contraire se réjouir de découvrir le couple car le nom Hitchcock sur l’affiche concerne autant Madame que Monsieur.

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C’est le premier film de Sacha Gervasi qui était jusque là principalement scénariste, dont une fois pour Steven Spielberg avec « Terminal » en 2003. Pourtant, rien ne trahi son absence d’expérience dans la réalisation et j’ai beaucoup apprécié sa faculté à nous montrer plusieurs histoires en même temps. En plus du couple Hitchcock, nous suivons avec facilité et intérêt les actrices, l’équipe technique et les membres du studio. On découvre également l’histoire réelle du meurtrier à l’origine du livre qui va inspirer le scénario. Le réalisateur met très bien en valeur son casting. Anthony Hopkins se fait oublier derrière le volume de son personnage. J'ai fait l'erreur de voir le film en version française et j'étais gêné par l'excès d'articulation du doublage d'Hopkins alors que la V.O. dans la bande annonce m'a apporté tout de suite le coté anglais si délicieux et connu d'Alfred Hitchcock. Helen Mirren tire le film à elle et fait une prestation parfaite. Scarlett Johansson et Jessica Biel jouent des actrices avec beaucoup de fraîcheur.  A voir donc ce film élégant, pour le plaisir de la mise en abîme, le jeu convainquant des acteurs et toutes les informations amusantes et instructives que l’on apprend sur la création d’un chef-d’œuvre.

Chronique : signée Olivier

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Ci-dessus : Anthony Hopkins

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Ci-dessus : Helen Miren et Anthony Hopkins

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Ci-dessus : Sacha Gervasi sur le plateau "d'Hitchcock"



La note d'Olivier : 7 / 10

01/12/2013

Les vestiges du jour / The remains of the day - 1993

 "Les vestiges du jour" est une réalisation de James Ivoiry. C'est le deuxième tourné par Anthony Hopkins sous la direction de Jamas Ivoiry, après le très acclamé "Retour à Howard Ends" (1992). Emma Thompson, retrouve également Anthony Hopkins, l'un et l'autre était déjà présent sur "Retour à Howard Ends", l'année précédente. James Ivoiry a le don de nous faire rentrer dans la vie d'une époque, et très souvent dans les chaussons de la vieille noblesse ou bourgeoisie anglaise. Ici dans "les vestiges du jour", Ivoiry met en image, l'imperceptible décadence de la noblesse anglaise pendant les années 30. Le film très anglais, nous met donc en scène, la vie domestique de Lord Darlington (joué par James Fox). Mais celui-ci, reste finalement comme très secondaire, et le film s'attache rapidement à conter l'histoire du Majordome (Anthony Hopkins) et de sa gouvernante (Emma Thompson). On retrouve également Christopher Reeve (le Superman première génération), mais dans un rôle finalement assez secondaire.

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Le film s'intéresse à 3 thèmes principaux : la fidélité et l'obéissance du valet à son maître, l'incapacité pour un bon domestique à évoquer ses sentiments personnels, et la difficulté pour Lord Darlington de voir où sont ses ennemis. Mais ses thèmes ne sont pas divisés, mais au contraire liés les uns aux autres. Ainsi, Lord Darlington organise une conférence internationale dans son château, Et c'est parce que cette conférence a lieu, que le majordome (Anthony Hopkins) ne peut pas être présent au chevet de son père mourant. Et c'est à cette occasion que des liens de respect, vont se créer entre le majordome et la gouvernante.

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Ci-dessus : James Fox

Le film évoque donc cette histoire d'amour impossible, devant l'incapacité du majordome (Anthony Hopkins) à exprimer d'autres sentiments que ceux liés à sa fonction de majordome. Il passe donc à côté d'une femme susceptible de l'aimer ou qui voudrait l'aimer. Il n'accepte pas d'interférence dans sa vie privée, aussi minime soit elle. La fidélité à son maître est son seul plaisir. Et le scénario, montre que cette fidélité est aussi une soumission à l'intelligence ou la culture de son maître qu'il juge supérieure à la sienne. Malheureusement, Lord Darlington, trop bien éduqué, trop honnête, se voit dans l'incapacité de contenir la menace nazie et rejoint finalemement, la mouvance pacifiste de Lord Chamberlain (premier minsitre anglais avant la guerre). Lord Darlington finit seul sa vie dans la suspicion et le déshonneur. Le film est finalement un concentré de vies ratées ou gâchées. La gouvernante épouse un autre homme, qu'elle n'aime pas. Darlington finit abandonné de tous. Et le majordome, sait qu'il a perdu la seule femme capable de l'aimer pour une fidélité absolue, à un maître que l'on considère aujourd'hui comme un traître. Ivoiry se plait à décrire ce portrait social dans les moindres détails. L'habile et intelligent scénario de Ruth Prawer Jhabvala, d'après le roman de Kazuo Ishiguro, fait beaucoup. Néanmoins, on peut parfois reprocher à ce film, déjà devenu classique, un côté un peu rigide, voir guindé, que la belle musique de Richard Robbins, permet d'oublier.

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Ci-dessus: Emma Thompson

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Ci-dessus : Anthony Hopkins

La bande-annonce :

 

 

La musique :

 

Disponible en DVD et Bluray (Freezone), VF et VO sous-titrée.

 

Note : 8 / 10