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19/04/2013

Royal Affair - 2012

Faisons aujourd'hui un petit tour par le cinéma contemporain et par "Royal Affair". "Royal Affair" est un film danois tourné en 2012. Le film évoque la vie de Caroline Mathilde reine du Danemark (jouée par Alicia Vikander à la filmographie apparemment aussi vierge que la princesse qu'elle incarne) et épouse du Roi Christian VII  à la fin du 18ème siècle. J'aime beaucoup les histoires de roi et de reine, mais il faut se méfier de la biographie de grand personnage au cinéma. En effet, le film peut être ennuyeux et rapidement manquer de rythme. Ici c'est malheureusement le cas dans sa première partie. Ainsi, on retrouve tous les pathos de la pauvre petite princesse, abandonnée dans les mains du méchant roi qui ne s'intéresse pas du tout à elle et qui va jusqu'à appeler sa femme "maman" tellement il la trouve ennuyeuse. Ainsi, malgré les turpitudes du roi (joué par Mikkel Boe Folsgaard) qui rappellent celles "d'Amadeus", après 50 minutes on se surprend à bailler devant un film au point de vue quelque peu féminin, qui nous fait penser le plus souvent au "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola, la musique rock en moins évidemment. Personnellement je n'ai jamais compris pourquoi Sofia Coppola avait mis du rock sur un film en costume censé se dérouler au 18ème siècle ... Pour en revenir à "Royal Affair", je vous rassure le film va enfin prendre son rythme et développer son discours dans sa seconde partie, grâce à l'arrivée d'un personnage à la cour : le nouveau médecin du roi (joué par Mads Mikkelsen). En effet, le roi était quelque peu "perturbé" psychologiquement. Ce médecin va rapidement devenir le conseiller privilégié du roi et soigner sa politique autant que son humeur. Ainsi, la belle organisation de la cour va subir les attaques d'une nouvelle pensée opposée à celle des ministres.

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La seconde partie du film et son épilogue sont donc par assez magistrales, mais n'atteignent jamais la perfection de "Barry Lyndon" ou l'ampleur cinématographique "d'Amadeus". Ainsi, on se surprend à comparer les scènes qui ressemblent à "Barry Lyndon" et les scènes qui pourraient ressembler à celles "d'Amadeus". Mais malheureusement elles tombent le plus souvent à plats. Ainsi, la scène terriblement troublante dans "Barry Lyndon" où on voyait Marisa Berenson dans son bain, dans une posture assez lassive, n'est ici qu'une pâle copie. Enfin, Barry Lyndon comme "Amadeus" avaient pris le parti pris d'avoir une musique exclusivement d'époque. Il y avait d'ailleurs un jeu musical constant entre l'image et la musique.  Ici il n'en est rien. Si on évite la faute de goût de Sofia Coppola, il n'en reste pas moins que le film semble moins fort dès qu'apparaît la musique de film contemporaine qui le rapproche un peu du film télé. Quant aux fabuleux plans dans les théâtres que l'on pouvait voir dans "Amadeus", ici on a droit le plus souvent à des plans très serrés qui enlèvent toute espèce de profondeur à la scène. Ceci étant dit, je ne veux pas être trop sévère avec ce film qui est rempli de bonnes intentions, mais qui n'atteint jamais le niveau de ses illustres prédécesseurs élevés au rang de chef-d'oeuvres. C'est bien cela le plus rageant. Mais c'est un film qui est intellectuellement tout de même à 10 000 m au dessus du film de super-héros produit à la chaîne comme on en voit aujourd'hui trop souvent sur les écrans. En ce sens l'Oscar du meilleur film étranger est parfaitement mérité. Mais cinématographiquement parlant j'ai préféré "the duchess" (2008) avec Keira Knightley ou donc d'autres films en costumes plus anciens.

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Bande-annonce :

Note : 7 / 10