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09/11/2015

Le Fils de Frankenstein / The son of Frankenstein - 1939

Il y a des éditeurs qui comptent sur le marché. On peut évidemment citer Sidonis pour ses westerns, mais il y a également, Elephant Films pour les films anglais et maintenant pour les films d'épouvante de l'Universal. On peut remercier chaleureusement cet éditeur pour sa sortie Bluray du "fils de Frankenstein". En effet, cela nous permet de voir la suite de la saga du monstre, avec encore dans le rôle titre Boris Karloff, et cette fois-ci dans le rôle du fils du docteur, Basil Rathbone. Basil Rathbone tout le monde, le connaît, c'est évidemment, le méchant "des aventures de Robin des Bois" (1938) avec Errol Flynn, qui se vantait d'être un meilleur escrimeur que Flynn, et qu'il aurait pu le transpercer cent fois, si il l'avait voulu. Des déclarations qui correspondent bien à ses personnages à l'âme parfois noire, souvent hautains mais toujours racés. Dans "le fils de Frankenstein", Colin Clive n'apparaît pas, disparu dans la solitude en 1937 pour cause d'alcoolisme et de tuberculose. On suppose qu'il a commencé à boire, pour se soulager d'une jambe malade. Mais dans "le fils de Frankenstein" apparaît deux superbes personnages, Igor joué par le grand Bela Lugosi que l'on a vu dans "Dracula" (1931) et Lionel Atwill, en commandant des forces de police, au bras perdu, arraché quand il était enfant par le monstre. Le château des Frankenstein est aussi un des grands personnages, du film. La stylisation du château est étonnante. Tout y grand, abrute, les ombres portés ne font que refléter des formes géométriques sans aucune rondeur, qui en accentuent la dureté, le malaise, et l'impression de mort qui étreint tout le film. Et j'avoue que ça marche et que si parfois, le scénario fait parfois un peu grand guignol, on se prend à suivre le fil de l'histoire et voir le fils faire les mêmes erreurs que son père. A la musique c'est cette fois, Frank Skinner que l'on retrouve et qui nous donne une belle partition, où les solos de clarinettes sont là pour accentuer le caractère pervers et morbide du personnage d'Ivor qui se réjouit de la mort qui rode. Glaçant. Mon impression est donc très bonne devant ce troisième film pourtant décrié par la critique et le public. Il y a quelque chose de profondément artistique dans cet épisode. Et le mythe de Frankenstein nous ressuscite encore une fois, le mythe de Prométhée, qui avait volé le feu des Dieux. Ces oeuvres méritent bien mieux, que l'oubli dans lequel elles sont malheureusement tombées. A noter que "le fils de Frankenstein" sera le dernier film de Boris Karloff pour l'Universal, du moins dans la peau du monstre.

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Ci-dessus : Basil Rathbone & Bela Lugosi

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Ci-dessus : Basil Rathbone et Boris Karloff

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Ci-dessus : Basil Rathbone & Lionel Atwill

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Ci-dessus : Bela Lugosi

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Ci-dessus : Lionel Atwill et Boris Karloff

 

Extrait de la musique de Frank Skinner :

Disponible en Bluray & DVD chez Elephant Films 

 

 

 Note : 7,5 / 10

08/11/2015

La fiancée de Frankenstein / The bride of Frankenstein - 1935

Le monstre était mort dans un moulin en flammes. Mais devant la mine d'or du premier épisode, les producteurs de l'Universal se décidèrent à faire travailler de nouveau des scénaristes pour "la fiancée de Frankenstein". Le film porte assez mal son nom, car la fameuse fiancée, n'en est pas une et apparaît seulement dans les cinq dernières minutes du film. Le film concentre donc son action, sur la suite des aventures du monstre, qui connaît d'autres échecs dans ses rencontres avec les humains. Le réalisateur James Whale, est de nouveau à l'ouvrage. On retrouve également Boris Karloff, Colin Clive dans le rôle du Docteur Frankenstein. Dwight Frye réapparaît cette fois-ci dans le rôle de Karl. On retrouve également avec plaisir,  Una O'Connor en servante absente du précédent film, et Elsa Lanchester dans le rôle de Mary Shelley, et de la "fiancée" du monstre. Elsa Lanchester restera célèbre pour ce rôle, mais aussi pour avoir été la compagne de Charles Laughton. Pour la petite histoire, elle écrira que Charles Laughton était homosexuel et que c'est pour cela qu'elle n'eut jamais d'enfant. Maureen O'Hara qui appréciait Charles Laughton, racontera de son côté, que c'était faux et que l'infertilité du couple venait de deux avortements mal réalisés d'Elsa Lanchester. Quoiqu'il en soit et pour en revenir au film, on peut dire que ce deuxième épisode, surpasse quasiment le premier, par son insondable noirceur et les échecs successifs du monstre à nouer des relations avec des êtres humains. Ainsi, même le vieillard aveugle rencontré dans la cabane, qui devient son ami, ne peut empêcher des chasseurs de venir pourchasser le monstre jusque dans sa maison. Le malheur et la mort semblent poursuivre la destinée du monstre et surtout de ceux qui le rencontrent. Même sa compagne ne peut rien ou ne veut rien faire pour lui. Et Valerie Hobson, arrive à angoisser le spectateur par son évocation d'une mort qui rode. L'enfer c'est les autres disait Sartre, et il est vrai que c'est un peu le concept de ce film. Par conséquent la décision du monstre est de retourner à sa tombe. On notera enfin, au crédit du film, le recrutement de Franz Waxman à la musique, qui nous donne une musique symphonique aux accents baroques très étonnants, mais qui soutient bien l'action et sait créer un climat d'angoisse vis à vis d'un monstre dont ni les spectateurs ni les protagonistes ne pourront échapper. Comme devant le premier épisode, on reste aujourd'hui toujours autant fasciné par ce cinéma d'épouvante, créateur d'un mythe cinématographique.

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Ci-dessus : Boris Karloff

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Ci-dessus : Elsa Lanchester & Boris Karloff

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Ci-dessus : Elsa Lanchester & Colin Clive

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Ci-dessus : Colin Clive, Elsa Lanchester & Ernest Thesiger 

 

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Ci-dessus : Elsa Lanchester

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 Disponible en Bluray dans le coffret "épouvante" / Monsters édité par l'Universal

 

Note : 7,5 / 10

06/11/2015

Frankenstein - 1931

On a à peu près tout dit, sur le "Frankenstein" (1931) de James Whale. On sait que le film est tiré d'un roman de Mary Wollstonecraft Shelley, femme du célèbre poète anglais Percy Shelley. L'histoire est simple et peut se résumer, dans la volonté d'un savant de créer un homme de toute pièce et de devenir ainsi Dieu à la place de Dieu, dans une espèce de résurgence du mythe de Prométhée. Certaines critiques ont vu dans l'oeuvre cinématographique de Whale, une moquerie ou une critique de Dieu. Je crois qu'il n'en est rien. Le roman en lui même semble être un terrible réquisitoire, rempli d'une terrible malédiction, contre ceux qui voudraient imiter la divine nature. Qu'en est il exactement, du film de Whale lui même ? "Frankenstein" dans sa version de 1931, doit tout d'abord être replacé dans son contexte. Le film se passe en Allemagne, précisément dans un petit village d'Allemagne, nommé Frankenstein, même si le film ne dit rien de ce nom, au moins dans ces deux premiers films. On sait également que la famille Frankenstein est encore une illustre famille, mais que le film se déroulant, le mur de respectabilité semble se fissurer inexorablement. En 1931, année de création du film, le nazisme parcourt la société allemande et déjà en cette même année, en Allemagne Fritz Lang, explique la montée sociale du nazisme, dans son film "M le maudit". Et là aussi, le sujet représente les habitants d'une ville allemande, jetés dans la terreur et l'hystérie par un meurtrier d'enfant. Dans "Frankenstein" de Whale, l'action se déroule dans un petit village, dans "M le maudit" de Lang, il s'agit d'une grande ville, mais l'analogie est bien présente. Les ressemblances entre les deux oeuvres, ne s'arrêtent pas là, car l'une et l'autre sont parcourues par un style cinématographique, que l'on pourrait qualifier d'expressionnisme allemand, ou de style à la Murnau, du nom du célèbre réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau, resté célèbre pour ses clairs obscurs et ses ombres portées. La montée du nazisme allait d'ailleurs accélérer la venue de réalisateurs adeptes de son style, Lang en sera d'ailleurs, l'un de ses meilleurs représentants, aux USA.

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La signification du "Frankenstein" de Whale pose donc encore aujourd'hui question. Le monstre Frankenstein, n'est il pas cet homme nouveau, que les nazis voulaient créer de toute pièce ? Le monstre n'est il pas cet être asocial, créé par l'esprit fou d'un homme seul ? La réponse a la menace reste la même, que ce soit, chez Lang ou chez Whale. La société, se défend, et se regroupe contre l'assassin, afin de le punir. Si la police, et l'état sont dépassés, la foule, à travers une vindicte populaire, prend alors la suite. Pour ma part, je ne crois pas que ce soit une coïncidence que l'action du film se déroule en Allemagne. Je crois qu'il y a là un choix des scénaristes et de la production, de montrer ce que l'Homme nouveau peut donner. La différence avec Lang est qu'ici, le monstre est créé de toute pièce par un homme. Dans "M le maudit", l'assassin est quand même un être de chair et de sang, issu de la société allemande de l'époque. Mais "M le maudit" et "Frankenstein, nous montre l'un et l'autre, une société allemande pré-nazie, ébranlée par des crimes odieux perpétrés par des tueurs d'enfants. On pourrait s'arrêter là, et considérer ces oeuvres, comme faisant partie de l'histoire du cinéma. Il n'en reste pas moins que ce "Frankenstein" interroge toujours notre conscience, comme il devrait interroger, celles des amateurs d'Homme nouveau, nazis, ou socialistes français, dans leur folie à créer un être, qui devrait être aujourd'hui selon les nouvelles normes en vigueur, un consommateur asexué, inculte, et apatride. Les irresponsables d'hier et d'aujourd'hui devraient se souvenir, qu'à vouloir changer l'Homme ou la société, on crée le plus souvent des monstres asociaux, annonciateur de tragédies futures et de catastrophes mondiales. Le "Frankenstein" de Whale est là pour le rappeler. Quoiqu'il en soit, si "Frankenstein" n'effraye plus autant aujourd'hui, il continue de fasciner et d'être pour le public le centre d'interrogations et de débats.

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Colin Clive & Dwight Frye

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Ci-dessus : Boris Karloff & Marylin Harris

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Ci-dessus : Boris Karloff & Mae Clarke

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Ci-dessus : Colin Clive & Boris Karloff

Film disponible en Bluray chez Universal dans le coffret "Monsters" ou individuellement

 

Note : 7,5 / 10

14/11/2014

Divergente - 2014

Parfois, la déception sur certains films, vient de l'attente que l'on en a eu. Et c'est bien le cas, pour "divergente", qui promettait beaucoup. En effet, une adaptation d'un "best-seller", un casting alléchant avec Kate Winslet, James Franco, et la jeune Shailene Woodley auquel on ajoutait la musique de Hanz Zimmer, semblaient êtreun gage de succès. Pourtant au final on sort globalement un peu déçu de ce sous "Hunger Games". Ainsi, la partie sur l'initiation des nouveaux Audacieux, est longue, très longue, trop longue. Au final, le coup d'état final, semble plus ou moins poussif et le film prend rarement de l'ampleur. Pourtant le thème du choix de sa vie, et de la nature de l'être humain, étaient des thèmes prometteurs. Mais, les scénaristes et le réalisateur se refusent à donner au film une hauteur suffisante. Ainsi, le niveau intellectuel de l'ensemble ne monte jamais plus haut que les doutes et les hésitations d'un lycéen ou d'un collégien devant son avenir. Et c'est surtout cela qui décrédibilise le film. Il y avait matière à explorer l'âme de l'Homme et sa nature. Au final, on a l'impression d'explorer, les ouvrages de la mission d'orientation d'un collège. Mais tout n'est pas négatif, dans "Divergente", il y  a de l'action et quelques bons moments. Mais franchement 2H20 c'est juste vraiment trop long pour un film destiné à un public adolescent ... On a envie de dire : "tout ça, pour ça ?" Si un deuxième Opus, devait sortir, il faudra vraiment penser à changer de réalisateur et de scénaristes.

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Ci-dessus : Shailene Woodley

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Ci-dessus : Shailene Woodley & James Franco

 

La bande-annonce :

 Disponible en DVD & Bluray en VO et en VF

Note : 6,5 / 10

01/11/2014

Maléfique / Maleficent - 2014

"Maléfique" est la première réalisation de Brad Stromberg avec Angelina Jolie, Elle Fanning (Aurore), Sharlto Copley (le Roi Stéphane) et Sam Riley (messire Corbeau). Et c'est pour le moins une réussite. Mais ce dernier avait la chance de pouvoir s'appuyer sur le dessins animés de Walt Disney, "la princesse au bois dormant" (1959), et sur un superbe scénario de Paul Dini et Linda Woolverton. En effet, ces deux scénaristes, ont fait un travail fabulueux sur "Maléfique", et introduise le film par une phrase qui le résume assez bien : "Nous allons vous raconter une histoire que vous croyez connaître". Et en effet, le scénario de Paul Dini et Linda Woolverton nous racontre l'histoire d'une fée, nommée Maléfique depuis son enfance, et il nous permet ainsi de comprendre la haine qu'elle entretient envers le roi et sa descendance. Conte moral sur l'amitié, l'amour, le bien et le mal, "Maléfique" est aussi une formidable réussite formelle, qui magnifie le conte original de  Charles Perrault, publié en 1697, et finalement nos légendes européennes, et pour partie wagnériennes. Ainsi, il est assez difficile de ne pas remarquer, que la première partie du film, nous montre une Maléfique assez ressemblante à l'idée que l'on se fait d'une Walkyrie. On se demande d'ailleurs pendant cette première partie, si cette fée guerrière ne devrait pas s'appeler Walkyrie, plutôt que Maléfique.

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Puis après cette première partie, assez différente de l'histoire, originale, le film reprend son cours normal, et nous donne la scène du chateau, où Maléfique jette son sort. Et là, on sent le travail immense qui a été fait par le réalisateur, qui a travaillé, encore et encore cette scène qu'il voulait parfaite et copie conforme de l'original de 1959.  Les acteurs sont parfaits avec en tête Angelina Jolie, qui a sans aucun doute décroché ici son plus grand rôle, son rôle le plus profond. Elle irradie le film de sa présence du début à la fin. Elle Fanning, de son côté joue parfaitement les ingénues. Sharlto Copley est quant à lui, extraordinaire en roi tourmenté. "Maléfique" est donc réussite formelle, scénaristique, parfaitement jouée, aidée par la superbe musique de James Newton Howard, et par des effets spéciaux, peut être un peu trop nombreux. Mais sans aucun doute, il convient aux petits comme aux grands spectateurs et redonne ses lettres de noblesse au grand spectacle familial fantastique et aux plus belles légendes européennes. Mais peut être sa plus grande force est d'avoir fait évoluer la psychologie des personnages tout au long de l'histoire, et d'avoir oser sortir le conte des sentiers battus. Une très grande réussite, qui se termine sur l'énigmatique mais superbe, "once upon a dream" de Lana Del Rey.

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Ci-dessus : Angelina Jolie

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Ci-dessus : Elle Fanning

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Ci-dessus : Sharlto Copley

 

La bande-annonce :

 

Once Upon a dream (par Lana Del Rey) :

 

La musique par James Newton Howard :

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

12/05/2014

Obsessions / Flesh and Fantasy - 1943

"Obsessions" ou en anglais "Flesh and Fantasy" est un film tourné aux USA par Julien Duvivier en 1943. Le film évoque le fantastique, et le rêve dans sa 3ème partie. En effet, le film est divisé en 3 histoires distinctes les unes des autres. Seule la deuxième histoire est reliée à la troisième et dernière histoire. Quatre histoires ont été écrites. Mais cette quatrième et dernière histoire ne sera pas ajoutée au montage et n'apparaîtra qu'en 1944 dans "Destiny", film de Reginald Leborg. Le casting est prestigieux et comprend outre Edward G. Robinson, Charles Boyer, Barbara Stanwyck, Betty Field, mais aussi Robert Cummings  et Thomas Mitchell.

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Après une petite introduction qui fait commencer le film par la discussion de deux gentlemen dans un club, le film déroule sa première histoire. Il faut bien dire que cette introduction est inutile et ralentit le film encore plus qu'un carton d'explications. Elle n'apporte d'ailleurs rien aux histoires qui suivront. Sans vouloir, tout vous raconter la première histoire porte sur l'obession d'une femme laide (Betty Field) qui veut tout faire le jour du carnaval pour goûter à l'amour. Elle choisit donc un masque, sort s'amuser et rencontre un beau jeune homme (Robert Cummings). Duvivier, explore dans cette histoire le rôle de l'âme humaine dans ce qu'elle fait pour nous représenter, au delà de notre apparence physique. Les plans rapides sont nombreux, la fête est bien représentée et Duvivier joue avec le mystère de lumières, inondant des abîmes de noirceurs.

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La peur de l'autre, mais aussi l'attirance vers l'autre est bien représentée. Et jusqu'au bout on ne sait si l'un et l'autre arriveront à totalement se comprendre, jusqu'à la libération finale qui advient comme une incroyable et improbable évidence fantastique.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Betty Field

La deuxième histoire fait entrer en scène Edward G. Robinson et Thomas Mitchell. Thomas Mitchell vous vous souvenez sûrement de lui. C'était le père dans "Autant en Emporte le vent". Edward G Robinson (important avocat) se fait donc lire son avenir par Thomas Mitchell (incroyable médium).Malheureusement la révélation ne sera pas celle attendue. Duvivier fera là tout son possible pour faire jouer la caméra et représenter le double maléfique de Robinson, comme par exemple dans l'image ci-dessous ou dans des improbables jeu de glace. On retrouve aussi des seconds rôles attachant dans cette partie avec par exemple C. Aubrey Smith en pasteur.

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Ci-dessus : Edward G. Robinson

Enfin la troisième histoire, mettra en scène Charles Boyer et Barbara Stanwyck. Le rêve rentrera là alors à plein. En effet, un acrobate rêvera qu'il tombe devant les yeux de la femme qu'il aime. Le film explore alors l'influence du rêve sur la vie de l'homme. Le destin de Rome aurait il été le même si César avait écouté les conseils de sa femme qui avait rêvé la veille de son assassinat ? Nul ne peut le dire. Pour en revenir à "obsessions" on est donc devant un formidable film à tiroirs, au croisement de plusieurs genres (film noir, film fantastique, mélodrame) mais qui bénéficie malheureusement d'une médiocre introduction. Tout le reste est par contre admirable. Duvivier montre là tout son talent, et déroule de fantastiques idées de mise en scène qui font de ce film, un indémodable classique du film fantastique où le rêve et la conscience ont toute leur place. C'est à dire la première.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

 

NOTE : 8 / 10

08/02/2013

Dr. jekyll et Mr. Hyde / Dr. Jekyll and Mr. Hyde - 1931

Vous ayant dernièrement parlé de Fredric March et de sa formidable performance d'acteurs dans "les Misérables" (1935) je ne résiste pas à la tentation de vous parler d'un autre film très célèbre de Fredric March : "Dr jekyll et Mr Hyde" tourné cette fois-ci en 1931. C'est donc bien évidemment un film pré-code, et une adaptation du célèbre roman de Robert Louis Stevenson. Le réalisateur est Rouben Mamoulian, on retrouve donc dans les rôles principaux en plus de Fredric March, la très belle Miriam Hopkins qui était alors toute jeune. La Paramount pensait à John Barrymore pour le rôle du docteur, mais Barrymore étant déjà en contrat avec la MGM, la Paramount décida alors de donner le rôle à Fredric March. Le film est un bon exemple de film pré-code, car il aborde des thèmes difficiles : sexualité, dépravation, désirs, et tout cela sans beaucoup de tabou. De plus, le film est novateur sur bien des aspects.

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Ce caractère novateur se retrouve dans la réalisation. Ainsi, dès la séquence d'ouverture, on nous présente le docteur Jekyll en train de jouer de l'orgue, mais filmé à la troisième personne. On ne voit donc que ses mains et jamais son visage, puis on le voit parcourir un couloir pour se préparer pour sortir donner un cours à l'université. Et c'est là que l'on découvre son visage dans le miroir. Rien que cette première séquence vaut le détour. Jekyll explique alors pendant son cours magistral que la science devrait se donner pour objectif de dominer les pulsions animales de l'Homme en lui permettant ainsi de développer sa perfection et ses meilleurs aspects. Jekyll se décidera donc à fabriquer une potion qui se rélèvera catastrophique, car libérant ses pires pulsions. En rentrant chez lui, Jekyll vient en aide à une jeune chanteuse de bar interprêtée par Miriam Hopkins et officie comme médecin à son chevet. La scène est d'une rare sexualité pour l'époque. Et la fameuse réplique de Miriam Hopkins :"Come back soon. Won't you ? Soon !" résonne comme une espèce de leitmotiv obsédant mais terriblement attirant.

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Ci-dessus Miriam Hopkins dans Docteur Jekyll et Mr Hyde (1931)

Aujourd'hui on peut bien évidemment rester un peu sur sa faim devant les trucages de l'époque qui ont un peu vieilli et devant l'aspect un peu artificiel de tout ça, en perticulier du personnage de Hyde. Néanmoins, la relation destructrice entre le double de Jekyll et la jeune chanteuse est particulièrement angoissante et proche d'une espèce de harcèlement sexuel et mental. Ce qui me gène un peu, c'est que les traits du monstre, font quand même un penser à une espèce de racisme qui ne porte pas son nom. C'est en tous les cas, mon sentiment.

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Ci-dessus : Fredric March en Mr Hyde et Miriam Hopkins

On est donc devant un très bon film, bien réalisé très osé avec des scènes gorgées de sexualité quasiment explicites. Mais avec un parti pris et des trucages qui sont quelque peu datés. Un film de l'histoire du cinéma qui reste encore pour beaucoup de cinéphiles comme étant supérieur à la version de 1941 avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman et Lana Turner. Fredric March devait quant à lui remporter l'oscar du meilleur acteur en 1931 pour son interprétation.

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Noter que sur la photo ci-dessus il est noté "MGM" car la MGM devait acheter les droits du film pour 45 ans à la Paramount. Les droits appartiennent aujourd'hui à la Warner qui assure la distribution de l'oeuvre.

 

Note : 8 / 10


30/01/2013

Dream House - 2011

"Dream House" tourné en 2011 bénéficie d'un casting de rêve avec Daniel Craig, Rachel Weisz, Naomi Watts, et Marton Csokas. Le scénario est au départ plutôt classique et évoque l'histoire d'une famille qui part s'installer dans une nouvelle maison dans laquelle, ils apprennent qu'un meurtre a été commis avant leur venue. En effet, un homme aurais assassiné toute sa famille dans leur maison. Cette homme n'aurait pas été emprisonné et roderait encore dans le quartier de temps à autre. Un suspens hitchcokien va rapidement s'installer et un retournement de situation se fera jour, un twist comme on dit dans le milieu du cinéma.

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Jim Sheridan bénéficia d'un gros budget de 50 millions de dollars et donc de stars internationales sur le projet. Ce film n'a malheureusement pas bénéficié d'un succès public suite aux problèmes entre le réalisateur et le studio. En effet Sheridan trouvait que la bande-annonce divulguait trop l'intrigue. De plus le couple Craig et Weisz auraient refusé de faire la promotion du film, le jugeant trop mauvais. Tout cela est assez immérité car ce film est bien meilleur que ce que laissent entendre les très mauvaises critiques qui lui ont été faites. On est très loin d'être devant un chef d'oeuvre. Mais c'est un film assez prenant et pour tout dire assez surprenant qui explore les recoins de l'âme du héros. C'est donc une oeuvre digne de figurer dans la catégorie des films qui portent sur le rêve et les hallucinations.

 

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Ci-dessus : Daniel Craig, Rachel Weisz


 

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Ce film est par contre assez violent. Je le déconseille fortement au jeune public.

Disponible en DVD et Bluray Zone B et 2.


NOTE : 6,5 / 10

28/01/2013

Au-delà de nos rêves / What Dreams May Come - 1998

"Au delà de nos rêves" est un film de Vincent Ward sorti en 1998. J'ai eu la chance de voir cette oeuvre épique au cinéma en 1998 lors de sa sortie, et j'avoue avoir été profondément choqué par ce film et avoir été également particulièrement honoré d'avoir eu la chance de voir une telle oeuvre. Ce film est un cadeau de la vie ou d'Hollywood, comme il vous plaira, plein d'espoir mais aussi très dur. En effet, le sujet était particulièrement grave, et évoquait l'après vie d'un homme décédé qui se retrouvait au Paradis. Mais après quelques moments d'euphorie, il apprenait le suicide de sa femme qu'il aimait de tout son coeur Il décidait alors d'aller la ramener du fond de l'Enfer. J'ai aimé ce film car il était basé sur une nouvelle de Richard Matheson de 1978 et j'étais fier de savoir que le réalisateur Vincent Ward, portait en lui ce film depuis tant et tant d'années avec une volonté innébranlable de le réaliser, malgré qu'il soit conscient que ce type de film n'intéresserait pas le plus grand nombre et donc qu'il devrait affronter des difficultés de production pour convaincre les producteurs de mettre à disposition des capitaux pour rendre sa réalisation possible.

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Le film lui même, est une pure oeuvre d'art, qui nous fait rentrer dans l'intimité de l'âme d'un être humain, mais aussi dans un délire artistique totalement nouveau, horrible pour la partie sur l'Enfer et merveilleux pour la partie sur le Paradis. Je me refuse à vous raconter l'histoire qui mérite d'être découverte ou tous les trucages et idées totalement folles du réalisateur. Mais je vous dirai juste que ce film est tout autant un petit chef-d'oeuvre qu'un OVNI cinématographique qui mérite d'être redécouvert. Robin Williams est parfait dans ce rôle dramatique, ainsi que Cuba Gooding, Jr. ou Annabella Sciorra qui interprête sa femme dans le film. C'est un film qui parle de notre destin d'être humain, d'amour, de rêves, mais aussi de fidélité et d'une formidable Odyssée à la limite du possible.


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Quelques mots comme d'habitude pour la belle musique de Michael Kamen, que je me rappelle avoir acheté en CD à l'époque. Pour finir, je suis sûr que vous aussi vous vous sentirez honorer après voir vu un film si beau, et si profond, qui existe par lui même, et qui donne une explication de l'après vie et simplement de la vie, à laquelle on peut croire ou ne pas croire. Mais même dans ce dernier cas, il n'en reste pas moins une très belle histoire, comme vous n'en verrez jamais plus et qui n'a rien à voir avec la quasi totalité de la production de ces quinze dernières années. "Au delà de nos rêves" est-il  le plus beau film sur le rêve de l'histoire du cinéma américain ? Peut être bien.


La bande-annonce :

 

 

Extrait de la musique :

 

NOTE : 8,5 / 10

26/01/2013

L'Aventure de madame Muir / The Ghost and Mrs. Muir - 1947

"L'aventure de Madame Muir" est un film de Joseph L. Mankiewicz sorti en 1947. Le film est porté par le duo Gene Tierney, et Rex Harisson. Le scénario est adapté d'un roman de R. A. Dick (écrit en 1945), devenu un classique au Royaume-Uni. On retrouve donc là, la manière assez classique pour le Hollywood de l'époque d'écrire un scénario. L'adaptation littéraire permettait d'avoir des scénarios beaucoup mieux construit la plupart du temps que ceux d'aujourd'hui. Le film raconte l'histoire d'une jeune veuve, seule avec son enfant, qui se décide à partir vers la côte, habiter une maison isolée. Elle fera dans cette maison une bien étrange rencontre avec un fantôme, qui meublera ses années de solitude.

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Le film nous invite à plonger dans la vie de Madame Muir, mais aussi dans la notre et dans notre âme. Le film pose des questions et parle finalement d'un sujet encore assez tabou aujourd'hui : l'inadaptabilité à la vie de certaines personnes, pourtant plutôt attrayantes, mais dont la grandeur d'âme ne peut se satisfaire de l'hypocrisie, de la petitesse, de la mesquinerie ou de la médiocrité de la vie. Le personnage du fantôme joué par Rex Harrison devient alors une réponse, un espoir, un compagnon, à une vie solitaire loin du monde. La poésie mais aussi le romantisme le plus exacerbé se lient au personnage coléreux de Rex Harrison pour donner un étrange, mais fabuleux cocktaïl cinématographique. On retrouve dans les seconds rôles Natalie Wood qui joue la fille de Gene Tierney, et Anna Lee.

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ci-dessus : Rex Harrison et Gene Tierney


Mankiewicz joue à merveilles avec l'océan, les éléments, les éclairages pour nous rendre cette aventure sans limites alors qu'elle se déroule dans le cadre restreint d'un simple cottage. En effet, il nous fait comprendre pour paraphraser Victor Hugo que l'immensité de l'océan, dépassée par le ciel, est lui même dépassé par l'infini de l'âme humaine et des passions réelles ou fictives qu'elle peut générer. Mankiewicz se sert également de l'océan pour montrer le temps qui passe inexorablement, comme un sablier mais aussi comme un rouleau compresseur qui emporte tout. Mais le temps n'effacera pas les passions de madame Muir. Et c'est avec son rêve que Madame Muir s'en ira, un rêve resté telle qu'il était, c'est à dire éternellement jeune.

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On ne saurait terminer cette note sans parler de la superbe musique de Bernard Herrmann, belle à pleurer, qui exprime à elle seule toute la complexité de l'âme de notre héroïne, en allant dans les tons les plus hauts pour redescendre vers des abîmes de sensibilité mais sans jamais devoir terminer le thème initial. Cette musique est bien la représentation d'une âme qui respire en lutte entre ses aspirations, ses désirs de femme et sa mélancolique solitude, mais aussi menacée par le temps qui passe. La conclusion musicale finale est une forme de libération pour une meilleure vie ailleurs avec ses rêves de beauté et de plénitude enfin réalisés.

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Ci-dessus : George Sanders et Gene Tierney

"L'aventure de Madame Muir" est donc un pur chef d'oeuvre qui me touche toujours autant, et je ne peux que conseiller à tous ceux qui ne l'ont pas vu de se ruer sur le DVD en attendant une éventuelle ressortie en Bluray.


La bande-annonce (terriblement envoutante) :

 

Extrait de la merveilleuse musique de Bernard Herrmann :

 

 

NOTE : 9 / 10

22/01/2013

Peter Ibbetson - 1935

J'ai décidé d'aborder un nouveau cycle dans ma critique de films, avec un nouveau thème, qui portera sur le rêve et le fantastique dans le cinéma américain d'hier et d'aujourd'hui. Les films qui seront choisis sont bien entendu des films que j'ai vu et sélectionné en fonction de ma sensibilité et de ce que je considère comme étant des films particulièrement représentatifs d'un genre et également d'oeuvres qui méritent très souvent d'être sorties de l'oubli dans lequel le temps les a malheureusement plongées. Et je n'ai pas non plus pour vocation d'être totalement exhaustif sur ce thème. Dans ce cadre, je suis très fier de vous présenter un film magnifique, "Peter Ibbetson", du très sous-estimé Henry Hathaway. Le film a été tourné en 1935 et est tiré d'un roman de George Du Maurier, lui même adapté en pièce de théâtre. On retrouve Gary Cooper et Ann Harding dans les rôles principaux.

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Le film a pour thème un premier amour d'enfance qui hante le héros Peter Ibbetson tout au long de sa vie. Ce premier amour contrarié sera le thème central du film, et le rêve sera ici le vecteur de ce que Freud appelle la satisfaction du désir ou la voie royale vers l'inconscient. Sans vouloir raconter le film et vous priver de toute surprise, on a ici une très belle psychologie des personnages, expliquée par les traumatismes de l'enfance et de ce qu'ils peuvent engendrer à l'âge adulte. Cette singulière mise en avant de l'amour, qui décortique les rouages de l'âme humaine, fait de Peter Ibbetson un des plus beaux films qui a pu être tourné sur le thème du rêve. Mais c'est aussi une sublimation de l'amour qui est mis en avant de la plus belle des manières, et l'auteur et le cinéaste atteignent là des sommets que seul quelques grands auteurs ont pu atteindre dans l'histoire de l'art cinématographique, et littéraire. Ainsi, pour la littérature on pense à Dante et à son Enfer, on pense à holderlin et à son Hypérion et à quelques autres encore. Pour le cinéma, on pense à Jean Cocteau. Pourtant ces jeux d'enfants si innocents qui commencent le métrage ne paraissent pas bien une source de grand intérêt. On aurait tort de le penser. Car c'est là que tout commence (la maladie de la mère du jeune Peter) et où l'avenir des futurs adultes se détermine.

 

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Ainsi, le film est découpé en 3 parties : l'enfance, l'insatisfaction de l'âge adulte à la recherche de cet amour perdu, et enfin la prison. On notera que le thème des barreaux est bien présent dans chacune des parties et que ces plans sur des barreaux font finalement le lien entre chaque partie et représentent bien évidement, la représentation de cet amour contrarié, de cette séparation. "Peter Ibbetson" est fabuleux car il vous invite à un voyage dans un amour sublimé, mais aussi vous propose un voyage qui vous envoie aux confins de l'âme humaine et à ses limites.  Ainsi, on ne peut s'empêcher de penser aussi à Jung et à ses idées sur la synchronicité, associé ici au rêve. Synchronicité que l'on comprendra dans le sens junguien, "d'un hasard gorgé de sens". C'est en cela que ce film fait date, de par sa beauté et donc vous l'aurez compris de par son intellectualisme rare mis à la portée de tous.

 

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Le film devait rencontrer un succès critique et public assez inattendu, malgré le fait que Gary Cooper ait le rôle d'un anglais avec un accent qui lui ne l'était pas, et dans un rôle finalement pas très habituel pour lui. Je pourrais écrire encore énormément sur ce "Peter Ibbetson" mais ce serait pour en dévoiler l'intrigue, et il me semble que ce serait ce qu'il y a de pire pour évoquer un tel film.

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Je finirai donc comme d'habitude par écrire encore quelques lignes, pour attirer votre attention sur la magnifique musique symphonique de Ersnt Toch dont l'évocation n'aura ici rien d'anecdotique car elle sera nominée aux Oscars de 1935. Et en guise de conclusion, je vous invite à méditer ces quelques mots d'André Breton parlant de "Peter Ibbetson" : "un film prodigieux, triomphe de la pensée surréaliste". On est donc bien là devant un film totalement indispensable à notre nature d'être humain et qui est peut être tout simplement un des plus beaux films du cinéma hollywoodien. Inoubliable.

 

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Disponible en DVD chez Wildside.  LES EDITEURS DOIVENT LE SORTIR EN BLURAY !!!!!!!!!!!!!!!


NOTE : 9 / 10

15/08/2012

Le loup Garou / The Wolfman - 1941

Hier soir j'ai vu un film très intéressant de 1941 produit par Universal. Le film n'est pas très long (1h20), mais il mérite d'être vu, autant par les thèmes abordés que par la réalisation. On y retrouve en distribution Claude Rains (l'irremplaçable Prince Jean du Robin des Bois avec Errol Flynn), mais aussi Lon Chaney Jr qui se spécialisera dans les rôles de monstres et fera concurrence à Boris Karloff. La belle Evelyn Ankers est aussi présente et dans les seconds rôles on retrouve Patric Knowles qui a fait de nombreuses comédies ou qui jouait également dans Robin des Bois et en Guest Star Bela Lugosi. A noter que Claude Rains avait joué en 1933 dans l'Homme Invisible.


Ci-dessous Evelyn Ankers :

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Le thème du Loup Garou, est abordé de façon intéresante en  évoquant finalement le dédoublement de la personnalité, la schyzophrénie, et qu'il y a en chacun de nous un Loup Garou qui sommeille. Le Loup étant le mal qui a pris possession du corps de l'homme. Il y a également une parabole sur le bien et le mal en noir et blanc et gris. J'ai trouvé tout cela très intéressant. La réalisation de George Waggner est particulièrement réussie et met en oeuvre beaucoup de mystères. On reprend ici en fait le thème de Dr Jekyll et Mr Hyde. Certaines critiques ont pu reprocher que le casting de Claude Rains n'allait pas pour ce film. Pour ma part je l'ai trouvé parfait.

 

Ci-dessous Claude Rains :

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Le maquillage était de la responsabilité de Jack Pierce qui fit un boulot énorme à l'époque. Malheureusement quelques années plus tard on jugea son travail trop artisanal. En effet il n'avait pas pris le tournant des masques en caoutchouc et il se fit donc virer d'Universal. Il faut savoir que la création du masque sur l'acteur demandait 3 heures de maquillage et autant pour l'enlever ! C'était donc très difficilement gérable ! Alors bien avant Underworld, maintenant vous connaissez les débuts du cinéma d'épouvante. Si vous aimez les films classiques. Vous pouvez voir celui là les yeux fermés.

 

Jack Pierce au maquillage :

 

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LA BANDE ANNONCE - NATURELLEMENT :

 

 


Le loup garou (1941) bande-annonce par 110laurent



NOTE : 7,5 / 10