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25/08/2014

Disparition de Richard Attenborough !

Richard Attenborough, acteur, réalisateur, et producteur britannique, s'est éteint le dimanche 24 août à l'âge de 90 ans. Pour les plus jeunes il restera comme le vieux monsieur richissime et un peu fou, qui possédait Jurassic Park. Mais Richard Attenborough, c'était aussi un formidable réalisateur. Ainsi, il devait le prouver dans quelques super-productions, comme "un pont trop loin" (1977), "Gandhi" (1982), avec Ben Kingsley ou le trop méconnu "Chaplin" avec Robert Downey Jr. Mais son film le plus touchant restera peut être "les ombres du coeur" avec Anthony Hopkins, décrivant un épisode de la vie de l'écrivain Clive Staples Lewis. Comme acteur, il reste dans nos mémoires pour avoir interprété, Roger le Grand X dans "la grande évasion" de John Sturges. Mais comme acteur, c'est une carrière qui commence en 1942 avec de multiples films anglais. A n'en pas douter, un monstre sacré nous a quitté, après une vie bien remplie. Lui rendre hommage, c'est aussi redécouvrir son cinéma.

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Ci-dessus : Richard Attenborough & Carol Marsh dans "Brighton Rock" (1947)

 

Filmographie

Comme Acteur

Cinéma

 

  • 1942 : Ceux qui servent en mer (In Which We Serve), de Noël Coward et David Lean : Un marin (non crédité)
  • 1943 : Schweik's New Adventures (en) de Karel Lamač : un ouvrier des chemins de fer
  • 1944 : The Hundred Pound Window (en) de Brian Desmond Hurst : Tommy Draper
  • 1945 : La Grande Aventure (Journey Together) de John Boulting : David Wilton
  • 1946 : Une question de vie ou de mort (A Matter of Life and Death) de Michael Powell et Emeric Pressburger : Un pilote britannique
  • 1946 : School for Secrets (en) de Peter Ustinov : Jack Arnold
  • 1947 : The Man Within (en) de Bernard Knowles : Francis Andrews
  • 1947 : Dancing With Crime (en) de John Paddy Carstairs : Ted Peters
  • 1947 : Le Gang des tueurs (Brighton Rock) de John Boulting : Pinkie Brown
  • 1948 : London Belongs to Me (en) de Sidney Gilliat : Percy Boon
  • 1948 : The Guinea Pig (en) de Roy Boulting : Jack Read
  • 1949 : The Lost People de Bernard Knowles : Jan
  • 1949 : Boys in Brown (en) de Montgomery Tully  : Jackie Knowles
  • 1950 : La nuit commence à l'aube (en) (Morning Departure) de Roy Ward Baker : Stoker Snipe
  • 1951 : Hell is Sold Out (en) de Michael Anderson : Pierre Bonnet
  • 1951 : La Boîte magique (The Magic Box) de John Boulting : Jack Carter
  • 1952 : Commando sur Saint-Nazaire (en) (Gift Horse) de Compton Bennett : Matelot "Dripper" Daniels
  • 1952 : Father's Doing Fine (en) de Henry Cass : Dougall
  • 1954 : Eight O'Clock Walk (en) de Lance Comfort : Thomas "Tom" Leslie Manning
  • 1955 : The Ship That Died of Shame (en) de Basil Dearden : George Hoskins
  • 1956 : Ce sacré z'héros (Private's Progress) de John Boulting : Soldat Percival Henry Cox
  • 1956 : The Baby and the Battleship (en) de Jay Lewis (en) : Knocker White
  • 1957 : Ce sacré confrère (Brothers in Law) de Roy Boulting : Henry Marshall
  • 1957 : The Scamp (en) de Wolf Rilla : Stephen Leigh
  • 1958 : Dunkerque (Dunkirk) de Leslie Norman : Holden
  • 1958 : The Man Upstairs (en) de Don Chaffey : Peter Watson
  • 1958 : Les Diables du Désert (en) (Sea of Sand) de Guy Green : Brody
  • 1959 : Le Mouchard (en) (Danger Within) de Don Chaffey : Capitaine "Bunter" Phillips
  • 1959 : Après moi le déluge (I'm All Right Jack) de John Boulting : Sidney De Vere Cox
  • 1959 : SOS Pacific (en) de Guy Green : Whitey Mullen
  • 1959 : Hold-up à Londres (The League of Gentlemen), de Basil Dearden : Lieutenant Richard Lexy
  • 1959 : Jet Storm, de Cy Endfield : Ernest Tilley
  • 1960 : Le Silence de la colère (en) (The Angry Silence) de Guy Green : Tom Curtis
  • 1961 : Le vent garde son secret (Whistle down the Wind) de Bryan Forbes - non credité -
  • 1962 : On n'y joue qu'a deux (en) de Sidney Gilliat : Gareth L. Probert
  • 1962 : Tout au long de la nuit (en) (All Night Long) de Basil Dearden : Rod Hamilton
  • 1962 : The Dock Brief (en) de James Hill : Herbert Fowle, l'accusé de meurtre
  • 1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), de John Sturges : Commandant Roger 'Big X' Bartlett
  • 1964 : Le Secret du docteur Whitset (The Third Secret) de Charles Crichton : Alfred Price-Gorham
  • 1964 : Le Rideau de brume (Seance on a Wet Afternoon) de Bryan Forbes : Billy
  • 1964 : Les Canons de Batasi (Guns at Batasi) de John Guillermin : Sergent Major Lauderdale
  • 1965 : Le Vol du Phénix (The Flight of the Phoenix) de Robert Aldrich : Lew Moran
  • 1966 : La Canonnière du Yang-Tse (The Sand Pebbles), de Robert Wise : Frenchy Burgoyne
  • 1967 : L'Extravagant Docteur Dolittle (Doctor Dolittle) de Richard Fleischer : Albert Blossom
  • 1968 : Trio d'escrocs (Only When I Larf) de Basil Dearden : Silas
  • 1968 : Un amant dans le grenier (The Bliss of Mrs. Blossom) de Joseph McGrath (en) : Robert Blossom
  • 1969 : The Magic Christian de Joseph McGrath (en) : l'entraîneur d'Oxford
  • 1970 : La Dernière Grenade (The Last Grenade) de Gordon Flemyng : Général Charles Whiteley
  • 1970 : A Severed Head de Dick Clement : Palmer Anderson
  • 1970 : Le Magot (en) (Loot) de Silvio Narizzano : Inspecteur Truscott
  • 1971 : L'Étrangleur de la place Rillington (10 Rillington Place) de Richard Fleischer : John Christie
  • 1974 : Dix petits nègres (Ten little indians) de Peter Collinson : Le juge Cannon
  • 1975 : Rosebud de Otto Preminger : Edward Sloat
  • 1975 : Brannigan, de Douglas Hickox : Sir Charles Swann
  • 1975 : Conduct Unbecoming (en) de Michael Anderson : Major Lionel E. Roach
  • 1977 : Les Joueurs d'échecs (Shatranj Ke Khilari) de Satyajit Ray : Général Outram
  • 1977 : Un pont trop loin (A Bridge Too Far) de Richard Attenborough : un fou avec des lunettes (non crédité)
  • 1979 : La Guerre des otages (The Human Factor) de Otto Preminger : Colonel John Daintry
  • 1993 : Jurassic Park de Steven Spielberg : John Hammond
  • 1994 : Miracle sur la 34e rue (Miracle on 34th Street) de Les Mayfield : Kris Kringle, Père Noël
  • 1996 : E=mc2 de Benjamin Fry : le visiteur
  • 1996 : Hamlet de Kenneth Branagh : un invité à la cour
  • 1997 : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park), de Steven Spielberg : John Hammond
  • 1998 : Elizabeth de Shekhar Kapur : Sir William Cecil, Lord Burghley

 

Télévision
  • 2001 : Jack et le Haricot magique (Jack and the Beanstalk: The Real Story) de Brian Henson : Magog

 

Réalisateur

  • 1969 : Ah Dieu ! que la guerre est jolie (Oh! What A Lovely War)
  • 1972 : Les Griffes du lion (Young Winston)
  • 1977 : Un pont trop loin (A Bridge Too Far)
  • 1978 : Magic
  • 1982 : Gandhi
  • 1985 : Chorus Line
  • 1987 : Cry Freedom
  • 1992 : Chaplin
  • 1993 : Les Ombres du cœur (Shadowlands)
  • 1996 : Le Temps d'aimer (In Love and War)
  • 1999 : Grey Owl (La chouette grise)
  • 2006 : War and Destiny
  • 2007 : Closing the Ring

 

Hommage vidéo :

24/08/2014

Le voleur de Tanger / The Prince who was a thief - 1951

"Le voleur de Tanger" est un film en Technicolor, tourné par l'Universal et réalisé par Rudolph Maté. Je ne vais pas refaire toute la filmographie de Rudolph Maté, mais on peut retenir le concernant, qu'il a été directeur de la photographie en 1926, de "la passion de Jeanne d'Arc", directeur de la photographie également de "la maison des 7 péchés" (1940) ou de "Gilda" (1946) avec évidemment Rita Hayworth, et qu'ensuite, il devait s'essayer à la réalisation avec plus ou moins de succès réalisant de très bons films, mais aussi des navets, comme "le chevalier du roi" (1954) avec Tony Curtis. Mais Rudolph Maté c'est tout de même une carrière de plus de 60 films comme directeur de la photographie, et donc quelques films intéressants comme réalisateur. On peut citer à son crédit, "le Gentilhomme de la Louisiane" (1953) avec Tyrone Power, "les années sauvages" avec encore Tony Curtis, ou "la bataille des Thermopyles" (1962) qui est une espèce de première version de "300" (2006). Concernant "le voleur de Tanger", le film tient grâce au duo Tony Curtis / Piper Laurie, mais est également soutenu par un magnifique Technicolor, de splendides costumes et un scénario plutôt sympathique.

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Le film nous renvoie dans le Tanger du 13ème siècle, où les intrigues de cour étaient encore très nombreuses, et on navigue du palais du prince à la maison du roi des voleurs. Le scénario n'est pas particulièrement original, mais son classicisme est agrémenté de notes d'humour ou de passages plutôt comiques, qui font sortir le film de la production courante des studios de cette époque. Et il faut bien dire que chacun joue son rôle à merveilles. Et le duo Tony Curtis / Piper Laurie est formidablement secondé par une pléiade de seconds rôles. Ainsi, on retrouve, Everett Sloane en père adoptif de Tony Curtis. Il joue une parfaite fripouille. Betty Garde en femme acariâtre est également tout à fait crédible. Mais surtout, Jeff Corey est formidable dans ses scènes de comédie, dont une qui ne peut provoquer que l'hilarité la plus totale. Ce qui est moins drôle, c'est que Jeff Corey a été une des victimes du maccarthysme et a été inscrit sur la fameuse "liste noire" qui fermait les portes d'Hollywood à tous les acteurs, réalisateurs, et techniciens inscrits dessus. Jeff Corey qui tournait beaucoup, allait donc arrêter de tourner entre 1951 et 1963, et consacrer son temps entre un travail dans le bâtiment et une activité de professeur de comédie passionné enseignant à de petits groupes dans son garage transformé en théâtre, sur Cheremoya Avenue à  Los Angeles. Enfin on retrouve la jolie Peggie Castle en princesse. Elle aura une fin assez tragique car elle décédera d'une crise cardiaque à 45 ans en 1973, rongée par l'alcool. En attendant, je vous invite à vous procurer "le voleur de Tanger", film aux recherches de couleurs admirables, et qui ressuscite la grande époque du Technicolor à travers l'intéressante photographie d'Irving Glassberg, d'origine polonaise comme le réalisateur Rudolph Maté. On ne peut souhaiter qu'une chose, c'est qu'Universal ait l'intelligence de sortir en France, d'autres films de cette qualité, en particulier ceux avec Maria Montez.

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Ci-dessus : Everett Sloane & Betty Garde

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Ci-dessus : Tony Curtis

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Ci-dessus : Tony Curtis & Everett Sloane

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Ci-dessus : Donald randolph

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Ci-dessus à droite sur la photo : l'incroyable talent comique de Jeff Corey

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Ci-dessus : Peggie Castle & Tony Curtis (de dos)

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Ci-dessus : Peggie Castle

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Ci-dessus : Piper Laurie, Tony Curtis & Everett Sloane

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Ci-dessus : Tony Curtis & Piper Laurie sur le tournage du "voleur de Tanger"

Disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée chez Universal (à noter qu'il est disponible à 6 € chez Gibert Joseph, en cas d'achat de 5 films !)

Note : 7,5 / 10

23/08/2014

La bête humaine - 1939

On ne peut parler que doucement de "la bête humaine" de Jean Renoir, car ici on rentre dans le temple du cinéma français. Le film est lointainement inspiré du roman éponyme de Zola, publié en 1890. Ce sont les producteurs, Raymond Hakim et Robert Hakim, qui en achètent les droits. Une première version du scénario est écrite en mars 1933, elle en reprenait l'intégralité du roman de Zola et le transposait en 1914, alors que l'action du roman original se déroulait en 1870. Mais Jean Renoir futur réalisateur, n'en voulait pas et se décide à écrire de nouveau un scénario plus court et modifié. Il achève sa tâche aidée de son assistante et d'un scénariste allemand en une petite douzaine de jours. Le film comprend dans son casting, l'immense Jean Gabin, Simone Simon que Renoir défend dès le début, Julien Carette (dans le rôle du chauffeur), Fernand Ledoux (dans le rôle de Roubaud) et Blanchette Brunoy, cette dernière n'ayant d'ailleurs qu'une scène importante. Le film commence par une fabuleuse scène d'ouverture, qui nous fait voyager sur la locomotive qui fait le voyage entre Paris et Le Havre. Et comme en 1939, c'est tout à fait saisissant de voir ainsi la France de ce point de vue, et de voyager comme un cheminot de cette époque. On sait qu'il a fallu un véritable exploit humain pour réaliser cette scène, car c'est Claude Renoir, qui tient l'énorme caméra, tous les deux attachés à la locomotive !

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Pour les besoins du film, Jean Gabin est devenu cheminot et Carette chauffeur. On a ici un Jean Renoir particulièrement inspiré, qui multiplie les plans d'exceptions, et qui réussit de faire de "la bête humaine", un film apolitique, pour satisfaire une partie de la presse de droite de l'époque. Et il est vrai qu'on ne trouve pas une seule revendication sociale dans ce film, sinon dans la petite scène avec le juge d'instruction. Le film est donc inspiré lointainement de l'oeuvre de Zola. Il n'en reste pas moins un monument du cinéma français à la photographie réellement exceptionnelle. L'oeuvre de Renoir, reprend le thème de l'hérédité cher à Zola, mais évoque aussi à mots couverts l'inceste. Mais, certains pourront trouver ici une étrangeté, car si Zola parle de l'hérédité des ancêtres de l'anti-héros (Jacques Lantier/ Jean Gabin), qui "lui pourrissent le sang", en 1939, on a depuis longtemps découvert la psychiatrie. Et le théorie de l'hérédité physiologique a pris du plomb dans l'aile, de ce côté-ci du Rhin en tous les cas ! Quoiqu'il en soit "la bête humaine" doit être inscrit en lettres d'or, au Panthéon du cinéma français, et reste très sûrement le plus grand film de Jean Renoir.

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Ci-dessus : Jean Gabin & Simone Simon

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Ci-dessus : Fernand Ledoux & Simone Simon

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Ci-dessus : Jean Gabin

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Ci-dessus : Jean Gabin & Simone Simon

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Ci-dessus : Jean Gabin & Blanchette Brunoy

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 La bande-annonce :

Disponible en Bluray et DVD chez Studio Canal

Note : 10 / 10

22/08/2014

La fièvre de l'or noir / Pittsburgh - 1942

"La fièvre de l'or noir" ou dans son titre américain "Pittsburgh" est un film en noir & blanc de Lewis Seiler. On trouve assez peu d'informations sur internet, sur Lewi Seiler. On sait qu'il a commencé comme gagman et a été associé au western de Tom Mix dans les années 20. Concernant, "la fièvre de l'or noir", il est le 3ème et dernier film de John Wayne avec Marlene Dietrich, et le deuxième et dernier film du trio Wayne, Dietrich, et Randolph Scott. Les critiques de l'époque n'ont pas été très bonnes, reprochant au film, une certaine facilité scénaristique. Néanmoins, le film a de nombreuses qualités. Ainsi, si le scénario peut paraître par moment facile, il n'en est pas moins plaisant à suivre. Enfin, Randolph Scott ne joue pas un rôle de méchant. Ce rôle est réservé à un John Wayne, qui joue le pire patron qu'on peut imaginer : magouilleur, roublard, et prêt à exploiter ses propres ouvriers, ou même sa femme, pour son bien propre. On peut se demander, dans quelle mesure, Wayne a puisé dans son propre être pour jouer ce personnage. Peut être les critiques de l'époque ne l'ont pas compris. En tous les cas, le génie des deux scénaristes (Kenneth Gamet & Tom Reed), est de laisser une humanité au personnage de Wayne, lui laissant toujours une porte sortie pour retourner ou retomber du bon côté.

affiche-La-Fievre-de-l-or-noir-Pittsburgh-1942-1.jpgA l'avantage de "la fièvre de l'or", on peut aussi citer l'admirable photographie de Robert De Grasse, qui fait ici un travail incroyable, pour être en valeur, à toute force, la beauté de Marlene Dietrich. Le film ne refuse pas non plus quelques débats sociales sur le rôle des syndicats, des ouvriers ou sur le choix de la libre entreprise, finalement assez rares dans le cinéma américain de cette période. Quand on a fini, de voir "la fièvre de l'or noir", on ne peut que l'aimer, car il veut nous faire croire qu'il existe un chemin, une "way of life" à l'américaine, où même les plus misérables peuvent s'enrichir. Ce mythe américain, reste peut être la plus belle expression de ce film, à la forme cinématographique très soignée, et qui mérite d'être redécouvert. A noter une très belle image de l'édition Universal disponible en France.

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Ci-dessus : Randolph Scott & John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne, Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée uniquement

Note : 7,5 / 10

21/08/2014

Quizz sur le cinéma classique américain !

Chers lecteurs & lectrices, voici un quizz sur le cinéma américain. Moi j'ai eu 100% de bonnes réponses en 76 secondes en 1 seul essai, et vous ?

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http://www.quizz.biz/quizz-299765.html

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20/08/2014

Les écumeurs / The spoilers - 1942

"Les écumeurs"  est un film en noir & blanc de Ray Enright. C'est le deuxième film de John Wayne avec Marlene Dietrich, après "la maison des 7 péchés" (1940). On sait que John Wayne après une apparition plus ou moins convainquante dans "la piste des géants" (1930), sous la direction de Raoul Walsh, allait disparaître des premiers rôles pour jouer dans une multitude de petits westerns de série C.  C'est John Ford qui devait en faire une vedette, en lui donnant un grand rôle dans "la chevauchée fantastique" (1939), qui reste comme l'un des premiers grands films, qui renouvellent le genre westernien. En 1942, John Wayne est donc en train de devenir une star et donc tourne beaucoup, pas moins de 7 films, ponctuent sa filmographie pour la seule année 42 : "Lady for a Night" de Leigh Jason, "les Naufrageurs des mers du sud" de Cecil B. DeMille, "les Tigres volants" (Flying Tigers) de David Miller, "la Fièvre de l'or noir" (Pittsburgh)de Lewis Seiler, "Sacramento" (In Old California) de William C. McGann, "Quelque part en France" de Jules Dassin. et donc "les écumeurs" de Ray Enright.  Quant à Marlene Dietrich, elle a beaucoup tourné dans les années 30 en particulier avec son mentor, le très grrand Josef von Sternberg, et ce dès 1929 dans "l'ange bleu", puis une série de 7 films qui commence avec "coeurs brûlés" en 1930, et se termine en 1935 par "la femme et le pantin". Dans "les écumeurs", Randolph Scott se joint au duo (Dietrich / Wayne), pour avoir ici un rôle de méchant, qui ne lui va pas tout à fait. En effet, la physionomie droite et franche de Randolph Scott, ne donne pas beaucoup de vérité à une composition de crapule.

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La distribution est complétée par Margaret Lindsay, Harry Carey, dont ce dernier jouera dans de nombreux films de John Wayne et qui était l'ami de John Ford. Ainsi, John Ford et John Wayne seront très marqués par sa disparition. Quand à son fils, Harry Carey Junior, il jouera également dans de nombreux westerns et reprendra la suite de son père, dans un registre totalement différent. Ray Enright n'a pas révolutionné le cinéma américain. Mais il a quand même tourné les plus belles comédies musicales de Busby Berkeley, mais aussi Rintintin. Alors que doit penser de lui ? Disons que son apport au western reste relativement modeste, mais sérieux, avec par exemple, "du sang sur la piste" (1947) et "Far West 89" (1948)  ou encore "Montana" (1950) avec dans ce dernier, Errol Flynn. Ici, on ne peut pas dire que Ray Enright élève réellement son niveau. Alors, il est vrai que la photographie est particulièrement soignée, que Marlene Dietrich est bien mise en valeur, que les décors et la réalisation sont plutôt bons. Néanmoins, cela reste dans la moyenne haute de films que l'Universal tournait à cette époque, et tournera jusqu'à la fin des années 50. L'histoire est assez convenue, les écumeurs représentant ici, des voleurs de concessions minières. La bagarre finale reste le morceau de choix du film, qui est assez avare de tensions et de rebondissements. On reste donc un peu sur sa fin devant un film qui n'exploite malheureusement pas totalement l'immense talent de 3 grandes stars de l'époque.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich, John Wayne et Randolph Scott

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Ci-dessus : John Wayne & Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott & Marlene Dietrich

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Ci-dessus : John Wayne & Harry Carey

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Ci-dessus : John Wayne et Margaret Lindsay

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Ci-dessus : Marlene Dietrich se détend sur le tournage des "écumeurs"

Clip moderne sur le film :

Film disponible DVD VF et VO sous-titrée (privilégier la VO, la VF n'étant pas d'époque)

Note : 7 / 10

19/08/2014

La maison des 7 péchés / Seven Sinners - 1940

"La maison des 7 péchés" est le premier film du duo John Wayne / Marlene Dietrich. C'est un film en noir & blanc de Tay Garnett. Ce dernier, est surtout connu par le public cinéphile pour avoir réalisé, la plus belle version du "facteur sonne toujours deux fois" avec Lana Turner et John Garliefd. Mais il a aussi d'autres films beaucoup moins connus, mais tout aussi intéressants, à son actif. Ainsi, on peut noter quelques similitudes entre "voyage sans retour" (1932) et "la maison des 7 péchés", que je vous présente ici. Tay Garnett s'engage comme un instructeur de pilotes pour le Naval Air Service à San Diego entre 1917 et 1922. Après une blessure lors d'un crash il doit abandonner le service actif, et réalise alors des spectacles burlesques pour les troupes. Après son expérience militaire, il commence par écrire 2 scénarios, avant de passer dans plusieurs studios jusqu'à sa signature pour Universal en 1932. Là il réalise plusieurs comédies avec le producteur Walter Wagner. "La maison des 7 péchés" est donc un retour au mélodrame, mais cette fois-ci un mélodrame teinté de burlesque. Marlene Dietrich et John Wayne tiennent à eux seuls le film. Mais on peut noter aussi la présence de quelques seconds rôles très intéressants comme Broderick Crawford. Broderick Crawford, c'est le terrible commandant fou du "temps de la colère" (1956) avec Robert Wagner. Pour terminer sur le casting de "la maison des 7 péchés", on peut noter aussi la présence fémine de la belle Anna Lee, et de Oskar Homolka dans le rôle d'un homme qui semble être un ancien souteneur de la belle Marlene.

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Le film en lui même, fait la part belle au mélodrame, tout en teintant son propos de référence au cinéma burlesque et à la comédie. Ici, on ne veut jamais rester trop sérieux comme dans "voyage sans retour" (1932) du même Tay Garnett. Donc il y a donc la scène de la bagarre digne d'un bon vieux film muet, avec une accélération par moment de l'image, et quelques morceaux de comédies choisis. Pour ma part, j'ai trouvé que cela décrédibilisait un peu le film. Mais cela peut être aussi un parti-pris, tout à fait acceptable. Il faut également noter que le film est rehausser par la superbe photographie d'un certain Rudolph Maté (réalisateur né à Krakow), qui avait été responsable de la photographie de "la passion de Jeanne d'arc'" (1928). Il deviendra lui même réalisateur, et on le retrouvera à la réalisation de westerns. "La maison des 7 péchés" propose également quelques chansons interprétées par Marlene Dietrich. Voilà, donc un film assez réussi, dont on peut regretter le propos parfois léger, même si cela est voulu. On retient la présence du duo Wayne / Dietrich convaincant et la très belle photographie d'un Rudolph Maté, ici très inspiré. Deux ans plus tard, Michael Curtiz arrivera à dépasser Tay Garnett, en nous donnant lui aussi un film qui tournera autour de l'univers d'un bar, l'inoubliable "Casablanca". Personne ne peut dire si "la maison des 7 péchés" n'a pas été une source d'inspiration pour les scénaristes de la Warner, qui travaillaient sur Casablanca.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Disponible en DVD Zone 2, chez Universal en VO sous-titrée

Extrait :

Note : 7,5 / 10

Major Dundee - 1965

"Major Dundee" c'est un peu le western des hommages. En effet, il reprend pas mal de recettes d'autres films, pour en faire un excellent spectacle. Le film commence par le massacre d'une ferme et d'une compagnie de cavalerie. Les enfants mâles de la ferme ont été capturés par une bande d'apache. On pense donc tout de suite un peu à "la prisonnière du désert" (1954) de Ford. Puis, une compagnie se forme grâce à l'action du Major Dundee, et d'un capitaine sudiste (Robert Harris). Et la troupe part à la recherche des Indiens et donc des enfants. On pense là à "Rio Grande" (1950), mais surtout aux "rebelles du fort Thorn" (1950), de Robert Wise. Le film semble d'ailleurs un remake de ce dernier, tant l'opposition entre le commandant nordiste (Charlton Heston) et le capitaine sudiste (Robert Harris) est forte. Enfin, l'action se déporte au Mexique tenu à l'époque par les Français. Et là on pense à "Vera Cruz" (1954) de Rober Aldrich. La charge des lanciers fait quant à elle, penser à "la charge de la brigade légère" de Michael Curitz.

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Par ces quelques exemples, vous aurez compris que le réalisateur de "Major Dundee", Sam Peckinpah aura puisé son inspiration dans les grands westerns américains, ou dans des films d'aventures américains, tout en y ajoutant son propre style. Mais contrairement à Ford, la communauté n'est pas réellement source d'une meilleure entente, ou d'une réalisation. Dans "Major Dundee", les personnages s'opposent violemment et surtout ne se réconcilient pas, sinon à travers la mort. Ce film, hommage aux grands maîtres du genre, préfigure également le nouveau style westernien que Peckinpah exploitera quelques années plus tard, dans "la horde sauvage" (1969), à travers une violence encore un peu plus réaliste, dans sa démonstration.  Après "coups de feu dans la Sierra", qui enterrait deux légendes westerniennes  (Joel McCrea et Randolph Scott), Peckinpah nous donne ici un  hommage définitif aux westerns classiques, qui est la première marche, vers la fin et la renaissance d'un genre. C'est peut être en cela, aussi que "Major Dundee" s'impose encore aujourd'hui, comme un très grand film, au delà d'être un excellent western.

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Ci-dessus : Charlton Heston

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Ci-dessus : Richard Harris

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Ci-dessus : Senta Berger

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Ci-dessus : Richard Harris et Sam Peckinpah

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Ci-dessus : Sam Peckinpah & Senta Berger

La bande-annonce :

Disponible en DVD et Bluray (zone 2 sur Amazon Espagne) en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

17/08/2014

Les compagnes de la nuit - 1953

"Les compagnes de la nuit" est un film français, noir & blanc de Ralph Habib. Ralph Habib n'a pas une immense filmographie, mais elle mérite d'être redécouverte. Avant "les compagnes de la nuit", il avait tourné aussi avec Françoise Arnoul en 1952, 'la Forêt de l'adieu". Ici, "les compagnes de la nuit" nous décrit l'univers de la prostitution dans la France des années 50. Comme le prévient le carton, avant le début du film, le réalisateur et le scénariste, Jacques Constant, ne tombent jamais dans une sentimentalité exacerbée comme dans certains grands films hollywoodiens, comme "la valse dans l'ombre" (1940), que j'aime beaucoup. Là, n'est pas la force des "compagnes de la nuit". Ici, la force du film, c'est le réalisme de l'histoire de ces femmes aux vies brisées, et à la sexualité exploitée. Le casting est très bon. On retrouve Raymond Pellegrin en souteneur, Françoise Arnoul en fille mère, qui se prostitue consciente de ce qu'elle fait et qui le fait pour subvenir aux besoins de son jeune enfant. On retrouve aussi dans les seconds rôles, Noël Roquevert, éternel second rôle du cinéma français de cette période, mais aussi Louis de Funes, qui fait de la figuration, ou encore Nicole Maurey, et Marthe Mercadier. On pourra reprocher le peu de charisme du héros, joué par Pierre Cressoy, massif, mais assez transparent.

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Le scénario est bon. Les dialogues font souvent mouches. On ne s'ennuie pas. La réalisation n'est pas extraordinaire, mais tout à fait correct, et laisse entrevoir, un sein, là une jambe, ou encore une Françoise Arnoul qui met ses bas : des images qui auraient été censurées dans le cinéma américain de cette époque. Au départ, on peut s'interroger sur le peu d'expression de l'héroïne jouée par Françoise Arnoul. Mais il est vrai que sa situation dans le film devait lui enlever tout sentiment. Elle devenait ainsi en tant que prostituée, comme étrangère à elle même. Ralph Habib ne révolutionne donc pas le cinéma, mais nous donne ici, un film sérieux, qui fait frémir, et nous fait prendre fait et cause pour ces filles exploitées pour l'argent. La présence de Marthe Mercadier, au destin incertain, nous rappelle aussi au souvenir de cette immense actrice, devenue indigente, atteinte d'Alzheimer et menacée jusqu'à dernièrement d'expulsion avec sa fille. On se souviendra que dans cette situation désespérée, des inutiles pauvres cloches, comme Jean-Pierre Castaldi, continuèrent de tirer sur l'ambulance et de reprocher à la pauvre femme d'être finalement devenue ce qu'elle est. Le monde du spectacle n'est pas un monde très sympathique. Mais ça on le savait déjà.

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Ci-dessus : Noël Roquevert

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Ci-dessus : Nicole Maurey

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Ci-dessus : Françoise Arnoul

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Ci-dessus : Raymond Pellegrin et Pierre Cressoy

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Disponible en DVD Zone 2 chez René Chateau

Note : 6,5 / 10

16/08/2014

Interview de Mr Bertrand Tavernier

Une interview très intéressante de Mr Bertrand Tavernier qui évoque sa passion du cinéma et sa volonté de sortir un livre sur 100 ans de cinéma américain. On attend la sortie d'un tel livre avec impatience !

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Noé / Noah - 2014

Etrange film que ce "Noé" de Darren Aronofsky. Ce dernier est responsable de la réalisation, mais aussi du scénario. Or, le film nous propose un récit étrange, voir très souvent anachronique tout en mélengeant le récit biblique de la Genèse. Si le film intrigue, il finit par ennuyer, et on se demande bien, si il était réellement nécessaire de nous pondre un tel récit fantasitco-apocalyptique, à la sauce Transformers, pour décrire la légende de Noé. Ainsi, les anges déchus sont représentés par des statues de pierre qui se meuvent et qui sont capables de combattre, un peu comme des "Transformers". Le méchant roi, a quant à lui, un lance fusée ! Vous voyez le genre ... Ceci dit, la photographie est plutôt pas mal, et la précision des images est quand même intéressante pour tester son Home-cinéma. On pourrait presque s'amuser à compter les poils de la barre de Noé, tellement les images sont précises, et le scénario peu intéressant.

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Ceci dit, il y a quand même de très bons acteurs : Russel Crowe, Jennifer Connelly très touchante, Anthony Hopkins très bon comme à son habitude. Le méchant est attirant comme il se doit, et il faut noter l'excellente prestation de Ray Winstone, dans son rôle de roi qui part à la conquête de l'arche. Quant aux fils de Noé, ils sont assez inexistants, écrasés qu'ils sont, par l'autorité du patriarche. Le film ne refuse pas la réflexion métaphysique, sur le devenir de l'Homme et de la Nature. Mais franchement, après la vision de plus de 2H15, d'un gloubiboulga plus ou moins informe et indigeste, la seule question qui reste, c'est : mais qui souhaiterait voir ce film une deuxième fois ? Pas moi en tous les cas. L'arche a trop pris l'eau, pour rester insubmersible aux critiques et aux années. Alors c'est vrai que "Noé" n'est pas un film à jeter par dessus bord, mais très sûrement à laisser en fond de cale pendant un long moment.

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Ci-dessus : Russel Crowe dans "Noé"

Note : 5 / 10

13/08/2014

Au revoir Lauren Bacall & Robin William !

Lauren Bacall nous a quitté à 89 ans, un jour après le suicide de Robin Williams. Le cinéma hollywoodien est en deuil depuis 2 jours. On se souvient tous d'un film de Lauren Bacall. Moi je me souviens de son couple à l'écran avec Humphrey Bogart, "du port de l'angoisse" (1944), "du grand sommeil" (1945), "des passagers de la nuit" (1946), mais aussi et surtout de "Key Largo" (1948), chef-d'oeuvre ultime du film noir.  Mais elle était aussi étincelante dans d'autres rôles avec d'autres grands acteurs, comme dans "la femme aux chimères" avec Kirk Douglas ou dans "le roi du tabac" (1950) avec Gary Cooper. J'ai un peu des larmes dans les yeux en écrivant ces lignes, car c'est quand même une légende du cinéma qui s'en est allé et l'héroïne de très nombreux films qui ont marqué profondément ma mémoire de cinéphile. Mais ce qui me rassure c'est que sur terre ou au Paradis, le seul langage qui dure, c'est bien celui de la beauté classique et indémodable du grand cinéma. Lauren Bacall en était une des étoiles. Elle brille pour nous maintenant au plus haut des cieux, à jamais dans nos coeurs et dans nos mémoires.

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Hommage en vidéo :

 

12/08/2014

Le Justicier de l'Ouest / The Gun hawk - 1964

On peut bien se demander, quelle mouche a piqué la Warner, pour nous sortir cet horrible "Justicier de l'Ouest", un des derniers de Rory Calhoun avec Rod Cameron. Et c'est bien triste de voir ces 2 légendes du western se fourvoyaient dans un bien mauvais film. Tout d'abord il faut bien dire qu'Edward Ludwig n'était pas le plus à même de nous réaliser un chef-d'oeuvre. Car Ludwig est bien ce que Bertrand Tavernier, appellerait un tâcheron. Et lorsqu'on voit "le justicier de l'Ouest" on se demande vraiment quelle a été sa responsabilité sur "le réveil de la sorcière rouge" (1948) avec John Wayne. Car dans "le justicier de l'Ouest", tout est petit, désagréable. Les décors sont clairement en carton-pâte et nous renvoient à un rapport à l'image d'un un film noir & blanc, des années 30, alors qu'on est dans un film en couleur de 1964. Les scènes du saloon sont ainsi particulièrement hideuses. On est à des années lumières du vaste champ d'un Michael Curtiz dans "la caravane héroique" (1940). Mais le western, c'est aussi les grands espaces, et là Ludwig nous fait l'affront de tourner des scènes minuscules, dont la plupart semblent avoir été tournées en studio. Le village semble une carte postale, tant est si bien qu'un des protagonistes, dit : "un crachat suffirait à l'inonder.

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Mais le massacre ne s'arrête pas là ! La musique de Jimmie Haskell est la pire peut être jamais entendue. Elle est jouée à la guitare électrique avec un bruit lancinant de métronome qui fait passer chaque seconde du film, comme le pire moment de votre vie. Ensuite, il reste le scénario, presque totalement inepte. Et sinon effectivement Rory Calhoun, Rod Cameron, Ruta Lee, et Rod Lauren, qui essayent de sauver ce qui peut l'être, le réalisateur ayant depuis longtemps décliné toute responsabilité. Un conseil : courrez et fuyez le plus loin possible de ce film pathétique. Triste fin de carrière pour Rory Calhoun et Rod Cameron.

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Note : 3 / 10

11/08/2014

Cadeau Gagné !

On savait que sur DVDClassik il y avait des experts. Mais alors là, je suis réellement bluffé. Donc notre lecteur Antoine R, gagne le cadeau Sidonis du mois d'août :"crépuscule sanglant". Bravo Antoine pour ta connaissance impressionnante et ton coup d'oeil. Donc le jeu est fini pour cette semaine.

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10/08/2014

Reprise des jeux du mois d'août !

Avec un peu de retard, c'est parti pour la reprise des jeux du mois d'août. Il y a un DVD Sidonis (un western - "Crépuscule sanglant)" à gagner pour le premier lecteur qui découvre l'énigme.

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Le lien vers le jeu :

http://hollywoodclassic.hautetfort.com/les-jeux-du-mois-d-aout-oui-c-est-ici.html

Envoyez moi vous réponses en passant par la rubrique "contact" ou par les commentaires mais là vous risquez d'être battu sur le fil par un petit malin :

http://hollywoodclassic.hautetfort.com/apps/contact/index.php

 

A vous de jouer !