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17/08/2014

Les compagnes de la nuit - 1953

"Les compagnes de la nuit" est un film français, noir & blanc de Ralph Habib. Ralph Habib n'a pas une immense filmographie, mais elle mérite d'être redécouverte. Avant "les compagnes de la nuit", il avait tourné aussi avec Françoise Arnoul en 1952, 'la Forêt de l'adieu". Ici, "les compagnes de la nuit" nous décrit l'univers de la prostitution dans la France des années 50. Comme le prévient le carton, avant le début du film, le réalisateur et le scénariste, Jacques Constant, ne tombent jamais dans une sentimentalité exacerbée comme dans certains grands films hollywoodiens, comme "la valse dans l'ombre" (1940), que j'aime beaucoup. Là, n'est pas la force des "compagnes de la nuit". Ici, la force du film, c'est le réalisme de l'histoire de ces femmes aux vies brisées, et à la sexualité exploitée. Le casting est très bon. On retrouve Raymond Pellegrin en souteneur, Françoise Arnoul en fille mère, qui se prostitue consciente de ce qu'elle fait et qui le fait pour subvenir aux besoins de son jeune enfant. On retrouve aussi dans les seconds rôles, Noël Roquevert, éternel second rôle du cinéma français de cette période, mais aussi Louis de Funes, qui fait de la figuration, ou encore Nicole Maurey, et Marthe Mercadier. On pourra reprocher le peu de charisme du héros, joué par Pierre Cressoy, massif, mais assez transparent.

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Le scénario est bon. Les dialogues font souvent mouches. On ne s'ennuie pas. La réalisation n'est pas extraordinaire, mais tout à fait correct, et laisse entrevoir, un sein, là une jambe, ou encore une Françoise Arnoul qui met ses bas : des images qui auraient été censurées dans le cinéma américain de cette époque. Au départ, on peut s'interroger sur le peu d'expression de l'héroïne jouée par Françoise Arnoul. Mais il est vrai que sa situation dans le film devait lui enlever tout sentiment. Elle devenait ainsi en tant que prostituée, comme étrangère à elle même. Ralph Habib ne révolutionne donc pas le cinéma, mais nous donne ici, un film sérieux, qui fait frémir, et nous fait prendre fait et cause pour ces filles exploitées pour l'argent. La présence de Marthe Mercadier, au destin incertain, nous rappelle aussi au souvenir de cette immense actrice, devenue indigente, atteinte d'Alzheimer et menacée jusqu'à dernièrement d'expulsion avec sa fille. On se souviendra que dans cette situation désespérée, des inutiles pauvres cloches, comme Jean-Pierre Castaldi, continuèrent de tirer sur l'ambulance et de reprocher à la pauvre femme d'être finalement devenue ce qu'elle est. Le monde du spectacle n'est pas un monde très sympathique. Mais ça on le savait déjà.

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Ci-dessus : Noël Roquevert

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Ci-dessus : Nicole Maurey

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Ci-dessus : Françoise Arnoul

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Ci-dessus : Raymond Pellegrin et Pierre Cressoy

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Disponible en DVD Zone 2 chez René Chateau

Note : 6,5 / 10

16/08/2014

Interview de Mr Bertrand Tavernier

Une interview très intéressante de Mr Bertrand Tavernier qui évoque sa passion du cinéma et sa volonté de sortir un livre sur 100 ans de cinéma américain. On attend la sortie d'un tel livre avec impatience !

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Noé / Noah - 2014

Etrange film que ce "Noé" de Darren Aronofsky. Ce dernier est responsable de la réalisation, mais aussi du scénario. Or, le film nous propose un récit étrange, voir très souvent anachronique tout en mélengeant le récit biblique de la Genèse. Si le film intrigue, il finit par ennuyer, et on se demande bien, si il était réellement nécessaire de nous pondre un tel récit fantasitco-apocalyptique, à la sauce Transformers, pour décrire la légende de Noé. Ainsi, les anges déchus sont représentés par des statues de pierre qui se meuvent et qui sont capables de combattre, un peu comme des "Transformers". Le méchant roi, a quant à lui, un lance fusée ! Vous voyez le genre ... Ceci dit, la photographie est plutôt pas mal, et la précision des images est quand même intéressante pour tester son Home-cinéma. On pourrait presque s'amuser à compter les poils de la barre de Noé, tellement les images sont précises, et le scénario peu intéressant.

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Ceci dit, il y a quand même de très bons acteurs : Russel Crowe, Jennifer Connelly très touchante, Anthony Hopkins très bon comme à son habitude. Le méchant est attirant comme il se doit, et il faut noter l'excellente prestation de Ray Winstone, dans son rôle de roi qui part à la conquête de l'arche. Quant aux fils de Noé, ils sont assez inexistants, écrasés qu'ils sont, par l'autorité du patriarche. Le film ne refuse pas la réflexion métaphysique, sur le devenir de l'Homme et de la Nature. Mais franchement, après la vision de plus de 2H15, d'un gloubiboulga plus ou moins informe et indigeste, la seule question qui reste, c'est : mais qui souhaiterait voir ce film une deuxième fois ? Pas moi en tous les cas. L'arche a trop pris l'eau, pour rester insubmersible aux critiques et aux années. Alors c'est vrai que "Noé" n'est pas un film à jeter par dessus bord, mais très sûrement à laisser en fond de cale pendant un long moment.

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Ci-dessus : Russel Crowe dans "Noé"

Note : 5 / 10

13/08/2014

Au revoir Lauren Bacall & Robin William !

Lauren Bacall nous a quitté à 89 ans, un jour après le suicide de Robin Williams. Le cinéma hollywoodien est en deuil depuis 2 jours. On se souvient tous d'un film de Lauren Bacall. Moi je me souviens de son couple à l'écran avec Humphrey Bogart, "du port de l'angoisse" (1944), "du grand sommeil" (1945), "des passagers de la nuit" (1946), mais aussi et surtout de "Key Largo" (1948), chef-d'oeuvre ultime du film noir.  Mais elle était aussi étincelante dans d'autres rôles avec d'autres grands acteurs, comme dans "la femme aux chimères" avec Kirk Douglas ou dans "le roi du tabac" (1950) avec Gary Cooper. J'ai un peu des larmes dans les yeux en écrivant ces lignes, car c'est quand même une légende du cinéma qui s'en est allé et l'héroïne de très nombreux films qui ont marqué profondément ma mémoire de cinéphile. Mais ce qui me rassure c'est que sur terre ou au Paradis, le seul langage qui dure, c'est bien celui de la beauté classique et indémodable du grand cinéma. Lauren Bacall en était une des étoiles. Elle brille pour nous maintenant au plus haut des cieux, à jamais dans nos coeurs et dans nos mémoires.

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Hommage en vidéo :

 

12/08/2014

Le Justicier de l'Ouest / The Gun hawk - 1964

On peut bien se demander, quelle mouche a piqué la Warner, pour nous sortir cet horrible "Justicier de l'Ouest", un des derniers de Rory Calhoun avec Rod Cameron. Et c'est bien triste de voir ces 2 légendes du western se fourvoyaient dans un bien mauvais film. Tout d'abord il faut bien dire qu'Edward Ludwig n'était pas le plus à même de nous réaliser un chef-d'oeuvre. Car Ludwig est bien ce que Bertrand Tavernier, appellerait un tâcheron. Et lorsqu'on voit "le justicier de l'Ouest" on se demande vraiment quelle a été sa responsabilité sur "le réveil de la sorcière rouge" (1948) avec John Wayne. Car dans "le justicier de l'Ouest", tout est petit, désagréable. Les décors sont clairement en carton-pâte et nous renvoient à un rapport à l'image d'un un film noir & blanc, des années 30, alors qu'on est dans un film en couleur de 1964. Les scènes du saloon sont ainsi particulièrement hideuses. On est à des années lumières du vaste champ d'un Michael Curtiz dans "la caravane héroique" (1940). Mais le western, c'est aussi les grands espaces, et là Ludwig nous fait l'affront de tourner des scènes minuscules, dont la plupart semblent avoir été tournées en studio. Le village semble une carte postale, tant est si bien qu'un des protagonistes, dit : "un crachat suffirait à l'inonder.

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Mais le massacre ne s'arrête pas là ! La musique de Jimmie Haskell est la pire peut être jamais entendue. Elle est jouée à la guitare électrique avec un bruit lancinant de métronome qui fait passer chaque seconde du film, comme le pire moment de votre vie. Ensuite, il reste le scénario, presque totalement inepte. Et sinon effectivement Rory Calhoun, Rod Cameron, Ruta Lee, et Rod Lauren, qui essayent de sauver ce qui peut l'être, le réalisateur ayant depuis longtemps décliné toute responsabilité. Un conseil : courrez et fuyez le plus loin possible de ce film pathétique. Triste fin de carrière pour Rory Calhoun et Rod Cameron.

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Note : 3 / 10

11/08/2014

Cadeau Gagné !

On savait que sur DVDClassik il y avait des experts. Mais alors là, je suis réellement bluffé. Donc notre lecteur Antoine R, gagne le cadeau Sidonis du mois d'août :"crépuscule sanglant". Bravo Antoine pour ta connaissance impressionnante et ton coup d'oeil. Donc le jeu est fini pour cette semaine.

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10/08/2014

Reprise des jeux du mois d'août !

Avec un peu de retard, c'est parti pour la reprise des jeux du mois d'août. Il y a un DVD Sidonis (un western - "Crépuscule sanglant)" à gagner pour le premier lecteur qui découvre l'énigme.

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Le lien vers le jeu :

http://hollywoodclassic.hautetfort.com/les-jeux-du-mois-d-aout-oui-c-est-ici.html

Envoyez moi vous réponses en passant par la rubrique "contact" ou par les commentaires mais là vous risquez d'être battu sur le fil par un petit malin :

http://hollywoodclassic.hautetfort.com/apps/contact/index.php

 

A vous de jouer !

09/08/2014

Mon homme Godfrey / My Man Godfrey - 1936

"Mon homme Godfrey" est des fleurons de la comédie américaine des années 30. Gregory La Cava est à la réalisation est comme plus tard dans d'autres de ses films, il va ajouter une satyre sociale à sa comédie. Ainsi, Greogry La Cava, ancien dessinateur de bande-dessinées de profession, donnera une seconde carrière à Ginger Rogers, avec une série de comédie : "Pension d'artistes" (1937), "la fille de la cinquième avenue" (1939) et "Primrose Path" (1940). Il tournera ensuite plusieurs comédie romantique avec Irene Dunne : "Unfinished business" (1941) et "Lady In a Jam" (1942). Ces méthodes de travail lui attireront l'aversion des studios. On peut aussi penser que ses sympathies communistes ou socialistes supposées lui fermèrent bien des portes. En attendant, avec "Mon homme Godfrey", La Cava nous offre une superbe comédie emmenées par une palette d'acteurs à leur meilleur niveaux. Ainsi, on retrouve, William Powell, Carole Lombard, Alice Brady, Eugene Pallette, et Gail Patrick dans les rôles principaux. Le début est tout à fait surprenant car on retrouve notre héros, William Powell, dans une décharge public, au bord du fleuve. Cet endroit sert de refuge aux oubliés de la société américaine et on sent bien que ce sont bien les victimes de la crise de 1929, que La Cava nous montre à l'écran. Cette entrée nous interpelle d'autant plus que le film a commencé avec un titre, dont les noms des artistes et de l'équipe technique s'illuminaient sur des panneaux lumineux. L'arrivée vers cette décharge ressemble donc à une descente aux Enfers. Cela est encore accentué par le fait qu'on a tellement eu l'habitude de voir Wiilliam Powell, dans des rôles de mondain, qu'il semble totalement impossible de le voir ainsi comme un clochard.

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Evidemment, on ne peut passer sous silence que William Powell et Carole Lombard s'étaient mariés pour de vrai en 1931. Cela n'ajoute qu'une intensité supplémentaire à leur couple à l'écran, qu'elle devait qualifier elle même, de totalement incompatible à la ville et finir par un divorce en 1933. Carole Lombard avait déjà un bon nombre de comédies romantiques à son actif en 1936. On peu citer en particulier, "train de luxe" (1934) de Howard Hawks avec John Barrymore, ou encore "Man of the World" avec là encore William Powell en 1931. On sait qu'elle disparaîtra prématurément dans un accident d'avion le 16 janvier 1942. William Powell est connu pour la série des "introuvables" avec Mirna Loy. Alice Brady était une formidable actrice de second rôle, et Eugene Pallette est restée immortellement connu pour son rôle de frère Tuck dans "les aventures de Robin des Bois" (1938). Mais d'autres seconds rôles sont très sympathiques, comme Jean Dixon, en femme de chambre blasée, ou encore Gail Patrick en jeune snobe un peu perverse.

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Ci-dessus : William Powell (assis)

Notre héros Godfrey va donc tenter de retrouver un peu de dignité en devenant l'attraction d'une course aux objets, puis le majordome de la plus excentrique famille de New-York. Le film trouvera d'ailleurs un dénouement inattendu. "Mon homme Godfrey" est sans aucun doute le meilleur film de La Cava. Il surprend encore aujourd'hui par son ton et ses dialogues relevés et reste un petit bijou de comédie, dont l'évolution programmée des caractères de chaque personnage est peut être la plus profonde réalisation de ce film, de multiples fois nominés aux Oscars. On notera que cette histoire fera l'objet d'un remake en 1957 avec David Niven et June Allyson dans les rôles titres.

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : Carole Lombard et William Powell

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Ci-dessus : William Powell, Ci-dessus : Carole Lombard et Jean Dixon

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Ci-dessus : Eugene Paillette et William Powell

Disponible dans plusieurs éditions DVD zone 2, dont la meilleure en France semble être celle éditée par Wildside

Note : 8 / 10

08/08/2014

Les Pièges de la passion / Love Me or Leave Me - 1955

"Les Pièges de la passion" présent sur le coffret consacré à Doris Day est une très belle surprise, qui nous permet de réévaluer le talent de Doris Day. Si son jeu de comédienne n'est pas extraordinaire, c'est sans aucun doute, une formidable chanteuse et une très belle femme. Le film est tenu par le duo Doris Day / James Cagney, agrémenté d'un Cameron Mitchell, qui trouve là un de ses plus grands rôles. James Cagney est ici particulièrement inquiétant, en gangster, qui tient une laverie, qui lui sert à raqueter les restaurants de son quartier, en leur proposant plus de nappes propres, qu'ils ne peuvent en consommer ! La personnalité trouble de Cagney ne va pas s'arrêter là, car sous des airs mielleux, il fera tout pour que sa proie (Doris Day) tombe dans ses filets. L'affiche ci-dessous représente d'ailleurs assez bien l'esprit du film, d'une femme pourchassée par un homme que l'on qualifierait aujourd'hui de "pervers narcissique".  "Les pièges de la passion" s'inspire librement de la vie de la chanteuse, Ruth Etting, qui était célèbre dans les années 20, et qui devait d'ailleurs tourner quelques films pour Hollywood. Le film propose d'ailleurs en bonus quelques court-métrages où apparaît Ruth Etting.

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Au delà de l'intrigue, le film est un véritable tour de chant à la gloire de Doris Day, et encore une fois, on mesure son immense talent de chanteuse. Le film est en cinémascope et en couleurs. On retient une réalisation sérieuse de Charles Vidor. On trouve sur Wikipédia une longue description de la carrière de ce réalisateur qui reste célèbre pour les cinéphiles comme réalisateur de "Gilda" (1948). Pour les amateurs de ragots, on retiendra qu'il devait mourir sur le tournage de son dernier film : "le bal des adieux" (1960), sur lequel il fut remplacé par George Cukor. Dirk Bogarde raconte que son cercueil étant trop petit, on dut lui scier les pieds et le rapatrier ainsi aux USA. Pour revenir à notre film, "le pièges de la passion", on ne peut pas lui reprocher, sinon peut être un format cinémascope qui ne sied que moyennement à une comédie musicale très intéressante, mais peut être un poil trop académique. D'un autre côté, le sujet ne prête pas réellement à la folle exubérance des autres comédies de la MGM. Mais la MGM avait déjà produit des films un peu plus vivant, en particulier avec Gene Kelly en acteur.. On peut rapprocher ce film, d'un autre film mais cette fois-ci produit par la Warner Bros, "Pour elle un seul homme" (1957) avec Ann Blyth également dans le rôle d'une chanteuse, et Paul Newman dans le rôle de l'impresario. Concernant "les pièges de la passion", le film devait être très rentable et rapporter 595,000 $ et être le huitième plus gros succès de l'année.

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Ci-dessus : James Cagney et Doris Day

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Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

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Extrait :

 Film disponible en DVD zone 2 dans le coffret consacré à Doris Day (VF et VO sous-titrée), chez Warner sur Amazon.fr à 11,89 € (autant dire cadeau, vu qu'il y a 4 autres films).

Note : 7,5 / 10

03/08/2014

Heureux mortels / This happy Breed - 1944

"Heureux mortels" nous raconte la vie d'une famille anglaise entre 1919 et 1939. Le film est digne d'intérêt de par son aspect social mais aussi parce qu'il est réellement attaché à la réalité d'une époque. C'est le film des premières fois pour Lean : première œuvre en tant que réalisateur crédité seul au générique, premier d’une série de trois adaptations de pièces de Noël Coward, première production de sa société Cineguild, premiière réussite indiscutable de sa carrière (c’est le film anglais qui rapporta le plus d’argent en 1944) et c'est son premier film en Technicolor. Dans "Heureux Mortels" l'actualité est support de l'histoire, et constitutive de la vie de la famille, qui se rend au défilé de la victoire en 1919, ou qui est marquée par les grandes grèves et les idées communistes qui traversent l'Angleterre des années 20. Mais, on revient toujours à un univers familial, centré sur la maison et sur une famille classique qui semble être le meilleur rempart à la folie des hommes."Heureux mortels" est un film qui consacre à l'infini, la famille, ses valeurs, sa joie et ses drames. C'est en cela qu'il est encore touchant aujourd'hui, au delà de son étude sociale de 20 ans de vie anglaise.

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On se surprend donc à suivre avec intérêt cette tranche de vie, et la moralité de cette histoire est bien que tout passe et tout s'en va. Et la famille ne protège pas des drames de la vie, mais reste l'ultime refuge des Hommes. On sait que c'est David Lean, qui choisit l'acteur comique Robert Newton, pour le rôle du père de famille. Newton s'en sort bien et campe parfaitement le rôle. Celia Johnson détestait son rôle, elle est pourtant parfaite en mère courage, qui se sacrifie au bien être familial et recevra un prix pour son interprétation. On peut retenir aussi l'interprétation de Amy Veness, en belle mère acariâtre ou John Mills en marin de sa majesté. Certains me diront que cela reste du mélodrame de cuisine, ou de canapé. Je crois que ce serait n'avoir rien compris de ce film, profondément humain, et qui est bien plus qu'un simple film destiné à glorifier la nation anglaise dans ce qu'elle a de plus intime. "Heureux mortels" est comme son titre l'indique, un film humain, destiné à une Humanité, qui rit, espère, souffre, pleure, et tout ceci, malgré les drames de la vie et du monde. En cela, ce film mérite d'être vu et revu, car il est une partie de nous, et à quelques chose près : la meilleure.

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Ci-dessus : Robert Newton, Celia Johnson,

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Disponible en DVD zone 2 sous-titrée en français dans le coffret David Lean édité par Carlotta

Note : 8 / 10

02/08/2014

Histoire d'un amour / Back Street - 1932

"Histoire d'un amour" est sans doute le meilleur film du réalisateur John M Stahl. En effet, ce dernier n'a pas réellement brillé sinon dans les mélodrames. Et cela tombe bien vu que "Back Street" ou en Français "histoire d'un amour" est un mélodame avec dans les rôles princiaux Irene Dunne et John Boles. John M Stahl, est né Jacob Morris Strelitsky à Bakou (Azerbaïdjan). Quand il était enfant, sa famille déménage à New York aux États-Unis. À New York, il a commencé à travailler dans la croissance de l'industrie cinématographique de la ville à un jeune âge et réalise son premier court-métrage muet en 1914. Au début des années 1920, Stahl a signé avec Louis B. Mayer Pictures à Hollywood et en 1924 faisait partie de l'équipe qui est devenue Mayer MGM Studios. En 1927, John Stahl était l'un des trente-six membres fondateurs de l'Academy of Motion Pictures Arts and Sciences. Avec la transition de l'industrie au parlant et longs métrages, John Stahl arrive à se . De 1927 à 1930 Stahl était un dirigeant du studio indépendant Tiffany Pictures, et en fait renommer l'entreprise en  "Tiffany-Stahl Productions". Mais ce studio disparaîtra en 1932, des suites de la grande dépression. Pour Universal Pictures, il a dirigé "Imitation of Life" qui a été nominé pour un Academy Award du meilleur film. L'année suivante, il a dirigé "le secret magnifique", mettant en vedette encore une fois Irene Dunne et Robert Taylor. John Stahl a continué à produire de grandes productions ainsi que des courts métrages jusqu'à l'heure de sa mort. Son oeuvre mériterait d'être redécouverte, car on y trouve des films mélodramatiques formidables comme "Péché mortel" (1945) avec Gene Tierney, ressorti récemment aux USA en Bluray, mais dont le public français et européen espère toujours une nouvelle édition. On peut également citer "les clés du royaume" (1944) avec Gregory Peck. Stahl est mort à Hollywood en 1950 d'une crise cardiaque, à l'âge de 63 ans. Son travail dans le mélodrame devait inspirer plusieurs réalisateurs (Douglas Sirk, Robert Stevenson) qui devaient lancer plusieurs remakes des plus grands mélodrames de John M Stahl, comme "images de la vie" (1934), ou "le secret magnifique" (1935), tous les deux adaptés de nouveau par Douglas Sirk.

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"Histoire d'un amour", est quant à lui un très beau mélodrame qui raconte comment on peut rater une vie par un détail ou un malentendu. Le film est littéralement porté par Irene Dunne qui donne ici une superbe composition de maitresse d'un homme d'affaire tendre, mais qui refuse de divorcer ou de lui donner un enfant. Le film est le film d'une époque. En effet, aujourd'hui aucune femme n'accepterait d'attendre un homme ainsi toute sa vie. Il n'en reste pas moins que le film explore cette possibilité, jusqu'à un final déchirant. On ne peut alors s'empêcher de pleurer à chaudes larmes et applaudir une fin aussi émouvante. La réalisation de John M Stahl est un peu datée, mais le film est assez fascinant de par son nihilisme et son absolutisme amoureux, assez impressionnant."Histoire d'un amour" est donc une belle réussite et on doit remercier Universal de nous avoir ressorti ce joli film de l'oubli. Ce serait d'ailleurs bien que les éditeurs ressortent d'autres mélodrames de John M Stahl. En attendant, "histoire d'un amour" m'aura permis de vérifier le bon fonctionnement de mes glandes lacrymales. C'est déjà pas si mal.

Citation : There isn't one woman in a million who's found happiness in the back street of any man's life.

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Ci-dessus : Irene Dunne

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Ci-dessus : Irene Dunne & John Boles

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Ci-dessus : Irene Dunne & John Boles

 

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Disponible en DVD Zone 2 sous-titrée en français dans la collection "étoiles Universal"

Note : 7,5 / 10

26/07/2014

Le barrage de Burlington / River Lady - 1948

"Le barrage de Burlington" ou dans son titre original en anglais "River Lady" est un western en Technicolor de George Sherman avec en tête d'affiche, Yvonne De Carlo, Dan Duryea et Rod Cameron. George Sherman a réalisé une multitude de westerns et plusieurs avec Yvonne De Carlo. On peut citer pour ceux réalisés avec Yvonne De Carlo, donc en plus de ce "River Lady", "Bandits de grands chemins" (1948) avec également Dan Duryea, "La Fille des prairies" (1949), "Tomahawk" (1951), ou encore "les Rebelles" (1954). Yvonne De Carlo, il n'est plus besoin de la présenter. C'est évidemment l'héroïne de très nombreux petits westerns de l'Universal. Elle devait aussi participer à des films plus prestigieux, comme "les 10 commandements" (1956) ou "l'esclave libre" (1957) avec Clark Gable. Pour Dan Duryea, c'est évidemment le formidable méchant des deux films de Lang : " La Rue Rouge" (1945) et "la femme au portrait" (1947). Mais on devait le voir également dans de très nombreux westerns, et on se rappelle de lui aussi pour son rôle de bandit souriant dans "Quatre étranges cavaliers" (1954) avec Audie Murphy. Quant à Rod Cameron, acteur d'origine canadienne, il se spécialisera dans le western de série B et sera un espèce de sous Randolph Scott, sans préjuger de son talent, il n'arrivera jamais à jouer avec cet espèce de détachement qui caractérisera la dernière partie de carrière de Randolph Scott. Pour Rod Cameron on peut citer comme très bon film : "la taverne du cheval rouge" (1945) ou "le justicier de la Sierra"

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La distribution est complétée par Helena Carter, parfait dans son rôle et par un John McIntire, pas du tout à l'aise dans le sien. C'est assez exceptionnel pour être noté, car généralement John McIntire, était un formidable acteur de second rôle. Quant au film lui même, on est assez loin du western. En effet, le film ne nous réserve pas beaucoup d'actions, ou de cavalcades ou mêmes de fusillades. Le film navigue donc entre le mélodrame et le western, sans jamais choisir et se concentre sur l'histoire d'un bucheron amoureux d'une danseuse. Les couleurs sont pâles et la définition assez en retrait par rapport à ce que  Sidonis nous a généralement habitué. George Sherman, est ici moyennement inspiré. Ainsi, le film a quelques trouvailles de réalisation avec une caméra qui s'approche en traveling serré du visage d'Helena Carter à sa fenêtre en début de film ou une prise de vue d'un coin d'une pièce avec la lampe au milieu de l'écran. Mais d'un autre côté, il y a certaines transparences pas forcément bienvenue, et quelques problèmes de raccorts en particulier sur les cartes posés sur la table du Saloon qui ne sont pas les mêmes. Ceci étant dit, ce film réalisé par un vétéran du genre, reste un aimable divertissement illuminé par une chanson interprétée par la belle Yvonne De Carlo.

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo

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Ci-dessus : Dan Duryea

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Ci-dessus : Helena Carter

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Ci-dessus : Yvonne De Carlo & Dan Duryea

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Ci-dessus : Rod Cameron, Yvonne De Carlo & Dan Duryea

Film disponible en DVD en VF et VO sous-titrée chez Sidonis & Calysta

Note : 6 / 10

20/07/2014

Hélène de Troie / Helen of Troy - 1956

"Hélène de Troie" est le type même du péplum tourné à l'ancienne. Il est considéré comme étant un film plutôt faible dans la carrière du réalisateur Robert Wise. Pourtant à mon sens il n'en est rien et le film bénéficie de nombreux atouts. Ainsi en premier lieu, on peut considérer que les décors sont plutôt bons et assez impressionnants dans leur ensemble. On peut contester le bateau de Pâris, qui l'emmène à Sparte, et qui ressemble plus à un drakkar qu'à autre chose. Mais pour le reste, je n'ai pas trouvé d'énormes fautes de goût. La réalisation est très impressionnante et donne lieu à des scènes de bataille digne de l'Iliade d’Homère. On peut d'ailleurs noter que Raoul Walsh était le réalisateur de la seconde équipe. Cela situe tout de suite le film. Non si il y a bien un défaut dans ce "Hélène de Troie" c'est bien le manque criant de charisme de l'ensemble de la distribution. Ainsi, si Rossana Podesta est formidablement  belle, son interprétation est rarement à la hauteur de son personnage. Quant à Jacques Sernas, acteur français, exilé volontaire en Italie, il est spécialisé dans les péplums, mais reste moyennement convaincant ici en Pâris.

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Ce que l'on peut noter au crédit du film, c'est que les éclairages, les décors, et le costumes inspiretont sans nulle doute bon nombres de péplums, à commencer par le dernier "Troie" (2003) de Wolfgang Petersen. "Hélène de Troie" survole donc aux niveaux du jeu des acteurs et du casting, l'ensemble des thèmes que Petersen développera plus efficacement dans son film. On retire quand même beaucoup de plaisir à regarder cette version de l'adaptation de l'oeuvre d'Homère. Malheureusement l'absence de charisme du casting plombe un peu l'ensemble et l'empêche d'être un film inoubliable. Cela se traduit par l'absence d'un leader fort du côté des Grecs, et Robert Douglas dans le rôle d'Agamemnon, consteste souvent l'autorité de Ménélas pour devenir plus ou moins le chef des Grecs coalisés. Dans ce casting parfois étrange, on retrouve le parfait Sir Cedric Hardwicke que l'on verra jouer la même année dans "les 10 commandements" et qui reprendra dans ce dernier film le rôle du père de Ramses II. Il est ici un roi Priame très crédible. Enfin la musique est signée Max Steiner. On peut la considérer comme très intéressante et très lyrique. Et rien que la musique du titre, ou les batailles valent le déplacement. On a donc avec ce "Hélène de Troie" une oeuvre parfaitement réalisée pour 1956 et qui n'a pas à rougir de la comparaison avec la version de 2003, ou même avec des oeuvres plus anciennes, si ce n'est au niveau d'un casting certes international, mais un peu faible.

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Ci-dessus : Jacques Sernas & Rossana Podesta

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Ci-dessus : Janette Scott (Cassandre), Rossana Podesta & Jacques Sernas

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Ci-dessus : Rossana Podesta

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

 

Le majestueux thème d'amour de Max Steiner écrit pour "Hélène de Troie" :

Film disponible en DVD dans la collection "légendes d'Hollywood" chez Warner Bros

Note : 7 / 10

19/07/2014

Disparition de James Garner !

James Garner s'en est allé ce 19 juillet. Si il est resté célèbre pour son rôle dans la série télévisuelle "Maverick", le public cinéphile se rappelle aussi de lui pour son rôle de chapardeur dans "la grande évasion" (1963), pour son duo avec Mel Gibson dans la reprise de "Maverick" (1994). On peut retrouver sa filmographie détaillée ci-dessous :

 

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Filmographie

comme acteur

Cinéma

  • 1956 : Toward the Unknown (en) : Maj. / Lt. Col. Joe Craven
  • 1956 : The Girl He Left Behind (en) : Preston
  • 1957 : Shoot-Out at Medicine Bend (en) de Richard L. Bare : Sgt. John Maitland
  • 1957 : Sayonara, de Joshua Logan : Capt. Mike Bailey, USMC
  • 1958 : Les commandos passent à l'attaque (Darby's Rangers), de William A. Wellman : Maj. / Col. William Orlando Darby
  • 1958 : C'est la guerre (Lafayette Escadrille), de William A. Wellman : Lufberry (non-crédité)
  • 1959 : Up Periscope (en) de Gordon Douglas : Lt. Kenneth Braden
  • 1959 : Ne tirez pas sur le bandit (Alias Jesse James), de Norman Z. McLeod : Bret Maverick
  • 1960 : Cet homme est un requin (en) (Cash McCall) de Joseph Pevney : Cash McCall
  • 1961 : La Rumeur (The Children's Hour), de William Wyler : Dr. Joe Cardin
  • 1962 : Garçonnière pour 4 (Boys' Night Out) : Fred Williams
  • 1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), de John Sturges : Flight Lt. Hendley Le Chapardeur
  • 1963 : Le Piment de la vie (The Thrill of It All), de Norman Jewison : Dr. Gerald Boyer
  • 1963 : The Wheeler Dealers : Henry Tyroon
  • 1963 : Pousse-toi, chérie (Move Over, Darling), de Michael Gordon : Nicholas 'Nick' / 'Nicky' Arden
  • 1964 : Les Jeux de l'amour et de la guerre (The Americanization of Emily), d'Arthur Hiller : Lt. Cmdr. Charles E. Madison
  • 1965 : 36 heures avant le débarquement (36 Hours), de George Seaton : Maj. Jefferson F. Pike
  • 1965 : The Art of Love : Casey Barnett
  • 1966 : D pour danger (A Man Could Get Killed), de Ronald Neame et Cliff Owen : William Beddoes
  • 1966 : La Bataille de la vallée du diable (Duel at Diablo), de Ralph Nelson : Jess Remsberg (scout)
  • 1966 : Mister Buddwing : M.. Buddwing
  • 1966 : Grand Prix, de John Frankenheimer : Pete Aron
  • 1967 : Sept secondes en enfer (Hour of the Gun), de John Sturges : Wyatt Earp (Tombstone city marshal / U.S. marshal)
  • 1968 : Adorablement vôtre (How Sweet It Is!), de Jerry Paris : Grif Henderson
  • 1968 : The Pink Jungle : Ben Morris
  • 1969 : Support Your Local Sheriff! : Jason McCullough
  • 1969 : La Valse des truands (Marlowe), de Paul Bogart : Philip Marlowe
  • 1970 : Un homme nommé Sledge (A Man Called Sledge), de Vic Morrow : Luther Sledge
  • 1971 : Tueur malgré lui (Support Your Local Gunfighter), de Burt Kennedy : Latigo Smith
  • 1971 : Skin Game : Quincy Drew / Capitaine Nathaniel Mountjoy, Corps médical de l'armée
  • 1972 : They Only Kill Their Masters : Chef de Police Abel Marsh
  • 1973 : Un petit indien (One Little Indian), de Bernard McEveety : Clint Keyes
  • 1974 : Un cowboy à Hawaï (The Castaway Cowboy), de Vincent McEveety : Lincoln Costain
  • 1980 : Health, de Robert Altman : Harry Wolff
  • 1981 : Fanatique (The Fan), d'Edward Bianchi : Jake Berman
  • 1982 : Victor Victoria, de Blake Edwards : King Marchand
  • 1984 : Tank : Cmd. Sgt. Maj. Zack Carey
  • 1985 : Murphy's Romance, de Martin Ritt : Murphy Jones
  • 1988 : Meurtre à Hollywood (Sunset), de Blake Edwards : Wyatt Earp
  • 1992 : Monsieur le député (The Distinguished Gentleman), de Jonathan Lynn : Jeff Johnson
  • 1993 : Visiteurs extraterrestres (Fire in the Sky), de Robert Lieberman : Lieutenant Frank Watters
  • 1994 : Maverick, de Richard Donner : Marshal Zane Cooper / Bret Maverick, Sr.
  • 1996 : Président ? Vous avez dit président ? (My Fellow Americans), de Peter Segal : Président Matt Douglas
  • 1998 : L'Heure magique (Twilight), de Robert Benton : Raymond Hope
  • 2000 : Space Cowboys, de Clint Eastwood : Tank Sullivan
  • 2001 : Atlantide, l'empire perdu (Atlantis: The Lost Empire), de Gary Trousdale et Kirk Wise : Commandant Lyle Tiberius Rourke (voix)
  • 2002 : Les Divins Secrets (Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood), de Callie Khouri : Shepard James 'Shep' Walker
  • 2003 : The Land Before Time X: The Great Longneck Migration (vidéo) : Pat (voix)
  • 2004 : N'oublie jamais (The Notebook), de Nick Cassavetes : Noah calhoun
  • 2004 : Al Roach: Private Insectigator : Al Roach
  • 2006 : The Ultimate Gift, de Michael O. Sajbel : Howard "Red" Stevens

 

Télévision

  • 1971 : Nichols (série) : Nichols (1971-72)
  • 1974 : 200 dollars plus les frais : Jim Rockford
  • 1978 : The New Maverick : Bret Maverick
  • 1980 : Waylon : James Garner
  • 1981 : Bret Maverick : Bret Maverick / Edmund Trueblood Federal Bank Examiner
  • 1981 : Bret Maverick (série) : Bret Maverick (1981-82)
  • 1982 : The Long Summer of George Adams : George Adams
  • 1984 : Heartsounds : Harold Lear
  • 1984 : The Glitter Dome : Sgt. Aloysius Mackey
  • 1985 : Space (feuilleton) : Sen. Norman Grant
  • 1986 : The Twelfth Annual People's Choice Awards : Presenter
  • 1986 : Promise : Bob Beuhler
  • 1989 : Dans l'enfer de l'alcool (My Name Is Bill W.) : Dr. Robert Holbrook Smith aka Dr. Bob
  • 1990 : Decoration Day : Albert Sidney Finch
  • 1991 : Man of the People (série) : Councilman Jim Doyle
  • 1993 : Les Requins de la finance (Barbarians at the Gate) : F. Ross Johnson
  • 1994 : Leçons de conduite (Breathing Lessons) : Ira Moran
  • 1994 : The Rockford Files: I Still Love L.A. : Jim Rockford
  • 1995 : The Rockford Files: A Blessing in Disguise : Jim Rockford
  • 1995 : Lonesome Dove : Le Crépuscule (Streets of Laredo) (feuilleton) : Capt. Woodrow F. Call
  • 1996 : The Rockford Files: If the Frame Fits... : Jim Rockford
  • 1996 : The Rockford Files: Godfather Knows Best : Jim Rockford
  • 1996 : The Rockford Files: Friends and Foul Play : Jim Rockford
  • 1996 : The Rockford Files: Punishment and Crime : Jim Rockford
  • 1997 : Dead Silence : John Potter
  • 1997 : The Rockford Files: Murder and Misdemeanors : Jim Rockford
  • 1998 : Legalese : Norman Keane
  • 1999 : The Rockford Files: If It Bleeds... It Leads : Jim Rockford
  • 1999 : Amours et rock'n' roll (Shake, Rattle and Roll: An American Love Story)
  • 1999 : Une nuit très particulière (One Special Night) : Robert
  • 1999 : The Rockford Files: If It Bleeds... It Leads
  • 2000 : Dieu, le diable et Bob (God, the Devil and Bob) (série) : God (voix)
  • 2000 : The Last Debate : Mike Howley
  • 2002 : First Monday (série) : Chief Justice Thomas Brankin
  • 2002 : Roughing It : Samuel Clemens (Mark Twain)
  • 2003-2005 : Touche pas à mes filles : Jim Egan

18/07/2014

Le joueur - 1958

Pour changer un peu, je vous propose, un peu de cinéma de ce cinéma français disparu et "Le joueur". C'est le 3ème film de Claude Autant-Lara avec Gérard Philipe. En effet, l'acteur a déjà tourné 2 fois pour Claude Autant-Lara, tout d'abord en 1947 pour "le diable au corps" avec Michel Simon, puis dans le très beau "Rouge et le noir" (1954) avec Danielle Darieux, film inspiré du roman de Stendhal. Dans "le joueur" Autant-Lara retranscrit à l'écran le célèbre roman de c. Mais comme, Autant-Lara l'avouera plus tard, il a voulu faire du Stendhal en adaptant du Dostoievski. Les premières vingt minutes sont un peu traumatisantes. En effet, on y voit le banc et l'arrière banc du cinéma français de l'époque essayaient de singer les Russes. Ainsi, Bernard Blier et Françoise Rosay sont des russes. Il ne faut pas trop chercher de côté là. Mais surtout ce qui choque ce sont les décors, qui font très cartons-pâtes. Puis avec l'arrivée de la grande tante (Françoise Rosay) le film s'améliore. Quoiqu'il faut noter dans cette première partie, une relation sado-masochiste assez audacieuse, et troublante même pour l'époque entre Gérard Philipe et Liselotte Pulver.

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La deuxième partie du film est la meilleure, car elle détruit totalement la première partie poussive par les résultats du jeu. Et les différents protagonistes vont à la rencontre de leur destin dans un épilogue, ou une 3ème partie assez différente du roman original de Dostoievski. Le jeu devient en effet ici une dénonciation des moeurs de la grande bourgeoisie, mais aussi le révélateur et surtout l'ascenseur social pour le domestique qui ne pouvait espérer tant. On ressort donc enfiévré de ce "joueur" et il donne énormément envie de redécouvrir "le rouge et le noir" du même Autant-Lara, avec le même Gérard Philipe. Et après l'avoir vu, on ne comprend pas bien pourquoi la jeune critique de l'époque, Truffaut en tête décidèrent de tirer à boulets rouges sur l'acteur, en le qualifiant "d'acteur indirigeable, terreur des metteurs en scène et dont le timbre de voix est une infirmité". On ne saurait être plus en désaccord avec Truffaut sur ce point, même si parfois Gérard Philipe en fait un peu trop. Mais ce n'est pas le cas ici.

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Ci-dessus : Gérard Philipe

Film disponible en Bluray zone B, au prix de 9,90 €

 

Note : 7 / 10