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17/09/2016

Tout ce que le ciel permet / All that Heavens allows - 1955

"Tout ce que le ciel permet" est un mélodrame filmé en Technicolor et réalisé par Douglas Sirk. Il est porté par le duo Rock Hudson, Jane Wyman. On remarque aussi la jeune Gloria Talbott qui vole parfois la vedette à l'héroïne principale. Le scénario se déroule dans une petite ville des Etats-Unis en 1955. Tout y semble parfait, la vie semble sophistiquée et douce. Mais cette sophistication et cette douceur cachent une terrible violence psychologique du groupe, qui refuse les mariages entre gens de différentes conditions. La jeune veuve étant riche et lui plus jeune et pauvre, la ville se refuse à s'enthousiasmer pour cette union et les problèmes vont commencer pour le couple. Douglas Sirk aborde alors ici  un de ses thèmes favoris. En effet, pour lui comme dans bon nombre de ses films et comme l'a dit Sartre, l'Enfer c'est les autres. Ainsi, dans "le temps d'aimer et le temps de mourir", l'Enfer pour le héros était la pression sociale de la société allemande sous le nazisme. Dans "tout ce que le ciel permet" c'est la communauté américaine des années 50. Sirk fait donc de son mélodrame, une critique de la société et de l'être humain, le montrant sous ses aspects les plus durs. La violence n'est pas physique, mais psychologique. Cette violence semble traverser tous les régimes, toutes les époques et être réellement propre à l'Homme. Sirk utilise pour son film des tons très colorés qui accentuent le mal aise, entre l'apparente bienveillance de la ville et la dureté des rumeurs qui atteignent l'héroïne. Derrière son apparente sensiblerie et son scénario qui pourrait paraître à l'eau de rose, "tout ce que le ciel permet" bénéficie également de grandes qualités cinématographiques et photographiques encore accentuée par la musique de Frank Skinner dont le thème principal a été emprunté à Franz Liszt et à son Consolation N°3. On ne s'ennuie pas donc, même si on regrettera peut être une fin un peu trop convenue et quelques scènes tournées avec de la neige artificielle qui n'ajoute pas vraiment à la crédibilité de l'oeuvre. L'ensemble laisse tout de même une très bonne impression.

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Ci-dessus : Jane Wyman

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Ci-dessus : Rock Hudson & Jane Wyman

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Ci-dessus : Jane Wyman & William Reynolds

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Ci-dessus : Agnes Moorehead & Jane Wyman (de dos)

Disponible en VF & VO sous-titrée en Bluray  & DVD chez Elephant Films (qualité moyenne du master)

 

Note : 6,5 / 10

11/11/2015

La main gauche du Seigneur / The left hand of God - 1955

"La main gauche du Seigneur" est sorti chez Rimini Editions, et c'est très bien. Tout d'abord, parce que Rimini fait généralement du très bon travail, et nous sort ici, un master quasiment parfait, presque immaculé d'un film totalement inédit en Bluray et en DVD en France. Enfin, le film d'Edward Dmytryk, si il n'est pas le meilleur de Bogart est plutôt bon. De plus, on retrouve au casting, la belle Gene Tierney, qui a pris quand même, il est vrai,  plus de 10 ans de plus par rapport au "Laura" (1944) d'Otto Preminger . Enfin, on sait aujourd'hui, que l'échec du mariage de Gene Tierney avec Oleg Cassini, la naissance d'une fille Daria attardée, et devenue aveugle vont d'année en année, dégrader la santé mentale de l'artiste, qui devra se faire interner, et subir de nombreux électrochocs. "La main gauche du Seigneur" reste donc le dernier film de Gene Tierney avant sa longue traversée du désert qui l'entrainera à un retour en 1962 au cinéma, dans "Tempête à Washington", grâce encore une fois à Otto Preminger. Malheureusement, les belles années du cinéma américain et sa beauté, seront passées, et Gene Tierney ne tournera plus que 3 films et finira sa carrière cinématographique en 1964. Bogart a quant à lui 55 ans, il a une longue carrière derrière lui, commencée en 1930. Et malgré son âge, il reste un monstre du cinéma et donne encore ici une très belle interprétation, procurant une vie et une âme à son rôle. Seul, le personnage joué par Lee J. Cobb, laisse sceptique. En effet, l'acteur joue ici un seigneur de guerre chinois, et on y croit assez peu. On sait qu'il y avait une manie pas toujours très heureuse d'Hollywood de faire jouer des personnages asiatiques, par des blancs et ce n'était pas toujours très heureux. Ici, Lee J Cobb, s'en tire plutôt bien, vu que le scénario ne lui laisse pas grand chose pour développer autre chose que le côté sombre de son personnage. Mais il faut bien avouer qu'il n'est pas toujours très crédible. En dehors d'Agnes Moorehead, que l'on se rappelle d'avoir déjà vu avec Bogart dans "les passagers de la nuit" (1947), et d'E G Marshall qui donnent du corps au film, l'autre star du film c'est aussi la musique de Victor Young, qui nous offre un beau thème principal, qui a laissé une trace dans ma mémoire cinéphilique. Au vu de la qualité de l'oeuvre, du master et des bonus, la seule chose que l'on peut regretter, c'est bien le faible nombre de sorties de Rimini Editions, en cinéma classique, en particulier dans les classiques américains. Nul doute que cet éditeur pourrait sortir de son relatif anonymat, si il se donnait les moyens d'une vraie politique commerciale autour du film classique. Elephant Films & Sidonis y sont arrivés, alors pourquoi ne pas prévoir rapidement d'autres sorties ?

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Ci-dessus : Gene Tierney & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Agnes Moorehead & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Edward Dmytryk & Bogart

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Ci-dessus : Gene Tierney & (Edward Dmytryk ?)

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Film disponible en Bluray & DVD chez Rimini Editions en VF et VO sous-titrée

 

Note : 7 / 10

22/07/2015

Les passagers de la nuit / Dark Passage - 1947

1947, Humphrey Bogart était devenu une immense vedette. C'était bien fini le temps d'un Bogart, jouant le rôle de faire-valoir du héros, ou qui se complaisait dans le rôle de méchant de service, comme dans "la caravane héroïque" (1940) ou dans de très nombreux films de gangsters des années 30. Comme beaucoup de mes lecteurs le savent c'est surtout "Casablanca" (1942) qui a changé la donne de la carrière de Bogart, et le monde découvre alors un talent qu'il avait aperçu jusqu'alors de loin, dans quelques grands films, comme "une femme dangereuse" (1940), ou encore "la grande évasion", "le faucon maltais" (1941). Dans ces deux derniers films, Bogart assumait pleinement son statut de vedette mais pas encore d'immense star, qu'il allait devenir un an plus tard. Et donc depuis "Casablanca" (1942), Bogart enchaine les très grands films. Les plus célèbres de cette période sont évidemment, "le port de l'angoisse" (1944), "le grand sommeil" (1946) et plus tard "Key Largo" (1948), tous les trois tournés avec sa compagne à la ville, Lauren Bacall. Bogart / Bacall, est bien le couple mythique du Hollywood de cette époque. Et c'est un des rares qui a survécu à la folie du système hollywoodien. Pour en revenir, à notre film, "les passagers de la nuit", est le troisième film de Bogart avec Bacall. Il tourné en noir & blanc, par Delmer Daves pour le compte de la Warner Bros, le film est à classer dans la catégorie film noir et dans les excellents films de Delmer Daves. Delmer Daves on se souvient de lui pour ses films noirs, mais aussi pour ses westerns originaux. Ainsi, dans "la flèche brisée" (1950), il se mettait du côté des indiens, et montrait l'iniquité de la justice des blancs envers, les natifs américains. Dans "3H10 pour Yuma", il mettait en scène un scénario de film noir, dans l'univers du western. Comme souvent dans sa carrière, Delmer Daves est réalisateur des "passagers de la nuit", mais également scénariste.

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Le film est une réussite par son casting, son scénario, mais aussi de par sa réalisation incroyablement novatrice pour l'époque. Ainsi, dans ses 10 premières minutes, Daves filme en perspective en se plaçant dans la peau du personnage joué par Bogart. Le spectateur est donc scotché à son fauteuil, se demandant qu'elle va être la suite de l'histoire et que va faire le héros. Dès le départ, Daves arrive ainsi à mobiliser l'attention du spectateur. Il va avoir de nouveau recours à ce procédé dans le premier tiers du film. Ainsi, pendant 40 minutes, on ne voit jamais le visage de Bogart. Cela donne au film, un ton tout à fait particulier pour l'époque et assez unique. Et l'épisode du cauchemar de Bogart est tout aussi marquant. Mais "les passagers de la nuit", c'est aussi le tournage dans un San Francisco brumeux de 1947, qui donne au film un caractère poétique. Cette ville filmée, le plus souvent la nuit ou au petit matin, fait beaucoup pour mettre le film, bien au-dessus du lot. Daves, dans son plaisir à filmer le visage des acteurs, fait contraste à sa volonté de ne pas filmer le visage de Bogart dans le premier tiers du film. A tout cela, il faut ajouter la belle musique de Franz Waxman, aidé de Max Steiner, qui l'un et l'autre font également, beaucoup pour rendre le film marquant. "Les passagers de la nuit" est donc une très belle réussite, filmé avec beaucoup de poésie. Ce film possède encore aujourd'hui un charme fou. Il mériterait sans aucun doute, une restauration et une sortie Bluray, ne serait ce que pour son côté documentaire, et sa plongée dans le San Francisco de 1947. Parfois il m'arrive de me demander, si la Warner sait mettre en valeur les pépites qu'elle possède dans son catalogue.

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Ci-dessus : Lauren Bacall (avec Bogart que l'on doit imaginer en face d'elle)

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Ci-dessus : Bogart (au fond) et au premier plan Tom D'Andrea

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Ci-dessus : Lauren Bacall & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Lauren Bacall & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Excellent plan de Daves, qui montre la menace dans le dos de Bogart

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Ci-dessus : Agnes Moorehead (dont la personnalité perverse de son personnage est mis en valeur magnifiquement dans ce plan rapproché)

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Agnes Moorehead

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 ou DVD zone 1 chez Warner en VO sous-titrée (je ne sais pas si il y a une VF sur le zone 2, possédant l'édition zone 1 sous-titrée français).

Note : 8 / 10

20/06/2015

The lost moment - 1947

Tiré d'une nouvelle de Henry James "Les Papiers d'Aspern", qui lui fut inspiré d'une histoire, sur un admirateur de Percy Shelley, "the lost moment" nous offre un film noir psychologique et quelque peu mélodramatique, à l'atmosphère gothique. Ainsi, tout est fait pour rendre le spectateur mal à l'aise avec cette histoire d'éditeur (Robert Cummings) qui se retrouve dans une vieille demeure de Venise à la recherche de lettres d'amour d'un poète. La maison est morte et vit dans le souvenir de cet être cher disparu, et par ce souvenir de l'amour de la vieille femme (jouée par Agnes Moorehead), qui y habite pour cet homme disparu. Sa jeune nièce Tina, (jouée par Susan Hayward), se prend alors pour la jeune Juliana Borderau et se crée un monde imaginaire aux confins de la folie. C'est cet aspect qui surprend le plus, dans les bonus que nous proposent Sidonis. En effet, ni Mr Patrick Brion, ni François Guérif n'évoquent cet espèce de cas clinique. Pourtant, Susan Hayward joue bien une femme atteinte d'un trouble mental, de dédoublement de la personnalité. A ce moment là, son idylle dans le film, avec Robert Cummings prend alors tout son sens, car elle nous renvoie à un autre film, "Crimes sans châtiment" (1942), produit par la Warner et réalisé par Sam Wood. En effet, dans ce dernier film, Robert Cummings tombait amoureux d'une jeune fille schizophrène jouée par une Betty Field à l'interprétation inoubliable. Le seul reproche que l'on peut faire à "the lost moment" est de ne pas vouloir finalement aller au bout de ses idées. Malgré tout le talent des acteurs, une belle photographie de Mal Mohr, l'ensemble ne respire jamais, d'une véritable émotion qui puisse élever son sujet. On ne sait pas réellement pourquoi Susan Hayward est devenue ce qu'elle est, ni pourquoi elle pourrait en guérir. La fin ne répond pas à toutes les questions. On reste donc séduit et aussi un peu déçu par ce seul film tourné par Martin Gabel, qui avait bénéficié de la production du célèbre Walter Wanger. "The lost moment" reste donc une production honorable, mais mineure de Walter Wanger. Pour ceux qui s'intéressent aux films noirs et aux productions du mari de Joan Bennett, je conseillerai plutôt, "la rue rouge" (1945).

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Ci-dessus : Robert Cummings & Susan Hayward

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Ci-dessus : Susan Hayward

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis en VO sous-titrée français

Note : 6,5 / 10

06/04/2014

Jane Eyre - 1943

"Jane Eyre" de Robert Stevenson est peut être un des films les plus baroques et gothiques de la Twentieth Century Fox des années 40. Le film est évidemment tiré du roman de Charlotte Brontë, largement autobiographique. David O’Selznick avait idée de produire ce roman, mais comme il a déjà produit "Rebecca" (1940), il renonce à se lancer dans cette adaptation qu'il cède à la Fox. Le réalisateur anglais Robert Stevenson, est arrivé à Hollywood en 1939. L'année précédente il a tourné un petit film de propagande, "Jeanne de Paris" (1942) avec Paul Henreid et Michèle Morgan, assez insignifiant, il faut bien le dire. Plus tard dans sa carrière, il devait tourner, 19 films pour les studios Disney, dont "Marry Poppins" (1964). Et à la vue de sa filmographie, on peut considérer que ce "Jane Eyre" est bien le meilleur film de Robert Stevenson. En effet, il peut s'appuyer sur un fabuleux qui regroupe, Orson Welles, Joan Fontaine, mais aussi Elizabeth Taylor enfant alors âgée de 12 ans, mais aussi pour les connaisseurs des seconds rôles hollywoodiens : Henry Daniell et Agnes Moorehead.

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De ce très bon casting, Stevenson va entirer le maximum, en s'appuyant sur l'exubérante photographie noir & blanc, d'un grand maître du noir & blanc George Barnes, qui a fait dans cette oeuvre, un incroyable travail sur la lumière et sur les ombres. Ainsi, le directeur de la photographie, George Barnes arrive à faire ressortir les expressions du visage de chaque personnage et à donner un aspect étrangement gothique à tout le film. La réalisation est donc propre à remuer le spectateur. Mais à ceci il faut ajouter également la magnifique de Bernard Herrmann dont le style convient tout à fait au genre du film. "Jane Eyre" est donc une oeuvre portée par une grâce dont la forme et le scénario sont l'aboutissement. Il n'y a donc rien à reprocher à ce film, au ton assez peu courant pour son époque. Il faut donc remercier chaudement l'éditeur RIMINI EDITIONS, pour cette sortie de première importance et souhaiter que cet éditeur sorte très rapidement d'autres chefs-d'oeuvre du cinéma injustement oubliés."Jane Eyre" laisse donc une marque dans le coeur de chaque spectateur, et nous parle à tous, de tout ce que nous voulons cacher de nos vies à ceux que nous aimons.

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor enfant

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Ci-dessus : Joan Fontaine

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Ci-dessus : Orson Welles et Joan Fontaine

 

Extrait de la musique de Bernard Herrmann :

 

La bande-annonce :

Film disponible en DVD zone 2 (version française et Vo sous-titrée) chez Rimini Editions (qualité d'image correcte, mais on aurait aimé un meilleur master).

Note : 9 / 10