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17/09/2016

Tout ce que le ciel permet / All that Heavens allows - 1955

"Tout ce que le ciel permet" est un mélodrame filmé en Technicolor et réalisé par Douglas Sirk. Il est porté par le duo Rock Hudson, Jane Wyman. On remarque aussi la jeune Gloria Talbott qui vole parfois la vedette à l'héroïne principale. Le scénario se déroule dans une petite ville des Etats-Unis en 1955. Tout y semble parfait, la vie semble sophistiquée et douce. Mais cette sophistication et cette douceur cachent une terrible violence psychologique du groupe, qui refuse les mariages entre gens de différentes conditions. La jeune veuve étant riche et lui plus jeune et pauvre, la ville se refuse à s'enthousiasmer pour cette union et les problèmes vont commencer pour le couple. Douglas Sirk aborde alors ici  un de ses thèmes favoris. En effet, pour lui comme dans bon nombre de ses films et comme l'a dit Sartre, l'Enfer c'est les autres. Ainsi, dans "le temps d'aimer et le temps de mourir", l'Enfer pour le héros était la pression sociale de la société allemande sous le nazisme. Dans "tout ce que le ciel permet" c'est la communauté américaine des années 50. Sirk fait donc de son mélodrame, une critique de la société et de l'être humain, le montrant sous ses aspects les plus durs. La violence n'est pas physique, mais psychologique. Cette violence semble traverser tous les régimes, toutes les époques et être réellement propre à l'Homme. Sirk utilise pour son film des tons très colorés qui accentuent le mal aise, entre l'apparente bienveillance de la ville et la dureté des rumeurs qui atteignent l'héroïne. Derrière son apparente sensiblerie et son scénario qui pourrait paraître à l'eau de rose, "tout ce que le ciel permet" bénéficie également de grandes qualités cinématographiques et photographiques encore accentuée par la musique de Frank Skinner dont le thème principal a été emprunté à Franz Liszt et à son Consolation N°3. On ne s'ennuie pas donc, même si on regrettera peut être une fin un peu trop convenue et quelques scènes tournées avec de la neige artificielle qui n'ajoute pas vraiment à la crédibilité de l'oeuvre. L'ensemble laisse tout de même une très bonne impression.

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Ci-dessus : Jane Wyman

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Ci-dessus : Rock Hudson & Jane Wyman

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Ci-dessus : Jane Wyman & William Reynolds

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Ci-dessus : Agnes Moorehead & Jane Wyman (de dos)

Disponible en VF & VO sous-titrée en Bluray  & DVD chez Elephant Films (qualité moyenne du master)

 

Note : 6,5 / 10

26/04/2016

La Vieille Fille / The Old Maid - 1939

En 1999, l'American Film Institute nommait Bette Davis, seconde meilleure actrice de légende du cinéma américain. Il y a dans cette simple phrase, tout le génie résumait d'une des plus grandes actrices du cinéma américain et du cinéma tout court. Qui s'en souvient encore aujourd'hui à part la communauté des cinéphiles ? Et nous avons avec "la vieille fille", un des plus beaux exemples, du talent de Bette Davis, et du film mélodramatique de ces années là. L'année 1939, est une année faste pour le cinéma américain. En effet, c'est l'année du tournage "d'autant en emporte le vent", mais c'est aussi une année de renaissance du western avec "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power, ou avec "la chevauchée fantastique" de John Ford avec John Wayne. Le cinéma américain est presque, à son apogée et chaque semaine, 80 millions d'américains se déplacent dans les cinémas, pour voir un film, soit plus de 4 milliards de spectateurs par an, contre un 1,2 milliard en 2014. Ces chiffres s'expliquent aisément, car en 1939, la télévision n'existait pas. Pour Bette Davis, 1939 est aussi une année faste. Elle a tourné l'année précédente, sous la direction de William Wyler, "l'insoumise", sorte de petit "autant en emporte le vent" de la Warner, pour lequel elle recevra son deuxième Oscar. En 1939, elle retrouve Errol Flynn, pour "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" de Michael Curtiz, mais elle tourne également une première fois sous la direction d'Edmund Goulding, dans "victoire sur la nuit", puis sous la direction de William Dieterle dans une fresque historique "Juarez". Aujourd'hui, l'Oscar reçu par Bette Davis, pour "victoire sur la nuit" a un peu éclipsé "la vieille fille". Et c'est bien dommage, car Bette Davis est réellement extraordinaire, arrivant à montrer l'évolution du caractère de son personnage, blessé par la vie, et jouant donc des rôles finalement totalement différent.

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Le film s'appuie sur un merveilleux scénario de Casey Robinson d'après la pièce de Zoe Akins et adaptée du roman de Edith Wharton. La construction du film autour d'après une pièce est une qualité, car il permet une narration sérieuse. Malheureusement et c'est le seul défaut du film, il entretient un effet un peu statique à l'oeuvre, qui lui empêche d'atteindre encore une meilleure note. Sinon, le film s'appuie sur un casting en or avec autour de Bette Davis, une Miriam Hopkins également au top de sa forme, un Donald Crisp en médecin paternaliste et un George Brent égal à lui même et qui n'apparaît qu'au début. La musique de Max Steiner, la réalisation d'Edmund Goulding et la photographie discrète de Tony Gauldio font le reste. C'est du bel ouvrage. Et on se surprend à pleurer devant cette oeuvre aux accents souvent dramatiques, qui nous parle autant de la vie et des moeurs du milieu du 19ème siècle, que de leurs résonances dans la société puritaine américaine de la fin des années 30. Et donc malgré le caractère statique, et parfois étouffant de l'ensemble, on prend un plaisir fou à se laisser porter, par le jeu incroyable d'une des plus grandes actrices de l'histoire du cinéma. Après avoir vu un tel film, on a honte de constater que la Warner Bros, n'a pas encore sorti l'ensemble de son oeuvre au mieux en Bluray, au pire en DVD. Car une fois de plus, cette "vieille fille" est encore un chef d'oeuvre à mettre au crédit de la grande Bette Davis.

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Ci-dessus : Louise Fazenda, Miriam Hopkins & Bette Davis

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Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis et Miriam Hopkins

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Ci-dessus : Jerome Cowan & Bette Davis

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La bande-annonce :

 

Hommage à Bette Davis :

 

Film, disponible en DVD Version originale sous-titrée français sur Amazon.com

 

 

Note  : 8,5 / 10

04/09/2015

Mogambo - 1953

Je crois que ce serait un peu limité l'ampleur de "Mogambo" de dire qu'il ne serait qu'un remake de "la belle de Saïgon" (1932) réalisé par Victor Fleming avec déjà Clark Gable et Jean Harlow. En effet, Mogambo élargit le champ des possibles et contrairement à "la belle de Saïgon" ne met pas en scène une "fille" avec un aventurier, mais deux couples, le couple illégitime qui est sur le point de se séparer composé d'Ava Gardner et de Clark Gable, et l'autre couple légitime composé de Grace Kelly et de l'effacé Donald Sinden. Si on veut chercher plus loin, ce n'est pas tant vers "la belle de Saïgon" qu'il faudrait se tourner, mais plutôt vers Goethe et son roman, "les affinités électives", qui met en scène deux couples dont les relations amoureuses vont se croiser et dont les relations adultérines auront un prix à payer. Là, la tragédie n'est pas présente, le film rode plutôt du côté du film safari et du mélodrame. Néanmoins, le jeu trouble des personnages aura pour conséquence la dureté de la vérité. Voilà, un scénario pour le moins alléchant ! Mais "Mogambo" n'est pas seulement porté par un bon scénario, mais aussi par un casting du tonnerre, avec une Ava Gardner plus torride que jamais, une Grace Kelly à la beauté glacée et un Gable en fauve avide alternativement de ces deux lionnes de l'écran. On sait qu'après une rencontre orageuse, la relation entre Ford et Gardner fut au beau fixe sur le tournage, permettant à cette dernière de littéralement faire exploser tout son talent. La photographie du trio Robert Surtees, Freddie Young et Stephen Dade est au niveau de l'ensemble. Et si on peut reprocher certaines images, empreintes d'un colonialisme dépassé aujourd'hui, il n'en reste pas moins que le film est un exemple de la capacité de Ford à faire autre chose que des westerns, et de l'influence de la culture allemande sur son oeuvre, que cela soit par le cinéma de Friedrich Wilhelm Murnau, ou ici de Goethe. Il est à considérer comme étrange de retrouver Goethe en Afrique, mais c'est trop étrange pour être un hasard. D'ailleurs "Mogambo" dont la signification serait "passion", inspire encore aujourd'hui les réalisateurs. Ainsi Taylor Swift dans un style très proche de celui d'Ava Gardner, célèbre les passions en Afrique. Son clip "Wildest Dreams", semble presque un hommage entier à l'actrice et au film. "Mogambo" est donc quant à lui, du très grand cinéma à n'en pas douter. A quand une redécouverte de l'oeuvre prodigieuse de Ford en Bluray ?

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Ci-dessus : Ava Gardner, Grace Kelly, & Clark Gable

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Ci-dessus : Ava Gardner

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Ci-dessus : Clark Gable

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Ci-dessus : Clark Gable & Grace Kelly

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Ci-dessus : Ava Gardner

La bande-annonce :

 

Le clip de Taylor Swift :

Film disponible en DVD zone 2, en VF ou version originale sous-titrée français chez Warner Bros

 

 

Note : 8 / 10

26/07/2015

L'héritage de la chair / Pinky - 1949

"L'héritage de la chair" fait parti de ces quelques films sur la ségrégation, qu'il faut avoir vu. En effet, il y a un temps aux USA, où le racisme et la ségrégation étaient une réalité. Ainsi, les USA, dans certains de ses états du Sud en 1949, faisaient d'un noir, un sous-citoyen, qui ne pouvait ni voter, ni fréquenter les mêmes écoles que les blancs, ni n'avoir aucun espoir de justice. Là bas, le racisme était tellement ancré dans les moeurs, que notre héroïne, Pinky, vue comme blanche, mais en réalité métisse, avait changé son nom  en Patricia, pour le blanchir. Il paraît assez incroyable que ce film ait pu se faire en 1949, et qu'on ait laissé tourner un film tellement accusateur, contre le système sudiste de l'époque. Ainsi, le film possède quelques scènes chocs, en particulier celle où Pinky jouée par Jeanne Crain, demande pardon à sa grand-mère de s'être fait passée pour blanche, ou la scène où elle est violentée, où encore celle où elle est incarcérée juste parce qu'elle est identifiée comme noire. Le film d'Elia Kazan est donc une bombe. On sait que John Ford avait commencé à travailler. Mais Ford n'était pas à l'aise sur la façon dont il voulait montrer les noirs à l'écran, et était en désaccord avec l'actrice noire, Ethel Waters. C'est le succès du film de Kazan, "le mur invisible" qui devait inciter Zanuck à s'attaquer au problème du racisme et qui choisit Ford pour le réaliser. Mais Ford est mal à l'aise avec le film. Zanuck dit à ce propos : «Il s'agissait d'une différence d'opinion professionnelle. Les noirs de Ford étaient des caricatures. J'ai pensé que nous allions vers de graves problèmes. Jack a dit : "Je pense qu'il vaut mieux mettre quelqu'un d'autre sur le film." J'ai dit : "Finissons la journée", et j'ai retiré Ford du film. Certains metteurs en scène sont remarquables dans certains domaines et totalement impuissants dans d'autres.» Donc c'est Elia Kazan qui reprit le film, à la demande du producteur Darryl F Zanuck. L'affiche d'origine belge ci-dessous, montre que même en Europe, le racisme n'était pas une mince affaire, et le titre "la négresse blanche", en est la preuve. Film sociétal, "l'héritage de la chair", est autant accusateur envers les états du Sud, que vers son public.

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Mais "l'héritage de la chair" ode contre le racisme, a aussi des défauts. On peut lui reprocher parfois un manque de rythme évident. Pourtant, chaque chose semble à sa place, et donne un ton, au scénario bien en place. Ainsi, le racisme semble aussi le reste de la maladie d'un Sud vaincue par la guerre de sécession. Les blancs sont souvent représentés comme des petits boutiquiers, ou les derniers représentants de grandes familles ruinées, autrefois riches par l'esclavage. Le racisme reste donc pour eux, le dernier des droits, le souvenir d'une supériorité disparue. Les noirs quant à eux, vivent dans la misère, entretenue par un système qui refuse qu'un blanc pauvre, puisse être l'égal en droit d'un noir pauvre. Les limites du film sont aussi celles d'une époque. La fin heureuse, ne porte en elle que l'amélioration de la condition des jeunes filles noires. En rien, elle ne remet en cause la ségrégation. Pourtant c'est dans cette propre limite, et dans ce parcours de femme, que "l'héritage de la chair" révolutionne. Il met en 1949, le problème noir, au coeur de la société, renvoyant l'image d'une certaine Amérique, profondément raciste. En ce sens, il annonce les mouvements des droits civiques du pasteur Martin Luther King, et les grands bouleversements des années 60, qui feront des noirs américains, des citoyens à part entière. Pour en revenir, au film, il faut noter que l'actrice noire, Ethel Waters, deviendra la seconde afro-américaine à être nominée pour les Oscars, après Hattie McDaniel. Vous l'aurez donc compris, "l'héritage de la chair" est un film à voir, ne serait-ce que pour la belle, Jeanne Crain, dont on aimerait bien découvrir quelques autres films en France. Ainsi le film noir "Vicki", introuvable jusqu'à aujourd'hui en version sous-titrée français.

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Ci-dessus : Jeanne Crain & Ethel Waters

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Ci-dessus : Jeanne Crain & Ethel Waters

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Ci-dessus : Jeanne Crain avec Ethel Barrymore

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Ci-dessus : William Lundigan & Jeanne Crain

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Ci-dessus : Jeanne Crain

Disponible en DVD Zone 2, VO sous-titrée français, chez Hollywood Legends

Note : 7,5 / 10

10/07/2015

Madeleine - 1950

"Madeleine" est un autre film de la période classique et de jeuness de David Lean. Le scénario est tiré d'une histoire vraie, qui se déroule à Glasgow en 1857. Et il faut bien dire qu'elle est assez incroyable pour l'époque victorienne dans laquelle elle se déroule. En effet, elle raconte l'histoire de Madeleine Smith, et de son amant français Emile L'Anglier. Madeleine et sa famille très stricte viennent habiter une nouvelle maison à Glasgow, et la chambre de Madeleine est située au sous-sol du bâtiment près de celle de la gouvernante. Et c'est dans la chambre de la gouvernante que la jeune fille va recevoir son amant. Rien d'étonnant pour notre époque, il est vrai. Mais il n'en était pas de même ni en 1857, ni en 1950 au moment du tournage du film. Ainsi, si Lean ne montre aucun corps, aucune scène de sexualité. Il n'en reste pas moins que les deux tiers du film, sont intellectuellement sexualisés à outrance. Ainsi, dès le départ, le regard mystérieux de la jeune fille qui découvre ce sous-sol, laisse supposer bien des pensées inavouables. Enfin, la rencontre des deux amants, ne laisse aucun doute sur leur relation charnelle. Le génie de Lean est qu'il arrive à faire passer tous ces messages, sans jamais dévoiler le corps de sa femme dans la vie, l'actrice Ann Todd. Ainsi, il magnifie l'ensemble en s'appuyant sur la photographie prodigieuse de Guy Green, mais aussi sur les dialogues, le scénario et les situations parfois très érotiques de cette relation amoureuse cachée.

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Je n'en dirai pas plus, pour ne pas gâcher votre plaisir de découvrir ce petit bijou pour adulte ou adolescent. Mais je n'ai pas souvenir d'avoir vu un film de cette période, si baignée d'érotisme, et pourtant dans lequel où on ne distingue ni une jambe, ni un sein ! Et pourtant, on en est pas déçu. On accroche vraiment à cette histoire et à cette belle photographie. Ann Todd est prodigieuse dans ce film, ainsi que celui qui joue le rôle de son amant, l'acteur Ivan Desny. On peut citer également Leslie Banks, qui joue le rôle de ce père, avec lequel la jeune fille ne peut communiquer. A tout cela, il faut dire quelques mots, sur la belle musique romantique du grand William Alwyn qui nous donne ici une partie de l'étendu de son talent en composant une musique symphonique et romantique au possible. Malgré tout, Lean n'a pas été totalement satisfait de son film. Et on peut le rejoindre, sur un point : le dernier tiers du film et sa fin n'apportent rien. Ceci dit, on gardera les bons points du film : histoire, acteurs, photographie, musique. Pour tout cela, ce film, "Madeleine" est une curiosité qui mérite réellement d'être sorti de l'oubli et de figurer dans les grands films du cinéma britannique.

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Ci-dessus : Ann Todd & Ivan Desny

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Ci-dessus : Ann Todd & Ivan Desny

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Ci-dessus : Ann Tood & Ivan Desny

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Ci-dessus : Ann Tood & Eugene Deckers

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Ci-dessus : Ann Tood

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Ci-dessus : Ann Todd

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Ci-dessus : Ann Todd

 

Extrait de la musique :

Film disponible en VO sous-titrée français, dans le fameux coffret "David Lean, les premiers chefs d'oeuvre".

 

Note : 7,5 / 10

04/07/2015

Brève Rencontre / Brief Encounter - 1945

Il faut absolument redécouvrir l'oeuvre de jeunesse de David Lean. En effet, cette période comporte quelques perles. Ainsi, après un film de guerre "Ceux qui servent en mer" (1942) et deux comédies "heureux mortels" (1944) et "L'Esprit s'amuse" (1945), Lean se tourne vers le mélodrame avec tout d'abord "Brève Rencontre" tourné également en 1945, puis deux films aux scénarios tirés de la littérature classique anglaise "Les Grandes Espérances" (1946), "Oliver Twist" (1948). Puis un mélodrame et un drame "les amants passionnés" (1949) et "Madeleine" (1950). "Brève rencontre" qui est un mélodrame, s'inscrit donc logiquement dans l'oeuvre de l'auteur. "Brève rencontre" est une adaptation d'une pièce de Noël Coward "Still Life" (1936), qui appartient à un groupe de dix courtes pièces connues sous le titre d’ensemble "Tonight at 8:30", et qui étaient destinées à être jouées par Noël Coward lui-même. Le film se passe essentiellement dans une gare, et raconte la brève rencontre d'un homme et d'une femme, tous les deux mariés. Cette histoire d'amour, convient tout à fait au style intimiste de Lean, dont le récit n'est perturbé que par la vie d'un buffet présent dans la gare. Le génie de Lean est de nous proposer des plans photographiés magnifiquement, qui illustrent tout aussi bien l'intimité des personnages, que la relation un peu cachée qu'ils mènent. Mais Lean, nous propose un couple normal qui n'a rien d'un couple de stars hollywoodiennes. Ainsi, Trevor Howard et Celia Johnson représentent un peu Monsieur et Madame Tout-le-monde". Cela ajoute à la crédibilité du récit. La gare est le lieu symbolique par excellence de la rencontre que ce soit entre les 2 protagonistes ou entre les différents personnages secondaires qui fréquentent le buffet. En effet, la gare amène de nombreuses personnes, qui ne s'y attardent pas, mais s'y croisent. Et la gare représente aussi, le destin des voyageurs. Combien de fois, le cinéma nous a montré des couples qui se séparent ou se retrouvent sur un quai de gare ! On ne peut évoquer ce film, sans parler de sa musique et du deuxième concerto de Rachmaninov qui illustre quelques uns des moments clés du film. Mais "Brève rencontre" est aussi, évidemment marqué par la pudeur d'une époque, qui refusait de regarder l'adultère en face. Ainsi, cela peut faire aujourd'hui sourire, mais il faut quand même dire, que le film a été interdit, lors de sa sortie, par la censure en Irlande. Il en a été de même aux Pays-Bas notamment, où il fut interdit aux moins de 18 ans, alors qu'il n'a absolument rien de pornographique. La critique quant à elle n'avait que faire de la censure, et le film partagea le grand prix du festival de Cannes et plusieurs nominations. Tout cela, était totalement mérité, et couronnait un magnifique mélodrame anglais, et un film d'une très grande qualité esthétique, tourné sans nulle doute, par un génie du cinéma.

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Ci-dessus : Trevor Howard & Celia Johnson

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Ci-dessus (de gauche à droite) : Everley Gregg, Trevor Howard & Celia Johnson

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Ci-dessus : Trevor Howard & Celia Johnson

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Ci-dessus : Trevor Howard & Celia Johnson

 

Extrait du concerto N°2 de Rachmaninov :

 Film disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée français, au sein du coffret "David Lean - Les premiers chefs-d'oeuvre"

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Note : 8 / 10

20/06/2015

The lost moment - 1947

Tiré d'une nouvelle de Henry James "Les Papiers d'Aspern", qui lui fut inspiré d'une histoire, sur un admirateur de Percy Shelley, "the lost moment" nous offre un film noir psychologique et quelque peu mélodramatique, à l'atmosphère gothique. Ainsi, tout est fait pour rendre le spectateur mal à l'aise avec cette histoire d'éditeur (Robert Cummings) qui se retrouve dans une vieille demeure de Venise à la recherche de lettres d'amour d'un poète. La maison est morte et vit dans le souvenir de cet être cher disparu, et par ce souvenir de l'amour de la vieille femme (jouée par Agnes Moorehead), qui y habite pour cet homme disparu. Sa jeune nièce Tina, (jouée par Susan Hayward), se prend alors pour la jeune Juliana Borderau et se crée un monde imaginaire aux confins de la folie. C'est cet aspect qui surprend le plus, dans les bonus que nous proposent Sidonis. En effet, ni Mr Patrick Brion, ni François Guérif n'évoquent cet espèce de cas clinique. Pourtant, Susan Hayward joue bien une femme atteinte d'un trouble mental, de dédoublement de la personnalité. A ce moment là, son idylle dans le film, avec Robert Cummings prend alors tout son sens, car elle nous renvoie à un autre film, "Crimes sans châtiment" (1942), produit par la Warner et réalisé par Sam Wood. En effet, dans ce dernier film, Robert Cummings tombait amoureux d'une jeune fille schizophrène jouée par une Betty Field à l'interprétation inoubliable. Le seul reproche que l'on peut faire à "the lost moment" est de ne pas vouloir finalement aller au bout de ses idées. Malgré tout le talent des acteurs, une belle photographie de Mal Mohr, l'ensemble ne respire jamais, d'une véritable émotion qui puisse élever son sujet. On ne sait pas réellement pourquoi Susan Hayward est devenue ce qu'elle est, ni pourquoi elle pourrait en guérir. La fin ne répond pas à toutes les questions. On reste donc séduit et aussi un peu déçu par ce seul film tourné par Martin Gabel, qui avait bénéficié de la production du célèbre Walter Wanger. "The lost moment" reste donc une production honorable, mais mineure de Walter Wanger. Pour ceux qui s'intéressent aux films noirs et aux productions du mari de Joan Bennett, je conseillerai plutôt, "la rue rouge" (1945).

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Ci-dessus : Robert Cummings & Susan Hayward

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Ci-dessus : Susan Hayward

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis en VO sous-titrée français

Note : 6,5 / 10

07/05/2015

La voleuse de livres / The Book Thief - 2013

"La voleuse de livres" laisse une drôle d'impression. Cette histoire d'une jeune allemande illettrée qui apprend à lire et à aimer les livres en réponse à la dictature de la pensée nazie, avait tout pour réussir. En effet, elle était aidée par la formidable interprétation de la jeune canadienne Sophie Nélisse, qui à 15 ans porte littéralement le film totalement sur ses épaules, reléguant Geoffrey Rush (Pirates des Caraïbes) et Emily Watson dans d'aimables seconds rôles. Cela est d'autant plus vrai que "la voleuse de livres" est un film destiné à un public familial, voir à un jeune public. Les différentes aventures de l'héroïne sont vues à travers ses yeux, avec un narrateur principal dont on comprend qu'il représente la mort en tant que tel. Le film malgré ses qualités, a quelques erreurs, en particulier les livres ou l'abécédaire écrits tous les deux en anglais, pour faciliter la compréhension pour le public anglo-saxon. Il faut avouer que cela n'ajoute rien à la crédibilité de l'ensemble. "La voleuse de livres" reprend un peu tous les thèmes des civils pendant la guerre. On y voit une famille allemande qui a peur des nazis et qui lutte pour sa survie, tout en participant sans aucune conviction aux messes du parti. Il y a la guerre qui s'approche, les bombardements, et la cache d'un jeune juif. Malheureusement, les grands tournants du film n'apportent que peu d'émotions. La lecture dans l'abri magnifié dans un film comme "Mrs Miniver" (1942) est ici une scène comme une autre, et surtout le lien entre la lecture et la situation présente est perdue. Ainsi, on a le plus souvent l'impression de regarder une mini-série de M6, plutôt qu'un grand film de cinéma. La fin est par contre très réussie, et donne à réfléchir et à reconsidérer l'ensemble. "La voleuse de livres" qui avait tout pour réussir n'atteint donc que partiellement son but, mais mérite qu'on s'y attarde, ne serait-ce que pour le génie d'interprétation de Sophie Nélisse, qui mérite sans aucun doute, son prix de l'espoir féminin décerné par le "Critics' Choice Movie Awards". Ainsi, on aimerait vraiment, la voir dans d'autres productions, peut être plus exigeante et ambitieuse artistiquement. Elle a toutes les qualités pour devenir dans quelques années, une immense star du cinéma.

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Ci-dessus : Sophie Nélisse

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Ci-dessus : Geoffrey Rush & Sophie Nélisse

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Ci-dessus : Sophie Nélisse, Emily Watson & Geoffrey Rush

Disponible en DVD & Bluray Zone B, en VF et VO sous-titrée

Note : 6,5 / 10

18/04/2015

Madame Miniver / Mrs Miniver - 1942

"Madame Miniver" n'est pas mon film préféré, mais il a quand même de nombreuses qualités. On peut bien évidemment citer la belle Greer Garson, qui joue avec délectation une mère de famille anglaise. Mais son mari, Walter Pidgeon n'est pas moins excellent. On peut également parler du beau noir & blanc, ou du talent de réalisation de William Wyler. Mais tout cela ne serait rien, sans le très réussi scénario. A ce sujet, plusieurs scénaristes ont participé à l''écriture. On peut citer donc comme scénaristes : Arthur Wimperis, George Froeschel, James Hilton, Claudine West. Le film est lui même une adaptation du du roman de Jan Struther. Le film nous raconte le passage d'une famille anglaise de la paix de leur foyer à la guerre. Et le film passe de la douceur du foyer, à l'angoisse de la déclaration de guerre, aux privations, et aux bombardements, et aux disparitions. Plusieurs scènes sont mémorables, comme celle où Madame Miniver trouve dans sa cuisine un pilote allemand blessé, qui en mangeant lui dit que d'autres que lui viendront par millier, pour détruire les villes anglaises. Le discours rappelle d'autres discours radicaux actuels, dont la résonance fait écho au film de Wyler. Enfin, cette plongée de le Blitz vu du côté anglais, nous fait nous interroger ici aussi sur notre conscience et notre humanité. En effet, Walter Pidgeon, en père de famille essaye de protéger sa famille des horreurs de la guerre, et à garder en eux cette part de beauté, que la guerre veut absolument détruire. "Madame Miniver" nous montre donc la guerre du côté des civils et des familles. Ainsi, si les soldats combattaient sur mer, sur terre, et dans les airs, les familles à l'arrière combattaient souvent la peur, la haine qui voulaient absolument corrompre leurs coeurs. Lutte totale contre le mal, "Madame Miniver" est malheureusement actuel, et nous rappelle que la lutte contre les totalitarismes qui veulent faire de l'Homme une bête, n'est jamais terminée. Cette lutte pour que le mal et la guerre n'écrasent pas les dernières lueurs de la conscience humaine, et le souvenir des jours heureux, c'est dans la lecture au fond d'un abri de fortune, et dans l'évocation "d'Alice aux pays des merveilles" que la famille Miniver la transpose : "Enfin elle se représenta cette même petite sœur, dans l’avenir, devenue elle aussi une grande personne ; elle se la représenta conservant, jusque dans l’âge mûr, le cœur simple et aimant de son enfance, et réunissant autour d’elle d’autres petits enfants dont elle ferait briller les yeux vifs et curieux au récit de bien des aventures étranges, et peut-être même en leur contant le songe du Pays des Merveilles du temps jadis : elle la voyait partager leurs petits chagrins et trouver plaisir à leurs innocentes joies, se rappelant sa propre enfance et les heureux jours d’été." Pour la petite histoire, on se souviendra que Norma Shearer, refusa le rôle de mère de famille se considérant trop jeune, et que Greer Garson devait épouser son fils dans le film, Richard Ney, en 1943. Il ne transparaît évidemment rien, de leur passion à l'écran. Le film, aidé par la belle musique d'Herbert Stothart (en charge également de la musique de "Prisonniers du passé"), devait rafler 7 Oscars mérités, et bénéficier d'une suite après la guerre, qui n'obtint pas le même succès que l'original.

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Ci-dessus : Walter Pidgeon & Greer Garson

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Ci-dessus : Henry Travers & Greer Garson

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Ci-dessus : Theresa Wright & Richard Ney

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Disponible en Bluray Zone Free en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

17/04/2015

Prisonniers du passé / Random Harvest - 1942

Aujourd'hui le mélodrame est passé de mode, comme beaucoup d'autres genres. On peut ainsi citer, la comédie musicale ou le western. Plus personne ou presque ne fait de western aujourd'hui et encore moins de mélodrame. La disparition du mélodrame, vient des changements de mode, mais aussi d'état d'esprit du spectateur et plus particulièrement de la spectatrice. En effet, le mélodrame, était un genre réservé ou dédié aux femmes qui se rendaient au cinéma. Aujourd'hui l'émancipation féminine est totale, et les femmes ne veulent donc plus se voir, comme les objets amoureux des hommes; ou alors des objets sexuels, comme en témoigne parmi le public féminin la réussite d'ouvrage érotique comme "50 nuances de Grey" d'E L James. Mais la spectatrice ne veut plus se voir, amoureuse d'un seul homme. La révolution sexuelle est passée par là. J'avoue que je le déplore. Car ces films, en plus de mettre en avant, la fidélité et un courage féminin sans limite à affronter la vie, alors que l'homme avait abandonné le domicile, ces films étaient souvent formidablement réalisés, photographiés et joués par de grands acteurs et actrices. Il en va ainsi de "Prisonniers du passé" (production MGM), qui est tout simplement un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. J'ai souri, pleuré,  et les plus de deux heures de cette oeuvre sont passées comme un songe. Pourtant, on se demande bien où va aller cette histoire de ce soldat amnésique, perdu dans un hôpital militaire en Angleterre. De cette voie sans issue, les scénaristes (Claudine West, George Froeschel, Arthur Wimperis) vont créer une oeuvre magnifique au limite de la pensée humaine, au niveau des plus belles fables de l'Humanité.

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La réalisation de Mervyn LeRoy et la photographie de Joseph Ruttenberg font merveille. Mais que dire des acteurs, sinon que Greer Garson semble n'avoir jamais été aussi belle et émouvante. Et Ronald Colman interprète là, sans doute son meilleur film. Il est simplement extraordinaire. La moindre de ses expressions, sont plus fortes qu'un discours. Et parfois il arrive à communiquer avec son visage et ses yeux, avec les autres acteurs, d'une manière presque mystique. Avec tant de qualités, il est presque superflu de dire que ce film est littéralement touché par la grâce. Il nous dit que nous ne sommes pas que des êtres de chair et de sang, mais qu'il y a bien un esprit, une âme en nous. Et que sans cette âme, sans cet esprit, sans cette mémoire, l'Homme n'est plus l'Homme. Au final, leçon de cinéma, "Prisonniers du passé" est aussi une superbe leçon de vie, qui nous amène au dessus des plus hauts sommets de la pensée humaine, à la fin de notre humanité, là où commence le royaume de Dieu. Et ce ne sont pas quelques facilités scénaristiques qui refuseront à cette oeuvre, d'être un pur chef-d'oeuvre cinématographique. Le film bien que nommé 7 fois aux Oscars de 1942, n'en obtiendra qu'un seul et Greer Garson, obtiendra quand même un Oscar cette même année, mais cette fois-ci pour "Mrs Miniver". Cette note me permet aussi de rappeler le souvenir de Susan Peters à la carrière brisée. En effet, "le 1er janvier 1945, Susan Peters subit un terrible accident de chasse. La balle se loge dans sa moelle épinière et la laisse paralysée des membres inférieurs, l'obligeant à se déplacer en fauteuil roulant. En 1948, le couple se sépare. Son handicap rend les castings plus rares. Elle souffre de dépression. Sa santé se dégrade avec une maladie des reins, une pneumonie et une anorexie nerveuse. Elle en meurt le 23 octobre 1952."

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Ci-dessus : Ronald Colman

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Ci-dessus : Greer Garson & Ronald Colman

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Ci-dessus : Ronald Colman au centre

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Ci-dessus : Greer Garson & Ronald Colman

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Ci-dessus : Ronald Colman & Susan Peters

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Ci-dessus : Mervyn LeRoy au travail

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Ci-dessus : Susan Peters

Vidéo hommage :

 Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée français (chez Warner Bros)

Note : 9,5 / 10

21/02/2015

Le fil du rasoir / The razor edge - 1946

"Le fil du rasoir" est une adaptation du célèbre roman de Somerset Maugham. Néanmoins sa vision laisse perplexe. Tout d'abord, il y a le sujet qui est pour le moins original et surprenant, qui nous montre un ancien soldat (Tyrone Power) décidé à abandonner sa fiancée (Gene Tierney), pour chercher à travers le monde, le sens de sa vie. Alors c'est vrai que Tyrone Power s'en sort bien. Mais on a déjà du mal à croire qu'il pourrait tout abandonner et en particulier sa fiancée pour se trouver lui même. Mais même si on passe outre, le film est beaucoup descriptif dans ses dialogues. Le cinéma est un art figuratif ou alors ce n'est plus du cinéma, mais de la lecture avec des images mobiles. Et ici, les dialogues sont souvent des descriptions de certains états antérieurs des personnages, et tout cela ralentit l'action d'une manière presque insupportable. Le comble est peut être, la mort tout à fait ridicule du personnage joué par Clifton Webb. En effet, on ne croit jamais qu'il est malade, et sa mort arrive à battre la célèbre mort de Marion Cotillard dans "The Dark Knight Rises". Vous voyez le genre ...

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Pourtant le film a des qualités. On peut tout d'abord parler de la magnifique beauté de Gene Tierney qui iradie l'écran. L'héroïne de "Laura" (1944), nous donne une belle interprétation et pour tout dire, elle fait plaisir à regarder. Mais la distribution comprend également, John Payne, Anne Baxter, Herbert Marshall,  Lucile Watson,  et Elsa Lanchester. John Payne est malheureusement totalement écrasé par le charisme de Tyrone Power. Herbert Marshall s'en sort bien comme à son habitude. Mais c'est surtout Anne Baxter, qui vole la vedette, à tout ce beau monde, en interprétant une femme ivrogne particulièrement marquante et qui donne un vrai réalisme au film d'Edmund Goulding. Elle obtiendra d'ailleurs un Oscart pour son interprétation. Ainsi, les scènes réalistes en France dans les cafés français sont plutôt bonnes, ainsi que celles dans le tripot arabe. On peut noter qu'elles sont l'exact inverse, de ces scènes de fêtes mondaines, dont le personnage joué par Clifton Webb, qui personnifie ici probablement un homosexuel, est le représentant. A noter que Clifton Webb est d'ailleurs plutôt bon dans son rôle, si on excepte ses quelques scènes finales vraiment peu crédibles. Enfin, la conclusion du film semble elle aussi peu crédible et semble cousue de fil blanc. Bon film ? Mauvais film ? Pour le coup on est vraiment ici sur le fil du rasoir ! Chacun se fera son idée. Pour ma part, je suis très loin d'avoir été convaincu.

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Ci-dessus : Gene Tierney & Tyrone Power

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Ci-dessus : Gene Tierney

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Ci-dessus : Gene Tierney & Tyrone Power de dos

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Ci-dessus : John Payne et Gene Tierney

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Ci-dessus : Tyrone Power & Gene Tierney

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Ci-dessus : Elas Lanchester & Tyrone Power

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Ci-dessus : Herbert Marshall, John Payne, Gene Tierney & Tyrone Power

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée français

Note : 5,5 / 10

01/02/2015

L'orchidée blanche / The Other Love - 1947

"L'orchidée blanche" est une adaptation d'une nouvelle d'Erich Maria Remarque. Et c'est un bien étrange film, qui se veut être un mélodrame, mais qui est tourné comme un film noir, avec beaucoup de codes du film noir. Là le héros, est une héroïne, Barbara Stanwyck qui ne va pas lutter, contre un cartel du crime, mais contre un adversaire encore plus redoutable : la mort symbolisée par une orchidée blanche. Stanwyck, joue le rôle d'une grande pianiste classique, qui se retrouve dans une clinique pour personnes atteintes de la tuberculose ou d'insuffisance respiratoire. Elle tombe rapidement amoureux de son médecin, joué par David Niven. Mais qui est il vraiment ? La distinguée clinique ne cache t'elle pas de sombres desseins ? Si le film nous parle de maladies pulmonaires, il semble pour lui même, se complaire dans une espèce de schizophrénie permanente. Ainsi, on ne sait pas bien jusqu'aux 15 dernières minutes, si il s'agit d'un film noir ou d'un mélodrame. Et le risque à trop vouloir se démarquer d'un genre, s'est de se retrouver au milieu de nulle part. Pourtant le film a aussi des qualités. Tout d'abord le casting est intéressant, Barbara Stanwyck est une actrice qui sait jouer et rendre crédible ses émotions. David Niven est ambigüe comme il faut, et Richard Conte a le charme qu'il convient. Il faut aussi noter la présence de Gilbert Roland en croupier vicieux.

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La réalisation est d'André De Toth, et on apprend sur les bonus et commentaires de Bertrand Tavernier, que c'est John Ford qui avait convaincu les patrons du studio indépendant, "Entreprise productions" de prendre De Toth en lieu et place de lui même. Le plus marquant est peut être aussi, la magnifique photographie de Victor Milner, qui sait nous ménager quelques moments sublimes, ou des scènes tellement proches du film noir avec des ombres particulièrement inquiétantes. A celà, il faut ajouter la belle musique de Miklós Rózsa et quelques extraits de jazz. Vous l'avez donc compris, "'orchidée blanche" a beaucoup de qualités formelles qui se perdent dans le scénario abscons de Ladislas Fodor et Harry Brown. André De Toth, racontera quant à lui, dans ses mémoires, l'influence réellement néfaste du producteur, David Lewis, pourtant ancien collaborateur de Thalberg à la MGM, qui lui aurait fait changer et rater la fin de son film. Quoiqu'il en soit, "l'orchidée blanche" est un film oublié même des cinéphiles, au ton drôlement étrange et inclassable. A noter enfin, qu'un film au scénario proche sera tourné, en 1977, avec Al Pacino, "Bobby Deerfield".

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck & David Niven

Disponible en DVD Zone 2 VO sous-titrée chez Sidonis

Note : 5 / 10

26/01/2015

La Dynastie des Forsyte / That Forsyte Woman - 1949

"La dynastie des Forsyte" est un film en Technicolor produit par la MGM et réalisé par Compton Bennett. Ce dernier n'a pas une filmographie impressionnante, mais on se souvient tout de même de lui pour "le septième voile" (1945) avec James Mason et pour "les mines du roi Salomon" (1950). Le film est intéressant car il est l'adaptation de la première nouvelle de "la dynastie des Forsyste" de l'écrivain John Galsworthy. En plus, il nous permet de voir Errol Flynn dans un film posé et à la réalisation assez théâtrale, totalement en opposition avec ses prestations dans "Capitaine Blood" (1935), "l'aigle des mers" (1942) ou encore "les aventures de Robin des bois" (1938). En effet, "la dynastie des Forsyte" n'est pas un film d'aventures, mais bien un mélodrame. Le personnage de Flynn est d'ailleurs assez opposé à ses personnages habituels. Là il joue un homme riche, et beau, mais repoussé par la femme qu'il aime, car incapable de la laisser respirer. Flynn est superbement tragique dans son rôle, et détruit quelque peu son mythe de séducteur irrésistible, mais gagne si il en était encore besoin ses galons d'acteur. Néanmoins, malgré un travail extraordinaire de la MGM sur les costumes, le casting 4 étoiles, qui regroupent quand même Errol Flynn, Janet Leigh, Greer Garson, Walter Pidgeon (le savant fou de Planète interdite) et Robert Young, le film paraît parfois un peu guindé voir raide, et on sent de temps en temps, un manque de respiration. La musique de Bronislau Kaper aide malgré tout à donner de l'ampleur à l'ensemble. En résumé, l'appréciation est plutôt positive pour qui aime, les mélodrames, les adaptations littéraires et un Errol Flynn dans autre chose que des rôles d'aventuriers. A découvrir, ne serait-ce aussi parce que c'est un des 8 films du formidable duo Greer Garson / Walter Pidgeon.

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Ci-dessus : Greer Garson, Errol Flynn, Robert Young et Janet Leigh

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Ci-dessus : Errol Flynn (Jaloux ?)

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Ci-dessus : Greer Garson

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Ci-dessus : Greer Garson & Errol Flynn

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Ci-dessus : Greer Garson & Walter Pidgeon

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Ci-dessus : Janet Leigh & Robert Young

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Ci-dessus : Greer Garson & Janet Leigh

Film non disponible en France, uniquement disponible dans la collection Warner Archives en zone 1, sans sous-titres français

Note : 7 / 10

04/01/2015

La péniche de l'amour / Moontide - 1942

Le DVD de "la péniche de l'amour" me faisait un peu peur. Déjà, sans vouloir être vulgaire, le titre me faisait penser à un porno bon marché, ou à un film trop mélodramatique pour être honnête. Et puis je doutais de la performance d'un Jean Gabin dans un film américain. Et bien, tous mes doutes ont été enlevés à la fin de la séance. Gabin est comme à son habitude, excellent. Il est aidé par un superbe casting qui réunit Ida Lupino, Thomas Mitchell, et Claude Rains. Evidemment, vous connaissez tous ces acteurs. Ida Lupino c'est l'héroïne de "la grande évasion" (1941) avec Humphrey Bogart ou de "The man I love" (1947) de Raoul Walsh. Thomas Mitchell c'est le père de Scarlett dans "autant en emporte le vent". Et quant à Claude Rains, c'est évidemment l'acteur qui joue le terrible roi jean dans "les aventures de Robin des Bois" (1938) ou le Dr Jaquith dans "une femme à la recherche de son destin", "now voyager" dans son titre anglais. Vous l'aurez compris, il y a donc du beau monde. On peut dire tout de suite que malgré tout, Thomas Mitchell semble en faire un peu trop. Les autres sont parfaits. Le film n'avait pas pour lui un réalisateur de très grande renommée en la personne d'Archie Mayo. Mais le film avait été débuté par Fritz Lang et abandonné après 4 jours, à cause d'une mauvaise entente avec Gabin. On peut donc se demander, alors que souvent à cette époque les films sont tournés rapidement en 2 à 4 semaines, quelles sont les scènes tournées par Lang. La scène finale semble d'ailleurs particulièrement être l'oeuvre de Lang. Ainsi, la prise de vue dans le brouillard ressemble particulièrement à celle du "secret derrière la porte", qui sera tournée par Lang en 1947.

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L'esthétique du film est quoiqu'il en soit parfaite, et semble dépassée largement les capacités du seul Archie Mayo. Ainsi, la séquence d'alcoolisme du début est superbement réalisée et semble presque irréelle. On peut aussi, supposer qu'Archie Mayo, a été très aidé par la belle photographie de Charles G Clarke et Lucien Ballard (ce dernier est non crédité). Cette photographie de Charles G Clarke sera d'ailleur nominé aux Oscars. Le scénario a des accents fordiens, et c'est logique, car on y retrouve le scénariste de nombreux films de John Ford en la personne de Nunnally Johnson, qui adapte une nouvelle de Willard Robertson mais ce sera John O'Hara qui sera crédité de l'écriture du scénario. L'adaptation d'une oeuvre littéraire est un classique dans le Hollywood de cette époque. Gabin fait par moment penser à son personnage de "la bête humaine" (1938) de Jean Renoir. Le film se laisse donc regarder avec un réel plaisir, et l'exotisme d'un Gabin qui parle anglais, ajoute encore au plaisir. Et finalement, on se laisse emporter à suivre cette histoire d'amour entre deux paumés (Gabin et Lupino) qui sont réunis pour le meilleur et pour le pire. "La péniche de l'amour" est donc une très belle surprise et une réussite à tous les niveaux et restera comme le dernier film hollywoodien de Gabin, avant son départ pour rejoindre la 2ème DB et les forces françaises libres du Général De Gaulle, un choix courageux à une époque ou beaucoup d'acteurs et d'actrices s'accommodèrent de l'occupation allemande.

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Ci-dessus : Ida Lupino

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Ci-dessus : Jean Gabin & Robin Raymond

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Ci-dessus : Ida Lupino & Claude Rains

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Ci-dessus : Jean Gabin & Ida Lupino

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Ci-dessus : Jean Gabin & Ida Lupino

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Ci-dessus : Jean Gabin & Ida Lupino

Extrait :

 Disponible en DVD Zone 2  chez ESC en VO sous titrée français uniquement

Note : 7 / 10

14/12/2014

L'éventail de Lady Windermere / The Fan - 1949

"L'éventail de Lady Windermere" est une adaptation d'une pièce éponyme d'Oscar Wilde et un remake du film muet d'Ernst Lubitsch, datant de 1925. Le film en noir & blanc, est réalisé parfaitement par Otto Preminger. On peut noter un beau casting avec George Sanders, Jeanne Crain, Madeleine Carroll  et Richard Greene. La photographie de Joseph LaShelle est par moment magnifique. Joseph LaShelle était un des photographes préférés de Preminger avec lequel il travailla sur 6 films. Le film raconte donc la relation trouble entre Lord Windermere et une certaine Mme Erlynne qui essaye de rentrer de nouveau dans la haute société. Lady Margaret Windermere se rend alors compte que son mari dépense de fortes pour cette femme et pense que son mari le trompe. Qu'en est il vraiment ? Le film ne répond jamais formellement à la question, et peut être le fait qu'il n'y réponde jamais, ajoute au charme d'une oeuvre légère et distinguée. Alors que peut on reprocher à ce film ? Uniquement qu'il y a un peu trop de flashbacks qui n'apportent finalement rien à la narration, et qui au contraire la coupe. Malgré tout, on reste subjuguer par les dialogues, les costumes, le charme de l'époque victorienne, et surtout par le talent de Preminger qui nous donne à voir un film magnifique en seulement 76 minutes.

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Ci-dessus : Richard Greene & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : Richard Greene,  Madeleine Carroll & Jeanne Crain

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

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Ci-dessus : Jeanne Crain & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

Film disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée dans la collection Hollywood Legends

Note : 8 / 10