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19/12/2015

L'enfant du désert / Cattle Drive - 1951

L'éditeur Sidonis continue à nous faire visiter la grande époque du western américain. On a donc droit pour les fêtes de fin d'année à 3 westerns avec Joel McCrea. Le légendaire Randolph Scott reviendra quant à lui à la mi-janvier 2016, avec 4 films : "Les aventuriers du désert", "Les Desperados", "Ton heure a sonné", et "la vallée maudite". On espère pouvoir découvrir ces films dans de belles éditions. Et on ne peut que remercier Sidonis de remettre sur le devant de la scène le western américain des années 40 et 50. Pour en revenir à "l'enfant du désert", c'est donc un western avec Joel McCrea. Joel McCrea je ne devrais plus avoir besoin de vous le présenter. C'est une immense carrière. Il a interprété des personnages qui étaient le plus souvent des héros simples. Déjà, il donnait la réplique à Bogart en 1937, dans "la rue sans issue". Mais il a aussi touché à la comédie dramatique, avec comme partenaire, Ginger Rogers dans "Primrose Path" (1940) ou encore à la comédie sociale dans "les voyages de Sullivan" (1941). Il s'est également tourné vers le western, pour devenir un grand acteur du genre. Je peux citer pêle mêle : "la fille du désert" (1949) avec Virginia Mayo, "Le convoi Maudit" (1950) avec la magnifique Arlene Dahl, "Stars in my Crown"(1950), et bien d'autres que vous pouvez retrouver sur ce blog. Dans "l'enfant du désert", il partage l'affiche avec le jeune Dean Stockwell. Dean Stockwell, le public français se souvient surtout de lui pour son rôle dans la série "Code Quantum". Il n'en reste pas moins qu'avant une carrière une carrière télévisuelle, il a fait une carrière cinématographique intéressante pendant son enfance. Ainsi, on le retrouve déjà en 1950, avec Joel McCrea dans "Stars in my Crown"(1950). Et on se souvient de lui aussi pour son rôle au côté d'Errol Flynn dans "Kim" (1951) et dans un rôle de jeune adulte dans "le génie du mal" (1959). "L'enfant du désert" est quant à lui un espèce de remake de "Capitaine courageux" (1937). En effet, l'histoire est un peu la même. Ainsi, Dean Stockwell qui joue l'enfant pourri par l'argent d'un père, richissime magnat des chemins de fer, se retrouve abandonné bien malgré en plein désert. Il va devoir alors faire face au désert et à ses habitants, les cowboys. Le film est très difficilement classable ou identifiable. En effet, il ne reprend aucun des lieux communs du western traditionnel. Ainsi, il n'y a pas d'attaques de diligence, pas de farouches indiens, pas de bandits, pas de vrais méchants, et quasiment pas de coups de feu. Pourtant, cette absence relative d'action en fait une perle et tout son charme. Car il sait nous montrer une intéressante évolution des personnages, même dans son ultime fin naïve. On se surprend donc à aimer et à sourire devant un étrange western pas si anodin que ça, qui bénéficie d'une réalisation intéressante et d'une photographie correcte. Détail étonnant, le portrait de la petite amie du personnage de Joel McCrea est en fait, le portrait de sa femme à la ville. Pour le coup, vous en conviendrez, c'est un vrai clin d'oeil.

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Ci-dessus : Dean Stockwell & Joel McCrea

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Disponible en VO sous-titrée français en Zone 2

 

Note : 6,5 / 10

26/11/2015

Ma cousine Rachel / My cousin Rachel - 1952

J'ai eu du mal à revenir ici, car j'ai eu du mal à écrire après les attentats de Paris. Mais la vie doit reprendre son cours, ici comme ailleurs. La barbarie ne doit pas éteindre notre flamme et notre appel à la vie Nous devons nous souvenir des moments heureux de notre passé, et rêver à un monde meilleur dans le futur, où l'injustice, la violence, la bêtise, et la mort jamais ne triompheront. Pour ce faire, je vous propose de vous évader avec un DVD, "Ma cousine Rachel", édité par ESC, petit éditeur français qui gagne à être connu, à travers sa collection "Hollywood Legends" qui reprend quelques grands films de la Twentieth Century Fox. On a eu droit dernièrement à de nouveaux titres, et si quelques uns sont déjà sortis dans de luxueuses éditions américaines, d'autres sont totalement inédits et c'est bien le cas de "Ma cousine Rachel", qui arrive sur le marché français et qui est disponible sur Amazon, à la Fnac, ou chez Gibert Joseph. "Ma cousine Rachel" est un film en noir et blanc, d'Henry Koster, inspiré du roman de Daphné Du Maurier à qui on devait également, "Rebecca" ou "l'auberge de la Jamaïque".

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Etrangement, "Ma cousine Rachel" n'a pas de très bonnes critiques sur internet. Peut être, la réalisation très classique de Koster, n'a pas ému les critiques cinéphiles. Pourtant, moi je l'ai aimé, pour plusieurs raisons et tout d'abord, pour la magnifique photographie noir & blanc de Joseph LaShelle, un maître absolu, qui travaille les ombres et les clairs obscurs comme personne. Wikipédia nous renseigne d'ailleurs à son sujet, et on trouve le concernant : Joseph LaShelle, technicien réputé de la Fox, notamment pour le noir et blanc, son nom reste associé à Otto Preminger, réalisateur avec lequel il collabora six fois tout au long de sa carrière (la première, sur "Laura", lui offrira l’oscar alors qu’il était encore débutant, en 1945). Dans les années 1960, il travailla quatre fois avec Billy Wilder (pour La Garçonnière, par exemple), et deux fois avec John Ford (notamment sur son dernier film, Frontière chinoise). Ponctuellement, il assista Ernst Lubitsch, Joseph L. Mankiewicz, Raoul Walsh ou encore Richard Thorpe. Enfin, attaché à son studio, on le retrouve dans quelques films de réalisateurs "maison", considérés comme plus mineurs, tels que Henry King, Irving Pichel, Walter Lang ou John M. Stahl. On a donc à la photographie un très grand monsieur. A cela il faut ajouter deux acteurs principaux magistraux : Richard Burton alors tout jeune, et Olivia De Havilland, sans doute dans les dernières belles années de sa carrière. Enfin, il faut bien parler de l'apport d'un scénariste de renom en la personne de Nunnaly Johnson à qui l'on doit de très grands succès du cinéma hollywoodien et une collaboration avec John Ford, sur "la route du tabac" (1941). Les costumes ne sont pas non plus en reste, et la musique du génie Franz Waxman, fait aussi beaucoup pour rendre cette oeuvre baroque, gothique, étrange, mais aussi touchante et belle, et dont le souvenir nous poursuit bien après sa vision. Il faut voir et revoir "Ma cousine Rachel" ne serait-ce que pour sa photographie ou pour son étrange final qui nous laisse profondément perplexe mais tout aussi comblé. Cela tombe bien, ESC nous donne à le redécouvrir dans un master assez correct même en projection grand écran.

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : George Dolenz, Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland, Audrey Dalton & Richard Burton

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Ci-dessus : Audrey Dalton & Richard Burton

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 

La bande-annonce :

Disponible sur Amazon, en DVD zone 2 VO sous-titrée français uniquement

 

 

Note : 8 / 10

11/11/2015

La main gauche du Seigneur / The left hand of God - 1955

"La main gauche du Seigneur" est sorti chez Rimini Editions, et c'est très bien. Tout d'abord, parce que Rimini fait généralement du très bon travail, et nous sort ici, un master quasiment parfait, presque immaculé d'un film totalement inédit en Bluray et en DVD en France. Enfin, le film d'Edward Dmytryk, si il n'est pas le meilleur de Bogart est plutôt bon. De plus, on retrouve au casting, la belle Gene Tierney, qui a pris quand même, il est vrai,  plus de 10 ans de plus par rapport au "Laura" (1944) d'Otto Preminger . Enfin, on sait aujourd'hui, que l'échec du mariage de Gene Tierney avec Oleg Cassini, la naissance d'une fille Daria attardée, et devenue aveugle vont d'année en année, dégrader la santé mentale de l'artiste, qui devra se faire interner, et subir de nombreux électrochocs. "La main gauche du Seigneur" reste donc le dernier film de Gene Tierney avant sa longue traversée du désert qui l'entrainera à un retour en 1962 au cinéma, dans "Tempête à Washington", grâce encore une fois à Otto Preminger. Malheureusement, les belles années du cinéma américain et sa beauté, seront passées, et Gene Tierney ne tournera plus que 3 films et finira sa carrière cinématographique en 1964. Bogart a quant à lui 55 ans, il a une longue carrière derrière lui, commencée en 1930. Et malgré son âge, il reste un monstre du cinéma et donne encore ici une très belle interprétation, procurant une vie et une âme à son rôle. Seul, le personnage joué par Lee J. Cobb, laisse sceptique. En effet, l'acteur joue ici un seigneur de guerre chinois, et on y croit assez peu. On sait qu'il y avait une manie pas toujours très heureuse d'Hollywood de faire jouer des personnages asiatiques, par des blancs et ce n'était pas toujours très heureux. Ici, Lee J Cobb, s'en tire plutôt bien, vu que le scénario ne lui laisse pas grand chose pour développer autre chose que le côté sombre de son personnage. Mais il faut bien avouer qu'il n'est pas toujours très crédible. En dehors d'Agnes Moorehead, que l'on se rappelle d'avoir déjà vu avec Bogart dans "les passagers de la nuit" (1947), et d'E G Marshall qui donnent du corps au film, l'autre star du film c'est aussi la musique de Victor Young, qui nous offre un beau thème principal, qui a laissé une trace dans ma mémoire cinéphilique. Au vu de la qualité de l'oeuvre, du master et des bonus, la seule chose que l'on peut regretter, c'est bien le faible nombre de sorties de Rimini Editions, en cinéma classique, en particulier dans les classiques américains. Nul doute que cet éditeur pourrait sortir de son relatif anonymat, si il se donnait les moyens d'une vraie politique commerciale autour du film classique. Elephant Films & Sidonis y sont arrivés, alors pourquoi ne pas prévoir rapidement d'autres sorties ?

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Ci-dessus : Gene Tierney & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Agnes Moorehead & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Edward Dmytryk & Bogart

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Ci-dessus : Gene Tierney & (Edward Dmytryk ?)

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Film disponible en Bluray & DVD chez Rimini Editions en VF et VO sous-titrée

 

Note : 7 / 10

09/11/2015

Le Fils de Frankenstein / The son of Frankenstein - 1939

Il y a des éditeurs qui comptent sur le marché. On peut évidemment citer Sidonis pour ses westerns, mais il y a également, Elephant Films pour les films anglais et maintenant pour les films d'épouvante de l'Universal. On peut remercier chaleureusement cet éditeur pour sa sortie Bluray du "fils de Frankenstein". En effet, cela nous permet de voir la suite de la saga du monstre, avec encore dans le rôle titre Boris Karloff, et cette fois-ci dans le rôle du fils du docteur, Basil Rathbone. Basil Rathbone tout le monde, le connaît, c'est évidemment, le méchant "des aventures de Robin des Bois" (1938) avec Errol Flynn, qui se vantait d'être un meilleur escrimeur que Flynn, et qu'il aurait pu le transpercer cent fois, si il l'avait voulu. Des déclarations qui correspondent bien à ses personnages à l'âme parfois noire, souvent hautains mais toujours racés. Dans "le fils de Frankenstein", Colin Clive n'apparaît pas, disparu dans la solitude en 1937 pour cause d'alcoolisme et de tuberculose. On suppose qu'il a commencé à boire, pour se soulager d'une jambe malade. Mais dans "le fils de Frankenstein" apparaît deux superbes personnages, Igor joué par le grand Bela Lugosi que l'on a vu dans "Dracula" (1931) et Lionel Atwill, en commandant des forces de police, au bras perdu, arraché quand il était enfant par le monstre. Le château des Frankenstein est aussi un des grands personnages, du film. La stylisation du château est étonnante. Tout y grand, abrute, les ombres portés ne font que refléter des formes géométriques sans aucune rondeur, qui en accentuent la dureté, le malaise, et l'impression de mort qui étreint tout le film. Et j'avoue que ça marche et que si parfois, le scénario fait parfois un peu grand guignol, on se prend à suivre le fil de l'histoire et voir le fils faire les mêmes erreurs que son père. A la musique c'est cette fois, Frank Skinner que l'on retrouve et qui nous donne une belle partition, où les solos de clarinettes sont là pour accentuer le caractère pervers et morbide du personnage d'Ivor qui se réjouit de la mort qui rode. Glaçant. Mon impression est donc très bonne devant ce troisième film pourtant décrié par la critique et le public. Il y a quelque chose de profondément artistique dans cet épisode. Et le mythe de Frankenstein nous ressuscite encore une fois, le mythe de Prométhée, qui avait volé le feu des Dieux. Ces oeuvres méritent bien mieux, que l'oubli dans lequel elles sont malheureusement tombées. A noter que "le fils de Frankenstein" sera le dernier film de Boris Karloff pour l'Universal, du moins dans la peau du monstre.

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Ci-dessus : Basil Rathbone & Bela Lugosi

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Ci-dessus : Basil Rathbone et Boris Karloff

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Ci-dessus : Basil Rathbone & Lionel Atwill

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Ci-dessus : Bela Lugosi

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Ci-dessus : Lionel Atwill et Boris Karloff

 

Extrait de la musique de Frank Skinner :

Disponible en Bluray & DVD chez Elephant Films 

 

 

 Note : 7,5 / 10

08/11/2015

La fiancée de Frankenstein / The bride of Frankenstein - 1935

Le monstre était mort dans un moulin en flammes. Mais devant la mine d'or du premier épisode, les producteurs de l'Universal se décidèrent à faire travailler de nouveau des scénaristes pour "la fiancée de Frankenstein". Le film porte assez mal son nom, car la fameuse fiancée, n'en est pas une et apparaît seulement dans les cinq dernières minutes du film. Le film concentre donc son action, sur la suite des aventures du monstre, qui connaît d'autres échecs dans ses rencontres avec les humains. Le réalisateur James Whale, est de nouveau à l'ouvrage. On retrouve également Boris Karloff, Colin Clive dans le rôle du Docteur Frankenstein. Dwight Frye réapparaît cette fois-ci dans le rôle de Karl. On retrouve également avec plaisir,  Una O'Connor en servante absente du précédent film, et Elsa Lanchester dans le rôle de Mary Shelley, et de la "fiancée" du monstre. Elsa Lanchester restera célèbre pour ce rôle, mais aussi pour avoir été la compagne de Charles Laughton. Pour la petite histoire, elle écrira que Charles Laughton était homosexuel et que c'est pour cela qu'elle n'eut jamais d'enfant. Maureen O'Hara qui appréciait Charles Laughton, racontera de son côté, que c'était faux et que l'infertilité du couple venait de deux avortements mal réalisés d'Elsa Lanchester. Quoiqu'il en soit et pour en revenir au film, on peut dire que ce deuxième épisode, surpasse quasiment le premier, par son insondable noirceur et les échecs successifs du monstre à nouer des relations avec des êtres humains. Ainsi, même le vieillard aveugle rencontré dans la cabane, qui devient son ami, ne peut empêcher des chasseurs de venir pourchasser le monstre jusque dans sa maison. Le malheur et la mort semblent poursuivre la destinée du monstre et surtout de ceux qui le rencontrent. Même sa compagne ne peut rien ou ne veut rien faire pour lui. Et Valerie Hobson, arrive à angoisser le spectateur par son évocation d'une mort qui rode. L'enfer c'est les autres disait Sartre, et il est vrai que c'est un peu le concept de ce film. Par conséquent la décision du monstre est de retourner à sa tombe. On notera enfin, au crédit du film, le recrutement de Franz Waxman à la musique, qui nous donne une musique symphonique aux accents baroques très étonnants, mais qui soutient bien l'action et sait créer un climat d'angoisse vis à vis d'un monstre dont ni les spectateurs ni les protagonistes ne pourront échapper. Comme devant le premier épisode, on reste aujourd'hui toujours autant fasciné par ce cinéma d'épouvante, créateur d'un mythe cinématographique.

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Ci-dessus : Boris Karloff

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Ci-dessus : Elsa Lanchester & Boris Karloff

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Ci-dessus : Elsa Lanchester & Colin Clive

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Ci-dessus : Colin Clive, Elsa Lanchester & Ernest Thesiger 

 

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Ci-dessus : Elsa Lanchester

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 Disponible en Bluray dans le coffret "épouvante" / Monsters édité par l'Universal

 

Note : 7,5 / 10

06/11/2015

Frankenstein - 1931

On a à peu près tout dit, sur le "Frankenstein" (1931) de James Whale. On sait que le film est tiré d'un roman de Mary Wollstonecraft Shelley, femme du célèbre poète anglais Percy Shelley. L'histoire est simple et peut se résumer, dans la volonté d'un savant de créer un homme de toute pièce et de devenir ainsi Dieu à la place de Dieu, dans une espèce de résurgence du mythe de Prométhée. Certaines critiques ont vu dans l'oeuvre cinématographique de Whale, une moquerie ou une critique de Dieu. Je crois qu'il n'en est rien. Le roman en lui même semble être un terrible réquisitoire, rempli d'une terrible malédiction, contre ceux qui voudraient imiter la divine nature. Qu'en est il exactement, du film de Whale lui même ? "Frankenstein" dans sa version de 1931, doit tout d'abord être replacé dans son contexte. Le film se passe en Allemagne, précisément dans un petit village d'Allemagne, nommé Frankenstein, même si le film ne dit rien de ce nom, au moins dans ces deux premiers films. On sait également que la famille Frankenstein est encore une illustre famille, mais que le film se déroulant, le mur de respectabilité semble se fissurer inexorablement. En 1931, année de création du film, le nazisme parcourt la société allemande et déjà en cette même année, en Allemagne Fritz Lang, explique la montée sociale du nazisme, dans son film "M le maudit". Et là aussi, le sujet représente les habitants d'une ville allemande, jetés dans la terreur et l'hystérie par un meurtrier d'enfant. Dans "Frankenstein" de Whale, l'action se déroule dans un petit village, dans "M le maudit" de Lang, il s'agit d'une grande ville, mais l'analogie est bien présente. Les ressemblances entre les deux oeuvres, ne s'arrêtent pas là, car l'une et l'autre sont parcourues par un style cinématographique, que l'on pourrait qualifier d'expressionnisme allemand, ou de style à la Murnau, du nom du célèbre réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau, resté célèbre pour ses clairs obscurs et ses ombres portées. La montée du nazisme allait d'ailleurs accélérer la venue de réalisateurs adeptes de son style, Lang en sera d'ailleurs, l'un de ses meilleurs représentants, aux USA.

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La signification du "Frankenstein" de Whale pose donc encore aujourd'hui question. Le monstre Frankenstein, n'est il pas cet homme nouveau, que les nazis voulaient créer de toute pièce ? Le monstre n'est il pas cet être asocial, créé par l'esprit fou d'un homme seul ? La réponse a la menace reste la même, que ce soit, chez Lang ou chez Whale. La société, se défend, et se regroupe contre l'assassin, afin de le punir. Si la police, et l'état sont dépassés, la foule, à travers une vindicte populaire, prend alors la suite. Pour ma part, je ne crois pas que ce soit une coïncidence que l'action du film se déroule en Allemagne. Je crois qu'il y a là un choix des scénaristes et de la production, de montrer ce que l'Homme nouveau peut donner. La différence avec Lang est qu'ici, le monstre est créé de toute pièce par un homme. Dans "M le maudit", l'assassin est quand même un être de chair et de sang, issu de la société allemande de l'époque. Mais "M le maudit" et "Frankenstein, nous montre l'un et l'autre, une société allemande pré-nazie, ébranlée par des crimes odieux perpétrés par des tueurs d'enfants. On pourrait s'arrêter là, et considérer ces oeuvres, comme faisant partie de l'histoire du cinéma. Il n'en reste pas moins que ce "Frankenstein" interroge toujours notre conscience, comme il devrait interroger, celles des amateurs d'Homme nouveau, nazis, ou socialistes français, dans leur folie à créer un être, qui devrait être aujourd'hui selon les nouvelles normes en vigueur, un consommateur asexué, inculte, et apatride. Les irresponsables d'hier et d'aujourd'hui devraient se souvenir, qu'à vouloir changer l'Homme ou la société, on crée le plus souvent des monstres asociaux, annonciateur de tragédies futures et de catastrophes mondiales. Le "Frankenstein" de Whale est là pour le rappeler. Quoiqu'il en soit, si "Frankenstein" n'effraye plus autant aujourd'hui, il continue de fasciner et d'être pour le public le centre d'interrogations et de débats.

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Boris Karloff & Marylin Harris

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Ci-dessus : Boris Karloff & Mae Clarke

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Ci-dessus : Colin Clive & Boris Karloff

Film disponible en Bluray chez Universal dans le coffret "Monsters" ou individuellement

 

Note : 7,5 / 10

25/10/2015

Disparition de Maureen O'Hara !

Maureen O'Hara s'en est allée rejoindre John Wayne et John Ford ce samedi 24 octobre. Je ne dirai que quelques mots simples pour remercier cette grande actrice pour toutes les émotions qu'elle a su donner au public tout au long de sa carrière, et avoir rendu nos rêves plus forts, et plus beaux. Il n'est pas simple de faire rire, ou pleurer. Mais Maureen savait faire tout ça. Elle est définitivement la star de Hollywood Classic. Et c'est avec émotion que je repense à elle et à tout ce qu'elle a donné à son art et au monde. Une grande actrice ne meurt jamais tout à fait. Elle vit éternellement dans le coeur de son public. Merci Maureen !

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24/10/2015

Danièle Delorme est morte !

Actrice et productrice Danièle Delorme est morte le 17 octobre 2015 à l'âge de 89 ans. Le grand public l'avait peut être un peu oublié, mais pas les cinéphiles, car malgré son immense talent et sa beauté discrète qui l'avait souvent éloignée des premiers rôles , elle avait joué avec les plus grands. Elle était apparue la première fois au cinéma dans "Félicie Nanteuil" de Marc Allégret, tourné en 1942, sorti en 1945. Mais pour moi, Danièle Delorme c'était l'éternelle Fantine des "Misérables" (1958) de Jean-Paul Le Chanois, où elle trouve sans aucun doute, son rôle le plus dramatique. Mais je me souviens aussi d'elle pour son rôle dans "Mitsou" (1956), maîtresse d'un grand industriel, qui l'aime et l'entretient, mais sans vraiment lui laisser une place dans sa vie. Danièle Delorme actrice des années 50, très grande dame du cinéma, nous a quitté et cela donne envie de redécouvrir encore plus que nous l'avons fait jusque là sa filmographie et son "Gigi" (1949) que je n'ai pas encore vu, je l'avoue. Adieu Danièle, on se croisera au cinéma du Paradis un de ces jours.

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Danièle Delorme présente sa carrière :

 

Mitsou :

 

16/10/2015

L'homme de la plaine / The man from Laramie - 1955

"L'homme de la plaine" est un western de la Columbia, tourné en Technicolor par Anthony Mann. J'ai eu beau regarder, à part un casting assez flamboyant, l'ensemble ne m'a pas semblé voler très au dessus des westerns d'Audie Murphy à l'Universal. En effet, si on peut considérer le casting composé de James Stewart, Arthur Kennedy, Donald Crisp, Cathy O'Donnell, et Alex Nicol,  excellent et donc le jeu des acteurs globalement supérieurs à un western d'Audie Murphy, le reste m'a quelque peu laissé sur ma fin. En particulier le scénario nous laisse assez peu de suspens et on sait déjà comment tout cela va se terminer 20 minutes avant la fin. Alors oui c'est bien filmé, c'est bien joué, la musique de George Duning est bonne. Mais le film n'arrive jamais à emporter le spectateur, et on reste assez déçu devant un spectacle finalement convenu, où l'héroïne n'en est pas une, où le héros ne veut pas en être un, où le patron du ranch ne peut plus l'être, où son fils ne sait pas l'être. Finalement, c'est bien ce qui serait intéressant dans "l'homme de la plaine", c'est presque cette inadaptation au monde, affichée et revendiquée par les personnages. En effet, chacun est rempli d'une espèce d'impuissance face à son destin, qui donne tout son charme au film. Au delà de cette constatation, j'avoue m'être un peu ennuyé devant "l'homme de la plaine", qui reste un honnête spectacle, mais très loin du très grand western que l'on pouvait espérer. Parfois ne faudrait-il pas trop attendre d'un film ? Mais lorsque l'on compare les chef-d'oeuvres de Mann, à ce film, on ne peut que ranger ce dernier, dans la catégorie des honnêtes films mineurs de sa filmographie.

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Ci-dessus : James Stewart

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Ci-dessus : Arthur Kennedy & James Stewart

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Ci-dessus : James Stewart

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Ci-dessus : Donald Crsip & Arthur Kennedy

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Ci-dessus : James Stewart & Cathy O'Donnell

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Ci-dessus : Donald Crisp & James Stewart couché

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Ci-dessus : Aline MacMahon & Cathy O'Donnell

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Ci-dessus : Donald Crisp

La musique de George Duning :

 Disponible en DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée

Note : 6,5 / 10

05/10/2015

Hommage à la grande Maureen O'Hara !

Le 17 août dernier, Madame Maureen O'Hara a eu 95 ans. Je ne peux m'empêcher de penser à elle, à ses jeunes années, et à son couple avec John Wayne dans tant de films qui ont marqué le cinéma et nos rêves cinéphiliques, avec en point d'orgue ces deux oeuvres inoubliables de John Ford : "L'homme tranquille" (1952) et "Rio Grande" (1950). Cette vidéo rend hommage à ces deux chefs-d'oeuvre et à l'éternelle beauté cinématographique de Maureen O'Hara. Comme on le disait à la MGM : Ars gratia artis.

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04/10/2015

Mademoiselle et son bébé / Mother bachelor - 1939

"Mademoiselle et son bébé" fait parti de ces comédies plus ou moins légères tournées par Ginger Rogers, pour sortir de son rôle d'éternelle partenaire féminin de Fred Astaire. Et à vrai dire, elle s'en tire plutôt bien, se construisant ainsi une nouvelle carrière, dans des films ou ses numéros dansés sont presque la plupart du temps inexistants. Aujourd'hui, Ginger Rogers et sa carrière sont totalement oubliés en France. Mais si on y regarde de plus près on retrouve dans sa filmographie tout une série de films qui entrecoupent, ses apparitions avec Fred Astaire. Ainsi, "Romance in Manhattan" (1935), ou encore "Star Of Midnight" (1936) avec William Powell sortent Ginger Rogers de son légendaire duo avec Astaire. Plus tard, on retrouve les plus connus, "Pension d'artistes" (1937) et "Mariage incognito" (1938). Et après "la dernière farandole" (1939), ultime comédie musicale au ton crépusculaire, tourné par le duo Rogers / Astaire, Ginger Rogers tourne la même année, une pure comédie avec David Niven, "Mademoiselle et son bébé". Le lecteur pressé me permettra quand même à dire, encore une fois ici, du peu d'intérêt des éditeurs pour cette star d'Hollywood. Ainsi, une bonne part, de sa filmographie manque à l'appel. J'ai déjà cité, "Romance in Manhattan" (1935), "Star Of Midnight" (1936), mais combien d'autres sont irrémédiablement perdus pour le cinéphile français averti : vacances payées (1938), "Double Chance" (1940), "Ses trois amoureux" (1941), "la folle histoire de Roxie Hart" (1942), "Les Nuits ensorcelées" (1944), manquent désespérément à l'appel, et je n'évoquerai pas le cas de "I'll be seeing you" (1944), disponible en Zone 1 sur Amazon.com à 44 $ ... Pour en revenir au film qui nous intéresse, "Mademoiselle et son bébé", nous montre première évidence, une Ginger Rogers capable de jouer réellement la comédie. Et quand on se rappelle ses premières apparitions parfois chaotiques à la Paramount, dans des courts-métrages, comme "Office Blues" (1930), il est clair que le vilain petit canard gauche à la voix rocailleuse de cette époque lointaine, s'est transformé en  majestueux cygne. Quant à "Mademoiselle et son bébé", premier film important du réalisateur Garson Kanin, il est loin d'être à mépriser. Le sujet est toujours plaisant et drôle. L'humour est fondé non pas sur la vulgarité, comme trop souvent aujourd'hui dans les comédies américaines, mais dans les situations. Ainsi, on rit donc beaucoup devant les situations impossibles que subit le couple David Niven / Ginger Rogers. On pourra reprocher peut être à David Niven, d'en faire un peu trop. Mais son physique, moins imposant que d'autres, donne un côté comique évident à son personnage, incapable d'être l'homme ou le patron qu'il voudrait être. Dans les bonnes surprises on constate la présence de Charles Coburn parfait en vieux père ronchon, insatisfait de la vie de patachon de son fils. Enfin, la belle photographie de Robert De Grasse, mériterait sans aucun doute, une autre édition que cette édition Montparnasse, à la qualité d'image très faible, même pour du noir & blanc. Alors les éditeurs, on se décide quand à redécouvrir vraiment la filmographie de Ginger Rogers ?

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Ci-dessus : David Niven, Ginger Rogers & Frank Albertson

 Note : 7,5 / 10

03/10/2015

L'homme tranquille / The quiet man - 1952

A Hollywood, comme souvent dans le monde des affaires, c'est ce que vous venez juste de faire, qui compte. Il en va ainsi pour "l'homme tranquille" de John Ford, qui peina à trouver un studio pour le financer. En 1936, John Ford avait pourtant acquis les droits de la nouvelle de Maurice Walsh. Et chaque année, il pensait bien pouvoir trouver un studio pour enfin tourner ce film. Ford d'origine irlandaise, voulait absolument faire ce film intimiste, et disait : "C’est ma première tentative d’histoire d’amour. Je voulais tourner une histoire d’amour entre adultes." Malheureusement, après avoir fait le tour des studios,  la Metro-Goldwyn-Mayer, la 20th Century Fox ou la RKO, il se vit refuser cette histoire que les producteurs qualifiaient "d’idiotie irlandaise romantique et sans intérêt commercial". La RKO se laisse malgré tout tenter, mais à condition que Ford réalise deux films pour leur studio. Ainsi, en 1947, réalise pour la RKO, "Dieu est mort" (1947), qui est un terrible échec commercial pour le studio. La RKO ne souhaite donc pas que Ford tourne un deuxième film, et ne veut plus entendre parler de "l'homme tranquille". Finalement,  Maureen O'Hara se désespère, et racontera plus tard : "« Chaque année, nous nous réservions l’été libre et chaque année il n’y avait toujours pas l’argent et nous ne pouvions pas faire le film. Le scénario avait été proposé à la Fox, à la RKO et à la Warner Bros, et tous les studios trouvaient qu’il ne s’agissait que d’une idiote et stupide petite histoire irlandaise. « Cela ne fera pas un sou, cela ne peut être réussi », disaient-ils. Et les années passaient… John Wayne et moi sommes allés au studio et avons dit : "M. Ford, si vous ne vous dépêchez pas, c’est moi qui jouerai le rôle de la veuve et Duke celui du personnage de Victor McLaglen parce qu’il sera trop vieux ! " Finalement, c'est John Wayne qui devait débloquer la situation, avec le studio sous lequel il était sous contrat : Republic Pictures. Le studio s'entend avec Ford, pour que ce dernier réalise un western, et après Republic Pictures, financera, "l'homme tranquille". Et il en fut ainsi. Ford tourna en 32 jours, "Rio Grande", très beau western avec Maureen O'Hara & John Wayne, et qui devait être un succès commercial immédiat, et permettre de donner à "l'homme tranquille", une existence.

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"L'homme tranquille", c'est le retour de Ford à la couleur. Et il se plaît à filmer cette Irlande, verte et humide. La photographie de Winton C. Hoch est souvent superbe. Et on ne peut regarder ce film sans se dire que Ford se voit en John Wayne et qu'il est réellement, très amoureux de la jeune Maureen O'Hara. Le film est une chronique simple de la vie irlandaise, et d'une Irlande de carte postale. Mais il n'en reste pas moins un hommage à la simplicité d'un temps, qui ne connaissait, ni internet, ni les réseaux sociaux, ni le train à grande vitesse, mais qui pourtant vivait sa vie simple entre whisky, bière, amour et bagarres. Aujourd'hui découvrir, "l'homme tranquille" est un parcours du combattant. L'édition zone 2 DVD, est en dessous de tous les standards de notre époque en terme de qualité d'image. Et une projection du film en grand écran, se résume souvent à deviner ce que pouvait bien être le film au moment de sa sortie. Et malheureusement, aucun éditeur ne semble vouloir sortir le film en rachetant les droits de ce chef-d'oeuvre de Ford. En France, Ford finit trop souvent dans les derniers bacs de soldes, si ce n'est comme avec la présente édition DVD zone 2 vieille de 15 ans, à la poubelle. Et c'est bien dommage pour un film, aux récompenses multiples : Oscar du meilleur réalisateur et Oscar de la meilleure photographie, grand prix du film international de Venise. Une édition Bluray française, n'est pas seulement nécessaire, elle est indispensable, au regard de la qualité de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire du cinéma. Ne doit on donner au public français avide de haute définition que des films d'horreur de 3ème zone ? Pour ma part, fâché, contre la politique commerciale de nos chers éditeurs, j'ai décidé de restreindre au maximum, mes achats de films pour le mois d'octobre. 

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Ci-dessus : John Wayne & Maureen O'Hara

 

Extrait de la musique de "The quiet man" :

Film disponible en DVD à un prix prohibitif sur Amazon France, avec une qualité d'image très mauvaise.

 

Note du film : 8,5 / 10

Note de l'édition du DVD français : 2 / 10

12/09/2015

Ma vie commence en Malaisie / A town like Alice - 1956

L'actualité nous rattrape parfois qu'on le veuille ou non. Ainsi, "ma vie commence en Malaisie", adapté du roman de Nevil Shute, m'a fait réfléchir sur le problème actuel des réfugiés de guerre. Je ne vais pas ouvrir ici, le débat. Mais il est vrai que le scénario de ce film, semble faire écho dans la conscience de chacun. Ainsi, le film nous amène dès son commencement, dans un long flashback qui renvoie le personnage principal (joué par Virginia McKenna), en Malaisie au moment de l'arrivée de l'armée japonaise. Elle va se retrouver rapidement dans un groupe de femmes et d'enfants, séparés de leurs hommes et sous la coupe des autorités japonaises. Une longue errance va alors commencer pour le groupe ponctuée par des rencontres avec par exemple un australien (joué par Peter Finch). On se demande bien ce qu'il pourrait y avoir de plus terrible que voir ainsi, ces femmes et ces enfants abandonnés aux ordres inhumains, sans eau ni nourriture. On est bien obligé alors, de penser aux sorts des malheureux qui fuient la Syrie ou l'Irak pour rejoindre des terres plus accueillantes. Qui sommes nous pour leur refuser le simple droit de vivre ? Le mal est daesh, mais l'Europe et l'Occident ne sont pas les seuls responsables, car un problème humain concerne toute l'Humanité et en tout premier lieu, les pays de même culture, de même religion, les plus proches et les plus riches de la région. Pour en revenir au film, on sait que Jack Lee s'est intéressé au film dès qu'il a lu le script et qu'il avait les larmes aux yeux après l'avoir lu. On peut dire que le résultat de cet émotion du réalisateur, est particulièrement réussi à l'écran. On croirait par moment, voir du John Ford, non seulement par sa réalisation, que par le ton de l'oeuvre, qui nous amène souvent dans une intimité des personnages, où chaque petites choses de la vie sont un évènement, un cadeau, pour ceux qui en sont privés. La photographie de Geoffrey Unsworth, est aussi très réussie et sait mettre en avant des yeux, des visages, des silhouettes. On est clairement devant un film 5 étoiles, sans aucun doute un des plus grands du cinéma britannique de l'après-guerre. Le caractère inédit de l'oeuvre en France est d'autant plus étonnant. On peut regretter que la belle musique de Matyas Seiber, ne soit pas plus présente tout au long du film, car si elle prend parfois le ton crépusculaire d'une marche funèbre Wagnérienne, ce n'est que dans le but de ressusciter notre humanité enfouie au plus profond de nous, et reprendre le ton badin de ces musiques qui ont parcouru tant de films de Ford. "Ma vie commence en Malaisie" n'est pas seulement un très grand film britannique, c'est tout simplement, un des plus grands films de l'histoire du cinéma que l'éditeur Elephant Films, vient de sortir de l'oubli, pour notre plus grand bonheur. "Ma vie commence en Malaisie", est à inscrire en lettres d'or dans le grand livre des chefs-d'oeuvre du 7ème art, mais aussi faire parti de l'éducation, de tous les écoliers français.

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Ci-dessus de dos : Virginia McKenna

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Ci-dessus : Peter Finch & Virginia McKenna

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Ci-dessus : Virginia McKenna

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Ci-dessus : Peter Finch & Virginia McKenna

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Extrait de la musique de Matyas Seiber :

 Disponible en Bluray & DVD chez Elephant Films

 

 

Note : 9,5 / 10

06/09/2015

La valse des pantins / The King of Comedy - 1983

"La valse des pantins" est le cinquième des huit films qui réuniront le duo Martin Scorsese / Robert De Niro. Le film a un ton très particulier, parce que ce n'est pas vraiment une comédie, et ce n'est pas vraiment un drame. C'est par contre assurément une histoire intéressante, qui nous raconte, l'ascension d'un raté du showbiz, Rupert Pupkin (Robert De Niro). Celui-ci attend tous les soirs, le présentateur d'un célèbre show télévisé (Jerry Lewis), et rêve de le rencontrer et de lui adresser la parole. Et un soir, l'impossible lui arrive. Sur ce scénario Scorsese s'amuse à nous montrer Rupert Pupkin entrainer son entourage, dans son obsession presque folle. On sourit beaucoup devant Rupert qui agace et fatigue tous les membres de son entourage par son impossible optimisme et son égocentrisme exacerbé. Mais l'homme fait aussi pitié, sans situation, obsédé par l'animateur et son show, il ne cherche pas d'autre travail et vit toujours fauché chez sa mère. La médiocrité du personnage prête à sourire, autant qu'elle interpelle. Et finalement, on se sent proche de Rupert qui cherche à tout prix la notoriété, le succès et l'argent. On le voit attendre de longues minutes, un improbable entretien avec son idole, une place, un travail avec celui qu'il vénère. Malgré le ton décalé, on arrive à s'attacher à Rupert et à sa médiocrité. Car il n'est pas sans talent, il n'en a tout simplement pas assez. Le film est une critique de la société américaine des médias et aussi une ode aux médiocres et aux moyens, obsédés par une idée. Il fait parfois penser à "Network" (1976) de Sidney Lumet avec William Holden et Faye Dunaway, mais s'éloigne de la fin tragique de ce dernier.  Le trait de génie de Scorsese, est aussi de nous donner des scènes où Rupert se voit discutant de sa carrière avec son idole. C'est très drôle, parce qu'on se doute après un moment que ce n'est pas possible. Bref ! J'arrête là pour ne pas vous révéler trop la trame du film. Vous l'avez compris, "La valse des pantins" est un film pas comme les autres, mais qui vous fera sourire et sans nulle doute, vous interroger.

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Ci-dessus : Robert De Niro et à droite Jerry Lewis

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Ci-dessus : Robert De Niro

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 Ci-dessus : Robert De Niro & Diahnne Abbott

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Ci-dessus : Jerry Lewis & Robert De Niro

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Ci-dessus : Sandra Bernhard

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 en VF et VO sous-titrée

 

Note : 7,5 / 10

04/09/2015

Mogambo - 1953

Je crois que ce serait un peu limité l'ampleur de "Mogambo" de dire qu'il ne serait qu'un remake de "la belle de Saïgon" (1932) réalisé par Victor Fleming avec déjà Clark Gable et Jean Harlow. En effet, Mogambo élargit le champ des possibles et contrairement à "la belle de Saïgon" ne met pas en scène une "fille" avec un aventurier, mais deux couples, le couple illégitime qui est sur le point de se séparer composé d'Ava Gardner et de Clark Gable, et l'autre couple légitime composé de Grace Kelly et de l'effacé Donald Sinden. Si on veut chercher plus loin, ce n'est pas tant vers "la belle de Saïgon" qu'il faudrait se tourner, mais plutôt vers Goethe et son roman, "les affinités électives", qui met en scène deux couples dont les relations amoureuses vont se croiser et dont les relations adultérines auront un prix à payer. Là, la tragédie n'est pas présente, le film rode plutôt du côté du film safari et du mélodrame. Néanmoins, le jeu trouble des personnages aura pour conséquence la dureté de la vérité. Voilà, un scénario pour le moins alléchant ! Mais "Mogambo" n'est pas seulement porté par un bon scénario, mais aussi par un casting du tonnerre, avec une Ava Gardner plus torride que jamais, une Grace Kelly à la beauté glacée et un Gable en fauve avide alternativement de ces deux lionnes de l'écran. On sait qu'après une rencontre orageuse, la relation entre Ford et Gardner fut au beau fixe sur le tournage, permettant à cette dernière de littéralement faire exploser tout son talent. La photographie du trio Robert Surtees, Freddie Young et Stephen Dade est au niveau de l'ensemble. Et si on peut reprocher certaines images, empreintes d'un colonialisme dépassé aujourd'hui, il n'en reste pas moins que le film est un exemple de la capacité de Ford à faire autre chose que des westerns, et de l'influence de la culture allemande sur son oeuvre, que cela soit par le cinéma de Friedrich Wilhelm Murnau, ou ici de Goethe. Il est à considérer comme étrange de retrouver Goethe en Afrique, mais c'est trop étrange pour être un hasard. D'ailleurs "Mogambo" dont la signification serait "passion", inspire encore aujourd'hui les réalisateurs. Ainsi Taylor Swift dans un style très proche de celui d'Ava Gardner, célèbre les passions en Afrique. Son clip "Wildest Dreams", semble presque un hommage entier à l'actrice et au film. "Mogambo" est donc quant à lui, du très grand cinéma à n'en pas douter. A quand une redécouverte de l'oeuvre prodigieuse de Ford en Bluray ?

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Ci-dessus : Ava Gardner, Grace Kelly, & Clark Gable

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Ci-dessus : Ava Gardner

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Ci-dessus : Clark Gable

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Ci-dessus : Clark Gable & Grace Kelly

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Ci-dessus : Ava Gardner

La bande-annonce :

 

Le clip de Taylor Swift :

Film disponible en DVD zone 2, en VF ou version originale sous-titrée français chez Warner Bros

 

 

Note : 8 / 10