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20/07/2014

Hélène de Troie / Helen of Troy - 1956

"Hélène de Troie" est le type même du péplum tourné à l'ancienne. Il est considéré comme étant un film plutôt faible dans la carrière du réalisateur Robert Wise. Pourtant à mon sens il n'en est rien et le film bénéficie de nombreux atouts. Ainsi en premier lieu, on peut considérer que les décors sont plutôt bons et assez impressionnants dans leur ensemble. On peut contester le bateau de Pâris, qui l'emmène à Sparte, et qui ressemble plus à un drakkar qu'à autre chose. Mais pour le reste, je n'ai pas trouvé d'énormes fautes de goût. La réalisation est très impressionnante et donne lieu à des scènes de bataille digne de l'Iliade d’Homère. On peut d'ailleurs noter que Raoul Walsh était le réalisateur de la seconde équipe. Cela situe tout de suite le film. Non si il y a bien un défaut dans ce "Hélène de Troie" c'est bien le manque criant de charisme de l'ensemble de la distribution. Ainsi, si Rossana Podesta est formidablement  belle, son interprétation est rarement à la hauteur de son personnage. Quant à Jacques Sernas, acteur français, exilé volontaire en Italie, il est spécialisé dans les péplums, mais reste moyennement convaincant ici en Pâris.

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Ce que l'on peut noter au crédit du film, c'est que les éclairages, les décors, et le costumes inspiretont sans nulle doute bon nombres de péplums, à commencer par le dernier "Troie" (2003) de Wolfgang Petersen. "Hélène de Troie" survole donc aux niveaux du jeu des acteurs et du casting, l'ensemble des thèmes que Petersen développera plus efficacement dans son film. On retire quand même beaucoup de plaisir à regarder cette version de l'adaptation de l'oeuvre d'Homère. Malheureusement l'absence de charisme du casting plombe un peu l'ensemble et l'empêche d'être un film inoubliable. Cela se traduit par l'absence d'un leader fort du côté des Grecs, et Robert Douglas dans le rôle d'Agamemnon, consteste souvent l'autorité de Ménélas pour devenir plus ou moins le chef des Grecs coalisés. Dans ce casting parfois étrange, on retrouve le parfait Sir Cedric Hardwicke que l'on verra jouer la même année dans "les 10 commandements" et qui reprendra dans ce dernier film le rôle du père de Ramses II. Il est ici un roi Priame très crédible. Enfin la musique est signée Max Steiner. On peut la considérer comme très intéressante et très lyrique. Et rien que la musique du titre, ou les batailles valent le déplacement. On a donc avec ce "Hélène de Troie" une oeuvre parfaitement réalisée pour 1956 et qui n'a pas à rougir de la comparaison avec la version de 2003, ou même avec des oeuvres plus anciennes, si ce n'est au niveau d'un casting certes international, mais un peu faible.

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Ci-dessus : Jacques Sernas & Rossana Podesta

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Ci-dessus : Janette Scott (Cassandre), Rossana Podesta & Jacques Sernas

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Ci-dessus : Rossana Podesta

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

 

Le majestueux thème d'amour de Max Steiner écrit pour "Hélène de Troie" :

Film disponible en DVD dans la collection "légendes d'Hollywood" chez Warner Bros

Note : 7 / 10

04/07/2014

Pompéi / Pompeii - 2014

"Pompéi" est le type même du projet difficile voir impossible à mener. Le film lorgne très fortement du côté de "Gladiator" (2001). Mais malheureusement il n'est pas tout à fait de la même qualité. En effet, si la photographie est magnifique, si l'utilisation des effets numériques pour recréer la ville est plutôt bien réussie, le casting et la direction d'acteurs frôlent le désastre. Ainsi, Kit Harington est une bien pâle copie de Russel Crowe. Carrie-Anne Moss semble jouer avec indifférence. Emily Browning fait ce qu'elle peut, et on a du mal à croire au blond Kiefer Sutherland en sénateur romain. Mais il joue quand même bien le méchant de service "Pompéi" c'est le film qui a les qualités de ses défauts. Ainsi, commme je l'ai dit, il copie un peu "Gladiator", tout en arrivant jamais à atteindre la qualité esthétique de l'original. Mais le réalisateur,  Paul W S Anderson, arrive à exploiter dans la plupart des cas à fond les effets numériques. Ceci dit, parfois le réalisateur fait travailler ses acteurs devant un fond bleu, qui démolit la bonne impression formelle de l'ensemble, laissant le spectateur un peu perplexe. Pourtant l'action est au rendez-vous surtout dans le dernier tiers du film, et la scène finale est empreinte d'émotion. Ainsi, le film nous montre que les passions humaines  ne sont rien devant la force de la nature, et on se demande bien pourquoi les Dieux se plaisent à tourmenter les Hommes, pour finalement, les faire disparaître.  A noter une musique entrainante du trop méconnu Clinton Shorter, qui suit bien l'action. On ne sera donc pas trop dur avec ce "Pompéi" qui retrace une page de l'histoire de Rome, et qui nous offre une débauche d'effets spéciaux et d'action, au dépend d'une direction d'acteurs parfois absente et d'une esthétique qui navigue entre le plus que parfait et le médiocre.  Mais comme moi, vous préférerez sans doute l'original : "Gladiator".

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Ci-dessus : Adewale Akinnuoye-Agbaje et Kit Harington

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Ci-dessus : Emily Browning et Jessica Lucas

Extrait de la musique de Clinton Shorter :

 

La Bande-annonce :

 

Disponible en DVD & Bluray VF et VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

30/03/2014

Troie / Troy - 2004

Alors qu'aujourd'hui nos concitoyens en France s'apprête à élire les maires de nos villes et villages, il est peut être temps de se rappeler que l'idée même de cité est née en Grèce et que la plus célèbre légende est peut être celle de Troie, située en Asie Mineure. Le genre Péplum quant à lui, sait ce qu'il doit à un film comme "Gladiator" (2000). En effet, si ce denier n'était pas sorti 4 ans plutôt et n'avait pas été un immense succès, il est fort peu probable que nous aurions vu la réalisation de ce "Troie" de Wolfgang Petersen. "Troie" s'appuie donc sur la légende d'Homère (le père des poètes) et donc sur les textes de L'Iliade. Le réalisateur prend des libertés avec le texte original, retirant les interventions divines de l'histoire, ainsi que de nombreux personnages et changent des évènements. Mais Alexandre Dumas a lui même modifié l'histoire pour écrire ses 3 mousquetaires et en préface de son livre, il écrivait : "On peut violer l'histoire, si on lui fait de beaux enfants". Et dans ce "Troie" c'est bien le cas.  Le film bénéficie d'une énorme distribution avec en tête Brad Pitt (Achille), Eric Bana, Orlando Bloom, mais aussi la magnifique Diane Kruger (Hélène de Troie). Les seconds rôles sont également extraordinaires avec Brian Cox (Agamemnon), Sean Bean (Ulysse), ou encore Julie Christie et la jeune Rose Byrne (Briséis). Mais c'est Peter O'Toole qui comme d'habitude, arrive à voler la vedette à ses partenaires, en faisant passer à travers son personnage une énorme émotion. Les décors et les costumes sont incroyables, et on peut qualifier la réalisation de Wolfgang Petersen de très sérieuse. Et on voit qu'il s'attache à raconter une histoire autant qu'à construire une caractérisation complexe des personnages.

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A cela, il faut ajouter la musique exotique et lyrique de James Horner, qui nous offre ici une de ses plus belles compositions. Le spectacle grandiose de 194 minutes passe donc très vite, et fait honneur à une salle de Home-Cinéma. Et si le film a coûté 175 millions de dollars, il en a rapporté 497 millions, faisant de "Troie" un énorme succès cinématographique, qui permet à tous de se souvenir d'une des plus célèbres légendes de l'antiquité, mais aussi de notre culture occidentale, qui a traversée les millénaires pour arriver jusqu'à nous, changée, modifiée, mais bien présente et vivante, comme un rappel lointain d'où vient notre civilisation et que comme les Hommes, les cités vivent, grandissent, puis disparaissent.

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Ci-dessus : Diane Kruger (Waouh !)

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Ci-dessus : Eric Bana et Orlando Bloom

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique :

 

La chanson tirée du film de Josh Groban :

Film disponible en Bluray et DVD zone 2 (VF et VO sous-titrée)

 

Note : 9 / 10

27/04/2013

Samson et Dalila / Samson and Delilah - 1949

Souvent aujourd'hui la critique rejette en bloc les péplums bibliques les trouvant dépassés ou simplement un peu ringards. Auvant vous le dire tout de suite ce n'est absolument pas mon avis. Ainsi, quand on sait que "Samson et Dalila" a été réalisé par Cecil B DeMille, le maître du péplum, je ne pouvais que me décider à revoir ce film en technicolor que j'avais vu plus jeune lors d'une diffusion à la télévision. Aujourd'hui nous avons la chance grâce à Paramount de pouvoir le redécouvrir avec un master numérique. En effet, il a fait l'objet d'une restauration complète en 2012. Pourquoi Paramount ne l'a pas sorti en Bluray multizones ? Pourquoi il n'existe qu'une édition zone 1 non multizones, sortie début mars ? A part pour se faire plus d'argent, et le sortir dans quelques mois ou quelques années en Bluray, j'avoue n'avoir pas d'explications logiques. En effet, l'importance et la qualité d'image du film, méritait bien une édition Bluray, remplie de Bonus. Mais qu'en est il du film lui même ? Que pouvons nous attendre de ce "Samson et Dalila" ? C'est ce que nous allons voir.

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Le film comprend un impressionnant casting avec Hedy Lamarr, Victor Mature, Angela Lansbury, George Sanders, mais aussi Henry Wilcoxon. Victor Mature, devait faire 4 autres péplums avec en plus de ce "Samson et "Dalila", "la Tunique" (1953), "l'égyptien" (1954), "Demetrius and the gladiators" (1954) et enfin "Hannibal" (1959). Hedy Lamarr, vous pouvez retrouver son destin tragique sur ce site. Et Henry Wilcoxon, vieux camarade de plateau de DeMille, a joué dans de nombreux films. Ainsi il a été le commandant des chars de Pharaon dans "les 10 Commandements" (1956) ou encore le bras du marquis de Maine dans Scaramouche. "Samson et Dalila reprend l'histoire bien connue de la Bible en la modifiant quelque peu pour les besoins du scénario. Samson (Victor Mature) jeune berger à la force sur-humaine est amoureux de Semadar (Angela Lansbury). Mais Samson est hébreux et Semadar d'une grande famille de Philistins, or la Judée est sous le joug des Philistins. La haine des Philistins contre Samson, 'incompréhension des siens, mais aussi la jalousie maladive et l'amour de Dalila (Hedy Lamarr) vont contrarier le désir de mariage de Samson avec Semadar et sceller son destin et son histoire. Qui peut dire que cette haine entre des communautés différentes et que la jalousie amoureuse ne sont pas des sujets au sens éternels et ne possèdent pas en eux mêmes, une étrange actualité ?

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Ci-dessus : Hedy Lamarr et Victore Mature

Le film possède de nombreuses qualités. On peut noter tout d'abord la beauté du Technicolor, et la maestria de DeMille pour mettre à l'écran cette histoire. Les costumes et les décors sont chatoyants et rendent le film inoubliable. Et que dire de la beauté des actrices ?! Angela Lansburay semble n'avoir jamais été aussi belle, mais c'est bien Hedy Lamarr qui transperce l'écran d'une énigmatique et lassive beauté. Le film est long et fait plus de 2H, mais le temps est il long en compagnie d'Hedy Lamarr ? Ainsi, comme dans tous ses films  mais aussi comme les peintres de la renaissance et tant d'autres avant lui, DeMille se sert d'un sujet biblique pour montrer des femmes dénudées mais aussi pour mettre en avant un certain sadisme. Ainsi, DeMille mêle histoire biblique, technicolor, glamour aux désirs les plus obscurs d'une femme jalouse, qui veut avilir Samson dans un espèce de jeu pervers qui va bien au delà de ce que la censure de l'époque pouvait tolérer, si le sujet du film n'avait pas été un épisode de la Bible. Ainsi, on retrouve des scènes de flagellation chères à DeMille et qui sont présentes dans beaucoup de ses films.

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Le effets spéciaux sont eux aussi assez bluffants pour l'époque et la destruction du temple païen reste un morceau de cinéma à lui tout seul, qui préfigure l'ouverture de la Mer Rouge dans "les 10 Commandements" (1956). Enfin "Samson et Dalila" comprend une ouverture musicale, et aussi une musique de sortie. Alors autant vous le dire tout de suite, la musique de Victor Young est magnifique et c'est une des grandes stars du film. On sent que Cecil B DeMille a demandé à Victor Young de faire quasiment une musique d'opéra pour le film et le résultat est assez impressionnant. On regrettera seulement que parfois que la musique est presque trop omniprésente. En résumé, parcouru par un souffle épique, DeMille crée ici un film à la hauteur de la légende de Samson et de sa propre légende. "Samson et Dalila" film faste, chatoyant, à la forme parfaite dont l'impression finale laisse une trace indélébile dans le coeur du spectateur, faisant d'Hedy Lamarr une déesse de l'écran pour l'éternité, maîtresse de la damnation et de la rédemption de l'homme qu'elle aime. On pardonnera alors à DeMille quelques scènes trop longues ou une durée excessive. "Les 10 commandements" corrigeront sept ans plus tard, ces quelques défauts de la trame narrative, pour faire de ce dernier film sa plus extraordinaire et sa plus parfaite réussite cinématographique.

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Bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Note du 24 novembre 2013 : Le bluray zone B est enfin disponible en France au prix de 11,43€. A ce prix c'est la cadeau. La qualité de l'image est à toute épreuve (définition et couleur superbes).

Note : 8 / 10

15/03/2013

La chute de l'empire romain / The Fall of the Roman Empire - 1964

La qualité d'un film doit elle être mesurée à l'aune du nombre d'entrées en salle ? Que restera t'il du cinéma d'aujourd'hui dans 100 ans ? Ce sont bien les questions que l'on peut se poser quand on essaye d'analyser ce film, "la chute de l'empire romain". En effet, aujourd'hui on se rappelle de ce film surtout parce qu'il a inspiré lointainement le "Gladiator" de Ridley Scott. Mais si ici il est question du début du déclin de Rome, ce film eut également pour conséquence la fin de la société de production de Samuel Bronston comme le note le New-York Times dans son édition du 6 août 1965. Le film avait en effet coûté 18,5 millions de dollars, ce qui était une somme très importante pour l'époque et n'avait pas rapporté assez de bénéfices. Bronston devait donc finir de produire la même année, "le Plus Grand Cirque du monde" avec John Wayne, et abandonner les très grosses productions. Il ne produira que 3 films jusqu'en 1984, son dernier film étant "Fort Sagane".  Pourtant comme nous allons le voir, cet insuccès public de "la chute de l'empire romain" est largement immérité.

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Tout d'abord le film bénéficiait d'une pléiade de stars : Sophia Loren, Stephen Boyd, Alec Guinness, James Mason, Christopher Plummer, Mel Ferrer, Anthony Quayle et Omar Sharif. Sophia Loren avait joué Chimène 3 ans plus tôt dans "le Cid" également sous la direction d'Anthony Mann. Stephen Boyd c'est bien évidemment l'inoubliable Messala de "Ben-Hur"(1959) de William Wyller.  Alec Guinness c'est bien entendu le colonel anglais du "pont de la rivière Kwaï" ou Obiwan Kenobi dans l'épisode IV de "la guerre des étoiles". James Mason joue de son côté le rôle d'un savant et le rôle lui va parfaitement et correspond à son flegme anglais. Quant à Mel Ferrer il fait une composition à cent milles lieux de sa prestation dans "Scaramouche" et est presque méconnaissable. Enfin Anthony Mann était donc comme sur "le Cid" également présent aux commandes. A noter que "la chude de l'empire romain" a été tourné en Espagne dans la Sierra de Guadarrama au Nord de Madrid et que pour l'occasion on recréa le forum romain et l'ancienne Rome sur une superficie de 220 000 m2

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Ci-dessus : Sophia Loren et Stephen Boyd. Ils ne sont pas beaux ?

Mais on ne retrouve pas seulement des acteurs de péplums comme Stephen Boyd mais on retrouve aussi dans le film des scènes rappelant les plus grands péplums. Par exemple, on a comme dans "Ben-Hur" une course de chars. On a une reconstruction du forum romain, mais aussi un long combat dans les forêts enneigées de la Germanie comme dans ... "Gladiator". Alors évidemment en 1964, la violence n''était pas aussi réaliste que 10 ans plus tard. Mais néanmoins, le film est pour l'époque très bien réalisé. Et si mon intention n'est pas de vous raconter l'histoire du film, je vous dirai que ce film est baigné d'une profonde mélancolie qui ira à la fin jusqu'à une certaine folie, prémonitoire d'un avenir sombre pas seulement pour Rome peut être, mais pour un certain cinéma. Le public de l'époque ne l'a peut être pas compris. Mais il est difficile de ne pas voir dans ce monde romain qui s'écroule petit à petit imperceptiblement une annonce d'un changement de société d'une résonance étrangement actuelle. Et finalement la vie d'un Empire peut bien être comparé à la vie d'un Homme, avec donc un début, une élévation et une fin. Si Maximus dans "Gladiator" ouvrait une porte pour un autre monde et pour en réalité un autre cinéma, "la chute de l'empire romain" était le testament d'un cinéma d'aventure spectaculaire et familial qui jettaient ses derniers feux, avant un long hiver. Pour toutes ces raisons, j'ai une profonde tendresse pour ce film crépusculaire baigné des larmes de Sophia Loren. Récemment édité en Bluray (l'année dernière) il mérite donc tout votre intérêt.

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Ci-dessus : Anthony Mann sur le tournage de "la chute de l'empire romain"


La bande-annonce :


 

La musique de Dimitri Tiomkin :


 

Reportage sur Anthony Mann  par Jean-Claude Missiaen :



Note : 9 / 10

06/03/2013

Gladiator - 2000

"Gladiator" est un film qui m'a profondément marqué, autant par sa réalisation que par l'impact qu'il a pu avoir sur l'histoire du cinéma et sur ma vision du monde. Je m'explique. Aujourd'hui le cinéma ne produit quasiment plus de comédies musicales, de Westerns, de mélodrames. Des genres ont donc presque totalement disparus au profit d'autres. Sans "Gladiator" il aurait fallu y ajouter les films d'aventures et les péplums. Or "Gladiator" a été le film évènement de l'année 2000 déjà pour cette seule raison. Il ouvrait donc une porte à un autre cinéma et grâce à "Gladiator", le péplum est revenu à la mode pendant quelques années. "Troie", "Alexandre" ont pu être tournés, des films d'aventures sont revenus sur le devant de la scène, comme "Kingdom of Heaven" ou "Robin des Bois" et combien d'autres ensuite ! Pourtant je me souviens d'avoir été choqué au cinéma devant la violence ultra-réaliste du film. J'ai mis quelques jours à digérer le film et j'ai compris que le ton du film n'était pas celui de "Ben-Hur" ou des "10 Commandements", mais bien un ton romain et finalement réaliste. Or la société romaine était fondée en grande partie sur la violence et les outrances : violence des légions, violence des jeux du cirque, violence des jeux politiques de cette époque etc Le message biblique est donc d'autant plus incroyable et irréaliste dans cette société de violence. Mais dans "Gladiator" il n'en pas question.

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Je ne vous infligerai pas une note trop longue en refaisant le making-of déjà présent sur toute les éditions Bluray ou DVD. Mais je vous dirai que le film se déroule à la fin du règne de Marc-Aurèle et évoque le règne de son fils, l'empereur Commode. Chaque scène est quasi-anthologique, le découpage du film est parfait dans sa version cinéma d'origine. Et les dialogues sont à graver dans le marbre : "Ce que nous faisons dans notre vie raisonne dans l'éternité". Et si on ajoute à ça, la fabuleuse musique de Hans Zimmer aux accents wagnériens si tragiques, ou les vocalises de Liza Gerrard, on ne peut qu'être totalement satisfait devant l'ampleur du spectacle. "Gladiator" n'est donc pas un film romantique ou plein de la spiritualité chrétienne de ses illustres prédécesseurs, mais il possède des qualités qui ont fait de son héros Maximus, le messager d'un nouveau cinéma antique. D'ailleurs on peut rétrospectivement se demander si la porte que pousse Maximus à la fin du film, qui évoque sa nouvelle vie dans l'au-delà, n'est pas aussi une vision de Scott qui avec son film a lui aussi ouvert une porte pour d'autres films. Cette étrange synchronicité que Yung n'aurait pas renié nous laisse à penser que les Dieux de Rome se sont bien penchés sur le film pour lui donner un beau destin. Et à titre personnel ce film m'a beaucoup inspiré et m'a donné du courage quand je n'en avais plus.

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La bande-annonce :

 

Extrait de la musique :

 

Note : 8,5 / 10

19/12/2012

Le Roi des Rois / King of Kings - 1961

A quelques jours de Noël, quoi de plus normal que de parler, du "Roi des Rois", péplum de 1961, remake d'un film de Cecil B. Demile de 1927. Cette version tournée par Nicholas Ray a été beaucoup critiqué. Certains ont dit que ce n'était pas une oeuvre majeure dans la filmographie de Ray ou que le film était trop impersonnel. Pour ma part, je ne retiendrais aucune de ces critiques. Je trouve le film grandiose du début à la fin. Et il s'inscrit bien dans les films grands spectacles des années 60.

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Et même si j'exclue ma culture chrétienne de cette critique, je dois avouer que le film est assez fascinant à regarder, car il bénéficie d'une extraordinaire restauration Bluray qui donne l'impression d'avoir littéralement le Christ dans son Homecinéma. On a à l'écran un peu de la beauté de l'histoire originelle et donc de l'esprit des Evangiles, mais surtout on retrouve la beauté du spectacle tel qu'il devait être en 1961. On retrouve Jeffrey Hunter dans le rôle titre. Jeffrey Hunter on l'a vu dans le rôle du jeune métisse dans "la prisonnière du désert" avec John Wayne ou dans "le brigand bien-aimé" et il avait déjà le rôle de Jésus dans "Ben-Hur", mais on ne voyait jamais son visage. Ici il porte littéralement le film et semble habité.

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Ci-dessus Brigid Bazlen :

Mais chacun joue parfaitement son rôle, et si je devais citer quelques noms de l'immense distribution présente sur ce film, j'évoquerai Brigid Bazlen, assez troublante par sa perversion drapée du voile de l'innocence.  Et c'est peut être le très américain Robert Ryan qui paraît le moins crédible en Saint Jean le Baptiste. Mais au delà de l'histoire sainte racontée parfaitement, c'est bien les thèmes et la réalisation qui font ressortir le film d'une production courante ou de second ordre. Ainsi, les scénaristes ont fait opposer 2 prophètes : Jésus le prophète de l'amour et de la paix et Barabas le chef des rebelles juifs luttant pour l'indépendance de la Judée. Le film se décompose donc entre scènes de la vie du Christ, miracles et guerre contre les Romains. Le plus beau, c'est que le rêve de Judas de voir le prophète de la paix et le prophète de la guerre se réunir pour vaincre les Romains est un des moments clés du film. Le film inscrit donc le message biblique dans l'actualité d'un monde humain en proie à la haine, au doute, à la vengeance. Le spectateur s'interroge alors et peut se demander si les passions humaines ont réellement changées depuis 2000 ans ? De plus la réalisation de Ray fait merveille surtout dans les scènes de combats (en particulier dans le fort de Jérusalem). A cela, il faut ajouter la formidable musique de Miklos Rózsa, compositeur qui a tant fait pour la musique des films d'aventures hollywoodiens que ce soit dans "Ivanhoé", "les chevaliers de la table ronde" ou "le Cid"

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Ci-dessus Jeffrey Hunter dans le "Roi des Rois"

On révise donc avec ce film, l'histoire biblique par des chemins détournés mais avec un plaisir non dissimulé et si on est croyant à coup sûr on pleure. Le film se termine d'ailleurs sur un message de paix et de tolérance. Et personne ne peut nier que notre monde en a aujourd'hui encore bien besoin et ce quelque soit notre culture ou notre croyance. Il faut bien ajouter que le Bluray et le Homecinéma amènent quasiment physiquement le Christ dans votre salon. Que peut on rêver de mieux pour Noel ? Loué soit Warner pour avoir restauré ce film avec une telle qualité d'image.

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Pour toutes ces raisons, et enfin car ce film est une explication positive d'une partie de l'Humanité, il mérite d'être vu par tous.

 

Extraits de la très belle musique de Miklós Rózsa :

 

 

 

La bande-annonce :

 

NOTE : 8,5 / 10

01/12/2012

Les dix commandements / The Ten Commandments - 1956

Il est incontestable que le Bluray est un saut technologique que nul ne peut contester, permettant de transformer un salon ou une modeste chambre, en petit cinéma. La question à se poser concernant cette magnifique invention et quels films devraient on éditer en Bluray ? Et quand on se pose cette question, on se pose la même question que Gutenberg en 1454 devant sa nouvelle invention : l'imprimerie. Et force de constater que restaurer au format 6K HD le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille a été une très bonne idée. Et pour lever tous les doutes, la restauration est admirable de beauté que ce soit en terme de définition ou de couleurs. Concernant le film en lui même, je ne rentrerai pas dans des débats historiques ou les polémiques théologiques, mais je vous parlerais de ce film en spectateur sans à priori. Car finalement, pourquoi ne pas prendre "les dix commandements" comme un grand spectacle et une belle histoire, nous parlant peut être de nous ?

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Le film commence par une courte présentation de Cecil B. DeMille, qui explique que son film est un appel à la liberté. Je pense moi aussi que ce film doit être vu ainsi. Les Hommes sont ils nés libres et égaux ou sont ils nés pour être esclaves ? Que faut il faire pour gagner sa liberté ? Qu'exige la liberté pour être une expérience réussie ? Le film répond à chacune de ces questions, sans qu'il y ait besoin de croire ou de ne pas croire à quelque Dieu que ce soit. Et c'est donc bien par ces aspects les plus actuels que le film touche encore aujourd'hui un large public. Je crois que Cecil B. DeMille l'avait bien compris et que ce serait tous les aspects non religieux qui toucheraient le plus le public.

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Ci-dessus le réalisateur, Cecil B. Demille :

Le film attire à lui tous les superlatifs. Il regroupe les plus grandes stars de l'époque, un budget collosal, le plus grand réalisateur de péplums de son temps qui fut obliger d'arrêter le tournage pendant 2 jours suite à une crise cardiaque.

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Ci-dessus Anne Baxter et Charlton Heston :

 

La distribution est la suivante :

Charlton Heston (VF : Jean Davy) : Moïse
Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Ramsès II
Anne Baxter (VF : Claire Guibert) : Néfertari
Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni) : Dathan
Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter) : Sephora
Debra Paget (VF : Therese Rigaut) : Lilia
John Derek (VF : Serge Lhorca) : Josué

Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur) : Séthi Ier
Nina Foch (VF : Sylvie Deniau) : Bithiah
Martha Scott (VF : Lita Recio) : Yochebed, mère de Moïse
Judith Anderson (VF : Marie Francey) : Memnet
Vincent Price (VF : Marc Valbel) : Baka
John Carradine (VF : Louis Arbessier) : Aaron

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Ci-dessus Anne Baxter :

Chacun de ces acteurs mentionnés plus haut, auraient pu être en tête d'affiche de n'importe quel film de la Paramount. On a donc une dizaine de vedettes pour un seul film ! A celà il faut ajouter des costumes extraordinaires, des scènes colossales et presque incroyables qui nous montrent entre autre la construction d'un obélisque en directe ou l'ouverture de la mer rouge par Moïse. Ces scènes dantesques toucheront d'ailleurs au paroxysme dans le dernier tiers du métrage. Et il ne faut pas croire que le film est triste ou austère. On y trouve de la romance, de l'amour avec la fille de pharaon. Ah !! les filles au temps des pharaons elles savaient vivre sans soutien-gorge avec des voiles tellement suggestifs (voir photos ci-dessus). Le spectateur se surprendra à deviner la courbe d'un sein. "Les dix commandements" est donc bien la quintessence du péplum et le chef d'oeuvre absolu de Cecil B. DeMille. Le film dure 3h40 mais paraît durer 1H20, car on ne s'ennuie jamais. Ce film est resté et restera indémodable. Pour preuve, lors de sa sortie française il y avait systématiquement une dizaine de personnes devant les écrans HD qui le diffusaient à la FNAC. Ainsi, "les 10 commandements", remake d'une première version de 1923 déjà réalisée par Cecil B. Demille est son dernier film et donc bien finalement son testament pour nous, son public. Il nous laisse donc comme responsabilité de continuer à le promouvoir, à l'aimer et à le faire aimer pour les siècles des siècles.

 

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Ci-dessus : Yul Brynner, Anne Baxter et Cecil B. Demille sur le plateau des "10 commandements".

 

Extraire de la musique des "dix commandements" d'Elmer Bernstein :

 


NOTE : 10 / 10

30/11/2012

Jules César / Julius Caesar - 1953

Chers lecteurs, j'ai décidé d'ouvrir une série d'articles sur les péplums. Hollywood Classic se met donc à l'heure antique et est fier de vous présenter pour commencer cette série: "Jules César".

Alors que le film muet devait disparaître pour laisser place au parlant, les critiques et cinéphiles de l'époque percevaient le cinéma comme une menace mortelle pour le théâtre. En effet, si le cinéma devenait parlant, certains pensaient que l'on pourrait traduire en images des pièces de théâtre. Aujourd'hui, on le sait : le cinéma est et demeurera parlant et le théâtre a survécu. J'ai introduit cette courte présentation parce que je vais vous parler de "Jules César", et que ce film reprend le formidable texte de la célèbre pièce de Shakespeare qu'il magnifie dans une belle mise en scène signée Joseph L. Mankiewicz. "Jules César" a été tourné en 1953, époque où Hollywood tournait encore à plein régime des chefs d'oeuvres chaque semaine.

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Je ne ferais pas ici une étude de la pièce de Shakespeare que des spécialistes de littérature anglaise ont déjà fait des siècles avant moi. Mais cinématographiquement on pouvait se poser la question de ce qu'allait bien pouvoir donner à l'écran, un film sur un conquérant à l'ego et à l'ambition démeusuré, soutenu par le texte du plus grand auteur de pièce de théâtre de langue anglaise. On sent que Mankiewicz n'a pas voulu en rajouter au niveau de la mise en scène, et s'appuie très fortement sur le texte de Shakespeare. Ainsi, le triomphe de César est raconté comme dans la pièce originale et pas montrée. C'est d'ailleurs un peu le défaut du film. En effet, le cinéma si il fait rêver, imaginer, doit aussi montrer et à vouloir s'accrocher jusqu'au dernier degré, au texte de Shakespeare, Mankiewicz ralentit le film et limite son expression. Il n'en reste pas moins que les vers sont admirables, la réalisation soignée et sobre. Et finalement, on a un peu ce même sentiment que quand on regarde "Cyrano de Bergerac" en film. On se sent grandit. Mais pour ne pas avoir l'impression que les acteurs surjouent, Mankiewicz a eu la chance de pouvoir s'entourer de très grands interprètes en la personne de Marlon Brando, James Mason, et Louis Calhern, ce dernier trouvant là (à n'en pas douter) son plus grand rôle. Dans les seconds rôles sont présents aussi Greer Garson et Deborah Kerr. Bref du beau monde, pour un grand film qui va bien au delà du théâtre filmé que l'on pouvait légitimment craindre au départ de la création d'une telle oeuvre. Donc, pour la beauté du texte, la musique de Miklós Rózsa et la page d'histoire antique qui comprenait déjà tout ce qui fait la vie des hommes (le pouvoir, l'ambition, la traîtrise et la mort), ce "Jules César" a bien traversé les temps et les générations. A noter pour finir que Mankiewicz retrouvera l'antiquité 10 ans plus tard en tournant Cléôpatre, dans un film au tournage et à la réalisation cette fois-ci pharaonique où il abandonnera une grande partie de la sobre modestie littéraire et un peu théâtral de ce "Jules César". Charlton Heston et Robert Vaughn feront leur apparition dans une nouvelle version de Stuart Burge en 1970.

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Ci-dessus Marlon Brando (Antoine) :

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Ci-dessus Louis Calhern et James Mason :


Extrait de la grandiose musique de Miklós Rózsa :

 

 

NOTE : 8 / 10

19/09/2012

L'Egyptien - 1954

L'Egyptien est le deuxième film édité récemment par Sidonis. Ce film a été tourné en 1954 par Michael Curtiz spécialiste du film d'aventures. Le scénario était tiré d'un roman de Mika Waltari.   La vedette du film devait être initialement Marlon Brando. Mais Brando n'aimait ni le réalisateur, ni le scénario, ni les vedettes féminines. Il refusa donc le rôle et cela tourna au procès avec la Fox. Il fut donc remplacé par Edmund Purdom. Ce dernier ayant beaucoup moins de prestance que Brando, laissa finalement la vedette aux actrices féminines Jean Simmons, Gene Tierney et Bella Darvi (maitresse attitrée du patron de la Fox, Darryl F. Zanuck). Victor Mature n'ayant ici qu'un rôle totalement secondaire.

 

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L'histoire est assez intéressante et la relation dans le film entre Sinuhé (Purdom) et Néfer (Bella Darvi) est particulièrement fascinante et tragique. De plus, le culte d'un Dieu unique par le pharaon fait réfléchir sur la naissance d'un espèce de monothéisme 13 siècles avant la naissance du Christ. Mais elle fait aussi réfléchir sur les conflits religieux qui peuvent assez facilement déchirer une société. Ce film est donc assez proche d'une certaine actualité, bien malgré lui, il faut l'avouer !

 

Ci-dessous Jean Simmons et Edmund Purdom :

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Alors bien sûr le film a des défauts : Il manque d'action. Curtiz se complet dans l'action et le film en manque cruellement. Cela n'avantage pas le travail de Curtiz qui semble un peu gêné par un scénario presque trop sage pour lui. C'est d'ailleurs dans les scènes finales de révolutions et d'émeutes que le film prend une envolée assez inespérée.

 

Ci-dessous Bella Darvi :

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Pour la musique on a du très lourd à la composition, à savoir : Bernard Herrmann et Alfred Newman. Excusez du peu ! L'influence des l'un et l'autre se ressent sur l'oeuvre. Et la musique rend parfaitement les mystères de l'Egypte ancienne. De ce côté, la mission est accomplie.

 

Pour résumé, on est très loin de la qualité d'un film comme Ben-Hur ou les 10 Commandements. Néanmoins on est en face d'un spectacle valable, méritant et bien construit. Un film donc de séries qui manque peut être sa cible de "sur-Péplum" qu'il voulait probablement toucher. Mais le scénario ne s'y prêtait guère.

 

La qualité de l'image de l'édition de Sidonis est globalement très bonne. Meme si quelques plans semblent parfois un peu trouble.

 

Un extrait musical de l'ouverture :

 

 

D'autres extraits musicaux à cette adresse :

 

http://www.youtube.com/watch?v=QiDrAHc8if0&feature=re...



Note : 7 / 10