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09/11/2014

Le cygne noir / The black Swan - 1942

Contrairement à Mr Bertrand Tavernier, dans sa présentation, je ne pense pas que "le cygne noir", soit le début d'un genre qu'on appelle "le film de pirates". En effet, Hollywood s'était intéressé dès les années 20 aux films de pirates. Ainsi on peut noter une première version du fameux roman de Rafael Sabatini, "Captain Blood"  en 1924, dirigée par David Smith, mais aussi dès 1904, "The Pirates" par un réalisateur inconnu. Je peux également citer dans les films notables, "l'île au trésor" de Victor Fleming, ou encore la nouvelle version de "Capitaine Blood" (1935) de Michael Curtiz avec Errol Flynn et Olivia de Havilland, mais aussi "l'aigle des mers" (1940) avec le même Errol Flynn et cette fois-ci Brenda Marshall dans une réalisation toujours de Michael Curtiz. Ces deux derniers films étant des films Warner Bros, on peut supposer que le cygne noir est la réponse de la Twentieth Century Fox, aux succès colossaux de la Warner, dans ce genre. On peut tout de suite remarquer que Tyrone Power apporte moins de physique à son personnage qu'Errol Flynn, mais il le compense par une touche d'humour décalé. Tyrone Power partage la vedette Maureen O'Hara. On retrouve cette dernière bien plus tard, dans un film de pirates avec Errol Flynn, "Against all flags" ou dans son titre français "A l'abordage" (1952). Concernant la distribution, on peut noter que Tyrone Power et Maureen O'Hara sont bien entourés avec des seconds rôles de choix comme Thomas Mitchell, père de Scarlett dans "Autant en emporte le vent" (1939), Georges Sanders. On se rappelle de lui pour son interprétation, de lord débauché dans "le portrait de Dorian Gray" (1945), ou dans "l'aveu " de Douglas Sirk. Mais il est également dans plusieurs films d'Hitchcock, comme "Rebecca" ou "Correspondant 17". A cette distribution déjà prestigieuse, il faut ajouter, le capitaine Morgan, joué par Laird Cregar, et Anthony Quinn. Ce dernier était habitué aux seconds rôles en 1942. Ainsi, on le verra la même année en chef sioux, dans "la charge fantastique" de Raoul Walsh, défiant le général Custer, joué par Flynn.

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Pour en revenir au "cygne noir", on ne peut pas dire qu'il soit meilleur que ses prédéceseurs. Pourtant il a plusieurs qualités en plus de son casting de choix. Il est en couleur, et il réserve quelques surprises. Pourtant le film, ne peut se défaire d'une certaine naïveté des personnages qui nuit à l'ensemble. Ainsi, les personnages sont d'un bloc, sans passé, sans aspérité. Le traître de service, est un faible, sans qualité. On se demande bien pourquoi la belle Maureen O'Hara, a pu tomber amoureuse de lui. La psychologie des personnages est donc assez faible, et destine clairement le film à un public d'enfants ou de jeunes adolescents. La musique d'Alfred Newman, n'est pas ici très imaginative, et on regrette les grandes envolées lyriques d'un Korngold dans "Capitaine Blood" (1935), ou du même dans "l'aigle des mers". Le film est assez bien réalisé par Henry King. Mais on a connu ce dernier plus inspiré. Le Technicolor est plutôt sympathique. On regrettera donc un scénario quelque peu simpliste, des personnages trop peu crédibles, et finalement un manque de majesté du film, face à d'autres productions plus anciennes de la Warner Bros. L'avantage du "cygne noir" est que l'aspect décors de studio apparaît moins prononcé que dans par exemple "Capitaine Blood". Quoiqu'il en soit, ce serait stupide de se priver d'une belle édition Bluray française et d'un film plutôt bon, mais pas exceptionnel.

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Thomas Mtichell

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Ci-dessus : Tyrone Power (de dos) & George Sanders

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Ci-dessus : Tyrone Power & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Tyrone Power & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara, Tyrone Power (ligoté), Anthony Quinn, & Georges Sanders

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Film disponible en DVD & Bluray chez nos amis de Sidonis & Calysta (en VF et VO sous-titrée)

Note : 6,5 / 10

08/11/2014

Oklahoma ! - 1955

Ce qui est magnifique avec le Bluray, c'est qu'il nous arrive parfois de découvrir ou redécouvrir des classiques oubliés, dans des versions absolument merveilleusement bien restaurées. C'est encore une fois le cas ici pour "Oklahoma !" qui nous donne une image et un son parfait. De ce film, on découvre avec une légère appréhension en regardant la jaquette, une comédie musicale westernienne, en Technicolor joué par Gordon MacRae, et Shirley Jones pour les rôles titres. Mais on retrouve aussi d'excellents seconds rôles avec par exemple, Gloria Grahame, Charlotte Greenwood, Eddie Albert, et Rod Steiger. Dès les premières images, et l'impressionnant traveling dans le champ de maïs, on sait que l'on va avoir  affaire, à un film exceptionnel tant dans la forme que dans le fond, et effectivement le reste des 2H25 ne déçoivent aucunement. On a droit à des musiques formidablement belles des années 50, chantés par Gordon MacRae et la très jolie Shirley Jones. "Oklahoma !" réalisé, par Fred Zinnemann, est donc un émerveillement et un superbe spectacle familial avec une superbe qualité d'image, malheureusement dans une version originale sous-titrée, qui en limitera l'accès. Et pourtant, ce n'était pas gagné, car à première vue, le scénario est simple, voir simpliste, et digne d'un épisode d'Hélène et les garçons. Mais il est compensé par une réalisation parfaite, des chansons et des numéros dansants d'exceptions, mais aussi parfois par une certaine noirceur inattendue.

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L'intérêt des studios pour "Oklahoma !" remonte à 1943 et à la sortie de la comédie musicale à Broadway. Le succès étant, tous les studios voulaient racheter les droits de ce spectacle, mais finalement, c'était Magna Theatre Corporation qui en achetait les droits. Cette société avait fondé un nouveau procédé d'écran large, appelé "Todd-AO". "Oklahoma !" est le premier film tourné avec ce procédé, mais une version cinémascope existe aussi et on peut considérer que certains plans ont pu être différents selon le procédé utilisé. Prévu initialement d'être tourné en Oklahoma, le film a été finalement tourné en Arizona, les puits de pétrole d'Oklahoma semblait être un problème insurmontable pour un film. que l'on voulait très "country". Alors que peut on reprocher à ce magnifique spectacle qui devrait figurer dans toute Bluraythèque qui se respecte : rien, sinon un formalisme presque trop parfait, et peut être un très léger manque de folie. Pour le reste, il n'y a rien à redire. D'ailleurs, "Oklahoma !" devait rafler deux Oscars et deux nominations, totalement mérités. Devant un tel succès, le couple Gordon MacRae et Shirley Jones devait être reformé l'année suivante dans "Carousel", une autre comédie musicale. En conclusion je dirai qu'Oklahoma, vous fera venir un sourire jusqu'aux oreilles et vous donnera 2H25 de bonheur, et en ce moment cela vaut tout l'or du monde. Dieu ! Qu'il était beau le cinéma dans les années 50 !

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Ci-dessus : Shirley Jones & Gordon MacRae

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Ci-dessus : Gordon MacRae

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Ci-dessus : Shirley Jones & Gordon MacRae

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Ci-dessus : Shirley Jones

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Ci-dessus : Eddie Albert & Gloria Grahame

 

Extraits :

Disponible en Zone A & B en Bluray (importation des USA) Version Originale sous-titrée français. A noter que le Bluray vendu, contient la version "Todd-AO" et Cinémascope, ainsi qu'une version DVD.

Note : 9,5 / 10

07/11/2014

L'Incendie de Chicago / In Old Chicago - 1937

"L'incendie de Chicago", production Twentieth Century Fox, est le type même du film à plusieurs tiroirs. Il ressemble au départ à la plupart des films mélodramatiques de l'époque, contant d'abord la vie du vieux Chicago, et d'une nouvelle famille d'immigrants qui s'y installent, le père mourant avant d'atteindre les faubourgs de la ville. Le film nous projette rapidement dans le futur. Les 2 fils (Tyrone Power & Don Ameche) ont grandi et la mère gagne sa vie grâce à une petite affaire de laverie. L'un des deux frères (Tyrone Power) travaille d'affaires douteuses, l'autre joué par Don Ameche s'essaye au droit et à la défense du progrès contre le milieu corrompu mais foisonnant du vieux Chicago. Le scénario de Lamar Trotti est assez prenant dans sa première partie mais comporte beaucoup de reccourcis. Comment Tyrone Power arrive t'il à réunir des fonds pour racheter le saloon à Bryan Donlevy ? Mystère, le scénario n'y répond jamais. Par contre, il nous réserve quelques numéros de danseuses assez sympathiques, quelques effets mélodramatiques. Mais le film marque surtout par l'érotisme qu'Henry King transmet à l'écran. Ainsi en plus des numéros de chants et de danses, Tyrone Power enlève quasiment Alice Faye en calèche, et semble plusieurs fois abuser d'elle dans sa chambre et de manière presque violente. C'est assez incroyable pour l'époque dans un cinéma hollywoodien devenu presque pudibond depuis août 1934. Ici, il n'en est rien. Je ne peux finir sur cette première partie, sans citer la formidable Alice Brady, qui joue la mère courage de Tyrone Power, qui sait forcément ce qui est bien pour son fils, et qui s'oppose au mariage de son fils avec une danseuse qu'elle réprouve. Alice Brady, semble voler plusieurs scène à Tyrone Power, par un jeu assuré et très inspiré.

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Mais cette première partie très correcte et classique n'est encore rien, par rapport à l'incroyable deuxième partie et au final, qui nous font vivre presque en direct l'incendie de Chicago. En cela, le film est donc bien un film catastrophe, qui se rapproche pour partie de l'excellent "San Francisco" avec Clark Gable et Jeanette MacDonald tourné l'année précédente par la MGM. Et pour ce qui concerne "l'incendie de Chicago", on reste totalement sidéré devant les moyens déployés pour rendre en images cet incendie. On sent que Darryl F Zanuck n'a pas compté à la dépense et tout est fait pour mettre le spectateur au milieu d'un incendie. Les effets spéciaux sont assez incroyables pour l'époque. Tout est montré, l'incendie qui se propage, s'étend, la destruction des immeubles, la panique de la foule. Et on se surprend par moment à revoir des scènes "d'autant en emporte le vent" et de la panique à Atlanta, où la star Vivien Leigh se retrouvait bousculée au milieu d'une foule déchaînée. Ici, c'est pareil. Les acteurs sont pris dans cette marée humaine, et le spectateur est lâché dans ce prodigieux Enfer. La réalisation de King est donc une réussite totale, d'un film tourné en 22 mois, et qui montre petit à petit en pression, pour arriver à un final prodigieusement long et fort en intensité. "L'incendie de Chicago" est définitivement un film à redécouvrir. Il le mérite sans l'ombre d'un doute.

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Ci-dessus : Alice Faye

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Ci-dessus : Alice Faye et Tyrone Power (couchés ensemble, assez inédit dans le cinéma américain du code Hays)

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Ci-dessus : Tyrone Power & Alice Brady

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Ci-dessus : Tyrone Power & Alice Faye

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Ci-dessus : Don Ameche & Tyrone Power

 

La bande-annonce :

Film disponible en DVD zone 2 sous-titré français

Note : 8,5 / 10

02/11/2014

Touchback - 2012

"Touchback" de Don Hanfield est un film qui mêle football américain et science-fiction, dans un cocktail plutôt réussi. On retrouve le grand Kurt Russell. Alors, Kurt Russel, c'est évidemment le commandant des pompiers dans "Backdraft" (1991), Wyatt Earp dans "Tombstone" (1992). Mais on se souvient aussi de lui, pour par exemple, son film d'action avec Sylvester Stallone, "Tango & Cash" (1989). Dans "Touchback" il joue un entraineur de football américain d'une petite université de l'Amérique profonde. On notera que Kurt Russell avait déjà joué le rôle d'un entraineur dans "Miracle" (2004), où il interprétait l'entraineur de l'équipe américaine de hockey, qui avait battu l'équipe d'URSS aux jeux olympiques de 1980. Mais ici le sujet de "Touchback" ne tourne pas autour de son personnage, mais plutôt autour de celui de Brian Presley, qui interprète un ancien footballeur devenu fermier, suite à une blessure. Mais les dettes et les problèmes vont s'accumuler au dessus de notre héros, et il va de plus en plus sentir sa ville de toujours, comme le problème principal de sa vie.

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Autant vous le dire tout de suite, il y a du Capra dans "Touchback". Il y a cette même idée que l'être humain est lié par une communauté de sentiments, de pensée, mais aussi par une communauté de vie tout court. Mais contrairement à "la vie est belle" ici le héros ne va pas être sauvé par un ange, mais par son propre rêve et le réservoir d'essence de sa voiture, la communauté n'étant que la résolution finale de ses difficultés. Le film est porté tout autant par Brian Presley que par l'incroyable charisme de Kurt Russell, mais aussi par Christine Lahti qui arrive à s'élever au niveau d'une Suzanne Sarandon. On peut aussi noter la belle prestation de Melanie Lynskey en femme désabusée. Au final, ce que l'on retient de "Touchback", c'est aussi cette ode à l'Amérique profonde, à son courage, à son envie de ne pas mourir, mais aussi à une valeur simple : le plus bel endroit du monde est celui où on a toujours vécu. "Touchback" nous rappelle aussi que les valeurs de courage, de travail, d'abnégation, de sacrifice, de combat et d'honnêteté sont les seuls qui vaillent. Et après 2 heures, on sort heureux d'avoir vu un tel film, en se disant que nous aussi en France, on devrait refaire de notre village, ou de notre ville, un Coldwater où il ferait bon vivre, et où chacun serait un membre de la communauté, partageant ses espoirs, ses peurs, ses problèmes et ses succès. Ainsi, "Touchback" n'est pas seulement une leçon de cinéma totalement maîtrisée par Don Handfield, mais une leçon de vie sociétale, pour chacun un "way of life" que l'on aimerait voir partout reproduit, tout simplement.

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Ci-dessus : Kurt Russell & Brian Presley

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Ci-dessus : Melanie Lynskey

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Ci-dessus : Christine Lahti

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La bande-annonce :

 

Extrait :

Disponible en Bluray & DVD zone B & 2 en VF et VO sous-titrée

 Note : 7,5 / 10

01/11/2014

Maléfique / Maleficent - 2014

"Maléfique" est la première réalisation de Brad Stromberg avec Angelina Jolie, Elle Fanning (Aurore), Sharlto Copley (le Roi Stéphane) et Sam Riley (messire Corbeau). Et c'est pour le moins une réussite. Mais ce dernier avait la chance de pouvoir s'appuyer sur le dessins animés de Walt Disney, "la princesse au bois dormant" (1959), et sur un superbe scénario de Paul Dini et Linda Woolverton. En effet, ces deux scénaristes, ont fait un travail fabulueux sur "Maléfique", et introduise le film par une phrase qui le résume assez bien : "Nous allons vous raconter une histoire que vous croyez connaître". Et en effet, le scénario de Paul Dini et Linda Woolverton nous racontre l'histoire d'une fée, nommée Maléfique depuis son enfance, et il nous permet ainsi de comprendre la haine qu'elle entretient envers le roi et sa descendance. Conte moral sur l'amitié, l'amour, le bien et le mal, "Maléfique" est aussi une formidable réussite formelle, qui magnifie le conte original de  Charles Perrault, publié en 1697, et finalement nos légendes européennes, et pour partie wagnériennes. Ainsi, il est assez difficile de ne pas remarquer, que la première partie du film, nous montre une Maléfique assez ressemblante à l'idée que l'on se fait d'une Walkyrie. On se demande d'ailleurs pendant cette première partie, si cette fée guerrière ne devrait pas s'appeler Walkyrie, plutôt que Maléfique.

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Puis après cette première partie, assez différente de l'histoire, originale, le film reprend son cours normal, et nous donne la scène du chateau, où Maléfique jette son sort. Et là, on sent le travail immense qui a été fait par le réalisateur, qui a travaillé, encore et encore cette scène qu'il voulait parfaite et copie conforme de l'original de 1959.  Les acteurs sont parfaits avec en tête Angelina Jolie, qui a sans aucun doute décroché ici son plus grand rôle, son rôle le plus profond. Elle irradie le film de sa présence du début à la fin. Elle Fanning, de son côté joue parfaitement les ingénues. Sharlto Copley est quant à lui, extraordinaire en roi tourmenté. "Maléfique" est donc réussite formelle, scénaristique, parfaitement jouée, aidée par la superbe musique de James Newton Howard, et par des effets spéciaux, peut être un peu trop nombreux. Mais sans aucun doute, il convient aux petits comme aux grands spectateurs et redonne ses lettres de noblesse au grand spectacle familial fantastique et aux plus belles légendes européennes. Mais peut être sa plus grande force est d'avoir fait évoluer la psychologie des personnages tout au long de l'histoire, et d'avoir oser sortir le conte des sentiers battus. Une très grande réussite, qui se termine sur l'énigmatique mais superbe, "once upon a dream" de Lana Del Rey.

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Ci-dessus : Angelina Jolie

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Ci-dessus : Elle Fanning

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Ci-dessus : Sharlto Copley

 

La bande-annonce :

 

Once Upon a dream (par Lana Del Rey) :

 

La musique par James Newton Howard :

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

25/10/2014

Les ailes de l'espérance / Battle Hymn - 1956

Chers lecteurs et lectrices de ce blog, je vous prie de m'excuser pour cette petite absence et la non publication de nouveaux articles. Mais comme vous le savez sans doute, la vie n'est pas toujours facile, et nous oblige parfois à abandonner nos activités favorites, l'esprit étant trop encombré par les problèmes du quotidien. Donc me revoilà, parmi vous, pour parler d'un très beau film, "les ailes de l'espérance", de Douglas Sirk. Ce dernier a laissé son empreinte dans le cinéma hollywoodien pour ses mélodrames, et on se souvient encore aujourd'hui du "Secret magnifique" (Magnificent Obsession), "Tout ce que le ciel permet" (1955), "Demain est un autre jour" (1956), 'Écrit sur du vent' (1956), "La Ronde de l'aube" (1957),  "le Temps d'aimer et le temps de mourir" (1958), ou encore "Mirage de la vie" (1959). Pourtant, Sirk s'essaye aussi au film d'aventure avec "Capitaine Mystère" avec encore Rock Hudson, et donc avec "les ailes de l'espérance" (1956), au film de guerre, en couleur et en cinémascope, là aussi avec Rock Hudson. Douglas Sirk s'appuie sur un très bon scénario de Charles Grayson et Vincent B. Evans, qui est aidé par le récit autobiographique du colonel Dean Hess (joué par Rock Hudson). Le film dans un souci d'authenticité fait d'ailleurs intervenir en introduction, un véritable général de l'armée de l'air présent pendant la guerre de Corée.

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Douglas Sirk nous offre donc ici une histoire de rédemption. En effet, le colonel Dean Hess avait pendant la seconde guerre mondiale, bombardé sans le savoir un orphelinat allemand, et tué 40 enfants. Il restait, ainsi totalement désemparé et hanté par son geste malheureux. De cette histoire simple, Sirk tire un beau film de guerre, mélodramatique, aux accents humanistes. Rock Hudson est appuyé par un très bon casting, avec en tête l'excellent Dan Duryea en sergent débonnaire. On regrette de ne pas voir plus souvent la très jolie Martha Hyer, qui joue la femme du colonel. Mais on découvre aussi de nouveaux visages, comme la très belle Anna Kashfi (jeune métisse indienne originaire de Calcutta). Elle sera la première femme de Marlon Brando, avec qui elle aura un fils, mais n'apparaîtra malheureusement que dans 4 films, dont "les ailes de l'espérance". Le film a parfois des accents fordiens, avec son étalement de bons sentiments, mais aussi des accents walshiens, avec ce héros hanté par son passé, et qui veut à toute force changer trouver une espèce de rédemption, par le sauvetage de ces enfants. On pourrait reprocher le côté un peu binaire du scénario. Mais ce serait faire un mauvais procès à un très beau divertissement hollywoodien, porté par des acteurs et un réalisateur au top de leur forme.

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Ci-dessus : Rock Hudson

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Ci-dessus : Rock Hudson & Dan Duryea

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Ci-dessus : Rock Hudson

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Ci-dessus : Rock Hudson & Anna Kashfi

La bande-annonce :

Disponible en DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

11/10/2014

Les tueurs / The killers - 1946

"Les tueurs" s'inscrit dans l'ensemble de films noirs qui a pris la suite du film de gangsters, dont le cycle se termina avec l'entrée en guerre des USA. Le renouveau du film policier américain et l'apparition du genre film noir, est donc liée à l'apparition d'un nouveau genre, le film noir. Les premiers films de ce nouveau genre, sont "high Sierra" (1941) avec Humphrey Bogart, mais aussi "le faucon maltais", la même année. Mais c'est évidemment "Assurance sur la mort" (1946) de Billy Wilder, après l'immédiate après guerre qui consacrera le genre définitivement. D'autres films auront moins de retentissement mais reste également, comme de bons films noirs. On peut citer pêle-mêle, "pris au piège" (1945), dont le scénario qui suivait l'enquête de cet ancien GI bouleversé par la perte de sa femme, dénoncé par un traître pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d'une enquête policière. "La mort n'était pas au rendez-vous" (1946) avec Humphrey Bogart, est aussi un film noir de valeur. Donc le genre est en 1946, à son apogée. Pour "les tueurs", Robert Siodmak utilise tous les codes du genre, et se sert du contraste noir & blanc avec un grand succès, sans les systématiser à chaque scène. Il faut dire à ce propos qu'il a bénéficié de l'excellentissime photographie d'Elwood Bredell. Le scénario est quant à lui, adapté d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, et est composé de 11 flashbacks qui font penser à la structure de "Citizen Kane" d'Orson Welles, qui était lui composé de 5 flashbacks. On sait aujourd'hui que John Huston en a écrit les trois quarts et que comme John Huston avait un contrat avec la Warner, on nota au générique uniquement le nom de Anthony Veiller. Seule la première dizaine de minutes est proche de la nouvelle d'Hemingway, le reste est largement réécrit par les scénaristes et donc par Huston.

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Le film a une très bonne distribution avec en tête d'affiche, Burt Lancaster et Ava Gardner, mais il faut citer aussi Edmond O'Brien, pas si mal en inspecteur d'une compagnie d'assurance. Il faut noter que c'est le premier film de Burt Lancaster. Et pour son premier film, il est excellent. Le film reprend tous les codes du film noir, avec bien évidemment la femme fatale en la personne d'Ava Gardner. Le héros se détourne d'ailleurs de la femme qui aurait été pour lui, la meilleure épouse, jouée ici par Virginia Christine aveuglée par une autre femme qui ne peut lui apporter que la mort et la solitude. "Les tueurs" restent la description de vies gâchées par le crime, mais dont le moteur reste le plus souvent l'amour, désespéré, et au final tragique. Cela reste donc comme une oeuvre majeure de Robert Siodmak, du film noir, et tout simplement un très grand film, à la violence assez inhabituelle pour 1946.

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Ci-dessus : Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus : Virginia Christine, Burt Lancaster & Ava Gardner

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Ci-dessus à droite : Burt Lancaster & Vince Barnett

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Ci-dessus : Ava Gardner

Disponible en DVD et en Bluray zone B en VF et VO sous-titrée chez Carlotta

Note : 8 / 10

05/10/2014

Quantez, leur dernier repaire / Quantez - 1957

Je viens de voir aujourd'hui "Quantez, leur dernier repaire" de Harry Keller, et j'avoue ne pas partager du tout l'avis négatifs de nos amis de DVDClassik. En effet, le film d'Harry Keller, nous rappelle quelques grands films du genre, comme "les bannis de la Sierra" (1952) de Joseph M. Newman avec Cameron Mitchell, Anne Baxter, et Dale Robertson. "Quantez" m'a aussi fait penser à "la ville abandonnée" (1948) de William A Wellmann, avec Richard Widmark, Gregory Peck et Anne Baxter. Alors c'est vrai que Harry Keller n'est pas Wellmann ou Joseph Newman. Mais malgré tout, il sait tourner son film qui a beaucoup de qualités. Tout d'abord il s'appuie sur un scénario intéressant de R. Wright Campbell, et des dialogues parfaitement écrits. Les extérieurs sont parfaitement filmés, ainsi que l'arrivée dans la ville abandonnée. On note que le film au début n'a pas de temps mort, et on rentre tout de suite dans l'action, pour se poser pendant 1 heure dans un huis clos oppressant. Le casting s'appuie sur Fred MacMurray, Dorothy Malone, mais d'autres seconds rôles formidables, comme John Larch, extraordinaire en brute épaisse incontrôlable ou John Gavin et Sidney Chaplin.

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Mr Bertrand Tavernier reproche un peu dans les bonus de l'édition Sidonis que le réalisateur n'ait pas cherché à exploiter un peu plus le sex-appeal de Dorothy Malone. On ne peut que le rejoindre dans cette critique. Par contre si il est vrai que les scènes nocturnes avec les indiens n'apportent pas grand chose à l'histoire, elles expliquent la psychologie d'un des personnages, et sont très bien filmées, même si elles sentent un peu trop le studio. Autre bon point du film, le personnage du métisse indien, perdu entre la civilisation occidentale et ses origines est d'ailleurs particulièrement troublant et nous renvoie aux propres peurs de nos sociétés schizophrènes. Par delà, le western de série de l'Universal de cette époque, "Quantez" est donc un film tout à fait recommandable mais aussi très actuel dans son propos.

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Ci-dessus : au premier plan Fred MacMurray

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Ci-dessus : John Gavin, Dorothy Malone, & Fred MacMurray

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Ci-dessus : Fred MacMurray & John Gavin

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Ci-dessus : Fred MacMurray & Dorothy Malone

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Ci-dessus : John Larch

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Disponible chez Sidonis en DVD zone 2 VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

27/09/2014

L'affaire de Trinidad / Trinidad - 1952

"L'affaire de Trinidad" reprend tous les ingrédients de "Gilda" (1946), pas toujours avec la même réussite, mais pour en faire un "Gilda like". Tout d'abord il reprend le même duo, Glenn Ford & Rita Hayworth, et un scénario assez proche, où le mari de Rita Hayworth est assassiné, avec pour toile de fond, une histoire assez nébuleuse d'espions communistes. Le film ne se démarque pas réellement de son prédécesseur, "Gilda", mais reprend aussi toutes les identifications du film noir. Le travail de Joseph Walker est assez prodigieux pour être noté. Ainsi, sous la direction de Vincent Sherman, Walker joue très souvent avec la lumière et avec les ombres, l'ombre d'un store vénitien prend toute son importance. Cela rappelle ses mêmes ombres, vues dans tant de films noirs, comme dans "assurance sur la mort" (1944), ou ses ombres rayées, représentées les vies rayées des protagonistes. Le duo Glenn Ford & Rita Hayworth, est associé à des seconds rôles, malheureusement assez insignifiants. Seul le méchant Alexander Scourby, qui joue ici Max Fabian, est intéressant, avec un jeu tout en finesse et en courtoisie, qui rappelle celui de James Mason dans "la mort aux trousses" (1959). Malheureusement, si la forme est parfaite et si l'esthétique reprend celle du film noir classique, le scénario est loin d'être satisfaisant. En effet, il navigue entre le mélodrame sentimental et le film à suspens, sans jamais vouloir trouver sa voie.

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En résumé, je retiens de très bonnes choses de "l'affaire de Trinidad" : une réalisation excellente qui respecte les canons du film noir, une photographie formidable de Joseph Walker, un duo Glenn Ford & Rita Hayworth inspiré, une Rita Hayworth avec toujours autant de sex-appeal, un Alexander Scourby qui semble avoir inspiré Hitchcock pour le personnage de James Mason dans "la mort aux trousses" (1959). Mais "l'affaire de Trinidad" c'est aussi une tension sexuelle plus faible que dans "Gilda" et un scénario pas totalement abouti. Si on prend tout en compte, cela reste malgré tout un divertissement avec de nombreuses qualités et qui mérite réellement d'être redécouvert. Je finirai par rappeler que l'on peut noter, dans les seconds rôles, la présence de Valerie Bettis, qui était une danseuse de métier et qui prit en charge, la chorégraphie des danses de Rita Hayworth sur ce film, et sur bien d'autres, comme par exemple dans "Salomé" (1953), où elle chorégraphia la danse des 7 voiles.

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Ci-dessus : Valerie Bettis, Rita Hayworth, Alexander Scourby & Glenn Ford

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Ci-dessus : Rita Hayworth & Glenn Ford

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ci-dessus : Alexander Scourby & Rita Hayworth

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Vincent Sherman & Rita Hayworth

Extrait :

Disponible en DVD zone 2, en VF et en VO sous-titrée

Note : 7 / 10

26/09/2014

Gilda - 1946

"Gilda" film épique de Charles Vidor, a plusieurs points communs avec le "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz. Tout d'abord, il est resté dans l'esprit de tous les cinéphiles juqu'à aujourd'hui. Il est porté par une vedette féminine magnifique, ici Rita Hayworth, et il a été tourné lui aussi au jour le jour, sans une construction préalablement définie. "Gilda" marque le retour de Rita Hayworth au cinéma, qui avait passé 2 ans à s'occuper de sa fille Rebeca, et qui voulait sortir d'un mariage désastreux avec un Orson Welles, à l'intellectualité exacerbée, qui ne convenait absolument pas, à la nature exubérante et libre de Rita Hayworth. Mais à la différence de "Casablanca", ici Rita Hayworth est bien le personnage central et principal de l'oeuvre des scénaristes Marion Parsonnet et Ben Hecht, qui s'étaient eux mêmes inspirés d'une histoire de E.A. Ellington. La photographie de Rudolph Maté, les décors, les costumes participent au succès du film, et en font un des meilleurs films noirs.  Le réalisateur Charles Vidor était un des réalisateurs de Rita Hayworth, pour lequel elle avait déjà tourné "lady in question" (1940) et "la reine de Broadway" (1944).

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Mais il faut bien noter aussi, les raccourcis ou incohérences scénaristiques, qui n'en facilitent pas toujours la vision. Néanmoins, "Gilda" ressort de la masse de films de cette époque, par l'évocation peut être pour la première fois d'une sexualité féminine, ou tout au moins d'un désir féminin à satisfaire. C'est proprement révolutionnaire pour le cinéma américain de 1946, qui jusque là s'était contenté la plupart du temps, de montrer la femme très souvent comme la friandise du héros, ou sa perte. Enfin, il faut ajouter que la tension sexuelle entre Glenn Ford et Rita Hayworth est aussi à son maximum. Mais elle ne serait peut être pas aussi forte, sans la présence énigmatique de George Macready. Le film a quelques scènes mémorables, comme la chanson en forme de début de strip-tease, "put the blame on Mame" reprise un peu plus tôt à la guitare solo. Bien sûr, "Gilda" n'est pas exempt de défauts, mais sa qualité formelle et son rapport quasiment sadomasochiste, entre Glenn Ford, et Rita Hayworth, en fait un film assez exceptionnel qui a marqué des générations de cinéphiles, jusqu'à aujourd'hui. On pourra enfin noter, que le succès du film, devait décider Hollywood, à réunir de nouveau le duo. Glenn Ford et Rita Hayworth tourneront 5 films en tout, "Lady in question" (1940), "Gilda" (1946), "les amours de Carmen" (1948),  "l'affaire de Trinidad" (1952). et "Piège au grisbi" (1965) 

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Ci-dessus : Glenn Ford & Rita Hayworth

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Ci-dessus : George Macready & Rita Hayworth

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Ci-dessus : A gauche de Rita Hayworth, Joseph Calleia

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Disponible en DVD et Bluray freezone en VF et VO sous-titrée

 

Extrait de la scène la plus célèbre :

Note : 8 / 10

21/09/2014

Capitaine Mystère / Captain Lightfoot - 1955

"Capitaine Mystère" ou dans son titre américain "captain Lightfoot" un film en cinémascope et en Technicolor de Douglas Sirk, produit par l'Universal. C'est une adaptation du roman de W R Burnett de 1954. Ce qui est intéressant sur ce DVD sorti par Carlotta, c'est qu'on retrouve une belle présentation de Bertrand Tavernier qui nous raconte son histoire avec le film, et aussi l'histoire du film. Alors, autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas le même enthousiaste que Mr Tavernier pour ce film. Néanmoins, il faut bien dire que tout ce que présente Mr Tavernier est très juste et présente parfaitement les qualités du film. Donc on retient que Douglas Sirk s'est distingué dans tous les genres, mais aujourd'hui on se souvient surtout de ses mélodrames, comme "le secret magnifique" (1954) avec Rock Hudson et Jane Wyman, mais aussi "tout ce que le ciel permet" (1955) avec le même duo. Au vu du nombre de films tournés, on peut bien que Douglas Sirk était le réalisateur préféré de Rock Hudson. Ainsi, Douglas Sirk devait faire tourner le grand Rock dans un western, "Taza fils de Cochise" (1955), des mélodrames, mais aussi un film de guerre très touchant "les ailes de l'espérance" (1956) avec Dan Duryea.

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En ce qui concerne "Capitaine Mystère", on apprend que le film a été tourné en Irlande avec beaucoup d'acteurs irlandais. Rock Hudson est entouré par la belle Barbara Rush et Jeff Morrow. Le directeur de la photographie Irving Glassberg, a connu un tournage difficile, car il pleuvait constamment en Irlande. Et donc ce serait Sirk qui l'aurait décidé à tourner malgré la pluie, car celle-cii ne marquait pas l'image. Finalement le résultat est assez particulier et donne des tons assez inhabituels pour un film hollywoodien de l'époque. Sirk se joue du cinémascope en multipliant les cadres de portes ou les formes improbables. Le scénario est intéressant quoique finalement assez improbable. Le vrai reproche, c'est la prestation de Rock Hudson qui semble être constamment jouer à contre-emploi. Et la douce ironie que dégage le film, ne semble pas totalement lui correspondre. Un Errol Flynn aurait sans aucun doute, était un meilleur casting. Ce n'est donc clairement pas, le plus grand film d'aventures des années 50, mais il distrait assez pour maintenir l'attention d'un spectateur, qui pourra parfois être déconcerté par l'ironie d'un film, qui aurait mérité sans doute, un ton un peu plus sérieux. 

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Ci-dessus: Rock Hudson (de dos) & Barbara Rush

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Ci-dessus: Rock Hudson (de dos), Barbara Rush & Jeff Morrow

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Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée chez Carlotta

Note : 6 / 10

17/09/2014

Eternel et merveilleux Cinéma !

Je vais vous raconter une belle histoire, celle de la rencontre de l'Homme avec le cinéma. L'Homme a toujours été fasciné par l'image, et en particulier par celle de la femme. La peinture, la poésie, la chanson, puis la photographie avaient permis d'immortaliser l'amour de l'Homme pour sa compagne. Mais le cinéma devait aussi immortalisé des histoires d'hommes et de femmes, comme jamais auparavant on ne les avait contés. Ces histoires devaient parcourir notre imaginaire à travers cette chose en images animés, qu'on appelle un film, incroyable machine à remonter le temps qui saisissait pour l'éternité, l'image éphémère d'une époque, et en somme, le paroxysme de l'art d'une civilisation à travers l'éternel féminin constamment renouvelé. Rien n'arrêtaient le cinéma, ni l'âge, ni les modes, et finalement ces films immortels devaient nous atteindre, alors que nous n'avions jamais connu ces époques reculées. Lorsque je regarde, ce genre de films, j'ai de nouveau 8 ans et je découvre la beauté sublime et intemporel du cinéma dans toute son infini splendeur, miroir de notre propre humanité que nous refusons parfois de regarder en face bien dans les yeux. Je me sens aussi comme cet archéologue qui fouille et qui trouve sous 3 mètres de boue, l'oeuvre d'art parfaite, conservée à jamais. Mais parfois il ne faut pas chercher très loin, cette beauté présente autour de nous. Et aujourd'hui, malgré un appauvrissement évident, des scénarios, des dialogues, ou une technique tellement poussée qu'elle en devient déficiente, le cinéma vit toujours et vivra à jamais, car il fait parti de ce que nous sommes, de nos souvenirs et il est une partie de notre âme et de notre mémoire. Le cinéma comme notre époque, sont peut être rentrés dans un moyen-âge, qui ne veut pas dire son nom, mais comme les saisons, il sera sans aucun doute, parcouru par des cycles et par une formidable renaissance artistique, dont on ne peut deviner aujourd'hui ni les prémices, ni la forme.  Mais la vie, comme le cinéma se réinventent chaque jour, à chaque heure, à chaque minute, à chaque seconde, à chaque fois qu'un réalisateur crie "action" et qu'une belle histoire est racontée. Le cinéma s'éteindra seulement avec l'Homme, car si Dieu a créé la Femme, l'homme a créé le cinéma pour en conserver sa beauté. Eternel et merveilleux cinéma !

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14/09/2014

Pin Up Girl - 1944

"Pin up Girl" est une comédie musicale en Technicolor tournée par H Bruce Humberstone, avec Betty Grable, John Harvey et Martha Raye. Le film reprend l'histoire "d'un jour à New-York" qui sera tourné en 1949, par Stanley Donen qui réunira Gene Kelly et Frank Sinatra. Et le problème de "Pin Up Girl" est bien là. Le spectateur un peu cinéphile ne peut s'empêcher de penser à "un jour à New-York" et de constater que tout est bien meilleure dans la version de Stanley Donen, scénarisée par Adolph Green. Alors c'est vrai qu'il y a la belle Betty Grable et tout tourne autour d'elle, et sûrement trop. Ainsi, les autres acteurs semblent presque inexistant à côté d'elle. Seul Eugène Eugene Pallette (frère Tuck dans le robin des bois de Michael Curtiz), arrive à sortir le spectateur de sa relative torpeur. A tout cela, il faut ajouter un scénario très léger, voir presque inexistant, qui n'ajoute rien au film. On regarde donc ce film avec un plaisir contenu. Quelques numéros musicaux sortent de l'ordinaire, comme l'avant dernier plutôt original, avec les filles en patins à roulettes et couvertes de plumes. "Pin Up Girl" est donc sauvé par quelques uns de ses numéros musicaux et par sa star omniprésente, enceinte de 7 mois à la fin du tournage. Pour le reste, il n'y a pas grand chose à signaler.

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Ci-dessus : Betty Grable & John Harvey

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Disponible en DVD zone 2, sous-titrée français, chez Twentieth Century Fox

Note : 5 / 10

13/09/2014

The Master - 2012

Que doit on penser de "The Master" ? Est-ce un chef d'oeuvre ou un film prétentieux et raté ? Peut être un peu de tout ça. Tout d'abord, il faut parler du casting remarquable, porté par un Joaquim Phoenix, particulièrement inspiré et par Philip Seymour Hoffman au top de sa forme. Le film attire autant qu'il révulse. Il attire par une formidable photographie de Mihai Malaimare Jr et la réalisation particulièrement soignée de Paul Thomas Anderson. Alors tout d'abord, c'est long très long, 2H17 pour un mélodrame masculin. Et surtout le scénario navigue totalement à vu, sans aucune véritable structure. Alors c'est vrai que cette plongée dans la naissance d'une secte (la scientologie), est intéressante. Mais qu'en est-il du plaisir du spectateur ? Après s'être extasié devant le jeu des acteurs et la réalisation, la photographie, on a fait le tour du film, qui tourne en rond et nous propose des scènes qui souvent manque à faire sens ou tournent en longueur. Mais c'est vrai que Philip Seymour Hoffman est parfait dans le rôle de ce gourou, fondateur de la scientologie, L Ron Hubbard. A cela, il faut ajouter une belle bande sonore, très jazzy, avec le fabuleux "no other love" interprété par la fabuleuse Jo Stafford. Malheureusement, il y a assez peu de seconds rôles intéressants, et l'intérêt du film finit par se limiter à la relation entre le gourou et son élève. On notera d'ailleurs le rôle de potiche de la pauvre Amy Adams.

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Mais malheureusement, encore une fois, des acteurs au top, une réalisation et une photographie superbes, n'ont jamais fait un bon film. Le scénario est définitivement trop ennuyeux pour intéressé sur toute la durée du film, pire on se dit que jamais on ne s'infligera un tel film une deuxième fois. C'est bien le problème de "The Master" à la qualité formelle parfaite, mais au fond totalement bancal, et qui peine réellement à convaincre d'une quelconque progression des personnages. Il arrive par contre à nous convaincre que recréer les années 50 à l'écran, nous procurent des émotions cinématographiques, dont notre imaginaire aime à se souvenir. Peut être est cela, le plus bel hommage que l'on peut faire à "The Master" et à son message philosophique.

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Ci-dessus : Joaquim Phoenix

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Ci-dessus : Philip Seymour Hoffman

Disponible en Bluray & DVD zone B et zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 4 / 10

12/09/2014

Une reine du Jazz : Jo Stafford !

J'ai découvert "Jo Stafford" en regardant le film "The Master" (2012). En effet, il y avait dans ce film, une superbe chanson interprétée par Jo Starfford, "No other love". Je souhaite donc rendre hommage, à cette très grande chanteuse, qui a marqué durablement la musique américaine des années 40 & 50 par des interprétations émouvantes de très belles mélodies, qui font un lien entre la musique classique de Chopin et le Jazz. A n'en pas douter, Jo Stafford mérite de figurer au Panthéon des grandes artistes d'Hollywood Classic.

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