Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/02/2017

Magic in the Moonlight - 2014

En ce début d'années, j'ai rattrapé mon retard et j'ai commencé à regarder quelques films de Woody Allen. J'avais déjà vu "Scoop" (2006) et "Café Society" (2016), et là j'ai vu coup sur coup quelques autres oeuvres de ce prodigieux et prolifique cinéaste. Ainsi, j'ai récemment visionné "coups de feux sur Broadway" (1994), mais aussi "escrocs mais pas trop" (2000), "l'homme irrationnel"(2015) et donc "Magic in the Moonlight (2014). Et à la vision de ce dernier film, mon opinion est faite, oui Woody Allen est bien un génie du cinéma. Ses scénarios sont toujours intéressants, les dialogues sont parfaits, et si parfois il manque un grain de folie dans ses films, ils sont toujours magnifiquement filmés et photographiés. "Magic in the Moonlight"ne déroge pas à la règle et la photographie de Darius Khondji est de toute beauté. Ce dernier a d'ailleurs était le photographe de plusieurs autres films de Woody Allen.  d'autres obsessions de Woody Allen sont aussi mises en avant.

 

472220.jpg

Ainsi, son amour du jazz et de la musique classique transperce de la première à la dernière image, et fait de la bande originale une compilation improbable et décalée avec notre temps, mais tellement dans l'esprit de ses films et de son auteur. "Magic in the Moonlight" reprend aussi les thèmes traditionnels de son auteur : la vie, la mort, Dieu, et lui même. Mais ces thèmes sont toujours évoqués de manière légère sans jamais ennuyer le public. J'ai dit que c'était magnifiquement filmé et photographié, mais c'est aussi joué parfaitement par un Colin Firth et une Emma Stone apparemment très inspiré. On peut dire que le couple irradie littéralement l''écran. En résumé, ce spectacle a tout pour plaire et on ne pourrait lui reprocher peut être comme un peu dans tous les films de Woody Allen qu'il m'ait été donné de voir, un manque de folie, qui le rendrait extraordinaire. Néanmoins, Woody Allen reste un incomparable génie, par rapport à la médiocrité artistique et scénaristique générale du cinéma hollywoodien actuel. Il est donc très important de défendre son cinéma, un autre cinéma fait d'ombre et de lumière, mais aussi de poésie et de grâce. Ses racines sont sans aucun doute à chercher dans l'oeuvre d'Ingmar Bergman.

Magic.jpg

magic-moonlight-woody-allen-trailer.jpg

magicin5.jpg

magic-in-the-moonlight-emma-stone-colin-firth2.jpg

MagicMoonlight2.jpg

magic-in-the-moonlight-de-woody-allen_5131244.jpg

Ci-dessus : Emma Stone & Colin Firth

Disponible en DVD & Bluray partout en France en VF & VO sous-titrée (on regrettera la présence d'aucun bonus sur l'édition française).

Note : 7,5 / 10

29/10/2016

Café Society - 2016

Je n'aurai pas la prétention de juger toute l'oeuvre de Woody Allen ou de replacer "Café Society" dans l'ensemble de sa filmographie. Malgré tout, je crois que tout spectateur peut se faire son propre avis sur le film. Tout d'abord de quoi s'agit il ? Le film se situe dans les années 30, et évoque l'arrivée à Hollywood du neveu d'un grand agent de stars, qui va rapidement déchanter de l'ambiance hollywoodienne tout en tombant amoureux de la secrétaire de son patron. Le film avait tout faire pour rêver,  avec tout d'abord une bonne douzaine de personnages représentés par un bon casting dans lequel on peut citer Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell, Blake Lively, Parker Posey, Anna Camp, ou encore Corey Stoll. C'est superbement filmé et photographié. On peut également noter que la bande sonore est la grande star du film, reprenant quelques mélodies de Rodgers & Hart et la musique des années 30 & 40. Malgré tout ça, et ses différentes intrigues, Allen semble se perdre lui même dans sa narration, et la forme parfaite de son film finit par petit à petit à faire sombrer le fond. Car rien ne semble avoir réellement d'importance. Pire rien ne semble vraiment atteindre les personnages. Les différents évènements semblent glisser sur les personnages, comme sur le scénario. Je peux être un grand adepte de "l'underplaying", mais il y a des limites. Pourtant, il y avait vraiment matière à faire quelque chose de très grand. Or ici ce n'est pas le cas. Enfin, on ne peut se référer à Fred Astaire, Ginger Rogers, et Rodgers & Hart, sans avoir un souci du détail et de l'époque de tout les instants. Il est tout de même difficile de faire revivre les mythes. Et Allen, malgré la forme parfaite de son film, semble parfois se résoudre à tomber malheureusement dans une déconcertante facilité scénaristique. Malgré tout, "Café Society" reste un film très plaisant, bien filmé, bien photographié, possédant des personnages intéressants, et avec une superbe bande originale d'époque. On aurait aimé que ce soit un chef-d'oeuvre et que les sentiments soient un peu plus présents. Ce n'est malheureusement pas le cas. Et on sort de la séance heureux, mais en se disant "So What ?" "Et alors quoi ?"

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,jesse eisenberg,kristen stewart,steve carell,blake lively,parker posey,corey stoll,ken stott,anna camp,woody allen

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,jesse eisenberg,kristen stewart,steve carell,blake lively,parker posey,corey stoll,ken stott,anna camp,woody allen

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,jesse eisenberg,kristen stewart,steve carell,blake lively,parker posey,corey stoll,ken stott,anna camp,woody allen

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,jesse eisenberg,kristen stewart,steve carell,blake lively,parker posey,corey stoll,ken stott,anna camp,woody allen

 

Bande-annonce :

Note : 7 / 10

25/06/2016

Sabrina - 1954

"Sabrina" reste comme sans aucun doute un des plus beaux films d'Audrey Hepburn, si ce n'est le plus beau. En effet, il est un hymne intégral à la beauté de l'actrice, mais aussi à Paris et à la culture française, aujourd'hui en passe de disparaître. Le réalisateur, Billy Wilder, baigne le film dans une atmosphère permanente de glamour, de chic, et de sophistication, lien entre l'Amérique des années 50 et la France de cette époque. Paris y est mentionné à de nombreuses reprises comme la ville de l'amour, faisant de la capitale française la destination privilégiée des touristes américains amoureux. Aujourd'hui, la ville ayant tellement changée, sous les coups répétés de l'immigration et de la mondialisation, il est rare de trouver encore des quartiers ayant gardés leur âme si typiquement française. Le film en devient alors aujourd'hui un énorme cliché à lui tout seul, sur Paris, sur le businessman (Humphrey Bogart) trop occupé par son travail pour s'occuper de sa vie amoureuse, mais régentant celle de son frère (William Holden) trop inactif pour trouver du temps pour travailler. Pourtant comme dans Casablanca, le charme opère et cette succession de clichés, font de Sabrina un chef-d'oeuvre absolu et intemporel du cinéma. "Sabrina" avec son histoire en forme de conte pour enfants, berce le spectateur, et lui rappelle un temps où Paris était encore Paris, une ville où il faisait bon vivre. Cet esprit de chic français est rendu dans le film d'abord, par les toilettes et robes portées par Audrey Hepburn, qui sont celles de Givenchy, mais aussi par la chanson d'Edith Piaf, "la vie en rose" qui parcourt le film, avec en plus le tube "isn't it Romantic ?" de Rodgers & Harts. Hommage à la perfection de la mode et au bon goût français, "Sabrina" reste une immortelle fable sur l'amour et sur un Paris rêvé, magnifique et glamour, à l'esprit malheureusement à jamais disparu, définitivement assassiné un 13 novembre au nom de la tolérance. On notera que "Sabrina" fera d'Audrey Hepburn, l'égérie de Givenchy pendant de très nombreuses années.

uv_ASS8f6pp_Cb_Ce_HUMAQd1_Iy_Rxb_U.jpg

Holden-Hepburn-Sabrina.jpg

Ci-dessus : Audrey Hepburn & William Holden

1.JPG

Ci-dessus : Humphrey Bogart & Audrey Hepburn

35dde3a7f8180dbd9ea1470e3a1ee83c.jpg

Ci-dessus : Audrey Hepburn & William Holden

Audrey-Hepburns-style-in-Sabrina-4.png

sabrina-1954-03-g.jpg

tumblr_n5l78tVvya1qbilh4o1_1280.jpg

Extrait :

 Disponible en DVD & Bluray en VF et VO sous-titrée sur Amazon, Fnac, etc

Note : 9 / 10

11/11/2015

La main gauche du Seigneur / The left hand of God - 1955

"La main gauche du Seigneur" est sorti chez Rimini Editions, et c'est très bien. Tout d'abord, parce que Rimini fait généralement du très bon travail, et nous sort ici, un master quasiment parfait, presque immaculé d'un film totalement inédit en Bluray et en DVD en France. Enfin, le film d'Edward Dmytryk, si il n'est pas le meilleur de Bogart est plutôt bon. De plus, on retrouve au casting, la belle Gene Tierney, qui a pris quand même, il est vrai,  plus de 10 ans de plus par rapport au "Laura" (1944) d'Otto Preminger . Enfin, on sait aujourd'hui, que l'échec du mariage de Gene Tierney avec Oleg Cassini, la naissance d'une fille Daria attardée, et devenue aveugle vont d'année en année, dégrader la santé mentale de l'artiste, qui devra se faire interner, et subir de nombreux électrochocs. "La main gauche du Seigneur" reste donc le dernier film de Gene Tierney avant sa longue traversée du désert qui l'entrainera à un retour en 1962 au cinéma, dans "Tempête à Washington", grâce encore une fois à Otto Preminger. Malheureusement, les belles années du cinéma américain et sa beauté, seront passées, et Gene Tierney ne tournera plus que 3 films et finira sa carrière cinématographique en 1964. Bogart a quant à lui 55 ans, il a une longue carrière derrière lui, commencée en 1930. Et malgré son âge, il reste un monstre du cinéma et donne encore ici une très belle interprétation, procurant une vie et une âme à son rôle. Seul, le personnage joué par Lee J. Cobb, laisse sceptique. En effet, l'acteur joue ici un seigneur de guerre chinois, et on y croit assez peu. On sait qu'il y avait une manie pas toujours très heureuse d'Hollywood de faire jouer des personnages asiatiques, par des blancs et ce n'était pas toujours très heureux. Ici, Lee J Cobb, s'en tire plutôt bien, vu que le scénario ne lui laisse pas grand chose pour développer autre chose que le côté sombre de son personnage. Mais il faut bien avouer qu'il n'est pas toujours très crédible. En dehors d'Agnes Moorehead, que l'on se rappelle d'avoir déjà vu avec Bogart dans "les passagers de la nuit" (1947), et d'E G Marshall qui donnent du corps au film, l'autre star du film c'est aussi la musique de Victor Young, qui nous offre un beau thème principal, qui a laissé une trace dans ma mémoire cinéphilique. Au vu de la qualité de l'oeuvre, du master et des bonus, la seule chose que l'on peut regretter, c'est bien le faible nombre de sorties de Rimini Editions, en cinéma classique, en particulier dans les classiques américains. Nul doute que cet éditeur pourrait sortir de son relatif anonymat, si il se donnait les moyens d'une vraie politique commerciale autour du film classique. Elephant Films & Sidonis y sont arrivés, alors pourquoi ne pas prévoir rapidement d'autres sorties ?

la-main-gauche-du-seigneur-70666.jpg

b416a126327fc8e2a61b9df4a7ebf891.jpg.png

Ci-dessus : Gene Tierney & Humphrey Bogart

main-gauche-du-seigneur-02-g.jpg

143556753569.jpg

Ci-dessus : Agnes Moorehead & Humphrey Bogart

8cf3187aa39db09d3e60d13b97a15799.jpg

Ci-dessus : Edward Dmytryk & Bogart

1.jpg

Ci-dessus : Gene Tierney & (Edward Dmytryk ?)

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Film disponible en Bluray & DVD chez Rimini Editions en VF et VO sous-titrée

Note : 7 / 10

03/10/2015

L'homme tranquille / The quiet man - 1952

A Hollywood, comme souvent dans le monde des affaires, c'est ce que vous venez juste de faire, qui compte. Il en va ainsi pour "l'homme tranquille" de John Ford, qui peina à trouver un studio pour le financer. En 1936, John Ford avait pourtant acquis les droits de la nouvelle de Maurice Walsh. Et chaque année, il pensait bien pouvoir trouver un studio pour enfin tourner ce film. Ford d'origine irlandaise, voulait absolument faire ce film intimiste, et disait : "C’est ma première tentative d’histoire d’amour. Je voulais tourner une histoire d’amour entre adultes." Malheureusement, après avoir fait le tour des studios,  la Metro-Goldwyn-Mayer, la 20th Century Fox ou la RKO, il se vit refuser cette histoire que les producteurs qualifiaient "d’idiotie irlandaise romantique et sans intérêt commercial". La RKO se laisse malgré tout tenter, mais à condition que Ford réalise deux films pour leur studio. Ainsi, en 1947, réalise pour la RKO, "Dieu est mort" (1947), qui est un terrible échec commercial pour le studio. La RKO ne souhaite donc pas que Ford tourne un deuxième film, et ne veut plus entendre parler de "l'homme tranquille". Finalement,  Maureen O'Hara se désespère, et racontera plus tard : "« Chaque année, nous nous réservions l’été libre et chaque année il n’y avait toujours pas l’argent et nous ne pouvions pas faire le film. Le scénario avait été proposé à la Fox, à la RKO et à la Warner Bros, et tous les studios trouvaient qu’il ne s’agissait que d’une idiote et stupide petite histoire irlandaise. « Cela ne fera pas un sou, cela ne peut être réussi », disaient-ils. Et les années passaient… John Wayne et moi sommes allés au studio et avons dit : "M. Ford, si vous ne vous dépêchez pas, c’est moi qui jouerai le rôle de la veuve et Duke celui du personnage de Victor McLaglen parce qu’il sera trop vieux ! " Finalement, c'est John Wayne qui devait débloquer la situation, avec le studio sous lequel il était sous contrat : Republic Pictures. Le studio s'entend avec Ford, pour que ce dernier réalise un western, et après Republic Pictures, financera, "l'homme tranquille". Et il en fut ainsi. Ford tourna en 32 jours, "Rio Grande", très beau western avec Maureen O'Hara & John Wayne, et qui devait être un succès commercial immédiat, et permettre de donner à "l'homme tranquille", une existence.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

"L'homme tranquille", c'est le retour de Ford à la couleur. Et il se plaît à filmer cette Irlande, verte et humide. La photographie de Winton C. Hoch est souvent superbe. Et on ne peut regarder ce film sans se dire que Ford se voit en John Wayne et qu'il est réellement, très amoureux de la jeune Maureen O'Hara. Le film est une chronique simple de la vie irlandaise, et d'une Irlande de carte postale. Mais il n'en reste pas moins un hommage à la simplicité d'un temps, qui ne connaissait, ni internet, ni les réseaux sociaux, ni le train à grande vitesse, mais qui pourtant vivait sa vie simple entre whisky, bière, amour et bagarres. Aujourd'hui découvrir, "l'homme tranquille" est un parcours du combattant. L'édition zone 2 DVD, est en dessous de tous les standards de notre époque en terme de qualité d'image. Et une projection du film en grand écran, se résume souvent à deviner ce que pouvait bien être le film au moment de sa sortie. Et malheureusement, aucun éditeur ne semble vouloir sortir le film en rachetant les droits de ce chef-d'oeuvre de Ford. En France, Ford finit trop souvent dans les derniers bacs de soldes, si ce n'est comme avec la présente édition DVD zone 2 vieille de 15 ans, à la poubelle. Et c'est bien dommage pour un film, aux récompenses multiples : Oscar du meilleur réalisateur et Oscar de la meilleure photographie, grand prix du film international de Venise. Une édition Bluray française, n'est pas seulement nécessaire, elle est indispensable, au regard de la qualité de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire du cinéma. Ne doit on donner au public français avide de haute définition que des films d'horreur de 3ème zone ? Pour ma part, fâché, contre la politique commerciale de nos chers éditeurs, j'ai décidé de restreindre au maximum, mes achats de films pour le mois d'octobre. 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

Ci-dessus : John Wayne & Maureen O'Hara

 

Extrait de la musique de "The quiet man" :

Film disponible en DVD à un prix prohibitif sur Amazon France, avec une qualité d'image très mauvaise.

Note du film : 8,5 / 10

Note de l'édition du DVD français : 2 / 10

06/09/2015

La valse des pantins / The King of Comedy - 1983

"La valse des pantins" est le cinquième des huit films qui réuniront le duo Martin Scorsese / Robert De Niro. Le film a un ton très particulier, parce que ce n'est pas vraiment une comédie, et ce n'est pas vraiment un drame. C'est par contre assurément une histoire intéressante, qui nous raconte, l'ascension d'un raté du showbiz, Rupert Pupkin (Robert De Niro). Celui-ci attend tous les soirs, le présentateur d'un célèbre show télévisé (Jerry Lewis), et rêve de le rencontrer et de lui adresser la parole. Et un soir, l'impossible lui arrive. Sur ce scénario Scorsese s'amuse à nous montrer Rupert Pupkin entrainer son entourage, dans son obsession presque folle. On sourit beaucoup devant Rupert qui agace et fatigue tous les membres de son entourage par son impossible optimisme et son égocentrisme exacerbé. Mais l'homme fait aussi pitié, sans situation, obsédé par l'animateur et son show, il ne cherche pas d'autre travail et vit toujours fauché chez sa mère. La médiocrité du personnage prête à sourire, autant qu'elle interpelle. Et finalement, on se sent proche de Rupert qui cherche à tout prix la notoriété, le succès et l'argent. On le voit attendre de longues minutes, un improbable entretien avec son idole, une place, un travail avec celui qu'il vénère. Malgré le ton décalé, on arrive à s'attacher à Rupert et à sa médiocrité. Car il n'est pas sans talent, il n'en a tout simplement pas assez. Le film est une critique de la société américaine des médias et aussi une ode aux médiocres et aux moyens, obsédés par une idée. Il fait parfois penser à "Network" (1976) de Sidney Lumet avec William Holden et Faye Dunaway, mais s'éloigne de la fin tragique de ce dernier.  Le trait de génie de Scorsese, est aussi de nous donner des scènes où Rupert se voit discutant de sa carrière avec son idole. C'est très drôle, parce qu'on se doute après un moment que ce n'est pas possible. Bref ! J'arrête là pour ne pas vous révéler trop la trame du film. Vous l'avez compris, "La valse des pantins" est un film pas comme les autres, mais qui vous fera sourire et sans nulle doute, vous interroger.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

Ci-dessus : Robert De Niro et à droite Jerry Lewis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

Ci-dessus : Robert De Niro

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

 Ci-dessus : Robert De Niro & Diahnne Abbott

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

Ci-dessus : Jerry Lewis & Robert De Niro

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,robert de niro,jerry lewis,diahnne abbott,sandra bernhard,shelley hack,ed herlihy,martin scorsese

Ci-dessus : Sandra Bernhard

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10