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04/10/2015

Mademoiselle et son bébé / Mother bachelor - 1939

"Mademoiselle et son bébé" fait parti de ces comédies plus ou moins légères tournées par Ginger Rogers, pour sortir de son rôle d'éternelle partenaire féminin de Fred Astaire. Et à vrai dire, elle s'en tire plutôt bien, se construisant ainsi une nouvelle carrière, dans des films ou ses numéros dansés sont presque la plupart du temps inexistants. Aujourd'hui, Ginger Rogers et sa carrière sont totalement oubliés en France. Mais si on y regarde de plus près on retrouve dans sa filmographie tout une série de films qui entrecoupent, ses apparitions avec Fred Astaire. Ainsi, "Romance in Manhattan" (1935), ou encore "Star Of Midnight" (1936) avec William Powell sortent Ginger Rogers de son légendaire duo avec Astaire. Plus tard, on retrouve les plus connus, "Pension d'artistes" (1937) et "Mariage incognito" (1938). Et après "la dernière farandole" (1939), ultime comédie musicale au ton crépusculaire, tourné par le duo Rogers / Astaire, Ginger Rogers tourne la même année, une pure comédie avec David Niven, "Mademoiselle et son bébé". Le lecteur pressé me permettra quand même à dire, encore une fois ici, du peu d'intérêt des éditeurs pour cette star d'Hollywood. Ainsi, une bonne part, de sa filmographie manque à l'appel. J'ai déjà cité, "Romance in Manhattan" (1935), "Star Of Midnight" (1936), mais combien d'autres sont irrémédiablement perdus pour le cinéphile français averti : vacances payées (1938), "Double Chance" (1940), "Ses trois amoureux" (1941), "la folle histoire de Roxie Hart" (1942), "Les Nuits ensorcelées" (1944), manquent désespérément à l'appel, et je n'évoquerai pas le cas de "I'll be seeing you" (1944), disponible en Zone 1 sur Amazon.com à 44 $ ... Pour en revenir au film qui nous intéresse, "Mademoiselle et son bébé", nous montre première évidence, une Ginger Rogers capable de jouer réellement la comédie. Et quand on se rappelle ses premières apparitions parfois chaotiques à la Paramount, dans des courts-métrages, comme "Office Blues" (1930), il est clair que le vilain petit canard gauche à la voix rocailleuse de cette époque lointaine, s'est transformé en  majestueux cygne. Quant à "Mademoiselle et son bébé", premier film important du réalisateur Garson Kanin, il est loin d'être à mépriser. Le sujet est toujours plaisant et drôle. L'humour est fondé non pas sur la vulgarité, comme trop souvent aujourd'hui dans les comédies américaines, mais dans les situations. Ainsi, on rit donc beaucoup devant les situations impossibles que subit le couple David Niven / Ginger Rogers. On pourra reprocher peut être à David Niven, d'en faire un peu trop. Mais son physique, moins imposant que d'autres, donne un côté comique évident à son personnage, incapable d'être l'homme ou le patron qu'il voudrait être. Dans les bonnes surprises on constate la présence de Charles Coburn parfait en vieux père ronchon, insatisfait de la vie de patachon de son fils. Enfin, la belle photographie de Robert De Grasse, mériterait sans aucun doute, une autre édition que cette édition Montparnasse, à la qualité d'image très faible, même pour du noir & blanc. Alors les éditeurs, on se décide quand à redécouvrir vraiment la filmographie de Ginger Rogers ?

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Ci-dessus : David Niven, Ginger Rogers & Frank Albertson

 Note : 7,5 / 10

02/08/2015

Scènes de ménage - 1954

Je vous propose de reparler un peu de cinéma français. Aujourd'hui, je vous propose un film très plaisant, "scènes de ménage" d'André Berthomieu. Le film a l'ambition de faire rire, et il y arrive pleinement. L'action se passant au début du siècle précédent, à Paris. Ainsi, on reste admiratif devant les costumes, le ton du film, la musique d'époque, et un peu avant, par ces premières images d'archives qui nous laissent voir un Paris oublié et disparu, mais qui n'a pas forcément tellement changé dans certains de ses quartiers historiques (la Concorde, l'Arc de Triomphe). Malheureusement après, cette entrée en matière plutôt convaincante, le film se divise en 3 sketchs qui sont autant de huis-clos filmés de façon relativement théâtrales, avec très peu de mouvement de caméra ou de scènes extérieures. Alors c'est vrai que cela peut s'expliquer par le fait que ce film est tiré de trois pièces de Georges Courteline : « La Peur des coups », « La Paix chez soi », « Les Boulingrin ». Ceci dit, lorsqu'on a franchi le pas, on rit, on sourit et surtout on savoure les dialogues de George Courteline, et de Marcel Achard pour les ajouts. En effet, tout cela est brillamment écrit, et parfaitement interprété par une pléïade d'acteurs français de grands talents. Ainsi, on peut citer, Louis de Funès, Marthe Mercadier, Sophie Desmarets, Bernard Blier, François Périer, Jean Richard, ou encore Marie Daems. Cela me donne l'occasion de rappeler à votre souvenir Marthe Mercadier, dont, sa fille Véronique a annoncé publiquement qu'elle était atteinte depuis un an de la maladie d'Alzheimer. Dans le magazine France Dimanche (avril 2014), Marthe Mercadier déclarait ne vivre que d'une retraite de 420 euros par mois, n'ayant pas cotisé aux caisses de retraites. Émus, les forains parisiens lui avaient offert une roulotte car elle avait été expulsée de son logement avec la fin de la trêve hivernale. Vous me rejoindrez probablement pour dire que tout cela est bien triste, pour une femme de 86 ans, qui a fait rire des générations de spectateurs. Quoiqu'il en soit, que cela ne vous gâche pas le plaisir de découvrir ce petit bijou de comédie à la française, intelligente, soignée, chic et folle, comme on en fait malheureusement plus, aujourd'hui. Le dernier sketch fou avec Louis De Funes, vaut à lui seul la vision du film. Ce n'est pas du très grand cinéma, mais du bon sans aucun doute.

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Ci-dessus : Marthe Mercadier se bat avec Louis De Funes

Disponible en DVD zone 2 chez Gaumont

Note : 7,5 / 10

28/07/2015

Week-End / Bank Holiday - 1938

"Week-End" est un film anglais en noir & blanc, de la firme "Gainsborough Pictures", qui a une comtesse qui salue comme logo. Aujourd'hui cela donne un côté classe, mais aussi désué à ce logo. A la fin des années 20, la société de production et de diffusion, "Gaumont British" prenait le contrôle de cette firme. Puis "Gaumont British devait se concentrer sur la production, pendant que "Gainsborough Pictures" devenait une partie de la "Rank Organisation". Le studio devait durer jusqu'en 1949, ou "Rank Organisation décidait de fermer ce studio. Dans les années 90, les studios de Lime Grove étaient encore utilisés par la télévision, mais finalement ils étaient détruits en 2002 et remplacés en 2004 par des appartements du nom de "Gainsborough studios", clin d'oeil à l'histoire du lieu. "Week-end" est un merveilleux film où se mêle toutes les classes sociales, comme dans de nombreux films des années 30. On pense tout de suite à "Grand Hotel" (1932) de Edmund Goulding tourné par la MGM, production d'Irving Thalberg. Dans "Week-end", on se concentre, sur les classes moyennes, ou les classes populaires. Carol Reed, nous montre deux copines, partant pour un concours de beauté, que l'une veut absolument gagner, un homme (Hugh Williams) et une femme (Margaret Lockwood) que l'on devine sa future maîtresse, mais qui ne sait pas bien pourquoi elle est venue se mêler à cette foule, alors que comme infirmière, elle se sent responsable d'un homme qui vient de perdre sa femme. Une autre, mariée avec un homme brutal rêve de romance et d'un jeune amoureux, typiquement une cougar avant l'heure. Ce qui est formidable dans "week-end" et généralement dans ces films chorals, c'est que chaque personnage a son importance et monopolise à un moment donné l'attention du spectateur.

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A la différence de "Grand Hotel", le scénario ne fait jamais se mêler la classe supérieure avec les petites gens. On sent ici qu'on veut éviter à tout prix la lutte des classes. La société anglaise de 1938, semble donc un espèce de paradis sur terre, où tout le monde part en vacances en même temps, aux mêmes endroits, et fait la même chose, dans une bonne humeur communicatrice. "Week-end" est donc autant une comédie, qu'un film sociétal. Mais on a quand même du mal à croire au scénario, qui va faire se jeter une infirmière vers un parfait inconnu et abandonner son amant. Ici dans ce film de Carol Reed, la femme est une espèce de Saintmaritain, qui va vers l'homme le plus malheureux, abandonnant sa vie passée pour lui. Simple, direct, efficace, mais finalement assez peu crédible, même pour l'époque. Ceci dit, on ne s'ennuie jamais devant "week-end" film d'une époque, avec la grande actrice, Margaret Lockwood, star du cinéma britannique des années 30 et 40, malheureusement totalement oubliée aujourd'hui en France. On notera enfin que la photographie d'Arthur Crabtree est loin d'être anodine ainsi que la musique de Louis Levy. "Week-end" est donc un très bon film, et un très bon choix de l'éditeur "Elephant Films". Pour ma part, je souhaiterais que cet éditeur nous sorte d'autres films de Margaret Lockwood, en particulier, ces merveilleux films avec Stewart Granger, totalement inédits en France, et qui sont d'une très haute valeur cinématographique. 

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Ci-dessus : John Lodge & Margaret Lockwood

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Ci-dessus : Margaret Lockwood

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Ci-dessus : Margaret Lockwood

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Disponible en DVD zone 2 chez Elephant Films en VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

08/05/2015

Midnight Run - 1988

"Midnight Run" est la comédie policière typique de la fin des années 80. Réalisé par Martin Brest, le film apporte son lot d'aventures, d'humour et de surprises. "Midnight Run" signifie en argot, "mission facile". Avec cette histoire de chasseur de primes qui doit ramener un comptable de la mafia à un organisme de gestion de cautions, on se doute que ce sera tout le contraire. Le casting est très bon, avec un Robert De Niro, imprégné dans son rôle de chasseur de primes, à l'incapacité émotionnelle palpable et à la vie personnelle, et professionnelle misérable. Son métier semble être une espèce de thérapie pour son personnage. Malheureusement, l'antidote professionnelle lui fait prendre des risques inconsidérés, et n'apporte aucune solution à ses problèmes personnels et financiers. L'autre personnage principal est donc le comptable qui analyse tout, joué par un Charles Grondin très bon, espèce d'antithèse du personnage de De Niro. Les seconds rôles sont aussi au niveau avec en tête, Joe Pantoliano, John Ashton, ou Joe Farina en patron de la mafia locale. On peut noter que John Ashton retrouvera le réalisateur Martin Brest, 4 ans plus tard, dans "le flic de Beverly Hills". "Midnight Run" est donc facile, et très peu intellectualisé mais le spectacle reste très distrayant. De plus, l'étude du caractère des personnages est plutôt intéressante. C'est donc assez dur de trouver, des défauts à ce film, sinon qu'il ne se prend pas au sérieux. Mais après tout, c'est bien le concept du film en lui même. "Midnight Run" reste donc un classique de la comédie policière américaine des années 80 et c'est un film que l'on revoit toujours avec plaisir. Une sortie Bluray en France serait d'ailleurs bienvenue.

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Ci-dessus : Robert De Niro & Charles Grondin

Disponible en DVD Zone 2, en VF et VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

06/03/2015

L'Homme au complet blanc / The Man in the White Suit - 1951

Il y a des films intelligents et drôles, et incontestablement, "l'homme au complet blanc" d'Alexander Mackendrick, est de cette catégorie. Le film est porté par Alec Guinness, qui est ici utilisé dans un rôle de comédie. On a tendance à se souvenir de Guinness pour son inoubliable interprétation de colonel anglais collaborant avec les Japonais dans "le pont de la rivière Kwaï" (1957) et pour ses apparitions dans "Lawrence d'Arabie" (1962), "La chute de l'Empire romain" (1964), "le docteur Jivago" (1965), et évidemment "la guerre des étoiles" (1977). Pourtant Alec Guinness a eu auparavant un début de carrière très intéressant dans le cinéma anglais. Ainsi, il apparaissait déjà, dans deux grands films britanniques de David Lean : "Les Grandes espérances" (1946), et "Oliver Twist" (1948). Dans le registre des comédies anglaises, Guinness jouera donc dans "l'homme au complet blanc", mais aussi dans "de l'or en barre" (1951), et dans l'inoubliable "Tueurs de dames" (1955). "L'homme au complet blanc" nous raconte l'histoire d'un savant, non reconnu, espèce d'archétype du scientifique, devenu cas social. En effet, ce dernier travaille comme entretien dans une grande entreprise de textile, mais ce n'est qu'un paravent pour cacher, sa principale activité, qui est de travailler sur l'invention d'un textile qui ne peut se déchirer, ni s'user, ni même se salir.

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Après quelques première péripéties, notre savant fou, va découvrir la formule magique et rendre fou, la société qui l'entoure. Car avec un tel tissu, la production s'arrêterait très vite, ruinant l'industrie, et mettant les ouvriers au chômage. Le patronat, les syndicats, et la population vont donc se liguer, contre l'homme qui pensait être un bienfaiteur de l'humanité. Ce film aborde donc beaucoup de thèmes qui nous touchent encore aujourd'hui, que ce soit la résistance de l'Homme et de la société au changement, mais aussi la nécessaire critique du système capitaliste et même de ses syndicats, chacun y défendant sa place, même si elle doit aller à l'encontre du progrès. Mais le progrès est il lui même constitutif d'un mieux vivre pour l'Homme. Rien est moins sûr ! Le film fait donc réfléchir le spectateur, et si on sourit beaucoup, le film nous apporte aussi une forme d'introspection sur nous mêmes et sur ce que nous voulons comme monde futur. En quelques mots, un film pas si bête. On notera pour finir la belle présence de la jeune Joan Greenwood, qui était déjà apparu avec Alec Guinness deux ans plus tôt, dans "noblesse oblige".

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Ci-dessus : Alec Guinness

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Ci-dessus : Alec Guinness & Joan Greenwood

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Ci-dessus : Alec Guinness & Joan Greenwood

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Disponible en DVD et Bluray Zone B VF et VO sous-titrée au sein d'un coffret sobre de Studio Canal

Note : 7,5 / 10

23/02/2015

L'Homme de mes rêves / It had to be you - 1947

"L'homme de mes rêves" est une bien étrange comédie, particulièrement originale, où l'on retrouve Ginger Rogers, dans un rôle non dansé et non chanté. Le film fait donc parti du corpus de films que Ginger Rogers a tourné après ses films avec Fred Astaire pour la RKO. On peut citer donc comme films notables de Ginger Rogers, "Primrose Path" (1940) avec Joel McCrea, "Kitty Foyle" (1940) ou encore "La Folle Histoire de Roxie Hart " (1942), malheureusement pour le moment introuvable en France en DVD. Pour en revenir à "l'homme de mes rêves", Cornel Wilde partage la vedette avec Ginger Rogers et interprète d'ailleurs deux rôles. Le film bénéficie d'un scénario particulièrement original. En effet, il met en scène une jeune célibataire (Ginger Rogers), qui a pour mauvaise habitude, de décliner les propositions de mariage au moment de la cérémonie et par 3 fois ! Alors qu'elle est bien décidée à se marier enfin, elle rêve dans le train qui la ramène vers son fiancé, d'un homme déguisé en indien (Cornel Wilde) qui l'empêche de se marier.  A son réveil, l'homme est présent en chair et en os dans son compartiment, et il s'agit de son propre subconscient qui ne fait que lui parler. Comme va t'elle le cacher à son fiancé et à sa famille ? Que faire de cet intrus qui fera tout pour lui gâcher son mariage ! ?

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J'avoue avoir rarement vu un scénario aussi farfelu, et qui fonctionne aussi bien. La folie s'empare donc de l'écran, et si on rit souvent. On constate aussi, que cette comédie est bien sexy, même pour 1947. Le casting est complété de quelques bons seconds rôles et la réalisation de Rudolph Maté est excellente. Et la photographie que l'on doit également à Rudolph Maté, aidé de Vincent J Farrar n'est pas en reste. En effet, il y a quelques effets d'ombres assez sympathiques, et qui donne un certain cachet au film. La séquence onirique du deuxième rêve est quant à elle, particulièrement marquante. Je finirai en disant que la bande originale d'Arthur Morton s'appuie sur la chanson de jazz "It had to be you", les spécialistes l'auront découvert à la lecture du titre de cet article. "L'homme de mes rêves" est donc une très belle surprise qui fait passer un très bon moment, et qui donne beaucoup plus qu'on ne pouvait espérer d'une comédie freudienne !

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Spring Byington & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers

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Ci-dessus : Gingers Rogers tentant d'échapper à son subconscient !

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Ci-dessus : Cornel Wilde & Ginger Rogers sur le plateau de "l'homme de mes rêves"

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Ci-dessus : Arrivée en vélo de Ginger Rogers & de Ron Randell

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Ci-dessus : sur le plateau

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Ci-dessus : Le public de "l'homme de mes rêves" ? ou plutôt le choix des accompagnatrices ...

Film disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

08/02/2015

American Bluff / American Hustle - 2013

J'ai vu un film relativement récent hier après-midi. Et oui, cela m'arrive de temps en temps. Et j'ai vraiment aimé. Pour ceux, qui doutent de la vivacité artistique du cinéma américain d'aujourd'hui, je leur conseille tout particulièrement, cet "American bluff" qui réunit autour de Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Jeremy Renner, et Robert De Niro en guest-star. Le film ressemble beaucoup dans sa construction au film de Martin Scorsese "les affranchis" (1990). Alors bien sûr, tout est moins fort et le film de Scorsese reste une référence ultime dans la catégorie, film de gangsters. Pourtant "American Bluff" tire son épingle du jeu, apportant un ton propre, se concentrant particulièrement sur l'humour et éliminant quasiment toute forme de violence, sinon verbale, et faisant de l'oeuvre, une incroyable comédie policière. Le film comprend ainsi plusieurs scènes anthologiques. Et on prend beaucoup de plaisir à suivre l'arnaque du siècle se mettre en place, avec toutes les répercussions humaines sur les personnages. Car contrairement à la masse des films hollywoodiens, qui sortent, "American Bluff" a un très bon scénario et des dialogues réellement percutants et travaillés. On sait que Eric Warren Singer et David O Russell le réalisateur ont travaillé dessus. Et cela se voit. C'est vraiment du bon boulot. On peut ajouter, que la jolie Amy Adams, se balade sans soutien-gorge, les trois-quarts du film. On a peine à croire que les femmes s'habillaient ainsi dans les années 70. Ce devait être une époque de folie quand on y repense.

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Mais la réussite d'American Bluff, c'est aussi son casting, avec en tête un Christian Bale qui a pris 18 kilos pour la circonstance, mais aussi la formidable prestation de Jennifer Lawrence, et de tous les autres. A tout cela, il faut ajouter la formidable BO d'époque, qui reprend des grands titres internationaux. C'est un peu la même idée, que dans "les affranchis" qui revisitait la musique des années 50, 60 et 70. "American Bluff" est vraiment une réussite. Et c'est toujours un plaisir de revoir Robert De Niro, reprendre son rôle de vieux mafieux psychopathe, et l'entendre dire quelque chose comme :"J'espère qu'il y a vraiment quelqu'un de votre côté, parce que nous on est là"."American Bluff" est donc bien la preuve qu'aujourd'hui, l'on peut encore faire du cinéma sans effets spéciaux et images numériques dégoulinantes, et ce pour seulement 40 millions de dollars et en rafler 240 millions. Il va falloir que l'on s'intéresse de plus près, à la filmographie de David O Russell. Il se pourrait bien qu'Hollywood possède un génie et qu'on nous ait rien dit.

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Ci-dessus : Christian Bale

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Ci-dessus : Bradley Cooper et Christian Bale

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Ci-dessus : Bradley Cooper, Amy Adams, & Christian Bale

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Ci-dessus : Jennifer Lawrence

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Ci-dessus : Bradley Cooper

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Ci-desuss : Jeremy Renner

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Ci-dessus : Amy Adams, Bradley Cooper, Jeremy Renner, Christian Bale, Jennifer Lawrence

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Ci-dessus : le réalisateur David O Russell sur le plateau d'American Bluff.

La bande-annonce :

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 et B en VF & VO sous-titrée français

Note : 8 / 10

25/12/2014

Miracle sur la 34ème rue / Miracle on 34th Street - 1947

"Miracle sur la 34ème rue" de George Seaton vient de sortir en Bluray Zone B. C'est un conte de Noël assez savoureux. Oui, je sais les contes de Noël sont souvent ennuyeux et pas très intéressants pour les adultes. Mais celui-ci est un peu différent. En effet, la comédie est pleine de bon sens. On a de plus un casting assez sympathique avec Maureen O'Hara, Natalie Wood alors âgée de 9 ans, John Payne ( le Robert Taylor de la Twenties Century Fox) et Edmund Gwenn dans le rôle du fameux Père Noël. Le sujet évoque l'histoire du vrai Père Noël en visite à New-York. De fil en aiguille il se fait engager par un grand magasin de jouets. Mais sa bonté, sa générosité, son envie de bien faire, d'aider les autres, font qu'il est envoyé dans un asile d'aliénés. Déjà, on commence à réfléchir. Et tout à chacun peut se poser la question : Qu'est ce que c'est que cette société qui envoie l'esprit de Noël en prison ou chez les fous ? Puis le Père Noël, va passer devant un tribunal qui devra déterminer qui est exactement notre homme. Il va donc s'évertuer à prouver qu'il est réellement le Père Noël afin de montrer qu'il n'est pas fou !

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Or il tentera de le prouver non par de la magie, mais bien grâce à son avocat (John Payne) et par l'aspect social que peut avoir Noël. Ainsi le message de ce film serait qu'une chose n'existe que parce qu'on y croit. Le jour où plus personne ne croit en une idée, elle disparaît simplement. On peut donc ranger ce film dans le style des films de Capra comme "la vie est belle" même si il lui est inférieur. On passe donc un très bon moment : on tremble, mais surtout on rit beaucoup d'un film pas si bête, et on ressort assez heureux en se disant que finalement Noël c'est pas si mal que ça après tout, et que finalement l'argent, la puissance et le pouvoir ne sont pas tout dans la vie. Qu'un film arrive à dire tout cela, tout en faisant rire, c'est déjà beaucoup, chacun en conviendra.

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Ci-dessus : Maureen O'Hara et John Payne

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Ci-dessus : Natalie Wood et Maureen O'Hara

 

NOTE : 7 / 10

20/12/2014

Le gros lot / Christmas in July - 1940

Il y a quelques films et quelques réalisateurs miraculeux, souvent aidés par des scénaristes de talents. C'est le cas de Preston Sturges et de "gros lot", comédie charmante à la durée relativement courte, même pour l'époque (64 minutes). Le film s'appuie non pas tant sur le casting, même si Dick Powell et Ellen Drew s'en tirent remarquablement bien, mais sur son scénario drôle, intelligent, et sensible. "Le Gros Lot" est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sturges en 1931 (A Cup of Tea) en pleine Dépression. L'histoire raconte l'aventure d'un jeune employé, qui se verrait bien le gagnant du premier prix d'un concours national de slogan pour une célèbre marque de café. Usant son entourage, avec sa volonté de gagner, ses collègues du bureau, lui font une farce et écrivent un faux télégramme, informant notre héros, qu'il est le Grand gagnant du fameux concours de slogans ! A partir de là, le récit prend son envol, et les malentendus vont se multiplier jusqu'au dénouement final. Sturges nous donne ici une comédie sociale enlevée, où le rire se dispute parfois aux larmes. On pense à Capra et à "la vie est belle" (1946), où un idéaliste se bat contre un banquier, égoïste, cupide et injuste. Ici Dick Powell, subit plus les évènements. Il n'y a pas de grandes tirades, contre le système, sinon la finale d'Ellen Drew, mais qui ne remet pas en cause les fondements de la société américaine.

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Néanmoins plusieurs répliques font mouche. Ainsi, lorsque le directeur du magasin veut récupérer tous les jouets des enfants, en proclamant que ces jouets lui appartiennent. Le policier du quartier, lui rétorque : "What do you think you are ? Hitler ?" (Qui penses tu être ? Hitler ?). On rit donc beaucoup, mais une larme vient aussi à l'oeil, lorsqu'on voit que la première tâche de notre héros est de faire un cadeau à la petite fille en fauteuil roulant. Comme si le plus important était d'aider les handicapés et que cela devait être la première tâche des biens portants. Prodigieux film ! Enfin, le film se termine par un long plaidoyer de la compagne du héros (jouée par Ellen Drew) pour qu'on laisse sa chance à un employé de faire ses preuves. On peut considérer que ce discours est toujours d'une brûlante actualité. Preston Sturges nous surprend donc réellement par l'intelligence de l'ensemble. Mais finalement est-ce réellement surprenant pour un homme qui obtiendra l'Oscar de la meilleure adaptation théâtrale la même année, pour "gouverneur malgré lui" avec Brian Donlevy ? A noter que ce dernier film, est disponible sur Amazon France entre 1,50 et 1,99 €. Cela m'amène à dire que l'on vit quand même une drôle d'époque, où la créativité, l'intelligence, est à 1,99 € et la connerie à 24,99 € en 3D DTS ... Mais c'est une autre histoire. En toute évidence, Preston Sturges est un grand scénariste et un grand réalisateur, malheureusement oublié aujourd'hui.

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Ci-dessus : Ellen Drew & Dick Powell

Disponible chez BAC Films zone 2 en VO sous-titrée, image correcte, sans plus

Note : 7,5 / 10

09/08/2014

Mon homme Godfrey / My Man Godfrey - 1936

"Mon homme Godfrey" est des fleurons de la comédie américaine des années 30. Gregory La Cava est à la réalisation est comme plus tard dans d'autres de ses films, il va ajouter une satyre sociale à sa comédie. Ainsi, Greogry La Cava, ancien dessinateur de bande-dessinées de profession, donnera une seconde carrière à Ginger Rogers, avec une série de comédie : "Pension d'artistes" (1937), "la fille de la cinquième avenue" (1939) et "Primrose Path" (1940). Il tournera ensuite plusieurs comédie romantique avec Irene Dunne : "Unfinished business" (1941) et "Lady In a Jam" (1942). Ces méthodes de travail lui attireront l'aversion des studios. On peut aussi penser que ses sympathies communistes ou socialistes supposées lui fermèrent bien des portes. En attendant, avec "Mon homme Godfrey", La Cava nous offre une superbe comédie emmenées par une palette d'acteurs à leur meilleur niveaux. Ainsi, on retrouve, William Powell, Carole Lombard, Alice Brady, Eugene Pallette, et Gail Patrick dans les rôles principaux. Le début est tout à fait surprenant car on retrouve notre héros, William Powell, dans une décharge public, au bord du fleuve. Cet endroit sert de refuge aux oubliés de la société américaine et on sent bien que ce sont bien les victimes de la crise de 1929, que La Cava nous montre à l'écran. Cette entrée nous interpelle d'autant plus que le film a commencé avec un titre, dont les noms des artistes et de l'équipe technique s'illuminaient sur des panneaux lumineux. L'arrivée vers cette décharge ressemble donc à une descente aux Enfers. Cela est encore accentué par le fait qu'on a tellement eu l'habitude de voir Wiilliam Powell, dans des rôles de mondain, qu'il semble totalement impossible de le voir ainsi comme un clochard.

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Evidemment, on ne peut passer sous silence que William Powell et Carole Lombard s'étaient mariés pour de vrai en 1931. Cela n'ajoute qu'une intensité supplémentaire à leur couple à l'écran, qu'elle devait qualifier elle même, de totalement incompatible à la ville et finir par un divorce en 1933. Carole Lombard avait déjà un bon nombre de comédies romantiques à son actif en 1936. On peu citer en particulier, "train de luxe" (1934) de Howard Hawks avec John Barrymore, ou encore "Man of the World" avec là encore William Powell en 1931. On sait qu'elle disparaîtra prématurément dans un accident d'avion le 16 janvier 1942. William Powell est connu pour la série des "introuvables" avec Mirna Loy. Alice Brady était une formidable actrice de second rôle, et Eugene Pallette est restée immortellement connu pour son rôle de frère Tuck dans "les aventures de Robin des Bois" (1938). Mais d'autres seconds rôles sont très sympathiques, comme Jean Dixon, en femme de chambre blasée, ou encore Gail Patrick en jeune snobe un peu perverse.

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Ci-dessus : William Powell (assis)

Notre héros Godfrey va donc tenter de retrouver un peu de dignité en devenant l'attraction d'une course aux objets, puis le majordome de la plus excentrique famille de New-York. Le film trouvera d'ailleurs un dénouement inattendu. "Mon homme Godfrey" est sans aucun doute le meilleur film de La Cava. Il surprend encore aujourd'hui par son ton et ses dialogues relevés et reste un petit bijou de comédie, dont l'évolution programmée des caractères de chaque personnage est peut être la plus profonde réalisation de ce film, de multiples fois nominés aux Oscars. On notera que cette histoire fera l'objet d'un remake en 1957 avec David Niven et June Allyson dans les rôles titres.

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : William Powell, Ci-dessus : Carole Lombard et Jean Dixon

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Ci-dessus : Eugene Paillette et William Powell

Disponible dans plusieurs éditions DVD zone 2, dont la meilleure en France semble être celle éditée par Wildside

Note : 8 / 10

18/12/2013

le divorce de Lady X / The divorce of Lady X - 1938

Qui ne connaît pas Alexandre Korda ? Alexandre Korda c'est l'homme qui a voulu concurrencer et dépasser Hollywood. Il est d'origine hongroise naturalisé britannique. En 1919 lorsqu'il quitte la Hongrie, il a déjà réalisé 25 films. Il est un des premiers producteurs à utiliser la couleur dans ses films : "La Vie privée d'Henry VIII" (1932), "Rembrandt" (1936), mais aussi dans ce film, "le divorce de Lady X" (1938). "Le divorce de Lady X" est un film anglais réalisé par Tim Whelan. Le film est une comédie romantique, mais dont l'accent est porté plutôt sur la comédie. Le sujet est proche d'une pièce de Guitry, mais avec un certain humour et une certaine distinction. La couleur est très belle et on sent qu'un travail important a été effectué pour donner un ton pastel au film. Ainsi, le bal costumé du début du film permet de voir la magnificence des costumes en couleur.

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Le scénario est plutôt bon, quoique très classique. On a une distribution très intéressante avec en particulier Laurence Olivier, dont un de ses rares rôles comiques. En effet, pour ma part, j'étais plus habitué à le voir dans des reproduction cinématographiques, des oeuvres de Shakespeare : "Henry V" (1944), "Hamlet" (1948), "Richard III" (1955), ou encore "Othello" (1965). Elle a ici pour partenaire, Merle Oberon, ici jeune actrice de 27 ans. Je ne reviendrais pas sur les histoires familiales des origines cachées de Merle Oberon, qui ne regardent qu'elle. Après tout, si elle n'a jamais voulu les dévoiler. Pourquoi devrions nous tenter de le faire ? Il suffira de dire que Merle Oberon était une métisse et que donc à une époque qui pratiquait plutôt la ségrégation, elle préféra cacher ses origines. On remarque aussi l'immense acteur britannique Ralph Richardson, qui est parfait en cocu à l'élégance extrême.

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Ci-dessus : Merle Oberon

Alors que manque t'il ? Et bien il manque ce grain de folie qui caractérise tellement bien la comédie française ou la grande comédie classique américaine. Le flegme britannique est là et si on rit parfois, on sourit le plus souvent. Le spectacle est donc plaisant et très beau, mais il n'arrive pas au niveau des comédies incroyablement drôles et tellement bien réalisées d'un certain ... Ernst Lubitsch.

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Ci-dessus : Laurence Olivier et Merle Oberon

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Ci-dessus : Laurence Olivier et Merle Oberon

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée, chez Elephant Films

Note : 6,5 / 10

26/11/2013

Les Tontons flingueurs - 1963

Il y a quelques films qui sont cultes, pour nous Français. Et c'est vrai que "les tontons flingueurs" en font partis. Avec la disparition récente de Georges Lautner, on ne peut que penser à son plus grand succès et à son association avec Michel Audiard, qui devaient nous donner ce cinéma d'Audiard qui manque tant à une époque comme la notre. Le casting était admirable, avec en tête Lino Ventura, Bernard Blier, et Francis Blanche. Et on devait revoir beaucoup d'acteurs des "Tontons" dans beaucoup films français de Lautner. On repense à "Des pissenlits par la racine" (1964) ou à "ne nous fâchons pas" (1966). Il était beau le cinéma français de papa. Il avait de la gueule, des couilles, et il ne s'en laissait pas compter. C'était un cinéma d'homme, mais qui voulait dire quelque chose. Hollywood Classic vous propose donc un reportage sur la naissance et le tournage des "Tontons flingueurs", en mémoire de Georges Lautner, grand réalisateur français, disparu récemment.

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Ci-dessus : Lino Ventura & Claude Rich

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Ci-dessus : Jean Lefebvre, Francis Blanche, et Bernard Blier

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Ci-dessus : Sabine Sinjen et Claude Rich


Film disponible en DVD et Bluray zone B.

 



 

Note : 8,5 / 10

25/10/2013

Haute Pègre / Trouble in Paradise - 1932

Qu'est ce que la "Lubitsch touch" ? Voilà peut être à quoi répond "Haute Pègre". En effet, tout le glamour et l'intelligence des plus grands films de Lubitsch sont déjà présents dans ce film. Et c'est la première fois, que les critiques de 1932, utiliseront cette expression, "Lubitsch Touch". Ainsi, on retrouve les scènes avec la porte comme élément central. Mais aussi on trouve un jeu d'apparences et de faux semblants, et des dialogues qui ne sont pas sans rappeler d'autres films plus célèbres du réalisateur. Mais ici Lubitsch ne tombe jamais dans la farce pure, comme par exemple, dans "To be or not to be" (1942). D'ailleurs, il teinte sa comédie d'aspects plutôt mélodramatiques, qui en fait un petit plaisir qui est doublé par la présence de deux grandes stars féminines de l'époque : Kay Francis et Miriam Hopkins qui rivalisent de glamour et de séduction, pour nous donner un érotisme ici très intellectualisé. Ainsi, les scènes de sexe ne sont pas montrées et c'est la porte encore qui joue un grand rôle, et qui fait comprendre aux spectateurs, par un "do not disturb" que l'on accroche. Puis plus tard, Lubitsch élude intelligemment des étreintes physiques trop accentuées, par le jeu d'une scène à l'autre, où on laisse le couple enlacé, puis la scène suivante, où l'on apprend par le maître d'hôtel qu'ils ne veulent pas être dérangés. L'intérêt de cette scène permet aussi de montrer le désarroi de la compagne trompée.

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Vous l'avez compris, on est en face d'un film très intelligent, aux dialogues excellents et aux répliques qui font mouche. L'histoire, au début conventionnel, d'un escroc (Herbert Marshall) qui se lie amoureusement avec une voleuse (Miriam Hopkins) est rendue intéressante par la tension amoureuse qui se lie entre l'escroc et une riche dirigeante d'une maison de parfums (Kay Francis). A cela il faut ajouter les amoureux frileux et éconduits de la belle héritière, en la personne d'Edward Everett Horton et Charlie Ruggles, et vous saurez alors qu'on ne s'ennuie pas devant "Haute Pègre". Je finirai par dire quelques mots, pour souligner l'"Art Deco" de Hans Dreier, et les robes magnifiques de Travis Banton, mais aussi encore une fois pour insister sur la totale maîtrise de l'art de la réalisation de la part de Lubitsch. Le film allait être considéré par la critique comme un des meilleurs films de l'année 1932, Pourtant il n'allait être que modérément apprécié par le public de 1932. Il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne devienne un classique reconnu par tous. A ce titre, on ne peut que très chaleureusement remercier Universal, d'avoir ressorti pour la France cette merveilleuse production Paramount. Pourvu qu'Universal continue ce genre de sortie DVD !

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbert Marshall

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Ci-dessus : Kay Francis, Miriam Hopkins et Herbert Marshall (On remarque ici que la porte est l'élément central. Les deux femmes en tiennent la poignée, comme pour symboliser leur concurrence et leur rivalité. Le désarroi dans les yeux de Miriam Hopkins semble vouloir dire qu'elle reconnaît sa défaite)

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbet Marshall

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Note : 8,5 / 10

18/10/2013

Double Chance / Lucky Partners - 1940

"Double chance" aurait pu être un bon film. En effet, le talent de comédienne de Ginger Rogers est incontestable, surtout dans les comédies, musicales ou non. De plus, son partenaire Ronald Colman, avait plutôt de la classe. On peut ajouter que Jack Carson était également parfait en lourdeau. Enfin, on avait quand même à la composition musicale, un certain Dimitri Tiomkin. Malheureusement, le scénario sonne faux du début à la fin. La mise en place, est trop longue et tourne en longueur pour mener le spectateur à pas grand chose. De gags assez peu amusants, en situations convenues, le spectateur parcourt ce film, sans beaucoup de passions. On finit par être heureux d'avoir atteint la fin, d'une oeuvre peu mémorable, qui dure 99 minutes, mais qui an paraît assurément le double. En résumé, un film assez peu mémorable de Ginger Rogers et de Ronald Colman. Il a manqué un scénariste de talent. On notera malgré tout dans les seconds rôle, Harry Davenport (le juge) qui avait le rôle du docteur Meade dans "Autant en emporte le vent" (1939) et Spring Byington qui jouait dans "la charge de la brigade légère" (1936). Pour le reste, si vous cherchez du grand cinéma, ne tentez pas votre chance avec "double chance".

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Note : 4,5 / 10

29/09/2013

L'emmerdeur - 1973

Aujourd'hui je vous propose de faire un petit tour par une production franco-italienne. Hier soir, j'ai vu "l'emmerdeur" avec Jacques Brel et Lino Ventura. L'histoire de ce tueur à gage littéralement emmerdé par un suicidaire, joué par Jacques Brel est excellente. Le film est inspiré d'une pièce de Francis Veber (le contrat -1971). Francis Veber est donc au scénario et adapte sa propre pièce. La réalisation est d'Edouard Molinaro. Si on ne peut pas qualifier la réalisation de magistrale, elle est néanmoins correcte. Quand à Veber il nous fait profiter d'un procédé scénaristique qu'il usera tout au long de sa carrière, en mettant en scène deux personnages très mal assortis avec par exemple, Pierre Richard-Gérard Depardieu (La Chèvre, Les Fugitifs, Les Compères), Jean Reno-Patrick Bruel (Le Jaguar), Jacques Villeret-Thierry Lhermitte (Le Dîner de cons) ou Gad Elmaleh-Daniel Auteuil (La Doublure).

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Si au début, on ne sait pas bien où veut nous mener le film, les situations impossibles deviennent de plus en plus incroyablement drôles. On passe donc un bon moment devant, la première réussite de Veber dans la comédie. D'autres suivront, avec souvent un grand succès. "L'emmerdeur" est c'est peut être le plus important, reste aussi comme le dernier film de Jacques Brel, qui disparaîtra en 9 octobre 1978 d'un cancer.

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Film disponible en DVD et Bluray

 

Note : 7,5 / 10