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12/05/2015

Une femme dangereuse / They drive by night - 1940

"Une femme dangereuse" est un film en noir & blanc, produit par la Warner en 1940 et tourné par Raoul Walsh sur un scénario de Jerry Wald, Richard Macaulay, lui même tiré d'un roman de A.I. Bezzerides. Comme dans tous les films de Walsh, le héros joué par George Raft est en lutte contre lui même et ici contre son statut peu enviable de camionneur. Son frère joué par Humphrey Bogart semble lui aussi en proie à des tourments et à lutte intérieure contre ce statut de camionneur qui ne lui convient pas non plus, car il l'éloigne trop souvent de son foyer et de sa femme. Ainsi, comme dans de très nombreux films de Walsh, on se demande si les principaux protagonistes trouveront finalement la paix. Ainsi seul le personnage du patron, joué par Alan Hale, personnage heureux malgré sa femme, disparaîtra, comme si Walsh et les scénaristes pensaient que ce personnage pouvait être sacrifié pour le bien de l'intrigue. Ainsi le noeud de l'intrigue va se nouer et on suit les péripéties des personnages avec intérêt. En plus d'un scénario bien construit, "une femme dangereuse" bénéficie donc d'un casting exceptionnel. J'ai déjà cité, George Raft, Humphrey Bogart, et Alan Hale. Mais les stars féminines sont bien là, avec Ida Lupino et Ann Sheridan. Ida Lupino est ici probablement dans son meilleur rôle. Elle brûle littéralement l'écran et son interprétation dans la scène du procès, reste un moment de bravoure, peut être uniquement dépassé par Bogart lors d'une même scène de procès , dans "Ouragan sur le Caine" (1954). Ann Sheridan, met aussi beaucoup de conviction dans l'interprétation du personnage et ne dénote pas, dans ce casting 4 étoiles.

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Le film est assez proche du scénario de "Ville frontière" (1935), avec Bette Davis. Les critiques de l'époque, feront d'ailleurs le rapprochement et avec raison, l'éloge du jeu d'Ida Lupino. Le film obtiendra un beau succès public mérité. A noter qu'on retrouvera le couple Humphrey Bogart, et Ida Lupino, l'année suivante, dans : "la grande évasion" ou dans son titre original "High Sierra". "Une femme dangereuse" est donc un film où l'on ne s'ennuie pas. Alors venez faire un tour de camion, vous ne serez pas déçu, si vous aimez le cinéma noir & blanc.

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Ci-dessus : George Raft, Humphrey Bogart & George Tobias

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Ci-dessus : George Raft, Ann sheridan, & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : George Raft & Ida Lupino

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Ci-dessus : Humphrey Bogart, Ann sheridan, & George Raft

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Ci-dessus : Alan Hale & George Raft

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Ci-dessus : Ida Lupino

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Ci-dessus : Ann Sheridan & George Raft

La Bande-Annonce :

Disponible en DVD zone 1 & 2 en VO sous-titrée français. Attention à noter sur le DVD zone 1, un sous-titrage français un peu minimaliste, qui ne fait pas honneur aux dialogues parfois crus des scénaristes. Excellente qualité d'image.

 Note : 7,5 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

0Photographie de plateau du film « Les Chevaliers du ciel 3.png

Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

Actors and crew on the set of the film “Captains of the Clouds”..png

Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

12/12/2013

Les conquérants - Dodge City - 1939

 "Les conquérants" c'est bien le type même du film qui m'a accompagné pendant une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence, que ce soit en VHS ou en DVD. C'est évidemment un western qui fait parti de ces westerns de 1939, qui vont revivifier le genre. Ce film était un western avec Errol Flynn.  Ce dernier apportait ici classe et charme et si au départ il dénote un peu, il est en réalité un héros westernien tout à fait crédible. La force des conquérants, c'est que ce western possède toutes les qualités des grands films du genre, et de par sa jeune naissance, on ne peut pas l'accuser d'être un immense clichés. Ainsi, il y a une scène de course entre un train et une diligence, une panique de bétail, des réglements de compte, une attaque de train, et un justicier. Rien ne manque pour le plaisir des yeux, même pas un très beau Technicolor, assez rare pour l'époque. La réalisation de Michael Curtiz est parfaite en particulier dans les scènes d'action, qu'il maîtrise parfaitement. Le film est donc un très bon divertissement, surtout si on ajoute au charme d'Olivier de Havilland, la grande et belle musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. La Warner réussit donc à atteindre son objectif de faire un western sur-vitaminé, qui aujourd'hui a un peu vieilli, mais seulement parce que l'on a vu 200 westerns plus tard. En 1939, ce n'était pas le cas. On notera, que le film parle d'une possible suite (Virginia City). Le film se tournera bien et se nommera bien "Virginia City" (1940), mais le scénario sera totalement changé et Miriam Hopkins remplacera Olivia de Havilland. On pourra peut être reprocher aux "conquérants" d'avoir les défauts de ses qualités. C'est à dire une incroyable facilité. Mais pouvons reprocher à ce cinéma d'être ce qu'il est. C'est à dire une oeuvre d'art.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Guinn "Big Boy" Williams, Errol Flynn, Alan Hale

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Ci-dessus : Errol Flynn et Bruce Cabot

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Ci-dessus : Errol Flynn (toute ressemblance avec votre serviteur serait purement fortuite).

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La présentation du film :

 

Extrait de la musique :

 

Note : 7,5 / 10

04/10/2013

Les aventures de Robin des Bois / The adventures of Robin Hood - 1938

Il n'y a rien qui ne m'effraie le plus, que de parler des films que l'on vénère, car on a pour eux, une espèce d'appréhension à ne pas bien les présenter et donc à ne pas leur rendre justice. "Les aventures de Robin des Bois", fait parti de cette catégorie de films, car il est un de ces films de mon enfance, qui m'a fait grandir. Combien ai-je vu de fois ce film ? Je ne saurai le dire. Mais même maintenant adulte, je dois encore le voir une fois tous les deux ans. Il y a une magie dans ce film comme dans aucun autre film. Est-ce le Technicolor ? Est-ce la belle romance entre Errol Flynn et Olivia de Havilland ? Est-ce le ton léger du film, qui aborde malgré tout des sujets sérieux ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c'est que ce film continue de marquer profondément ma vie, comme une espèce de boussole qui indique le chemin. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La distribution est somptueuse, regroupant donc Errol Flynn dans le rôle titre, mais aussi Olivia de Havilland, Le casting est complété par Basil Rathbone dans le rôle du comte au service du Prince Jean (Claude Rains). Les seconds rôles sont eux aussi de qualité, avec Patric Knowles, Eugene Paillette, Melville Cooper,Una O'Connor. Beaucoup joueront encore dans des films d'Errol Flynn, comme Alan Hale qui interprète ici Petit Jean. James Cagney était initialement prévu dans le rôle titre, mais il  entra en conflit avec la Warner et décidait de ne plus tourner pour le studio. Flynn qui avait obtenu un grand succès avec "Capitaine Blood" (1935) sous la direction déjà de Michael Curtiz devait reprendre le rôle de Robin des Bois. Et on ne peut que se réjouir de cette décision. Car si James Cagney est un très grand acteur. On peut légitimement se demander de ce qu'il aurait pu donner dans ce film romantique par excellence.

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Le film devait connaître une production chaotique, et les réalisateur allaient se multiplier sur le tournage, les deux principaux étant William Keighley, auquel Michael Curtiz succédera. Curtiz était très dur sur les plateaux. Ainsi lors de la scène d'étreintes entre Robin et Marianne, il devait crier à Flynn : "Ne la tenez pas comme une pomme de terre chaude ! Écrasez-la ! Vous lui briserez peut-être une côte ! Mais c’est très bien si ça donne une bonne scène !" Quoiqu'il en soit le film devait être fini avec quand même, un mois de retard sur le planning prévu. A sa sortie, il obtenait un très gros succès, 3 Oscars (musique, montage et décors) et devenir une espèce de symbolisme international de tous les rêves de l'enfance. Quel petit garçon n'a pas voulu être un jour ou l'autre, Robin des bois ? Quel adolescent n'a pas rêvé de serrer contre lui la belle Marianne et rêver qu'il l'embrassait ? Quand un film arrive à parcourir des générations, et à réunir un public, on peut le classer, à n'en pas douter, parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma mondial. La Warner n'en a peut être pas conscience. Mais c'est pourtant le cas. Ainsi, Erich Wolfgang Korngold devait faire une affaire personnelle de la musique du film, et écrire une musique de combat contre toutes les injustices. Et lui l'immigré juif autrichien, il écrira donc une musique en pensant au combat contre la barbarie nazie qui voulait s'étendre en Europe. Cela se ressent dans les différentes scènes d'action du film. 75 ans après sa sortie, Robin des Bois n'a pas pris une ride, et reste le film symbole de l'éternelle jeunesse de l'enfance heureuse. Alors vous aussi, revoyez ces "aventures de Robin des Bois", et réveillez l'enfant qui sommeille en vous !

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Ci-dessus : Errol Flynn et Patrick Knowles

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Ci-dessus : Melville Cooper, Basil Rathbone, et Claude Rains

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Ci-dessus : Errol Flynn

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

Disponible en DVD zone 2 ou Bluray Free zone aux USA

 

Outakes :

 

La musique une grande star du film :

 

Note : 10 / 10

24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

06/08/2013

The man I love - 1947

"The man I love" (1947), est un film de la Warner tourné par Raoul Walsh. Alors, la première question que l'on se pose à voir ce film, c'est qu'est ce qu'il fait dans la collection "films criminels" de la Warner. En effet, "the man I love" a tout d'un mélodrame. Alors c'est vrai qu'il y a un chef de bande, mais franchement il n'a pas l'air très dangereux sinon avec les femmes. Et c'est bien pour le public féminin auquel ce film est destiné on le sent bien. Ida Lupino partage la vedette avec Robert Alda. Mais on retient surtout l'étrange interprétation de Bruce Bennett en artiste tourmenté par une femme qui l'a quitté mais qu'il ne peut s'empêcher d'aimer. Andrea King, Martha Vickers, et Alan Hale complètent la distribution. Le film a des qualités en particulier ses séquences musicales, qui en font un espèce d'immense clip vidéo. Mais la mise en place du drame, prend trop de temps et semble comfuse. Et on a parfois du mal à accrocher au premier tiers du film. 

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Mais la tension va augmenter que ce soit à travers des personnages douteux, ou à travers la romance entre Ida Lupino et Bruce Bennett, et trouver une conclusion dramatique. On ressort donc un peu surpris par ce film, qui finit par une réplique énigmatique : "Tu m'as dit que nous avions tous les pieds, dans la boue. Oui mais certains regardent les étoiles". On aurait ainsi tendance nous aussi, à se demander si la bouteille est à moitié pleine ou à moitié vide. Mais malgré tout, Ida Lupino donne au spectateur son lot d'émotion. Cela m'incite donc à ne pas trop mal juger ce "the man I love", qui devait obtenir un gros succès auprès du public féminin de l'époque. Un film qui a trouvé son public, c'est déjà un très bon point, pour une oeuvre qui sait être déchirante par moment et qui montre comme rarement au cinéma, cette espèce d'incommunicabilité qui existe entre les hommes et les femmes. Enfin, on notera qu'Ida Lupino qui voulait se mettre à la réalisation, ne cessa pas d'importuner Walsh, lui demandant des conseils de réalisation. Ainsi quand Ida Lupino, demanda à Walsh comment ce dernier faisait pour rester calme, il lui répondit : "je ne me laisse pas emmerder !".

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Ci-dessus : sur le plateau de "the man I love"

Extrait musical  de "the man I love" :

 

Disponible en DVD zone 2 dans la collection films criminels de la Warner sur le site de la Warner ou dans les magasins spécialisés.

 

Note : 6 / 10

12/07/2013

Stars in my Crown - 1950

"Stars in my crown" est un mélodrame inédit en France, sorti aux USA en 1950 et donc ne possédant pas de titre français. On pourrait traduire ce titre par "des étoiles dans ma couronne". Le film (en noir et blanc) est tiré du roman de Joe David Brown. Le film est considéré par son réalisateur Jacques Tourneur, comme son film préféré. Il l'évoquera d'ailleurs longuement dans une interview donné à FR3 en 1977. L'auteur devait remercier Tourneur pour la qualité de son travail et pour la qualité de l'adaptation. Pourtant, "Stars in my crown" n'a pas vraiment un sujet pour un public français. Ainsi, le film raconte l'histoire d'une petite ville du Sud des Etats-Unis après la guerre de sécession, avec la vie et la mort de ses habitants. Et cette histoire est parcourue par la vie du pasteur et de sa femme, et tout ça est vu par le regard d'un jeune garçon. C'est peut être ce sujet très américain, qui explique sa non distribution en France. Le sujet évite la critique social de film comme "Quelle était verte ma vallée" de Ford, et le scénario concentre son propos sur les passions humaines, et sur la vie et la mort. On peut regretter qu'il n'y ait pas un peu plus de romance quand même. L'action est quant à elle, presque totalement évacuée du propos. Il ne faut donc pas s'attendre ici à des attaques de diligences ou de banques.

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Pour le casting, on a droit à Joel McCrea,  Ellen Drew, Dean Stockwell, Alan Hale, et Lewis Stone. Née EEsther Loretta Ray en 1915, Ellen Drew était la fille d'un barbier irlandais. Elle a travaill dans plusieurs emplois (comptable, vendeuse) pour soutenir sa famille jusqu'à ce que sa bonne mine et son visage frais, lui valurent de gagner des concours de beauté. Encouragée à tenter sa chance à Hollywood, elle a été découverte dans lieu assez étrange. Pendant qu'elle travaillait dans un magasin de crème glacée, William Demarest (un client) l'a remarqua, et contribua à la mettre sous contrat aux studios de Paramount en 1936. Initialement annoncée comme Terry Ray, elle a été mis en disponibilité pendant deux ans jusqu'à ce que finalement on lui donne un rôle  dans une comédie musicale "Les bébés turbulents" (1938). Ses cheveux ont été changés de brune à Auburn et son surnom est passé de Terry Ray à Ellen Drew. Ellen semblait destinée à la célébrité de haut vol, Mais elle n'a jamais réussi à se distinguer parmi la foule de beautés hollywoodiennes de l'époque. Malgré de nombreux rôles intéressants, notamment ave Dick Powell dans  "L'Heure du crime" (1947), la carrière cinématographique de Ellen s'est presque arrêtée ensuite. On la remarque encore dans "le cavalier de la mort" (1951) avec Randolph Scott. Dans les années 1950, on l'a vue surtout à la télévision avant de se retirer de la décennie suivante. Mariée quatre fois, elle a laissé un fils et plusieurs petits-enfants quand elle est décédée en 2003 à l'âge de 88 ans, en Californie d'une maladie du foie.

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Dean Stockwell c'est bien évidemment le personnage d'Al de la série "Code Quantum". Il avait débuté quelques années auparavant dans "la vallée du jugement" (1945). Alan Hale c'est quant à lui, le faire-valoir des films de Flynn, et Lewis Stone c'est le formidable acteur présent dans les deux versions de Scaramouche et qui avait commencé sa carrière au cinéma par des films muets.

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Au premier abord, "Stars in my crown" semble peu propice à succiter l'intérêt du spectateur, mais finalement on s'attache  à l'histoire de tous ces personnages. Et on regarde avec nostalgie et émotion, cette époque (a t'elle existé ?) où on pouvait faire fuir le ku klux klan par quelques bonne paroles. Film d'une époque, "Stars in my crown" est aussi la célébration d'une Amérique chrétienne et de ses valeurs, un cinéma des bons sentiments, on aime, ou pas.

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Disponible dans les trésors Warner en Zone 2 sur le site de la Warner (France)


Extrait :


Bande-annonce :

http://www.youtube.com/v/zJao3RKYQWY?hl


Note : 7,5 / 10

05/06/2013

La piste de Santa-Fé / Santa Fe Trail - 1940

"La piste de Santa-Fé" est bien un western maudit et oublié produit par la Warner en 1940 et aujourd'hui tombé dans le domaine public. Pourtant il a tout d'un formidable spectacle. On trouve tout d'abord une distribution éclatante, avec un Errol Flynn en grande forme, avec sa traditionnelle partenaire Olivia De Havilland. Puis il y a Ronald Reagan pas trop mauvais, mais surtout Raymond Massey peut être ici dans son plus grand rôle, et Van Heflin. Enfin, en plus de War Bond qui sera également présent sur "la caravane héroïque" (1940), on trouve dans les seconds rôles les deux faire-valoir habituels des films de Flynn : Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams. Le sujet évoque la lutte de John Brown, personnage historique, adepte de la lutte armée, contre l'esclavage avant la guerre de secession et étant donc l'ennemi d'une paix civile précaire.

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Le film est destiné à un public du sud des Etats-Unis et prend le parti d'une impossible conciliation entre les idéaux du Nord et ceux du Sud avant la guerre civile. Mais contrairement aux explications données par le très mauvais bonus de l'édition DVD publié par l'éditeur Seven en 2007, il faut bien voir que le film n'est pas forcément pro-sudiste, mais a pour ambition de montrer une étape charnière de l'histoire des USA, où la paix était encore possible (1854), mais où en même temps la guerre se profilait à l'horizon en 1861. On y montre donc le point de vue abolitioniste, mais aussi le point de vue des Sudistes, ainsi que le difficile apprentissage de la liberté par les noirs. Pour ma part, je ne vois pas ce film comme raciste, mais plutôt comme l'expression d'une vision des USA en 1861. On pourrait critiquer le point de vue sudiste symbolisé par Errol Flynn, toujours modéré et droit, mais il est compensé par le point de vue presque aussi modéré de Ronald Reagan. Ainsi Reagan joue Custer et Flynn joue Stuart, qui seront respectivement deux officiers importants pendant la guerre de sécession mais présents dans des camps opposés. Le film évite donc un trop grand manichéisme. Et si les partisans de John Brown sont montrés comme souvent attirés par l'argent, décidé à utiliser la violence, il n'en reste pas moins que leur chef (John Brown) a droit à une musique religieuse de Steiner qui est là pour marquer le bien fondé de ses idées mais la condamnation des moyens violents.Le film prend malgré tout ses distances avec la grande histoire, en regroupant plusieurs proomotions de cadets de West Point. Ceci dit tout est là, l'action, la romance. Flynn a parfois un côté John Wayne assez marqué et est parfaitement crédible dans son rôle d'officier de cavalerie, comme on avait pu le voir dans "la charge de la brigade légrère (1936). Enfin Curtiz, nous donne une très belle réalisation, dont lui seul a le secret. Les scènes d'actions sont bien évidemment le point fort de Curtiz et il s'en sort parfaitement dans toutes les scènes d'action avec des plans très rapides de 3 à 4 secondes à chaque fois, faisant de l'action un point fort du film.

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Ci-dessus : Ronald Reagan et Errol Flynn

 

Quant à Raymond Massey il vole la vedette à Errol Flynn et interprète un exalté religieux de la plus belle des façons. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de voir dans son personnage  de fanatique, l'oombre d'un autre fanatisme religieux beaucoup plus actuel et aux causes beaucoup moins belles.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Raymond Massey, Van Heflin, Errol Flynn et War Bond

J'ajouterai un mot sur la belle musique d'un Max Steiner très inspiré, qui nous gratifie d'une valse de sa composition lors de la belle scène du bal des officiers. On se rappelera en effet que Max Steiner avait pour habitude de composer des valses originales pour les scènes de bal. Ainsi, il en avait fait de même pour "la charge de la brigade légère". "La piste de Santa-Fé" est donc un très beau spectacle, que certains considèrent comme un film aux accents racistes. Pour ma part, je n'en crois rien. Il est le reflet d'un cinéma, d'une époque, et d'une période pré-guerre de sécession où le racisme existait aux USA. Comment faire un film sur cette période sans parler du racisme et le montrer ? Enfin, il faut savoir que deux ans plus tard, Errol Flynn devait reprendre le rôle de Custer (joué ici par Ronald Reagan) dans "la charge fantastique" (1942) et retrouver pour la dernière fois, Olivia de Havilland dans peut être la plus émouvante scène d'adieu du cinéma hollywoodien de cette époque.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Guinn big boy Williams, Alan Hale, Ronald Reagan, et Errol Flynn

 

Bande-annonce :

 

Extrait :

 Note : 8,5 / 10

05/05/2013

L'aigle des mers / The Sea Hawk - 1940

Après le succès de "Capitaine Blood", la Warner ne pouvait que relancer de nouveau la machine à faire des films de flibustiers ou de pirates et reprendre l'équipe gagnante de "Capitaine Blood" en reprenant pour le rôle titre Errol Flynn mais aussi Michael Curtiz à la réalisation comme "Capitaine Blood" 5 ans plus tôt. La Warner n'a pas lésiné sur les moyens, alors que "Capitaine Blood reprenait quelques images de scènes du film de Douglas Fairbanks, "l'aigle des mers" version de 1924. Cela donnait d'ailleurs un côté assez étrange au film. Là rien de tout cela, la Warner a construit des décors, des navires. On sent la très grosse production. A Errol Flynn on a ajouté un casting intéressant, avec Brenda Marshall, qui joue ici la nièce de l'ambassadeur espagnol (Claude Rains), avec laquelle Flynn entretient une relation. Mais dans les seconds rôles il faut aussi compter sur l'éternel vétéran Donald Crisp, mais aussi d'anciens compagnons des films de Flynn qui étaient d'ailleurs déjà présents sur "les aventures de Robin des Bois". Flora Robson a la lourde charge de reprendre le rôle de la reine Elizabeth 1ere qui était interprêtée un an plus tôt par Bette Davis qui avait pour partenaire encore Errol Flynn dans "The Private Lives of Elizabeth and Essex". Et Flora Robson s'en sortira plutôt bien. Et il y a bien d'autres vedettes, mais je ne citerai pour finir que le méchant du film : Henry Daniell.

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Avec de tels moyens il était quasiment impossible à la Warner de rater le film, car il faut ajouter que Erich Wolfgang Korngold était encore responsable de la partition musicale. Il pourra d'ailleurs cette fois-ci la signer totalement car il disposera de suffisamment de temps, contrairement à "Capitaine Blood" où la musique de la scène de combat entre Flynn et Basil Rathebone sur les rochers était une reprise d'un thème classique, donc non composée par Korngold lui même. Alors oui "l'aigle des mers" est une belle réussite. Mais le film est parfois ampoulé et lourd. Ainsi, si la Warner veut à travers son film dénoncer le nazisme à travers la main mise de l'Espagne sur le monde au 16ème siècle, elle le fait un peu de façon caricaturale, mais surtout cela ralentit un peu le film et l'action. En résumé, on a perdu un peu cet appel révolutionnaire à la liberté présent dans "Capitaine Blood". D'ailleurs Flynn ne joue pas ici un pirate, mais un flibustier qui se fait reprocher l'attaque d'un navire espagnol. La réalisation de Curtiz joue toujours avec les effets d'ombres qui donnent à l'image une intéressante troisième dimension.

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Errol Flynn

Ceci dit, le film est irrigué par de nombreuses qualités : décors somptueux, costumes parfaits, casting prestigieux avec des stars au top de leur forme, musique magnifique. Mais le film ne prend son envol que dans sa dernière partie trop courte par rapport au reste de l'intrigue. Ceci à mon sens déstabilise peut être quelque peu l'ensemble. Il sortira d'ailleurs à l'époque avec des critiques mitigées. Il n'en reste pas moins un superbe spectacle, captivant, exotique, qui nous met dans la peau d'un flibustier du 16ème siècle perdu sur une côte bordée de palmiers, et on oublie tout. Alors que demandez de plus ?

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Ci-dessus : Henry Daniell et Errol Flynn

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Una O'Connor

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Ci-dessus : Alan Hale et Errol Flynn

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Extrait de la musique :


Bande-annonce :

http://youtu.be/6_XIJm0_Wgc

Note : 8 / 10

03/12/2012

La blonde framboise / The Strawberry Blonde - 1941

"La Blonde framboise" est tirée de la pièce de James Hagann intitulée One sunday afternoon, que Raoul Walsh réadaptera une nouvelle fois en comédie musicale pour Dennis Morgan, Janis Paige et Dorothy Malone. Le film est également le remake de One Sunday Afternoon (1933) de Stephen Roberts, interprêté par Gary Cooper et Fay Wray. Les vedettes principales sont James Gagney, Olivia de Havilland, et Rita Hayworth. Le rôle de Rita Hayworth avait été écrit à l'origine pour Ann Sheridan, mais cette dernière refusait de jouer dans ce film car elle était en conflit avec Jack Warner qui avait refusé de la laisser jouer dans une comédie musicale de la Twentieth Century Fox. La Warner fut dans l'obligation de négocier avec la Columbia car Rita Hayworth était en contrat avec cette dernière société. Elle fut donc prêtée pour ce film et pour un autre, mais la Warner ne put jamais racheter son contrat.

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Si Rita Hayworth devait bien s'entendre sur le tournage avec James Cagney, il n'en fut pas de même avec Olivia de Havilland. Quant au film lui même ? Il serait de bon ton de dire que c'est une comédie légère de l'époque, mais pour ma part j'ai trouvé cela extrèmement daté et pour tout vous dire, je trouve que ce film a très mal vieilli. On a l'impression que le film a été fait pour un public de personnes âgés vivant en 1941, pour leur rappeler le bon vieux temps d'avant la première guerre mondiale ... Donc on retrouve les moeurs de l'époque avec la ballade du dimanche après-midi, sous les mélodies éternellement les mêmes  et définitivement vieillies de la fanfare de quartier. Rien de bien excitant.

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Enfin si Cagney est présent sur le métrage et a demandé que Raoul Walsh soit le réalisateur, on peut réellement se poser la question de ce que le film aurait donné si le rôle avait été donné à un autre acteur comme Errol Flynn par exemple et si le héros avait été mis en valeur. Cagney semble totalement à côté de son rôle. Aujourd'hui, James Cagney reste pour le public, l'éternel interprête des durs des films de gangsters comme dans "les fantastiques années 20", "l'ennemi public" ou "l'enfer est à lui". On a donc réellement du mal à croire en lui dans un rôle de joli coeur. Il se fait d'ailleurs tabasser, et rouler le plus souvent. Et même Alan Hale qui avait généralement un rôle de faire valoir dans les films de Flynn se retrouve à inverser les rôles. Preuve en est, Cagney répète à n'en plus finir "I take nothing, from nobody", comme si il avait besoin de le répéter sans fin pour que le public y croit. Seul Jack Carson semble crédible dans son rôle de patron véreux. "La blonde framboise" est donc un film relativement plat, qui tourne en plus autour de l'univers des dentistes, de molaires arrachées et des premières anesthésies. Qui aime les dentistes, aimera peut être ce film. Mais pour moi au mieux, tout cela tombe à plat, avec une qualité d'image qui en plus, est très moyenne.

Disponible en DVD dans les Trésors Warner (zone 2)

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On ne me fera pas croire que cette musique composée en 1895, n'était pas déjà super datée en 1941 :

 

 

NOTE : 5,5 / 10