Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/09/2013

Avant Naomi Watts, avant Jessica Lange ...

Avant Naomi Watts, avant Jessica Lange, il y a eu Fay Wray dans le rôle de l'héroïne de la première version de King-Kong de 1933. On a peine à imaginer ce que c'était que la création d'un tel film en 1933. A l'époque il n'y avait aucune image de synthèse. Ce qui était à l'écran était l'oeuvre de costumiers, décorateurs, peintres, photographes, et réalisateur. Fay eut la chance de participer à cette grande production, mais au delà de "King-Kong", Fay devait être présente sur les écrans pendant plus d'un demi-siècle, réussissant autant dans le cinéma muet, que dans le cinéma parlant. Aujourd'hui le monde l'a un peu oubliée, mais pas Hollywood Classic qui se souvient et qui reprend le flambeau pour garder constamment allumée la flamme de la mémoire de la plus belle époque d'Hollywood.

fay-wray-jewels.jpg

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage,fay wray

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,actrices,film,films,hollywood,hommage

 

Hommage vidéo :

 

 

 

23/08/2013

Augmentation des ventes de Bluray de 41% en Allemagne ! Et en France ... ?

Je viens de lire une information pas comme les autres. En effet, les ventes de disques Bluray ont augmenté de 41% en Allemagne au premier semestre 2013. C'est là bas le deuxième pays d'Europe où on vend le plus de Bluray. Et comme en Grande-Bretagne les prix sont bas voir très bas. Pendant ce temps là en France, les nouveautés se vendent toujours autour de 29,9 € ou 24,9 € ! En France, trouver des Bluray entre 10 et 15 € est souvent difficile. Et c'est pareil pour le marché du DVD. Ainsi, "Samson et Dalilah" sort en Allemagne en  DVD au prix de 9,99 Euros et il est bien ZONE 2,  le BLU RAY sort aussi le même jour en Allemagne à 14,99 Euros. Pour finir HATARI est proposé sur AMAZON.DE à 13,99 Euros, et chez nous c'est 19,99 Euros. Qu'on ne se plaigne pas alors des faibles ventes en France. On a des paquets de films admirables dans les catalogues et en France on est généralement puni, avec les pires "direct to DVD", les pires films d'horreur, les pires du pire dans tous les genres. On en est arrivé à un tel point, qu'aucun éditeur ne veut distribuer en France, le catalogue Olive Films, Criterion etc. Pourtant la population de cinéphiles en France est une des plus importantes au monde. On a malheureusement décidé d'abandonner toute politique commerciale en matière de DVD et bluray du patrimoine, en dehors de quelques exceptions, comme par exemple Gaumont, Wild Side, Sydonis ou Carlotta. Les USA et l'Allemagne continueront donc de bénéficier des meilleurs éditions restaurées en Bluray, comme par exemple pour "le train sifflera trois fois" et nous on aura droit à l'irregardable version DVD des Editions Montparnasse qui doit bien avoir 10 ans ....

blu_ray_logo.jpg

15/11/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode IV

Comme tous les jeudis, un hommage aux grands classiques hollywoodiens !!

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,hommage,acteurs,actrices,films,film,hollywood

 

 

 

04/11/2012

Two O'Clock Courage - 1945

J'ai vu hier soir "Two O'Clock Courage". C'est petit film noir d'Anthony Mann de 66 minutes réalisé pour la RKO. Malgré sa durée assez courte, le film est très intéressant. Et on peut se demander si Anthony Mann a fait des petits films vu la qualité brute de celui-ci. La durée assez courte du métrage fait que l'on s'ennuie pas une seconde. La première scène plante tout de suite le décor, un homme blessé, est presque renversé par un taxi. Qui est cet homme ? Qu'a t'il fait pour être blessé ? Quel est son histoire ? Bien entendu, le film ne répond à aucune de ces questions au début, car l'homme est devenu totalement amnésique suite à son choc à la tête. Le film noir a donc son sujet initié en quelques minutes. Tout l'intérêt pour le spectateur est que celui ne sait rien et ne sait pas ce qui l'attend la scène suivante. Tout le film va donc tourner autour de la résolution de l'énigme initiale. Bon alors, il est vrai que le film date de 1945, donc il ne faut pas s'attendre à voir du "Jason Bourne like". Néanmoins ce métrage possède des qualités cinématographiques qui retiennent l'attention comme évidemment une mise en scène sérieuse et des acteurs de premiers plans comme Anne Rutherford (restée célèbre pour avoir été la soeur de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent") ou encore Jane Greer que l'on a pu voir dans "le prisonnier de Zenda" ou dans "la griffe du passé" avec Mitchum. J'aime beaucoup également la performance de Tom Conway qui a un accent très "upper class" à la George Sanders (les connaisseurs comprendront).

Anthony Mann, hollywood, cinéma, cinema, acteur, actrices, dvd, bluray, Tom Conway,

On a donc là un film assez sympathique marqué par des jeux de mots et de l'humour, par exemple autour du mot anglais "steps". C'est assez rare de voir cet aspect comédie dans un film noir pour le signaler. "Two O'Clock Courage" préfigure ce qu'Anthony Mann fera plus tard en terme de films noirs plus sérieux comme par exemple "Desperate" en 1947. "Two O'Clock Courage" est parfois presque trop bavard, mais on ne peut réellement lui reprocher, le divertissement, l'intrigue, les acteurs, et la réalisation étant au rendez-vous. Très recommandable.

Anthony Mann, hollywood, cinéma, cinema, acteur, actrices, dvd, bluray, Tom Conway,

Ci-dessus Tom Conway

Anthony Mann, hollywood, cinéma, cinema, acteur, actrices, dvd, bluray, Tom Conway,

Ci-dessus Ann Rutherford et Jane Greer

 

Anthony Mann, hollywood, cinéma, cinema, acteur, actrices, dvd, bluray, Tom Conway,

Ci-dessus Ann Rutherford et Tom Conway

Anthony Mann, hollywood, cinéma, cinema, acteur, actrices, dvd, bluray, Tom Conway,

Film disponible en DVD Zone 2. Qualité d'image assez bonne même en videoprojection.


NOTE : 7 / 10

31/10/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode II

On continue pour cette semaine notre hommage au grand cinéma d'Hollywood et aux studios qui nous ont fait tant rêver. Qu'Hollywood reste pour toujours la plus grande usine à rêves au monde !

 

cinéma,cinema,hollywood,acteur,actrices,film,films,dvd,bluray

 

 

 

 

13/10/2012

Le retour / Homecoming - 1948

"Le Retour" est un film de 1948 qui évoque le départ et le retour d'un officier chirurgien de l'armée américaine, lors de la seconde guerre mondiale. Le chirurgien rencontrera sur le théâtre d'opération et autour de la table d'opération, une assistante qui deviendra pour lui une amie proche et enfin un amour impossible. Le film a été réalisé par Mervyn LeRoy à qui on doit par exemple, "la valse dans l'ombre". Le film permet également le retour à l'écran de Clark Gable avec Lana Turner en co-vedette. Anne Baxter joue le rôle de la femme du chirurgien qui coincée au pays et qui sent bien que peu à peu son mari lui échappe et s'éloigne d'elle. Alors c'est vrai que le sujet est assez classique. De plus, l'habit militaire ne permet pas de mettre beaucoup en avant l'extraordinaire sex appeal de Lana Turner.

435466.1020.A.jpg

Néanmoins, la naissance d'une amitié, puis d'une complicité, et enfin d'un véritable amour entre Gable et Turner est assez intéressant à voir à l'écran. Mais le film semble à chaque fois ne vouloir qu'à peine éffleurer les sujets qu'il aborde. La misère sociale est évoquée, on dit bien que l'on ne fait pas assez, mais que fait on pour y remédier ? Le film ne propose rien. La guerre est son cortège de blessés sont évoqués, mais aucune critique de l'armée ou de l'horreur de la guerre n'est faite. Enfin l'amour impossible entre les 2 protagonistes n'a aucune incidence sur le mariage du chirurgien et finalement cela ne déclenche qu'une simple explication entre lui et sa femme. Tout ça semble trop linéaire et ne ménage pas assez de rebondissements. Donc à mon sens, le film est peut être un peu trop convenu et semble être le reflet d'un fait de société en 1948 : le retour au pays des soldats désocialisés par de longues années de conflits loin de leurs proches.

turner-and-gable.jpg

Ci-dessus Gable et Lana Turner :

Néanmoins globalement on ne s'ennuie et les scènes finales sont assez intéressantes. Même si pour ma part je pense qu'on aurait pu filmer un peu différement la scène de l'hopital à la toute fin du film. Je finirais sur la musique de Bronislau Kaper qui très loin d'être exceptionnelle fournie quelques jolis thèmes.

 

Annex - Gable, Clark (Homecoming)_01.jpg

cg.jpg

homecoming1f.jpg

Ci-dessus : Gable et Anne Baxter.

 

A noter une qualité assez médiocre de l'image dans l'unique édition DVD actuellement existante dans la collection Trésor Warner de la Fnac.


Note : 7,5 / 10

07/10/2012

Les amants de Montparnasse (Montparnasse 19) - 1957

Aujourd'hui j'ai décidé de faire la promotion d'un film français réellement magnifique. Ainsi, je ne saurais trop vous conseiller la vision des Amants de Montparnasse de Jacques Becker. En effet, le film a pour sujet la dernière année de la vie tourmentée du peintre Modigliani. Gérard Philipe joue le peintre et Anouk Aimée sa femme. Si la ressemblance entre Gérard Philipe et le peintre est peu évidente, elle est frappante entre Anouk Aimée et la femme du peintre. Le film est un pur chef d'oeuvre. Alors bien sûr on peut reprocher une certaine longueur, une certaine langueur. Mais le peintre n'a t'il pas vécu un peu cela ? Le sujet principal est quand même le mal être des artistes de génie, qui sont abandonnés par la société, et dont les oeuvres finissent par garnir tous les musées du monde. En voyant ce film, on peut se poser beaucoup de questions sur la place de l'artiste dans notre monde. On peut se poser des questions et se demander si c'est Modigliani qui est schyzophrène ou la société qui ne lui donnera une place que quand il sera mort. A ce titre le personnage de Lino Ventura est proprement terrifiant. Il joue le rôle d'un patron de galeries qui attend la mort du peintre tel un vautour et qui ne fera rien pour retarder sa fin.

 

montparnasse_19,1.jpg

 

Le film a subi beaucoup de retouches au moment de sa création. En effet, il devait être tourné par Max Ophuls et ce dernier avait écrit le scénario original avec Henri Jeanson. Finalement Max Ophuls étant mort avant le début du tournage, c'est Jacques Becker qui repris l'ouvrage. Mais il était peu enthousiasme pour faire ce film et il préférait des scénarios sur des gens ordinaires et plus ramassés avec une trame se déroulant sur quelques jours. Il se décida donc à modifier le scénario de Jeanson. Et donc il enleva beaucoup de longues tirades et scènes qui auraient alourdi plus que possible le métrage. Le scénario ne respecte pas réellement d'ailleurs la véracité historique. Jeanson devint furieux quand il apprit cela et écrivit une lettre terrible à Gérard Philippe pour le prévenir avant le début du tournage de ce qu'avait fait Becker. Tout cela se termina finalement en procès et Becker fut condamné à payer 1 Franc de dommages et intérêts à Jeanson.

 

montparnasse-19-1958-11-g.jpg

Néanmoins avant le procès le film se tourna et malgré la naissance difficile de cette oeuvre, il faut bien reconnaître qu'on a sur l'écran un pur chef d'oeuvre du cinéma français, autant au niveau de la maîtrise du noir et blanc et de ses lumières, que sur certains plans qui passent d'un paysage à un personnage. La musique obsédante au possible de Paul Miskaris fait aussi beaucoup et nous fait littéralement entré dans le mal être de l'artiste créateur. Du grand cinéma. Définitivement.

 

Ci-dessous Lili Palmer :

montparnasse-19-1958-06-g.jpg

 

Ci-dessous Anouk Aimée :

01_Anouk_Aimee_monparnasse_19.png

Merci à Gaumont pour la superbe restauration Bluray et pour les nombreux et long bonus de la dernière édition Bluray.


Note : 8,5 / 10

04/10/2012

La Reine de Broadway / Cover Girl - 1944

La Reine de Broadway est un des premiers films où Gene Kelly commence à prendre de plus en plus d'importance. Ce film a été tourné presque 10 ans avant "Chantons sous la pluie". Kelly n'est donc pas la star du film et la plupart des numéros sont d'ailleurs centrés sur Rita Hayworth qui joue qui plus est 2 personnages différents dans le film à 40 ans d'intervalles. Kelly a d'ailleurs un rôle assez difficile de patron de revue et de cabaret. Par moment, on sent que le rôle le dépasse un peu. Par contre il est comme d'habitude extraordinaire dans les numéros de danse, et plus particulièrement celui où il danse avec son double, qui n'est en fait que sa conscience qui lui apparaît comme un reflet dans une vitrine. Cette scène est extraordinaire et préfigure ce qu'il fera quelques années plus tard dans "chantons sous la pluie".

 

Cover-Girl-1944-Poster.jpg

 

Alors bien sûr, Gene Kelly est un peu éclipsé par les Girls et l'éternelle beauté féminine est mise en avant dans presque tous les numéros que ce soit à travers Eve Arden (l'intriguante) ou Leslie Brooks (la danseuse opportuniste) particulièrement craquante dans ce métrage. On est d'ailleurs assez surpris par le nombre de scènes assez déshabillées pour un film de 1944. Bref "la reine de Broadway" est tout à fait recommandable et sympathique à regarder. Mais on aurait aimé voir Gene Kelly plus à son aise, vampirisée qu'il est par une armada de Girls. Le film a donc les qualités de ses défauts, et les défauts de ses qualités. A noter que pour la première fois Stanley Donen participa à la chorégraphie, même si il n'est pas crédité au générique.

 

Ci-dessous début de la scène où Leslie Brooks dévoile une jarretière :

6892502235_810e63ff1c_z.jpg

 

Autre photo de la magnifique Leslie Brooks ci-dessous :

 

c96yt3da00datydc.jpg

 

La scène la plus intéressante du film où Gene Kelly danse avec son double irréel :

 

 

Note : 7 / 10

01/10/2012

The Artist - 2011

Par quel bout prendre "The Artist" ? Telle est la première question qui vient quand on veut parler de ce film. Doit on d'abord parler de l'extraordinaire performance de tous les comédiens ? Jean Dujardin et Bérénice Béjot en têtes, mais aussi de tous les seconds rôles, mais également du moindre figurant dont le regard transperce l'écran et notre cerveau des mois après ! Tous les prix donnés à ce film sont totalement mérités. Le pari semblait impossible au départ : faire un film muet dans le style hollywoodien de 1929 en 2011, faisant fi de presque un siècle de progrès techniques cinématographiques. Mais il faut bien le dire à l'heure de la 3D et des super-héros le pari est réussi voir au delà. Si on pense à Douglas Fairbanks, Errol Flynn, ou Gene Kelly, quand on voit Jean Dujardin on ne peut s'empêcher de penser que ce film a été tourné en 2011 et pas il y a 80 ans. Le cinéma joue donc ici son rôle de machine à remonter le temps de la plus belle des manières. Bernard de Chartres disait : "Nous sommes des nains, assis sur des épaules de géants". Force de constater que le réalisateur Michel Hazanavicius a dépassé cette maxime pour aller toucher l'impossible nirvana cinématographique. En cela il a été aidé par la musique parfaite de Ludovic Bource que l'on croirait sorti d'un film hollywoodien de 1930 !

 

the-artist-jeu-3.jpg

 

D'ailleurs, les clins d'oeil au cinéma de l'âge d'or d'Hollywood sont récurrents dans ce film. Le début fait penser à la scène devant le cinéma de Chantons sous la pluie. La scène où Jean Dujardin se regarde dans la glace d'une vitrine avec le reflet d'un smoking fait également penser à un film de Gene Kelly (la Reine de Broadway) etc etc. Et on pourrait chercher ainsi les références à l'infini. Mais ce n'est pas du plagia. Le réalisateur a ainsi posé sa propre marque à tout cela. Les scènes sont très souvent originales. On ressort complètement ébahi devant un tel film, un peu comme si on avait assisté à quelque chose d'incroyablement beau, parfait, grand et qui ne doit jamais se reproduire.

 

the-artist-2011-1.jpg

 

Dire que ce film est un pur chef d'oeuvre serait trop limité. Ce film est bel et bien un miracle cinématographique. Le propre des miracles étant de ne pas se reproduire, on ne devrait donc pas voir de suite. Mais si je peux souhaiter quelque chose c'est bien que Monsieur Hazanavicius nous réalise une suite, cette fois ci par exemple parlante et en technicolor.

 

The Artist 1.jpg

 

Mais au delà, des qualités, des prix reçus, et du succès en salle, The Artist a montré qu'il y avait un public pour un autre cinéma que celui d'Avengers : un public mature, intelligent, sensible et capable de rester 2 heures à voir du vrai cinéma. Chapeaux bas les artistes !! Et merci pour la leçon de cinéma. That's Entertainment !!

 

 

The Artist 2.jpg

 

Extrait de la musique :



Note : 9 / 10

29/09/2012

Le massacre de fort Apache - 1948

Le massacre de fort Apache est le premier film de John Ford sur la cavalerie américaine et les guerres indiennes. Il fait parti d'une trilogie qui sera continuée avec Rio Grande et qui se finira avec la Charge héroïque. Dans le cas du "Massacre de Fort Apache" tout est dit dans le titre. En effet, toutes les intrigues qui se dérouleront seront petit à petit éliminées une à une, par la principale intrigue qui n'apparaît au début qu'en toile de fond, c'est à dire les guerres indiennes. La dernière intrigue à disparaître sera l'opposition entre le colonel (Henry Fonda) et le Capitaine York (John Wayne) avec les conséquences que l'on peut aisément imaginer dans une guerre contre les indiens.

 

mod_article3895050_10.jpg

 

La distribution est éclatante et réunit donc John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple, John Agar, War Bond et Victore McLaglen.

 

Ci-dessous : John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple et John Agar

massacre-de-fort-apache-02-g.jpg

 

Rien est laissé au hasard dans ce film et John Ford fait autant merveille dans les scènes intimistes que dans les scènes d'action. Les indiens sont présentés comme fiers et braves, et le colonel en charge du régiment comme fier, hautain et brave, et peu enclin à vouloir négocier. Je ne crois pas donc que le film soit une dénonciation de l'armée, de la guerre etc comme certains ont voulu le voir. Pour ma part, je pense qu'on est plus devant un Western qui explique la raison de ces conflits.

 

forapachecochise.jpg

La fin du film évoque enfin un thème cher à John Ford : la légende. En effet la mémoire du colonel responsable du massacre est célébré par son capitaine avec lequel il était en opposition et on apprend qu'il a été promu général à titre posthume. Cela annonce les thèmes de la construction d'une légende qui seront abordés plus longuement dans l'Homme qui tua Liberty Valance.

 

massacre-de-fort-apache-03-g.jpg

 

A noter que la musique de Richard Hageman soutient parfaitement l'action.

 

La bande-annonce :

 

Note : 8 / 10

28/09/2012

Quentin Durward - 1955

Quentin Durward est le 3ème film de Richard Thorpe avec Robert Taylor portant sur le moyen âge et plus spécialement sur la chevalerie. Il a donc été tourné après Ivanhoé (1952) et les chevaliers de la table ronde (1953). On retrouve comme vedette féminine Kay Kendall dans son premier grand film à gros budget. A noter que cette dernière aura un destin tragique et disparaîtra quelques années plus tard, suite à une longue leucémie. Le scénario est plein d'humour, car notre héros doit partir en France presque sans argent pour ramener à son riche et vieille oncle une comtesse magnifique (Kay Kendall). Bien entendu il va se trouver embarquer dans les complots de la cour du roi Louis XI et sa mission va se révéler beaucoup plus compliquée que prévue.

 

quentin-durward-img-17446.jpg

 

A partir de ce scénario original, Thorpe va prendre le contre pied total de ses deux premiers films et tourner les idéaux de chevalerie portés par Robert Taylor en dérision. Mais ce ne sera que pour mieux montrer la valeur de notre héros qui arrive à survivre dans un siècle qui ne respecte plus les anciens codes d'honneur de la chevalerie et qui change sans prévenir. Taylor semble donc toujours et contraitement à Ivanhoé, jouer à contre emploi. Et c'est particulièrement savoureux de le voir expliquer son idéal de chevalier à des gens qui ne le comprennent plus ! On finit donc par s'attacher encore un peu plus à un homme qui doit se battre contre ses ennemis et contre une société qui ne le comprend plus. J'ai donc un attachement tout particulier à ce film. Car il est un peu le reflet de ce qu'un certain cinéma est devenu pour notre société ou tout simplement le reflet des temps qui changent et qui obligent chacun à s'adapter.

 

w7OVPbeO1si5vcKJ2YOsfkk8dkk.jpg

 

La scène du clocher en feu est le bouquet final d'un beau spectacle de chevalerie qui se verrait sans déplaisir si la Warner décidait de le commercialiser enfin en France.

 

quentin-22a.jpg

 

Pour la musique du film, la MGM a solicité un nouveau compositeur en la personne de Bronislau Kaper. La musique est donc assez original par rapport à celles des 2 films précédents et comporte des thèmes écossais qui rappellent les origines de notre héros Quentin Durward.

 

 Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

26/09/2012

Les grands espaces / The big country - 1958

Les grands espaces est un Western de William Wyler de 1958. L'histoire décrit l'arrivée dans l'Ouest d'un "Pied tendre" de l'Est, James McKay (Gregory Peck) venu pour se marier avec sa fiancée (Carol Baker) . Ce dernier était pourtant un marin accompli mais il passe comme incapable de se mesurer à la dureté de l'Ouest sauvage et en particulier à son régisseur Steve Leech (Charlton Heston). Le nouveau venu va ainsi se retrouver dans une culture qu'il ne comprend pas et différente de la sienne et au milieu d'un conflit opposant deux éleveurs de bétails qui se battent pour obtenir les terres d'une belle jeune femme (Jean Simmons) Ces terres sont bien évidemment le seul point d'eau de la région et sources de toutes les convoitises.

 

peck2.jpg

 

Le contexte posé, il ne faut pas se tromper. On est bien entendu en face d'un très grand Western. Il suffit d'écouter la musique de Jérome Moross qui ouvre le début du film pour s'en convaincre. Tout le scénario est construit sur un mode binaire : oppositions et non oppositions. Opposition entre la grandeur des espaces et la petitesse des esprits et des conflits qui en découlent. Violence de l'Ouest et passivité de Gregory Peck devant cette culture violente qu'il ne comprend pas. Puis opposition finale ouverte entre lui et Charlton Heston, et enfin avec la culture de la violence initiée par les 2 clans rivaux.

 

The_Big_Country_1958_m720p_robin_coolhaunt_coolhd_org_00_52_12_00012.jpg

 

La distribution est excellente.  Et ce n'est qu'à la fin du film que les protagonistes montreront là encore leurs vrais visages. Ainsi Gregory Peck finira par prendre ses responsabilités et faire preuvre de courage tout en retenu, face à un déchainement de haine et de violence. Le film fait 165 minutes et peut donc paraître très long à certains. Mais ce n'est pas mon avis. Je trouve qu'il se voit très bien. Notez que la version Multirégions Bluray bénéficie d'une superbe qualité d'image.

 

Pour finir sur la musique, elle a accompagné une bonne partie de mon enfance. Et je vous restitue la somptueuse ouverture du titre du grand compositeur Jérome Moross et surtout la pochette de l'album de mon enfance.

 

 

r130000513.jpg

 

La réplique du film :

-Avez vous vu quelque chose de plus grand que notre pays ?

-Oui, l'océan.

 

 

Note : 7,5 / 10

22/09/2012

Papa longues jambes / Daddy long legs - 1955

Papa longues jambes est une comédie musicale typique des années 50 avec à l'affiche deux grandes stars : Fred Astaire & Leslie Caron. Le film est inspiré d'une nouvelle de Jean Webster de 1912. Ils assurent à eux deux, une bonne partie des numéros dansant tout le long du film. On remarquera la présence également de Fred Clarck qui donne un peu de relief au niveau de la comédie. On peut retrouver se dernier par exemple dans "Comment épouser un millionnaire" avec Marilyn Monroe.

 

papa-longues-jambes-affiche-du-film.jpg

 

"Papa longues jambes" raconte l'histoire d'une jeune orpheline (Leslie Caron) qui est pris sous l'aile bienveillante d'un tuteur (Fred Astaire) qui souhaite rester anonyme, mais qui exige une lettre par mois. La jeune orpheline recevant de nombreuses preuves d'affections (études payées, vêtements etc), ne comprend pas pourquoi elle ne reçoit jamais aucune réponse à ses lettres. L'histoire va se compliquer comme le tuteur va découvrir qu'on ne lui a jamais fait suivre les lettres ...

 

Poster - Daddy Long Legs (1955)_05.jpg

 

Alors bien sûr si les responsables des ballets Dave Robel. Roland Petit sont à l'affiche, on sent bien que Fred Astaire a mis sa marque sur tout ça et a fait globalement ce qu'il a voulu sur ce film. De plus,  il n'y a aucune volonté d'Hollywood de respecter le roman dont le film est tiré. On est devant un film de distraction pure pour un public avide à l'époque de comédies musicales. Attendre autre chose de ce film serait une erreur et une incompréhension totale de ce que le film a voulu montrer. A noter que le début du film a pour action la France. Le film fait donc parti de tous ces films hollywoodiens qui auront pour cadre la France et très souvent Paris. Ainsi dans cette catégorie vous retrouvez par exemple : Un américain à Paris, la Belle de Moscou etc

 

La musique et les paroles sont de Johnny Mercer qui reste comme l'un des plus grands compositeurs de chansons de cette époque !

 

Poster - Daddy Long Legs (1955)_08.jpg

 

On a donc là un film qui célèbre totalement le fameux "way of life" des Américains des années 50. La vie est simple, les chagrins ne sont pas mortels. On ne montre d'ailleurs que les personnes aisées. Le bonheur de vivre irradie l'image. Rien a d'importance, ni la différence d'âges des protagonistes, et seul compte l'amour ! Allez, vous aussi avant de retourner dans la vraie vie, vous reprendriez bien encore un peu de bonheur et de joie de vivre, de beauté et d'innocence ? Non ?

 

Extrait :

 

 

A noter que l'édition Bluray visionnée, est tout à fait correct en terme de rendu d'image.



Note : 7,5 / 10

20/09/2012

La chair et le sang - 1985

J'ai vu hier le film "la chair et le sang". Tout est dit dans le titre. J'avoue avoir eu du mal à voir le film jusqu'au bout, tant la violence malsaine dépassait les limites du supportable. Alors bien sûr le film a d'énormes qualités. L'époque visitée est intéressante au possible. On ne peut enlever une très bonne prestation de Rutger Hauer et de Jennifer Jason Leigh. On ne peut pas nier qu'à cette époque là, les bandes de mercenaires devaient faire les ravages que le film décrit. Le film est donc tout à fait réaliste sur bien des aspects. Néanmoins, il n'est pas crédible sur certains autres aspects. Ainsi, a t'on déjà parlé d'amour sous 2 pendus en décomposition ? Je ne crois pas que des corps en décomposition sentent très bon et donnent envie de parler d'amour.

 

chair-et-le-sang-1985-04-g.jpg

 

Mais surtout, comme dit plus haut, la violence et la façon dont elle est montrée, me pose un réel problème. Qu'est ce que Verhoeven a voulu prouver ? Ainsi la scène de viol collectif d'une jeune fille vierge m'a profondément choqué et est très dure.

 

Par contre, on attend la fin de cette bande de ruffians avec une grande impatience. Elle arrive à la toute fin du métrage. Et seul le chef des brigands arrive à survivre. Par cela, les scénaristes ont ils voulu montrer que finalement le mal (beau et attirant) survi toujours ? Nul ne le sait et chacun se fera son opinion par lui même de la signification réelle de l'oeuvre. Bref, ce film est pour moi une curiosité, mais j'avoue que la violence de l'ensemble est assez difficile à supporter. Surtout si comme moi, on voit un film plus pour rêver que pour autre chose.

 

A noter une qualité de l'image tout à fait correct du Bluray surtout pour un film de 1985.

 

Pour un autre point de vue, un peu plus positif, vous pouvez aller sur l'excellent blog de Raphael :

http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2...



Note : 5 / 10

05/09/2012

Uncertain Glory / Saboteur sans gloire - 1944

Saboteur sans gloire est un film de 1944 de Raoul Walsh. C'est un de mes films préférés avec Errol Flynn. En effet, Flynn joue un rôle à contre emploi de son rôle d'éternel héros. Là il est dans la peau d'un criminel, Jean Picard, comdamné à mort. Mais un bombardement de sa prison par l'aviation alliée fait suspendre l'execution et mieux lui offre la possibilité de s'enfuir et d'échapper à son triste sort. Paul Lukas qui joue le rôle d'un inspecteur, part alors à sa recherche, le rattrape et veut le ramener. Mais la France est occupée et la Résistance pose des bombes. Les Allemands veulent donc des otages ne pouvant arrêter le résistant coupable d'avoir fait sauter un pont. Picard avoue donc à Bonnet qu'il veut sauver les otages en se faisant passer pour le résistant responsable du sabotage. Mais est il réellement sincère ?

 

cinéma,cinema,films,film,dvd,acteur,actrices,hollywood

 

uncertain-glory-trailer-title.jpg

 

L'intrigue lancée, Walsh explore le thème de la rédemption qui ne peut qu'intervenir ici que libre et par amour pour l'autre, mais sous la menace de la mort. Le film nous invite donc à revoir l'idée que nous nous faisons de l'Homme, voir du criminel endurci. Assez révolutionnaire pour l'époque. De son côté, Flynn ayant eu à faire à des accusations de relations sexuelles avec mineure, avant de tourner ce film, est par conséquent finalement assez crédible dans son rôle et trouve avec ce film lui aussi sa rédemption.  Jean Sullivan dans le rôle de la fiancée de Flynn et est également très convaincante. On retrouve enfin Faye Emerson représentée en femme de gangsters, ou pire ... L'autre thème du film est la description saisissante d'un village français occupé. L'étude sociale qui en est fait par les Américains en est à ce titre assez saisissante de réalité.

 

Uncertain Glory 7.jpg

 Ci-dessus : Jean Sullivan et Errol Flynn

On pourrait penser que c'est un film américain de série, mais c'est un chef d'oeuvre de psychologie et de philosophie. Donc procurez vous "Saboteur sans gloire", et donnez à ce film la possibilité de sortir de l'oubli et donnez lui la rédemption qu'il mérite lui aussi.

 

cinéma,cinema,films,film,dvd,acteur,actrices,hollywood,errol flynn,lucille watson,jean sullivan,paul lukas

  Ci-dessus : Jean Sullivan et Errol Flynn

cinéma,cinema,films,film,dvd,acteur,actrices,hollywood,errol flynn,lucille watson,jean sullivan,paul lukas


 

La magnifique Jean Sullivan ci-dessous :

 

116l947tkoa7ao7.jpg

 

 Bande-annonce :


La phrase du film : "L'amour fait passer le temps et le temps fait passer l'amour."

 

La réplique du film :

-"C'est un vieux cheval. Il est comme le pays. Il est vieux et fatigué. Mais il veut pas mourir".

-"Qu'est ce qui le fait tenir ?"

-"Le courage."


Note : 9 / 10