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26/12/2014

The fabulous Dorseys - 1947

"The fabulous Dorseys" est une comédie musicale vraiment spéciale. En effet, elle raconte l'histoire de de Tommy & Jimmy Dorsey, par eux mêmes. En effet, ce sont Tommy & Jimmy Dorsey, qui jouent leur propres rôles. On peut également voir leurs orchestres respectifs, ainsi que le chef d'orchestre, Paul Whiteman, ou encore Art Tatum et bien d'autres. La chanteuse est Janet Blair. Elle débute au cinéma en 1941, participant à quatorze films américains jusqu'en 1948 ; trois de ses plus connus, durant cette période, sont la comédie, "Ma sœur est capricieuse" (1942), avec Rosalind Russell, le film musical, "Cette nuit et toujours" (1945), avec Rita Hayworth, et le film noir "Les Liens du passé" (1948), avec Franchot Tone. Ultérieurement, elle ne contribue qu'à cinq films, disséminés entre 1957 et 1976 (dont un film d'horreur britannique en 1962. Très tôt Janet Blair, avait montré des dons pour le chant. et à 18 ans, elle était déjà la chanteuse en titre de l'orchestre de Hal Kemp au Cocoanut Grove de Los Angeles. Vous l'aurez compris, il y a un énorme plateau de stars du jazz américain de l'époque, auquel il faut ajouter William Lundigan, et Sara Allgood inoubliable déjà, dans le rôle de la mère courage dans "quelle était verte ma vallée" (1941). Elle reprend ici encore le rôle d'une mère poule, qui s'inquiète pour ses enfants.

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Alors c'est vrai que l'on peut contester les talents d'acteurs de Tommy & Jimmy Dorsey. Néanmoins, leur présence ajoute une très grosse crédibilité au film. Ainsi, on sent bien que les anecdotes sont vraies. Comment pourrait il en être autrement ? C'est assez rare de voir deux musiciens légendaires raconter leur propre histoire et c'est pourtant cela qui se déroule sous nos yeux. Les scénaristes ont l'intelligence d'ajouter une romance entre Janet Blair et William Lundigan, pour avoir une fin, qui tienne la route. Mais peu importe on retient une réalisation tout à fait correct, et une photographie de James Van Trees par moment assez inspirée. C'est donc un pur plaisir de redécouvrir, ce fabuleux swing, des Dorseys, qui nous ferait presque regretter de ne pas avoir vécu cette époque bénie du jazz. Et lorsqu'on adore cette musique comme moi, c'est très dur de ne pas être un fan absolu d'un tel film. Je regrette pourtant sur l'édition que je possède, une image et un son un peu en retrait. Il faudra sans doute, se tourner vers l'édition Wild Side sur leur site, pour peut être espérer mieux et éviter les vendeurs particuliers de chez Amazon qui fourguent des éditions dépassées. Mais je ne peux garantir que l'édition Wild Side soit meilleure que ma copie issue d'une vieille édition DVD. Si quelqu'un a des informations sur la qualité de l'édition Wild Side, je suis preneur.

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Ci-dessous : Janet Blair & William Lundigan

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Ci-dessus : l'orchestre à la radio

Extrait :



Note : 7 / 10

30/08/2013

Smart Money - 1931

"Smart Money" est un film qui devait réunir dans l'esprit des producteurs de la Warner, les deux vedettes du film de Gangster : James Cagney et Edward G Robinson. Le problème, c'est que si Edward G Robinson a tourné déjà plus d'une dizaine de films en 1931, James Cagney n'en a tourné que quatre, dont certains comprenant de bien petits rôles. L'affrontement entre les deux vedettes du film de gangster va donc tourner court et se limiter à un affrontement final, assez surprenant. Enfin dans ce film, Cagney aura toujour pour Robinson un rôle de mère protectrice qui rend presque impossible tout conflit.

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Donc contrairement à ce que l'on pouvait attendre de l'affiche ci-dessus, le rôle de Cagney va se résumer à un second rôle. Edward G Robinson à défaut d'affronter Cagney va affronter un gang de joueurs escrocs, puis la gente féminine avec lequel il n'aura aucun succès, et qui finiront par causer sa perte. Mais après tout, la femme n'est elle pas, le point faible de tous les hommes et de tout grand empire ? N'y a t'il pas eu Napoléon et Joséphine ou César et Cléopâtre et combien d'autres ? Ce côté là du film est plutôt intéressant. Ainsi, le film laisse deviner au début des histoires de prostitution, mais comme rien est dit, le spectateur peut tout imaginer. Heureux temps, où le cinéma suggérait plus qu'il ne montrait !

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Ci-dessus : Edward G Robinson

Dans le casting en plus de Cagney et Robinson, on remarque la jeune Evalyn Knapp qui fit l'essentielle de sa carrière dans les années 30. Ralf Harolde est également présent. On se rappelle de lui pour ses interprétations dans "Adieu ma jolie" (1944) avec Dick Powell, ou dans "Safe in hell" (1931). Enfin on remarque un certain Boris Karloff même pas crédité au générique. Malgré ce casting intéressant, le film tarde à toucher au but, voir à tirer des leçons ou des conclusions. De plus, par certains aspects il a quand même pas mal vieilli et semble une oeuvre mineure des deux monstres sacrés que sont Cagney et Robinson. Je vous conseillerai donc de ne pas perdre trop de temps sur cette oeuvre, somme toute mineure qui mérite d'être vu uniquement pour le jeu d'acteur phénoménal de Robinson, la réalisation et le scénario n'ayant rien d'exceptionnel.

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Disponible en DVD zone 1 (mais free zone) dans la collection des films de gangsters (vol 4) de la Warner sur Amazon.com (attention aux droits de douanes).

A noter que le film propose un intéressant commentaire sur cette version US. Le film est sous-titré mais pas les commentaires de cette série de films.

Extrait :

 

Note : 5,5 / 10

23/12/2012

Baby Face - 1933

"Baby Face" est un film "Pré-Code" de 1933 avec Barbara Stanwyck, et George Brent dans les rôles principaux. On retrouve également dans les seconds rôles le très jeune John Wayne. Il existe 2 versions de ce film : la version censurée diffusée dans les cinémas à l'époque et la version non censurée "director's cut" si on peut dire. C'est bien entendu, cette dernière version qui donne tout son sens au film. La version censurée enlève tout le caractère sulfureux de l'oeuvre voir même une compréhension de certaines scènes. Le film est une oeuvre d'importance dans l'immense filmographie d'Alfred E. Green.

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Aujourd'hui le film a perdu un peu de son caractère choquant, mais reste néanmoins profondément sulfureux sur de nombreux points. En effet, le film raconte l'histoire d'une jeune fille exploitée par son père dans un espèce de tripot clandestin. Le père fabrique de plus dans l'alcool à priori également de manière inégale. Il faut se rappeler que la prohibition disparaitra en avril 1933. Mais ce n'est pas tant cela qui est mis en avant. C'est surtout la volonté de s'en sortir par tous les moyens pour une jeune fille pauvre. Ce film serait une espèce d'éducation à la vie dans un monde sans pitié. Ainsi, les conseils d'un vieil homme vont faire réagir la jeune fille qui va se décider à ne plus se laisser exploiter mais à exploiter les hommes, grâce à sa beauté.

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Bien entendu, cette volonté de s'en sortir pour une jeune femme qui veut être indépendante était inacceptable pour la censure de l'époque. Et ce sont ces scènes que l'on interdira et pourtant bien avant la mise en place du code Hays. Par contre, la caméra s'attarde longuement sur les formes de Barbara Stanwyck, n'hésite pas à montrer une jarretière, des contacts physiques non désirés (voir l'image ci-dessus) etc

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Ainsi ce type de plan sur les jambes de Barbara Stanwyck est très rare dans le cinéma d'après 1934, on ne le retrouvera que très rarement dans le cinéma américain d'avant 1968. Peut être dans le "facteur sonne toujours deux fois" et encore car dans "le facteur sonne toujours 2 fois", le but du plan était d'anonncer l'entrée d'une femme dans la pièce. Ici le spectateur sait que l'actrice est présente, et le plan ne sert qu'à mettre en avant sa féminité. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire du film, pour ceux qui ne l'ont pas vu. Mais disons que notre héroïne arrivera à s'en sortir matériellement et peut être finalement aussi moralement. Le film était clairement scandaleux pour l'époque car il énonçait des vérités sur une société américaine sans pitié et sans morale et montrait les personnages masculins comme esclaves de leur passion, même au plus haut niveau de la hiérarchie sociale. J'aurais tendance à penser que presque 80 ans après, peu de choses ont changé. C'est bien ce qui fait de ce film un classique du cinéma US. On peut également se demander rétrospectivement ce que le cinéma américain aurait été, si il n'y avait pas eu de Code Hays. La censure a t'elle empêchée le tournage de films réalistes comme celui-ci ou a t'elle permis de développer l'aspect glamour et l'intellectualisme qui manque tant à Hollywood aujourd'hui ? On ne le saura jamais.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et John Wayne

Annex - Stanwyck, Barbara (Baby Face)_NRFPT_02.jpg

 

Bande-annonce :

La Réplique du film :

-Yes I am a tramp, but whose to blame ? My father !

Traduction : Oui je suis une trainée, mais qui est à blamer ? Mon père !


NOTE : 7 / 10