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14/02/2015

Entrons dans la danse / The Barkleys of Broadway - 1949

"Entrons dans la danse" c'est un peu le retour vers le futur, du film musical, nous proposant en 1949, soit 10 après leur séparation, le retour du plus célèbre couple dansant de la RKO : Fred Astaire & Ginger Rogers. Le dernier film du couple Astaire/Rogers était donc dix ans plutôt, "la grande farandole", qui racontait déjà l'histoire d'un couple de danseurs : Irene et Vernon Castle. Ici, le ton est à la comédie, et on revoit avec plaisir le couple Astaire/Rogers. Mais la reprise n'est pas totalement la même que celle qui a fait tant et tant de succès du couple à la RKO. Ainsi, dans "Entrons dans la danse", le couple Astaire/Rogers est marié et dès le départ le film n'est donc pas dans le même ton que les succès RKO. La lutte entre les deux personnages principaux est donc toujours à fleurets mouchetés. "Entrons dans la danse" vient juste après le succès de "Parade de printemps", qui réunissait Fred Astaire et Judy Garland. La MGM imaginait donc une suite avec Judy Garland. Mais l'épuisement de Garland ne lui permit pas de jouer ni dans "entrons dans la danse", ni dans "mariage royal". C'est donc Ginger Rogers qui reprit le flambeau pour "entrons dans la danse". Dans ce dixième et dernier film du célèbre couple, on s'amuse donc à les voir se chamailler parfois un peu lourdemement, mais surtout à les voir danser, même si les dix ans passés, sont plus visibles sur Ginger Rogers que sur son partenaire du moment. Le sommet du film, reste quand même le numéro de danse de "They Can't Take That Away From Me", hymne d'amour de Fred Astaire à Ginger Rogers, et reprise de "l'entreprenant Mr Petrov" (1937). Mais le film vaut également pour pas mal d'autres numéros, comme Astaire dansant seul avec des chaussures ou le numéro de claquettes du début avec Ginger. En résumé, "entrons dans la danse" célèbre le duo, tout en nous renvoyant l'image d'iconique fraîcheur, de passion et de folie des premiers films RKO.

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Fred Astaire dansant avec des chaussures

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Ci-dessus : Fred Astaire & Ginger Rogers

"They Can't Take That Away From Me" :

Disponible en DVD en VF et VO sous-titrée. A noter une qualité d'image moyenne, qui s'améliore plus le film avance.

Note : 6,5 / 10

13/02/2015

La vie passionnée de Vincent Van Gogh / Lust for Life - 1956

Il y a des films qui marquent plus que d'autres. "La vie passionnée de Vincent Van Gogh" est de ceux là. Ainsi, Vincente Minnelli est ici très inspiré. Mais il est aussi aidé par deux monstres d'Hollywood : Kirk Douglas et Anthony Quinn. Kirk Douglas arrive à transfigurer son personnage, pour épouser littéralement la personnalité tourmentée de Van Gogh. De son côté Anthony Quinn est un formidable Gauguin, et recevra d'ailleurs l'Oscar du meilleur second rôle masculin pour son interprétation. Le film est tourné pour une partie sur les lieux mêmes de la vie de Van Gogh. Ainsi, la première partie, est tournée dans la région de Mons-Borinage, en Belgique. La musique tourmentée de Miklós Rózsa joue également un grand rôle, et épouse parfaitement le portrait du peintre, en magnifiant les tourments de l'artiste. Le film s'inscrit parfaitement dans une partie de l'oeuvre de Minnelli, qui nous montre l'inadaptation à la vie de certains de ses personnages. Ainsi, déjà dans "Madame Bovary" (1949), Minnelli nous montrait déjà un personnage de femme incapable de se satisfaire de sa vie de femme de médecin de campagne, obligée de vivre de rêves, et de dépenses folles. Jennifer Jones y était extraordinaire. Dans "lame de fond" (1946), on retrouvait aussi un anti-héros étrange (Robert Taylor), schizophrène qui détestait son frère. Dans une moindre mesure, on peut se demander si "les ensorcelés" (1952), ou "quinze jours ailleurs" (1962), ne traduisent pas aussi une inadaptation des personnages au monde qui les entoure.

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Porté par la réalisation sérieuse de Minnelli, par l'interprétation exceptionnelle et passionnée de Kirk Douglas, et par une musique bouleversante de Miklós Rózsa, "la vie passionnée de Vincent Van Gogh" est un chef-d'oeuvre du cinéma hollywoodien, archétype du film de peintre, qui nous parle de la vie avant de nous parler de peinture. Mais peut être aussi, "la vie passionnée de Vincent Van Gogh", laisse transparaître la mélancolie d'un Minnelli qui sent que son Hollywood est en train de disparaître. On ne saurait dire ce que Minnelli a mis de ses propres angoisses dans ce film. Le film n'en reste pas moins, comme une grande réussite du cinéma hollywoodien, dont le lyrisme mortifère a rarement été égalé depuis.

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Disponible en Bluray chez Amazon.es à 7,50 € et chez Amazon.fr à 25,90 €, l'édition française comportant un livret sur l'exposition "Van Gogh au Borinage - Naissance d'un artiste" (68 pages).

Note : 8,5 / 10

08/02/2015

American Bluff / American Hustle - 2013

J'ai vu un film relativement récent hier après-midi. Et oui, cela m'arrive de temps en temps. Et j'ai vraiment aimé. Pour ceux, qui doutent de la vivacité artistique du cinéma américain d'aujourd'hui, je leur conseille tout particulièrement, cet "American bluff" qui réunit autour de Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Jeremy Renner, et Robert De Niro en guest-star. Le film ressemble beaucoup dans sa construction au film de Martin Scorsese "les affranchis" (1990). Alors bien sûr, tout est moins fort et le film de Scorsese reste une référence ultime dans la catégorie, film de gangsters. Pourtant "American Bluff" tire son épingle du jeu, apportant un ton propre, se concentrant particulièrement sur l'humour et éliminant quasiment toute forme de violence, sinon verbale, et faisant de l'oeuvre, une incroyable comédie policière. Le film comprend ainsi plusieurs scènes anthologiques. Et on prend beaucoup de plaisir à suivre l'arnaque du siècle se mettre en place, avec toutes les répercussions humaines sur les personnages. Car contrairement à la masse des films hollywoodiens, qui sortent, "American Bluff" a un très bon scénario et des dialogues réellement percutants et travaillés. On sait que Eric Warren Singer et David O Russell le réalisateur ont travaillé dessus. Et cela se voit. C'est vraiment du bon boulot. On peut ajouter, que la jolie Amy Adams, se balade sans soutien-gorge, les trois-quarts du film. On a peine à croire que les femmes s'habillaient ainsi dans les années 70. Ce devait être une époque de folie quand on y repense.

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Mais la réussite d'American Bluff, c'est aussi son casting, avec en tête un Christian Bale qui a pris 18 kilos pour la circonstance, mais aussi la formidable prestation de Jennifer Lawrence, et de tous les autres. A tout cela, il faut ajouter la formidable BO d'époque, qui reprend des grands titres internationaux. C'est un peu la même idée, que dans "les affranchis" qui revisitait la musique des années 50, 60 et 70. "American Bluff" est vraiment une réussite. Et c'est toujours un plaisir de revoir Robert De Niro, reprendre son rôle de vieux mafieux psychopathe, et l'entendre dire quelque chose comme :"J'espère qu'il y a vraiment quelqu'un de votre côté, parce que nous on est là"."American Bluff" est donc bien la preuve qu'aujourd'hui, l'on peut encore faire du cinéma sans effets spéciaux et images numériques dégoulinantes, et ce pour seulement 40 millions de dollars et en rafler 240 millions. Il va falloir que l'on s'intéresse de plus près, à la filmographie de David O Russell. Il se pourrait bien qu'Hollywood possède un génie et qu'on nous ait rien dit.

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Ci-dessus : Christian Bale

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Ci-dessus : Bradley Cooper et Christian Bale

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Ci-dessus : Bradley Cooper, Amy Adams, & Christian Bale

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Ci-dessus : Jennifer Lawrence

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Ci-dessus : Bradley Cooper

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Ci-desuss : Jeremy Renner

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Ci-dessus : Amy Adams, Bradley Cooper, Jeremy Renner, Christian Bale, Jennifer Lawrence

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Ci-dessus : le réalisateur David O Russell sur le plateau d'American Bluff.

La bande-annonce :

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 et B en VF & VO sous-titrée français

Note : 8 / 10

07/02/2015

Impact - 1949

"Impact" est un film noir, tourné en 1949, par Arthur Lubin pour les studios United Artist. Arthur Lubin est né Arthur William Lubovsky à Los Angeles, en Californie, en 1898. Il a grandi à Jerome, en Arizona. Comme enfant, il travaille comme "water boy" pour des compagnies de théâtre en tournée et fait du bénévolat pour les cirques. Après l'obtention de son diplôme universitaire en 1922, il se décide enfin à devenir un acteur. Lubin commence à jouer dans des pièces de théâtre et des films, et dirige également des spectacles pour le "Hollywood Writers Club". En tant qu'acteur il se spécialise dans le mélodrame, en contraste avec son travail plus tard comme un réalisateur. En 1925, lui et quelques amis ont été accusés d'obscénité par la police de Los Angeles pour la mise en scène de "Desire Under the Elms". Suite à cet incident, il travaille ensuite à Broadway. En Juin 1932, il retourne à Hollywood pour travailler pour William Le Baron. Il travaille pour des studios à faible budget telles que Monogram, République et Universal.  On retient que Lubin dirige le premier fillm du duo Abbott et Costello étoiles, "Deux nigauds soldats" (1941). Le film a été un grand succès, gagnant 4 millions de dollars. Il a continue alors à diriger les quatre prochaines films du duo, "In the Navy" (1941), "Fantômes en vadrouille" (1941), "Deux nigauds aviateurs" (1942) et "Deux nigauds cow-boys "(1942). Malgré ses succès dans la comédie, Lubin se lasse et demande à travailler sur d'autres genres de films. Un des films les plus réussis de Lubin au box-office était "Fantôme de l'Opéra" (1943). Mais Lubin retourne à la comédie, avec la série de films "Francis la mule qui parle". Après un passage à la télévision comme réalisateur, et producteur, la carrière de Lubin se termine à la fin des années 1970, et décède à la maison de retraite Automne Hills à Glendale, en Californie d'une cause non précisée le 12 mai 1995, à 96 ans. Vous l'aurez compris, "Impact" n'est donc pas un film qui s'inscrit naturellement dans la carrière de Lubin qui s'est plutôt spécialisé dans la comédie. "Impact" ne bénéficie donc pas d'un réalisateur habitué à l'ambiance du film policier américain des années 40. Pourtant, rétrospectivement, cela donne une certaine fraîcheur à l'ensemble et si la photographie d'Ernest Laszlo est intéressante, elle n'est pas inoubliable. Réalisation et photographie, seulement correctes, il faut trouver d'autres qualités à "Impact".

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Un des points forts du film est évidemment, le scénario de Jay Dratler et Dorothy Davenport. En effet, on s'intéresse à cette histoire de grand patron, joué par Brian Donlevy, à qui tout réussit, mais dont la faiblesse est sa femme infidèle (Helen Walker), prête à tout, pour se débarrasser de lui, pour toucher l'héritage. A Brian Donlevy et Helen Walker il faut signaler au casting Ella Raines et Charles Coburn en vieux policier, qui joue avec un humour froid. Brian Donlevy on l'avait vu dans de très nombreux films, très souvent dans des rôles de méchants, comme dans "Pacific express" (1939), "l'incendie de Chicago" (1936), ou "le brigand bien-aimé" (1939). Helen Walker on se rappelle surtout d'elle aujourd'hui, pour son rôle de psychiatre dans "le charlatant" (1947) avec Tyrone Power.  Pour Helen Walker, on se rappelle, qu'elle devait être gravement blessée, et avoir sa carrière brisée en 1946. En effet, le 1er janvier 1946, elle devait avoir un accident de voiture avec 3 GI pris en auto-stop, et être accusée d'être ivre au volant par un des passagers. Etrangement, le film a pour évènement majeur un accident de voiture. Quant à Ella Rains, elle avait déjà un petit rôle dans "Brute Force" (les démons de la liberté), voiture. Enfin Charles Coburn, est l'éternel vieux monsieur qui poursuit Marilyn de ses avances, dans "les hommes préfèrent les blondes" (1953). "Impact" a donc un excellent casting, et donne à Brian Donlevy, un rôle sympathique, qui casse son personnage d'éternel méchant. Le scénario est très intelligent, et donc on passe un agréable moment, car on ne sait pas ce qui va se passer la scène suivante. Malheureusement, le master présenté par Wildside n'est pas vraiment au niveau. "Impact" reste donc un bon film noir, à découvrir, qui aurait pu être un vrai classique, si il avait été tourné par un vrai spécialiste du film noir.

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Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée chez WildSide dans une qualité d'image malheureusement pas au niveau de la qualité artistique du film.

Note : 7,5 / 10

04/02/2015

Communiqué officiel

Comme nous recevons beaucoup de courriers en ce moment, nous précisons les choses. Ce blog, n'a pour vocation que le partage de la connaissance et de l'histoire du cinéma et de sa promotion. Il fait donc la promotion d'un cinéma classique américain et familial mais ne se refuse pas des voyages dans du cinéma plus contemporain, étranger ou français. Ceci dit, le blog "Hollywood Classic", ne possède aucun droit sinon familial et à titre personnel sur des films. "Hollywood Classic", ne peut donc vendre des droits qu'il ne possède pas à des exploitants. Que les dits exploitants, qui souhaitent diffuser une oeuvre largement, se retourne vers les ayants droits.

Vous remerciant de votre compréhension.

Stéphane (Hollywood Classic).

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15:39 Publié dans Blog | Tags : cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

01/02/2015

L'orchidée blanche / The Other Love - 1947

"L'orchidée blanche" est une adaptation d'une nouvelle d'Erich Maria Remarque. Et c'est un bien étrange film, qui se veut être un mélodrame, mais qui est tourné comme un film noir, avec beaucoup de codes du film noir. Là le héros, est une héroïne, Barbara Stanwyck qui ne va pas lutter, contre un cartel du crime, mais contre un adversaire encore plus redoutable : la mort symbolisée par une orchidée blanche. Stanwyck, joue le rôle d'une grande pianiste classique, qui se retrouve dans une clinique pour personnes atteintes de la tuberculose ou d'insuffisance respiratoire. Elle tombe rapidement amoureux de son médecin, joué par David Niven. Mais qui est il vraiment ? La distinguée clinique ne cache t'elle pas de sombres desseins ? Si le film nous parle de maladies pulmonaires, il semble pour lui même, se complaire dans une espèce de schizophrénie permanente. Ainsi, on ne sait pas bien jusqu'aux 15 dernières minutes, si il s'agit d'un film noir ou d'un mélodrame. Et le risque à trop vouloir se démarquer d'un genre, s'est de se retrouver au milieu de nulle part. Pourtant le film a aussi des qualités. Tout d'abord le casting est intéressant, Barbara Stanwyck est une actrice qui sait jouer et rendre crédible ses émotions. David Niven est ambigüe comme il faut, et Richard Conte a le charme qu'il convient. Il faut aussi noter la présence de Gilbert Roland en croupier vicieux.

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La réalisation est d'André De Toth, et on apprend sur les bonus et commentaires de Bertrand Tavernier, que c'est John Ford qui avait convaincu les patrons du studio indépendant, "Entreprise productions" de prendre De Toth en lieu et place de lui même. Le plus marquant est peut être aussi, la magnifique photographie de Victor Milner, qui sait nous ménager quelques moments sublimes, ou des scènes tellement proches du film noir avec des ombres particulièrement inquiétantes. A celà, il faut ajouter la belle musique de Miklós Rózsa et quelques extraits de jazz. Vous l'avez donc compris, "'orchidée blanche" a beaucoup de qualités formelles qui se perdent dans le scénario abscons de Ladislas Fodor et Harry Brown. André De Toth, racontera quant à lui, dans ses mémoires, l'influence réellement néfaste du producteur, David Lewis, pourtant ancien collaborateur de Thalberg à la MGM, qui lui aurait fait changer et rater la fin de son film. Quoiqu'il en soit, "l'orchidée blanche" est un film oublié même des cinéphiles, au ton drôlement étrange et inclassable. A noter enfin, qu'un film au scénario proche sera tourné, en 1977, avec Al Pacino, "Bobby Deerfield".

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck & David Niven

Disponible en DVD Zone 2 VO sous-titrée chez Sidonis

Note : 5 / 10

31/01/2015

Robocop - 2014

Il y a des remakes qui font pâle figure face à l'original. C'est bien le cas de ce "Robocop" de José Padilha, avec Joel Kinnaman, Gary Oldman, Abbie Cornish et Michael Keaton. En premier lieu, l'acteur principal, Joel Kinnaman, ne fait pas passer beaucoup d'émotion, Abbie Cornish non plus en femme du héros, et franchement Michael Keaton en grand patron manipulateur, vous y croyez ? Seul Gary Oldman tire son épingle du jeu, dans un personnage, qui semble malgré tout, prendre trop de place dans l'histoire. On peut ajouter que les longues tirades de Samuel Lee Jackson sonnent faux, et le film a totalement perdu le ton kitch, irrévérencieux, underground et décalé de son illustre prédécesseur. Les bandits semblent trop bien élevés. Tout est trop lissé. Et ni le scénario, ni les acteurs n'ont l'air de savoir où ils doivent aller et où va le film. Rien ne semble maîtrisé en dehors peut être des scènes d'action. Mais elles semblent être la plupart du temps sans intérêt ou presque extérieures à l'intrigue. Même la musique de Pedro Bromfman, qui veut reprendre le thème principal de l'original de Basil Poledouris, ne le fait pas franchement et nous donne un thème musical tout ramolli. Paul Verhoeven peut donc dormir sur ses deux oreilles, son "Robocop" (1987) reste bien un classique du film de science-fiction, et cette version de 2014, finira sans doute dans les oubliettes de l'histoire du cinéma et n'est sauvée que par ses effets spéciaux. C'est finalement bien peu pour faire un grand film.

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Ci-dessus : Joel Kinnaman

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Ci-dessus : Joel Kinnaman & Gary Oldman

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Ci-dessus : Gary Oldman & Michael Keaton

Disponible en DVD & Bluray en Zone 2 ou B, VF et VO sous-titrée

Note : 5 / 10

29/01/2015

Sur la piste des Mohawks / Drums Along the Mohawk - 1939

Comme vous le savez peut être, l'année 1939 est l'année du renouveau du western dans le cinéma américain. Ainsi, le western avait eu ses heures de gloire, pendant la période du muet, mais malgré quelques exceptions, il était tombé dans la série B voir pire. On avait donc tourné beaucoup de westerns, avant 1939, mais souvent de très petits westerns. Donc 1939, c'est le retour du grand western avec successivement, "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power et Henry Fonda, mais c'est aussi l'année de "la chevauchée fantastique" d'un certain John Ford avec à l'affiche John Wayne. John Ford et Henry Fonda ont déjà tourné ensemble, cette même année 1939 "Vers sa destinée" (formidable film sur la vie du jeune Abraham Lincoln). "Sur la piste des Mohawks" doit donc être ajouté à la liste des grands westerns fordiens par son thème, qui nous montre un jeune couple de pionniers partant pour l'Ouest au moment de la guerre d'indépendance américaine. Ford se plait à filmer dans un style qu'il continuera d'utiliser bien plus tard, comme dans "la prisonnière du désert" (1954). On retrouve ce style si caractéristique, avec des ciels immenses, des personnages souvent minuscules et une nature toujours plus grande que l'Homme. Comme beaucoup d'historiens du cinéma, on peut supposer que le style de Friedrich Wilhelm Murnau (expressionniste allemand) a énormément influencé Ford dans son travail. "Sur la piste des Mohawks a pourtant été difficile pour Ford, car tout d'abord c'était son premier film en couleur, et qu'il a plut sans discontinuer les deux premières semaines. Ford retourne le problème de cette pluie pour nous donner une scène saisissante dans la cabane.

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Inspiré d'un roman de Walter D Edmonds, le scénario de Lamar Trotti, Sonya Levien et William Faulkner, commence là où beaucoup de westerns finissent par le mariage des deux personnages principaux : Henry Fonda et Claudette Colbert. On doute au début de la présence de Claudette Colbert dans un western. En effet, on était plutôt habitué, à la voir dans des comédies légères en particulier avec Clark Gable, comme "New-York Miami". Mais l'idée de Ford et du producteur Darryl Zanuck est génial, car il nous montre finalement la destruction du personnage habituel de Claudette Colbert dans cette nature sauvage. Alors c'est vrai que parfois dans certaines scènes, on doute un peu. Mais au final, l'idée marche plutôt bien. Les autres personnages secondaires sont comme à l'habitude avec Ford, très bien détaillés, en particulier celui de la veuve âgée et esseulée dans sa grande ferme (Edna May Oliver). Ford se sert du film pour nous faire passer sa vision de l'Amérique. Et il faut bien dire que le film est encore d'actualité. Car l'histoire d'un jeune couple qui s'installe et qui se retrouve au centre d'une guerre civile, plus ou moins ethnique, ne paraît pas si éloigné que ça de notre temps. "Sur la piste des Mohawks" est donc une très très bonne pioche de Sidonis, qui nous régale en plus d'un master de toute beauté, et d'un piqué quasiment chirurgical.

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Ci-dessus : Henry Fonda & Claudette Colbert

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Ci-dessus : Edna May Oliver & Claudette Colbert

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Ci-dessus : John Carradine

Disponible en DVD & Bluray en Zone 2/B, chez Sidonis Version Français et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

26/01/2015

La Dynastie des Forsyte / That Forsyte Woman - 1949

"La dynastie des Forsyte" est un film en Technicolor produit par la MGM et réalisé par Compton Bennett. Ce dernier n'a pas une filmographie impressionnante, mais on se souvient tout de même de lui pour "le septième voile" (1945) avec James Mason et pour "les mines du roi Salomon" (1950). Le film est intéressant car il est l'adaptation de la première nouvelle de "la dynastie des Forsyste" de l'écrivain John Galsworthy. En plus, il nous permet de voir Errol Flynn dans un film posé et à la réalisation assez théâtrale, totalement en opposition avec ses prestations dans "Capitaine Blood" (1935), "l'aigle des mers" (1942) ou encore "les aventures de Robin des bois" (1938). En effet, "la dynastie des Forsyte" n'est pas un film d'aventures, mais bien un mélodrame. Le personnage de Flynn est d'ailleurs assez opposé à ses personnages habituels. Là il joue un homme riche, et beau, mais repoussé par la femme qu'il aime, car incapable de la laisser respirer. Flynn est superbement tragique dans son rôle, et détruit quelque peu son mythe de séducteur irrésistible, mais gagne si il en était encore besoin ses galons d'acteur. Néanmoins, malgré un travail extraordinaire de la MGM sur les costumes, le casting 4 étoiles, qui regroupent quand même Errol Flynn, Janet Leigh, Greer Garson, Walter Pidgeon (le savant fou de Planète interdite) et Robert Young, le film paraît parfois un peu guindé voir raide, et on sent de temps en temps, un manque de respiration. La musique de Bronislau Kaper aide malgré tout à donner de l'ampleur à l'ensemble. En résumé, l'appréciation est plutôt positive pour qui aime, les mélodrames, les adaptations littéraires et un Errol Flynn dans autre chose que des rôles d'aventuriers. A découvrir, ne serait-ce aussi parce que c'est un des 8 films du formidable duo Greer Garson / Walter Pidgeon.

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Ci-dessus : Greer Garson, Errol Flynn, Robert Young et Janet Leigh

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Ci-dessus : Errol Flynn (Jaloux ?)

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Ci-dessus : Greer Garson

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Ci-dessus : Greer Garson & Errol Flynn

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Ci-dessus : Greer Garson & Walter Pidgeon

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Ci-dessus : Janet Leigh & Robert Young

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Ci-dessus : Greer Garson & Janet Leigh

Film non disponible en France, uniquement disponible dans la collection Warner Archives en zone 1, sans sous-titres français

Note : 7 / 10

25/01/2015

Le Fleuve de la dernière chance / Smoke Signal - 1955

"Le fleuve de la dernière chance" est un western en Technicolor de l'Universal, au scénario très original de Jerry Hopper. Ainsi, le scénario, nous rapproche du film d'aventures tout autant que du western. Ainsi, le film nous raconte l'histoire d'une escouade de cavalerie, en territoires indiens, et assiégées dans un fort. Le seul espoir de survie pour ces hommes, apparaît rapidement être le fleuve qui coule à côté du fort. Il y a assez peu de westerns, où un fleuve est un élément central du récit. On pense à "la rivière sans retour" (1954) d'Otto Preminger avec Robert Mitchum et Marilyn Monroe, ou encore à "la captive aux yeux clairs" (1952) de Howard Hawks. Mais dans "le fleuve de la dernière chance", les scénaristes mettent en valeur, de façon assez unique dans l'histoire du western, un renégat, en la personne de Dana Andrews. Ainsi, Dana Andrews, joue un capitaine, déserteur de son régiment, parti vivre avec les indiens. C'est assez unique pour attirer l'attention du spectateur. Le film bénéficie de quelques belles scènes en extérieur en particulier un plan précis où on voit un chef indien de dos, qui regarde partir les soldats. Le plan est très fordien dans sa conception. Malheureusement, beaucoup trop de scènes sont tournées avec des transparences, assez peu convaincantes, qui décrédibilisent quelque peu le film. Heureusement, Dana Andrews et surtout Piper Laurie tiennent le récit. Si Dana Andrews fait le travail, Piper Laurie est quant à elle, très convaincante en fille de colonel à la recherche de la vérité et accessoirement de l'amour. Elle donne au film ces quelques moments de tendresse et d'émotion. La photographie est tout à fait correct et la direction musicale de Joseph Gershenson, rehausse l'ensemble de l'oeuvre. En résumé, "le fleuve de la dernière chance", est une bonne surprise, qui fait passer une plaisante soirée, du moment, où on ne lui en demande pas de trop. C'est donc une très bonne pioche de l'éditeur "Opening", qui nous donne en plus un master, exempt de défauts majeurs, sans être non plus extraordinaire. On regrettera par contre l'absence d'une présentation d'un historien du cinéma et d'une section bonus limitée, à la seule bande-annonce.

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Film disponible en DVD Zone 2, en VF et VO sous titrée chez Opening

Note : 6,5 / 10

24/01/2015

Le passé se venge / The crooked way - 1949

"Le passé se venge", est un film noir avec John Payne, Sonny Tufts, Ellen Drew, Rhys Williams, et Percy Helton tourné par Robert Florey. Florey a eu une importante carrière. Je me permets de citer un article de Wikipédia très complet à son sujet : Orphelin très jeune, Robert Florey est élevé en Suisse. À son retour à Paris, en 1920, il collabore notamment à plusieurs magazines de cinéma, dont Cinémagazine et La Cinématographie française. Alors qu’il est à Nice pour interviewer Louis Feuillade, celui-ci l’engage comme assistant et comme acteur sur "L'Orpheline". Avec sa longue silhouette dégingandée et son éternel sourire, il apparaît dans vingt-cinq courts métrages de Feuillade. Parti en 1921 à Hollywood comme envoyé spécial de Cinémagazine, il s’y installe et devient tour à tour gagman pour la Fox, directeur de la publicité pour le couple Douglas Fairbanks-Mary Pickford, ami intime et chargé de relations publiques de Rudolph Valentino et interviewer de toutes les grandes stars hollywoodiennes. Ses rencontres lui fourniront la matière de nombreux articles qui deviendront ensuite des livres tels que "Deux ans dans les studios américains" (1924).En 1927, après avoir été l’assistant de King Vidor et de Josef von Sternberg à la MGM, Florey réalise ses premiers courts métrages dont le côté poétique et même surréaliste surprend comme dans "Vie et mort de 9413 figurant d’Hollywood" (1928) sur un figurant rêvant d’être une vedette mais qui ne sera qu’un matricule à Hollywood et au ciel. Engagé ensuite par Paramount Pictures, il est envoyé aux Studios de Long Island pour réaliser les premiers essais parlants et chantants des stars de la compagnie. Dans la foulée, il met en scène "Night Club", premier long métrage parlant de la Paramount, puis reçoit la « mission impossible » de diriger les Marx Brothers dans leur premier film "Noix de coco" (1929). Ces fantaisistes iconoclastes apprécieront ce jeune réalisateur français de tout juste vingt-neuf ans, curieux, inventif, et à l’humour malicieux. Fin 1929, Robert retrouve la France pour tourner notamment "L’amour chante" avec Florelle et Fernand Gravey. Puis c’est "Le Blanc et le Noir" avec Raimu, adaptée d’une pièce de Sacha Guitry qui n’aurait pas été montrable aux États-Unis aux lois encore ségrégationnistes. Revenu à Hollywood et désireux de mettre en scène un film d’horreur, Robert Florey travaille à l’adaptation de "Frankenstein" de Mary Shelley qu’il devait réaliser mais la réalisation est finalement confiée à James Whale. À titre de consolation, Universal Pictures demande à Florey d’adapter à l’écran une nouvelle d'Edgar Allan Poe, "Double assassinat dans la rue Morgue", avec Béla Lugosi. Avec l’aide du chef opérateur Karl Freund il a élaboré des décors représentant le Paris du XIXe siècle s’inspirant des films expressionnistes allemands. Pour beaucoup d’historiens du cinéma, comme William K. Everson, les meilleures réussites de Florey sont les films à petit budget qu’il a tournés pour Paramount Pictures à la fin des années 1930, comme "Hollywood Boulevard" (1936), "L'Homme qui terrorisait New York" (1937), et "Dangerous to Know" (1938). Ces films sont remarquables par leur rythme rapide, leur ton cynique et l’usage d’éclairage et d’angles de caméra semi-expressionnistes. À noter aussi trois films arec Anna May Wong, dont le thriller "La Fille de Shangaï" (Daughter of Shanghai). Jusqu’en 1950, Robert Florey inscrit à sa filmographie particulièrement variée près de soixante titres, parmi lesquels on peut encore citer la comédie douce-amère "Ex-Lady" (1932) avec Bette Davis, deux classiques de l’horreur avec Peter Lorre : "The Face Behind the Mask" (1941) et "La Bête aux cinq doigts" (1946), . et même un Tarzan, Tarzan et les sirènes (1948). Il fait des comédies musicales, des films « exotiques » comme "Le Chant du désert" (1943) avec Victor Francen et Marcel Dalio, ou "La Légion étrangère" (1948) avec Vincent Price servant en Indochine. En 1946, Florey participe de façon très active à l’écriture, à la préparation et au tournage de "Monsieur Verdoux", de Charlie Chaplin. À partir des années 1950, Robert Florey se tourne vers la télévision. On lui attribue trois cents mises en scène. Il filme notamment le Loretta Young Show, L’Histoire de Doreen Maney (1960) du feuilleton Les Incorruptibles avec Robert Stack. Il fait un dernier épisode de "Au-delà du réel" en 1963. Puis il se consacre à l’écriture de ses souvenirs : "La Lanterne magique" (1966) et "Hollywood année zéro" (1972). Injustement oublié dans son pays natal, le trop modeste Robert Florey, véritable aventurier français du cinéma, décède des suites d’un cancer dans sa soixante-dix neuvième année, le 16 mai 1979, à Santa Monica, tout près de son cher Hollywood.

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Pour revenir à notre film, "le passé se venge", John Payne partage donc l'affiche avec Ellen Drew et Sonny Tufts. John Payne on l'a vu dans quelques westerns, comme dans ceux tournés sous la direction, d'Allan Dwan, "quatre étranges cavaliers" (1954), ou "le bagarreur du Tennessee" (1955). Mais John Payne on l'a également vu dans de nombreux films noirs souvent notables, comme "Kansas City Confidential" (1952) ou "le quatrième homme" (1954). Dans "le passé se venge",  Le scénario est particulièrement intéressant, car il nous met dans la peau d'un ancien GI démobilisé et devenu amnésique. Le spectateur ne sait donc pas ce qu'il va se passer la scène suivante et les rebondissements sont multiples et surtout inattendus. Ce type de scénario marche toujours au cinéma, et on se rappelle du succès récent de la franchise "Jason Bourne". Malgré tout, après un début intéressant, on remarque une certaine complexité scénaristique, la multiplication des personnages, et une construction pas toujours en rapport avec la qualité formelle de l'ensemble. Ainsi, on peut noter au crédit du film, la photographie exceptionnelle de John Alton, qui joue du clair-obscur avec maestria. Et c'est vrai, que quand le noir & blanc est si beau, on a tendance à tout pardonner. Je finirai par remercier Sidonis & Calysta d'avoir sortis de l'oubli un film d'une telle qualité. Bravo à eux ! On ne peut que souhaiter qu'ils continuent sur cette voie.

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Ci-dessus : John Payne

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Ci-dessus : John Payne et Ellen Drew

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Ci-dessus : Ellen Drew

Extraits :

 Disponible chez Sidonis & Calysta en DVD zone 2 en VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

23/01/2015

Jour de terreur / Cause for Alarm ! - 1951

"Jour de terreur" est un film de Tay Garnett, resté célèbre pour avoir tourné "le facteur sonne toujours deux fois" avec Lana Turner, et John Garfield. Mais certains cinéphiles se souviennent peut être de "la maison des 7 pêchés" (1940) ou encore du très beau mélodrame, "voyage sans retour" (1932) avec William Powell et Kay Francis. "Jour de terreur" a été tourné en seulement en 11 jours et dans des décors quotidiens. Le travail sur la photographie est donc assez faible, voir presque inexistant. Ceci dit, on sent que les acteurs, jouent avec naturel. Et le scénario est assez intéressant pour ne pas ennuyer le spectateur. En effet, le film raconte comment un ancien soldat devenu cardiaque et paranoïaque va soupçonner sa propre femme de vouloir le tuer, pour partir avec son médecin et amant. Sur cette mise en place originale, les scénaristes développent un scénario cauchemardesque pour la pauvre Loretta Young, et qui va passer une sacré mauvaise journée. Alors c'est vrai qu'à notre époque, où le cinéma se permet tous les excès, le film semble un peu convenu. Malgré tout, il ménage son suspens jusqu'au bout, porté par une Loretta Young très inspirée et sexy pour la circonstance. On appréciera également le jeu de Barry Sullivan. Maintenant, la faible photographie, et le scénario peut être un peu trop linéaire, ne rendent pas l'ensemble inoubliable. Un bon film noir, sans plus.

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Ci-dessus : Barry Sullivan

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Ci-dessus : Loretta Young

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Ci-dessus : Loretta Young & Barry Sullivan

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Ci-dessus : Barry Sullivan, Loretta Young & Bruce Cowling

Disponible en DVD Zone 2, chez Wild Side VO sous-titrée

Note : 6 / 10

18/01/2015

La Scandaleuse de Berlin / A Foreign Affair - 1948

Le hasard ou le bon Dieu, fait parfois bien les choses. Hier soir, un film semblait m'appeler : "la scandaleuse de Berlin" (1948) avec Marlene Dietrich. Pourtant, j'avais beaucoup d'autres films à voir. Mais celui-ci, me semblait à cet instant incontournable. Et ce matin quand je me lève, je tombe en allumant la télévision sur la galerie France 5 et sur un beau reportage sur Marlene Dietrich; étrange synchronicité pour le moins. Concernant "la scandaleuse de Berlin", il s'agit donc d'un film avec Marlene Dietrich, mais aussi Jean Arthur et John Lund. On note aussi la présence de Millard Mitchell en colonel. Millard Mitchell, on se rappelle de lui pour son rôle de producteur, dans "chantons sous la pluie" (1952). C'est une comédie en noir et blanc de Billy Wilder. Le film semble ennuyeux au début. En effet, on se demande bien ce que l'on va bien pouvoir trouver d'intéressant dans ce scénario qui nous montre, une délégation de membres du congrès américain, menée par une député psychorigide et frustrée, en la personne de Jean Arthur, en visite de le Berlin de l'après seconde guerre mondiale. Les images de la ville en ruines, défigurée par les bombardements alliés son particulièrement saisissantes. La visite de la ville par la délégation l'est tout autant. Après cette mise en place, le film va commencer à dérouler son sujet dans un ton doux amer, où la comédie rencontre souvent la misère des existences brisées. Mais le ton de Wilder n'est jamais dur contre les soldats des armées d'occupation ou les Berlinois. Wilder nous montre des Allemands qui tentent de survivre au jour le jour, et d'échapper à leurs vieux démons. Le film est tout autant une leçon sur la dénazification du pays.

 

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Marlene Dietrich, obtient peut être là son plus beau rôle. En effet, qui aurait pu mieux jouer, cette Allemande, à la recherche d'une survie tout autant matérielle que morale. On peut également noter que Wilder évoque très souvent la sexualité. Ainsi, il se joue des convenances de son temps, en se moquant de l'hypocrite esprit de son temps, à travers la député coincée, jouée par Jean Arthur. En effet, cette dernière s'offusque de ces militaires qui partent courtiser les Allemandes. Et un trio à un balcon, laisse supposer bien des jeux amoureux. Evidemment, dans le cinéma de cette époque, le sujet sexuel omniprésent est néanmoins uniquement suggéré intelligemment. Je ne peux finir cette note, sans parler du très beau noir et blanc, et donc de la belle photographie de Charles B Lang. "La scandaleuse de Berlin", reste donc un classique de Wilder, qui mérite d'être redécouvert, ne serait-ce que pour Marlene Dietrich.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Lund

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Ci-dessus : Marlene Dietrich

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Ci-dessus : Jean Arthur

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Ci-dessus : Jean Arthur, John Lund & Marlene Dietrich

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Ci-dessus : Marlene Dietrich

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & Billy Wilder

Film disponible en DVD Zone 2, en VO sous-titrée.

 

Documentaire sur Marlene Dietrich (Le Crépuscule D'un Ange / Marlene Dietrich) diffusé ce matin sur la galerie France 5 :

Note : 8 / 10

17/01/2015

Disparition d'Anita Ekberg le 11 janvier 2014

Anita Ekberg, d'origine suédoise, est décédée le 11 janvier 2014, dans une clinique à Rocca di Papa, dans la province de Rome, où elle était hospitalisée. Je dois avouer que je n'ai pas encore une énorme connaissance du cinéma italien. Je me souviens donc surtout, de sa présence dans quelques productions universal, comme "Le Gentilhomme de la Louisiane" ou "la légende de l'épée magique" (1953), mais aussi pour son rôle dans "guerre et paix" (1956) de King Vidor. Mais tous les cinéphiles se souviennent probablement de sa scène mythique dans "la Dolce Vita" (1960) de Frederico Fellini, où elle se retrouve dans la fontaine "fontana di Trevi" à Rome, devant un Marcello Mastroianni éberlué. Toute la filmographie d'Anita Ekberg est marquée par la présence de Fellini. Ses succès cinématographiques, ne l'empêcheront pas de finir, comme Marlene Dietrich, seule, ne bénéficiant que de la visite de quelques voisins et d'une assistante sociale. Voilà, vous en conviendrez, une bien triste fin pour une ancienne beauté du cinéma mondial !

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Hommage vidéo :

16/01/2015

Disparition de Rod Taylor le 7 janvier 2015

Je dois bien vous avouer que les récents événements de l'actualité française ne m'ont pas donné envie d'écrire sur le cinéma. Je n'avais pas beaucoup la tête à cela. Pourtant, j'apprenais le 7 janvier, avec stupeur au milieu des tirs de kalashnikov et des prises d'otages, la mort de l'acteur Rod Taylor. Peut être, vous vous ne souvenez pas de Rod Taylor, cher lecteur. Mais moi je me souviens l'avoir découvert adolescent, lors du passage à la dernière séance, de "la machine à explorer le temps" (1960), le 2 janvier 1990. Puis plus tard, je me rappelle l'avoir vu, dans "les oiseaux" (1963) d'Alfred Hitchcok, puis dans "le dernier train du Katenga" (1968), et surtout dans le fabuleux film de John Cardiff, tellement rempli de l'esprit de John Ford, "le jeune Cassidy" (1965). Mais Rod Taylor, on se rappelle aussi pour ses comédies avec par exemple Doris Day, dans "la blonde défie le FBI" (1966). Enfin, les plus cinéphiles d'entre nous, avaient sans doute remarqué sa présence dans "Inglourious basterds" de Tarantino, en 2009. Avec Rod Taylor, c'est donc définitivement, un héros de mon enfance qui s'en est allé à 84 ans, avec la plus belle des morts, une crise cardiaque. 

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Ci-dessus : Rod Taylor, avec Yvette Mimieux