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15/11/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode IV

Comme tous les jeudis, un hommage aux grands classiques hollywoodiens !!

 

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04/10/2012

La Reine de Broadway / Cover Girl - 1944

La Reine de Broadway est un des premiers films où Gene Kelly commence à prendre de plus en plus d'importance. Ce film a été tourné presque 10 ans avant "Chantons sous la pluie". Kelly n'est donc pas la star du film et la plupart des numéros sont d'ailleurs centrés sur Rita Hayworth qui joue qui plus est 2 personnages différents dans le film à 40 ans d'intervalles. Kelly a d'ailleurs un rôle assez difficile de patron de revue et de cabaret. Par moment, on sent que le rôle le dépasse un peu. Par contre il est comme d'habitude extraordinaire dans les numéros de danse, et plus particulièrement celui où il danse avec son double, qui n'est en fait que sa conscience qui lui apparaît comme un reflet dans une vitrine. Cette scène est extraordinaire et préfigure ce qu'il fera quelques années plus tard dans "chantons sous la pluie".

 

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Alors bien sûr, Gene Kelly est un peu éclipsé par les Girls et l'éternelle beauté féminine est mise en avant dans presque tous les numéros que ce soit à travers Eve Arden (l'intriguante) ou Leslie Brooks (la danseuse opportuniste) particulièrement craquante dans ce métrage. On est d'ailleurs assez surpris par le nombre de scènes assez déshabillées pour un film de 1944. Bref "la reine de Broadway" est tout à fait recommandable et sympathique à regarder. Mais on aurait aimé voir Gene Kelly plus à son aise, vampirisée qu'il est par une armada de Girls. Le film a donc les qualités de ses défauts, et les défauts de ses qualités. A noter que pour la première fois Stanley Donen participa à la chorégraphie, même si il n'est pas crédité au générique.

 

Ci-dessous début de la scène où Leslie Brooks dévoile une jarretière :

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Autre photo de la magnifique Leslie Brooks ci-dessous :

 

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La scène la plus intéressante du film où Gene Kelly danse avec son double irréel :

 

 

Note : 7 / 10

01/10/2012

The Artist - 2011

Par quel bout prendre "The Artist" ? Telle est la première question qui vient quand on veut parler de ce film. Doit on d'abord parler de l'extraordinaire performance de tous les comédiens ? Jean Dujardin et Bérénice Béjot en têtes, mais aussi de tous les seconds rôles, mais également du moindre figurant dont le regard transperce l'écran et notre cerveau des mois après ! Tous les prix donnés à ce film sont totalement mérités. Le pari semblait impossible au départ : faire un film muet dans le style hollywoodien de 1929 en 2011, faisant fi de presque un siècle de progrès techniques cinématographiques. Mais il faut bien le dire à l'heure de la 3D et des super-héros le pari est réussi voir au delà. Si on pense à Douglas Fairbanks, Errol Flynn, ou Gene Kelly, quand on voit Jean Dujardin on ne peut s'empêcher de penser que ce film a été tourné en 2011 et pas il y a 80 ans. Le cinéma joue donc ici son rôle de machine à remonter le temps de la plus belle des manières. Bernard de Chartres disait : "Nous sommes des nains, assis sur des épaules de géants". Force de constater que le réalisateur Michel Hazanavicius a dépassé cette maxime pour aller toucher l'impossible nirvana cinématographique. En cela il a été aidé par la musique parfaite de Ludovic Bource que l'on croirait sorti d'un film hollywoodien de 1930 !

 

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D'ailleurs, les clins d'oeil au cinéma de l'âge d'or d'Hollywood sont récurrents dans ce film. Le début fait penser à la scène devant le cinéma de Chantons sous la pluie. La scène où Jean Dujardin se regarde dans la glace d'une vitrine avec le reflet d'un smoking fait également penser à un film de Gene Kelly (la Reine de Broadway) etc etc. Et on pourrait chercher ainsi les références à l'infini. Mais ce n'est pas du plagia. Le réalisateur a ainsi posé sa propre marque à tout cela. Les scènes sont très souvent originales. On ressort complètement ébahi devant un tel film, un peu comme si on avait assisté à quelque chose d'incroyablement beau, parfait, grand et qui ne doit jamais se reproduire.

 

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Dire que ce film est un pur chef d'oeuvre serait trop limité. Ce film est bel et bien un miracle cinématographique. Le propre des miracles étant de ne pas se reproduire, on ne devrait donc pas voir de suite. Mais si je peux souhaiter quelque chose c'est bien que Monsieur Hazanavicius nous réalise une suite, cette fois ci par exemple parlante et en technicolor.

 

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Mais au delà, des qualités, des prix reçus, et du succès en salle, The Artist a montré qu'il y avait un public pour un autre cinéma que celui d'Avengers : un public mature, intelligent, sensible et capable de rester 2 heures à voir du vrai cinéma. Chapeaux bas les artistes !! Et merci pour la leçon de cinéma. That's Entertainment !!

 

 

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Extrait de la musique :



Note : 9 / 10

29/09/2012

Le massacre de fort Apache - 1948

Le massacre de fort Apache est le premier film de John Ford sur la cavalerie américaine et les guerres indiennes. Il fait parti d'une trilogie qui sera continuée avec Rio Grande et qui se finira avec la Charge héroïque. Dans le cas du "Massacre de Fort Apache" tout est dit dans le titre. En effet, toutes les intrigues qui se dérouleront seront petit à petit éliminées une à une, par la principale intrigue qui n'apparaît au début qu'en toile de fond, c'est à dire les guerres indiennes. La dernière intrigue à disparaître sera l'opposition entre le colonel (Henry Fonda) et le Capitaine York (John Wayne) avec les conséquences que l'on peut aisément imaginer dans une guerre contre les indiens.

 

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La distribution est éclatante et réunit donc John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple, John Agar, War Bond et Victore McLaglen.

 

Ci-dessous : John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple et John Agar

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Rien est laissé au hasard dans ce film et John Ford fait autant merveille dans les scènes intimistes que dans les scènes d'action. Les indiens sont présentés comme fiers et braves, et le colonel en charge du régiment comme fier, hautain et brave, et peu enclin à vouloir négocier. Je ne crois pas donc que le film soit une dénonciation de l'armée, de la guerre etc comme certains ont voulu le voir. Pour ma part, je pense qu'on est plus devant un Western qui explique la raison de ces conflits.

 

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La fin du film évoque enfin un thème cher à John Ford : la légende. En effet la mémoire du colonel responsable du massacre est célébré par son capitaine avec lequel il était en opposition et on apprend qu'il a été promu général à titre posthume. Cela annonce les thèmes de la construction d'une légende qui seront abordés plus longuement dans l'Homme qui tua Liberty Valance.

 

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A noter que la musique de Richard Hageman soutient parfaitement l'action.

 

La bande-annonce :

 

Note : 8 / 10

26/09/2012

Les grands espaces / The big country - 1958

Les grands espaces est un Western de William Wyler de 1958. L'histoire décrit l'arrivée dans l'Ouest d'un "Pied tendre" de l'Est, James McKay (Gregory Peck) venu pour se marier avec sa fiancée (Carol Baker) . Ce dernier était pourtant un marin accompli mais il passe comme incapable de se mesurer à la dureté de l'Ouest sauvage et en particulier à son régisseur Steve Leech (Charlton Heston). Le nouveau venu va ainsi se retrouver dans une culture qu'il ne comprend pas et différente de la sienne et au milieu d'un conflit opposant deux éleveurs de bétails qui se battent pour obtenir les terres d'une belle jeune femme (Jean Simmons) Ces terres sont bien évidemment le seul point d'eau de la région et sources de toutes les convoitises.

 

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Le contexte posé, il ne faut pas se tromper. On est bien entendu en face d'un très grand Western. Il suffit d'écouter la musique de Jérome Moross qui ouvre le début du film pour s'en convaincre. Tout le scénario est construit sur un mode binaire : oppositions et non oppositions. Opposition entre la grandeur des espaces et la petitesse des esprits et des conflits qui en découlent. Violence de l'Ouest et passivité de Gregory Peck devant cette culture violente qu'il ne comprend pas. Puis opposition finale ouverte entre lui et Charlton Heston, et enfin avec la culture de la violence initiée par les 2 clans rivaux.

 

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La distribution est excellente.  Et ce n'est qu'à la fin du film que les protagonistes montreront là encore leurs vrais visages. Ainsi Gregory Peck finira par prendre ses responsabilités et faire preuvre de courage tout en retenu, face à un déchainement de haine et de violence. Le film fait 165 minutes et peut donc paraître très long à certains. Mais ce n'est pas mon avis. Je trouve qu'il se voit très bien. Notez que la version Multirégions Bluray bénéficie d'une superbe qualité d'image.

 

Pour finir sur la musique, elle a accompagné une bonne partie de mon enfance. Et je vous restitue la somptueuse ouverture du titre du grand compositeur Jérome Moross et surtout la pochette de l'album de mon enfance.

 

 

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La réplique du film :

-Avez vous vu quelque chose de plus grand que notre pays ?

-Oui, l'océan.

 

 

Note : 7,5 / 10

25/09/2012

David Copperfield - 1935

David Copperfield est bien entendu tiré de l'oeuvre de Charles Dickens. Le film a été produit par David O. Selznick, le producteur du célébrissime "Autant en Emporte le Vent". David O. Selznick voulait produire ce film car son père russe avait appris l'anglais en lisant ce livre et  le lisait à son fils tous les soirs. Le rôle titre est tenu par Freddie Batholomew pour la première partie du film où on voit David enfant. Et autour de lui on trouve toute une pléaïde d'acteurs : Basil Rathbone, Lionel Barrymore,  Lewis Stone, W.C Fields, Maureen O'Sullivan et Franck Lawton.

 

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Le film a été tourné dans les studios  de la MGM ou à Malibu pour certaines scènes extérieures. La cathédrale de Canterbury n'est montrée que moins d'une minute. La performance de W.C Fields est extraordinaire. Et il tient à merveille son rôle d'ivrogne surendetté au grand coeur. Basil Rathbone dans le rôle du tortionnaire de David est également parfait dans le rôle. Qu'est ce qu'on aime le détester ! Donc un beau film qui célèbre l'amour et la famille ainsi que les passions (bonnes ou mauvaises d'ailleurs). Le dénouement paraît presque devenir à un moment tragique, un peu comme dans "Camille" avec Robert Taylor et Greta Garbo mais il n'en sera rien et finalement le film finira sur une note positive.

 

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ci dessous W.C Field et Freddie Batholomew

 

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La phrase du film prononcée par W.C Fields :
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.

 

Note : 7 / 10
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. - - Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.