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27/09/2014

L'affaire de Trinidad / Trinidad - 1952

"L'affaire de Trinidad" reprend tous les ingrédients de "Gilda" (1946), pas toujours avec la même réussite, mais pour en faire un "Gilda like". Tout d'abord il reprend le même duo, Glenn Ford & Rita Hayworth, et un scénario assez proche, où le mari de Rita Hayworth est assassiné, avec pour toile de fond, une histoire assez nébuleuse d'espions communistes. Le film ne se démarque pas réellement de son prédécesseur, "Gilda", mais reprend aussi toutes les identifications du film noir. Le travail de Joseph Walker est assez prodigieux pour être noté. Ainsi, sous la direction de Vincent Sherman, Walker joue très souvent avec la lumière et avec les ombres, l'ombre d'un store vénitien prend toute son importance. Cela rappelle ses mêmes ombres, vues dans tant de films noirs, comme dans "assurance sur la mort" (1944), ou ses ombres rayées, représentées les vies rayées des protagonistes. Le duo Glenn Ford & Rita Hayworth, est associé à des seconds rôles, malheureusement assez insignifiants. Seul le méchant Alexander Scourby, qui joue ici Max Fabian, est intéressant, avec un jeu tout en finesse et en courtoisie, qui rappelle celui de James Mason dans "la mort aux trousses" (1959). Malheureusement, si la forme est parfaite et si l'esthétique reprend celle du film noir classique, le scénario est loin d'être satisfaisant. En effet, il navigue entre le mélodrame sentimental et le film à suspens, sans jamais vouloir trouver sa voie.

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En résumé, je retiens de très bonnes choses de "l'affaire de Trinidad" : une réalisation excellente qui respecte les canons du film noir, une photographie formidable de Joseph Walker, un duo Glenn Ford & Rita Hayworth inspiré, une Rita Hayworth avec toujours autant de sex-appeal, un Alexander Scourby qui semble avoir inspiré Hitchcock pour le personnage de James Mason dans "la mort aux trousses" (1959). Mais "l'affaire de Trinidad" c'est aussi une tension sexuelle plus faible que dans "Gilda" et un scénario pas totalement abouti. Si on prend tout en compte, cela reste malgré tout un divertissement avec de nombreuses qualités et qui mérite réellement d'être redécouvert. Je finirai par rappeler que l'on peut noter, dans les seconds rôles, la présence de Valerie Bettis, qui était une danseuse de métier et qui prit en charge, la chorégraphie des danses de Rita Hayworth sur ce film, et sur bien d'autres, comme par exemple dans "Salomé" (1953), où elle chorégraphia la danse des 7 voiles.

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Ci-dessus : Valerie Bettis, Rita Hayworth, Alexander Scourby & Glenn Ford

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Ci-dessus : Rita Hayworth & Glenn Ford

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ci-dessus : Alexander Scourby & Rita Hayworth

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Vincent Sherman & Rita Hayworth

Extrait :

Disponible en DVD zone 2, en VF et en VO sous-titrée

Note : 7 / 10

21/09/2014

Capitaine Mystère / Captain Lightfoot - 1955

"Capitaine Mystère" ou dans son titre américain "captain Lightfoot" un film en cinémascope et en Technicolor de Douglas Sirk, produit par l'Universal. C'est une adaptation du roman de W R Burnett de 1954. Ce qui est intéressant sur ce DVD sorti par Carlotta, c'est qu'on retrouve une belle présentation de Bertrand Tavernier qui nous raconte son histoire avec le film, et aussi l'histoire du film. Alors, autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas le même enthousiaste que Mr Tavernier pour ce film. Néanmoins, il faut bien dire que tout ce que présente Mr Tavernier est très juste et présente parfaitement les qualités du film. Donc on retient que Douglas Sirk s'est distingué dans tous les genres, mais aujourd'hui on se souvient surtout de ses mélodrames, comme "le secret magnifique" (1954) avec Rock Hudson et Jane Wyman, mais aussi "tout ce que le ciel permet" (1955) avec le même duo. Au vu du nombre de films tournés, on peut bien que Douglas Sirk était le réalisateur préféré de Rock Hudson. Ainsi, Douglas Sirk devait faire tourner le grand Rock dans un western, "Taza fils de Cochise" (1955), des mélodrames, mais aussi un film de guerre très touchant "les ailes de l'espérance" (1956) avec Dan Duryea.

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En ce qui concerne "Capitaine Mystère", on apprend que le film a été tourné en Irlande avec beaucoup d'acteurs irlandais. Rock Hudson est entouré par la belle Barbara Rush et Jeff Morrow. Le directeur de la photographie Irving Glassberg, a connu un tournage difficile, car il pleuvait constamment en Irlande. Et donc ce serait Sirk qui l'aurait décidé à tourner malgré la pluie, car celle-cii ne marquait pas l'image. Finalement le résultat est assez particulier et donne des tons assez inhabituels pour un film hollywoodien de l'époque. Sirk se joue du cinémascope en multipliant les cadres de portes ou les formes improbables. Le scénario est intéressant quoique finalement assez improbable. Le vrai reproche, c'est la prestation de Rock Hudson qui semble être constamment jouer à contre-emploi. Et la douce ironie que dégage le film, ne semble pas totalement lui correspondre. Un Errol Flynn aurait sans aucun doute, était un meilleur casting. Ce n'est donc clairement pas, le plus grand film d'aventures des années 50, mais il distrait assez pour maintenir l'attention d'un spectateur, qui pourra parfois être déconcerté par l'ironie d'un film, qui aurait mérité sans doute, un ton un peu plus sérieux. 

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Ci-dessus: Rock Hudson (de dos) & Barbara Rush

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Ci-dessus: Rock Hudson (de dos), Barbara Rush & Jeff Morrow

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Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée chez Carlotta

Note : 6 / 10

17/09/2014

Eternel et merveilleux Cinéma !

Je vais vous raconter une belle histoire, celle de la rencontre de l'Homme avec le cinéma. L'Homme a toujours été fasciné par l'image, et en particulier par celle de la femme. La peinture, la poésie, la chanson, puis la photographie avaient permis d'immortaliser l'amour de l'Homme pour sa compagne. Mais le cinéma devait aussi immortalisé des histoires d'hommes et de femmes, comme jamais auparavant on ne les avait contés. Ces histoires devaient parcourir notre imaginaire à travers cette chose en images animés, qu'on appelle un film, incroyable machine à remonter le temps qui saisissait pour l'éternité, l'image éphémère d'une époque, et en somme, le paroxysme de l'art d'une civilisation à travers l'éternel féminin constamment renouvelé. Rien n'arrêtaient le cinéma, ni l'âge, ni les modes, et finalement ces films immortels devaient nous atteindre, alors que nous n'avions jamais connu ces époques reculées. Lorsque je regarde, ce genre de films, j'ai de nouveau 8 ans et je découvre la beauté sublime et intemporel du cinéma dans toute son infini splendeur, miroir de notre propre humanité que nous refusons parfois de regarder en face bien dans les yeux. Je me sens aussi comme cet archéologue qui fouille et qui trouve sous 3 mètres de boue, l'oeuvre d'art parfaite, conservée à jamais. Mais parfois il ne faut pas chercher très loin, cette beauté présente autour de nous. Et aujourd'hui, malgré un appauvrissement évident, des scénarios, des dialogues, ou une technique tellement poussée qu'elle en devient déficiente, le cinéma vit toujours et vivra à jamais, car il fait parti de ce que nous sommes, de nos souvenirs et il est une partie de notre âme et de notre mémoire. Le cinéma comme notre époque, sont peut être rentrés dans un moyen-âge, qui ne veut pas dire son nom, mais comme les saisons, il sera sans aucun doute, parcouru par des cycles et par une formidable renaissance artistique, dont on ne peut deviner aujourd'hui ni les prémices, ni la forme.  Mais la vie, comme le cinéma se réinventent chaque jour, à chaque heure, à chaque minute, à chaque seconde, à chaque fois qu'un réalisateur crie "action" et qu'une belle histoire est racontée. Le cinéma s'éteindra seulement avec l'Homme, car si Dieu a créé la Femme, l'homme a créé le cinéma pour en conserver sa beauté. Eternel et merveilleux cinéma !

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14/09/2014

Pin Up Girl - 1944

"Pin up Girl" est une comédie musicale en Technicolor tournée par H Bruce Humberstone, avec Betty Grable, John Harvey et Martha Raye. Le film reprend l'histoire "d'un jour à New-York" qui sera tourné en 1949, par Stanley Donen qui réunira Gene Kelly et Frank Sinatra. Et le problème de "Pin Up Girl" est bien là. Le spectateur un peu cinéphile ne peut s'empêcher de penser à "un jour à New-York" et de constater que tout est bien meilleure dans la version de Stanley Donen, scénarisée par Adolph Green. Alors c'est vrai qu'il y a la belle Betty Grable et tout tourne autour d'elle, et sûrement trop. Ainsi, les autres acteurs semblent presque inexistant à côté d'elle. Seul Eugène Eugene Pallette (frère Tuck dans le robin des bois de Michael Curtiz), arrive à sortir le spectateur de sa relative torpeur. A tout cela, il faut ajouter un scénario très léger, voir presque inexistant, qui n'ajoute rien au film. On regarde donc ce film avec un plaisir contenu. Quelques numéros musicaux sortent de l'ordinaire, comme l'avant dernier plutôt original, avec les filles en patins à roulettes et couvertes de plumes. "Pin Up Girl" est donc sauvé par quelques uns de ses numéros musicaux et par sa star omniprésente, enceinte de 7 mois à la fin du tournage. Pour le reste, il n'y a pas grand chose à signaler.

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Ci-dessus : Betty Grable & John Harvey

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Disponible en DVD zone 2, sous-titrée français, chez Twentieth Century Fox

Note : 5 / 10

13/09/2014

The Master - 2012

Que doit on penser de "The Master" ? Est-ce un chef d'oeuvre ou un film prétentieux et raté ? Peut être un peu de tout ça. Tout d'abord, il faut parler du casting remarquable, porté par un Joaquim Phoenix, particulièrement inspiré et par Philip Seymour Hoffman au top de sa forme. Le film attire autant qu'il révulse. Il attire par une formidable photographie de Mihai Malaimare Jr et la réalisation particulièrement soignée de Paul Thomas Anderson. Alors tout d'abord, c'est long très long, 2H17 pour un mélodrame masculin. Et surtout le scénario navigue totalement à vu, sans aucune véritable structure. Alors c'est vrai que cette plongée dans la naissance d'une secte (la scientologie), est intéressante. Mais qu'en est-il du plaisir du spectateur ? Après s'être extasié devant le jeu des acteurs et la réalisation, la photographie, on a fait le tour du film, qui tourne en rond et nous propose des scènes qui souvent manque à faire sens ou tournent en longueur. Mais c'est vrai que Philip Seymour Hoffman est parfait dans le rôle de ce gourou, fondateur de la scientologie, L Ron Hubbard. A cela, il faut ajouter une belle bande sonore, très jazzy, avec le fabuleux "no other love" interprété par la fabuleuse Jo Stafford. Malheureusement, il y a assez peu de seconds rôles intéressants, et l'intérêt du film finit par se limiter à la relation entre le gourou et son élève. On notera d'ailleurs le rôle de potiche de la pauvre Amy Adams.

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Mais malheureusement, encore une fois, des acteurs au top, une réalisation et une photographie superbes, n'ont jamais fait un bon film. Le scénario est définitivement trop ennuyeux pour intéressé sur toute la durée du film, pire on se dit que jamais on ne s'infligera un tel film une deuxième fois. C'est bien le problème de "The Master" à la qualité formelle parfaite, mais au fond totalement bancal, et qui peine réellement à convaincre d'une quelconque progression des personnages. Il arrive par contre à nous convaincre que recréer les années 50 à l'écran, nous procurent des émotions cinématographiques, dont notre imaginaire aime à se souvenir. Peut être est cela, le plus bel hommage que l'on peut faire à "The Master" et à son message philosophique.

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Ci-dessus : Joaquim Phoenix

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Ci-dessus : Philip Seymour Hoffman

Disponible en Bluray & DVD zone B et zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 4 / 10

06/09/2014

L'héritière / The Heiress - 1949

On a parfois plaisir à parler de certains films, plus que d'autres, et "l'héritière" fait parti de ceux-ci. Comme son nom l'indique déjà un peu, le film qui nous compte la vie sentimentale d'une héritière de fortune. Il a été produit par la Paramount et réalisé  en noir & blanc par William Wyler. Le film peut s'appuyer sur plusieurs qualités importantes. Tout d'abord, c'est une adaptation du roman d’Henry James "Washington Square". De plus ce roman a lui même était adapté pour le théâtre par Ruth et Augustus Goetz, et c'est sur cette dernière version théâtrale de 1947, que le scénario des mêmes auteurs, est fondé. On a donc un scénario tout à fait sérieux. Le réalisateur n'est pas non plus, n'importe qui. On doit à Wyler, plusieurs films avec Bette Davis, comme "l'insousime" (1938), "la lettre" (1940), "la vipère" (1941), mais aussi plusieurs chef-d'oeuvres comme "Madame Miniver" (1942), "les plus belles années de notre vie" (1946) et "les grands espaces" (1958), et même "Ben-Hur" (1959), pour citer les plus célèbres.

 

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Le casting de "l'héritière" est également très bon. Ainsi, on retrouve Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, et Miriam Hopkins. Olivia de Havilland avait gagné auparavant déjà un Oscar pour son interprétation dans "À chacun son destin", l'année précédente.  Montgomery Clift joue son rôle très correctement, sachant lui donner des tons et des intonations qui font de lui un comédien d'exception, mais que dire de la formidable prestation de Ralph Richardson, qui joue le père de notre "héritière", ne sachant comme protéger et aimer une fille, qu'il méprise au plus profond de lui. Ralph Richardson apporte toute sa classe au film, comme sait le faire également George Sanders. On se souvient de Ralph Richardson pour ses préstations dans "La vie future" (1936), ou en mari trompé dans "Le divorce de Lady X" (1938) ou dans "Anna Karénine" (1948) avec Vivien Leigh. On note aussi dans les seconds rôles, la belle prestation d'une Myriam Hopkins déjà vieillissante. Mais toute sa fabuleuse beauté tellement présente dans "Dr. Jekyll and Mr. Hyde" (1931) avec Fredric March ou dans "la caravane héroïque" (1940) avec Errol Flynn semble s'être évanouie. Elle n'en reste pas moins une actrice terriblement talentueuse. Le film est donc un très bon film, qui n'ennuie jamais, malgré la difficulté du sujet. On retrouve encore une fois avec bonheur, du grand cinéma hollywoodien, dont l'histoire peut se résumer au thème de "plaisir d'amour" emprunté par le compositeur Aaron Copland. Olivia de Havilland enlaidie pour l'occasion, devait gagner son deuxième Oscar et le film en rafler 4 en tout.

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland & Ralph Richardson

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Ci-dessus : Myriam Hopkins

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland avec son Oscar gagné pour "l'héritière"

Trailer :

 

Extrait de la musique du film :

Disponible chez Universal en DVD zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

31/08/2014

Rio Conchos - 1964

"Rio Conchos" western en couleur de Gordon Douglas, se distingue par une impressionnante première scène de tuerie d'indiens par un seul homme (ici Richard Boone), qui préfigurent la violence de futurs westerns de Sergio Leone ou de Sam Peckinpah comme "Major Dundee" tourné l'année suivante. Richard Boone joue le rôle d'un ancien colonel de l'armée confédérée dont la famille a été massacrée par les indiens. Un capitaine nordiste (Stuart Whitman) est alors désigné pour partir à la recherche des indiens hostiles. Il est accompagné par Richard Boone qui connaît les indiens et surtout la région, par un sergent noir (Jim Brown) et un bandit mexicain (Anthony Franciosa).  La petite troupe va donc aller au devant de leur destin, tout en traversant une série d'aventures. Gordon Douglas, nous donne ici un western très fort et très réaliste dans la violence montrée à l'écran. Par le passé, il avait déjà tourné un film très violent pour 1952, "la maitresse de fer" avec Alan Ladd, qui racontait l'histoire de Jim Bowie.

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L'odyssée westernienne  de "Rio Conchos",est assez intéressante dans le sens où elle reprend, le thème des personnages qui se haïssent et qui doivent coopérer pour accomplir leur mission ou pour simplement survivre. L'équipe composée du capitaine nordiste, du colonel sudiste, du sergent noir et du bandit mexicain, est ensuite complétée par une indienne en la personne de Wende Wagner. Elle était la fille d'un officier instructeur de la marine américaine et d'une championne de ski. Leur fille Wende Wagner ne pouvait être qu'une sportive et une nageuse accomplie. Malheureusement sa carrière cinématographique ne fut pas à la hauteur de son talent sportif. Elle partagea alors sa vie professionnelle entre une carrière de mannequin à travers le monde, et de petits rôles à la télévision. Mais le personnage peut être le plus intéressant de "Rio Conchos" est bien celui du colonel sudiste qui refuse la défaite et qui veut construire sa nouvelle plantation au milieu du désert, au bout du monde, au milieu de rien, laissant l'impression d'une espèce d'aliénation mentale. "Rio Conchos" est donc un western pas ordinaire, faisant une forte impression et préfigurant "Major Dundee" de Peckinpah l'année suivante.

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Ci-dessus : Stuart Whitman

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Ci-dessus : Richard Boone

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Ci-dessus : Edmond O'Brien

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Ci-dessus : Richard Boone, Stuart Whitman, & Jim Brown

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Ci-dessus : Stuart Whitman & Wende Wagner

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Ci-dessus :

Présentation de Mr Patrick Brion :

Disponible en DVD zone 2, chez Sidonis en VF et VO sous-titrée

Note : 8 / 10

30/08/2014

Les Dolly Sisters / The Dolly Sisters - 1945

"Les Dolly Sisters" est un film en Technicoler d'Irving Cummings, avec la belle Betty Grable et la toute aussi belle June Haver. Irving Cummings tourne ici son avant dernier film. Et si il n'a pas le talent d'un Stanley Donen, ou d'un Busby Berkeley en terme de chorégraphie musicale. Il n'en reste pas moins un bon artisan de l'usine à rêves hollywoodiennes de cette époque. Ainsi, il avait déjà réalisé une comédie musicale en 1941, "une nuit à Rio", avec Alice Faye, Don Ameche, et Carmen Miranda, mais aussi des westerns, comme "la reine des rebelles" (1941) ou avait également aidé Henry King comme second réalisateur, sur le tournage du "brigrand bien-aime" (1939). Les Dolly Sisters s'inspire de l'histoire éponyme, de deux danseuses originaires de Hongrie. Le duo Betty Grable / June Haver, fonctionne à merveille. Alors c'est vrai que si Irving Cummings, n'est pas Stanley Donen, le héros masculin, John Payne n'est pas non plus Gene Kelly. Irving Cummings et les scénaristes John Larkin et Marian Spitzer, s'amusent aussi à contourner le code de censure, en déguisant les soeurs en pré-adolescentes d'une douzaine d'années, puis à faire embrasser l'une d'elle par un homme mûr. Honni soit qui mal y pense ? En tous les cas, ces scènes font sourire, et laissent pour le moins dubitatifs. On notera dans les seconds rôles, la présence de l'acteur hongrois, S. Z. Sakall qui donne une certaine crédibilité au film. On peut aussi ajouter au crédit du film, une très belle chanson, "I'm Always Chasing Rainbows" qui avait été chantée auparavant par Judy Garland en 1941 dans "Ziegfeld Girl".

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Mais on est jamais frustré en regardant cette jolie comédie musicale, très sympathique, qui se plaît à nous montrer et à nous remontrer les jolies jambes de Betty Grable, jambes que l'on disait assurées par la Twentieth Century Fox, à hauteur d'un million de dollars chacune. Betty Grable, actrice peut être la mieux payée du tout Hollywood de cette époque, sérieuse concurrente pour Lana Turner, nous fait revivre par sa beauté et son glamour, un autre monde, et nous fait oublier pendant un moment le nôtre. C'est déjà beaucoup.

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Ci-dessus : Betty Grable & June Haver

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Ci-dessus : Betty Grable & June Haver

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Ci-dessus : Betty Grable & June Haver

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Ci-dessous : Betty Grable & June Harver sur le tournage des "Dolly Sisters"

 

Extrait :

Film disponible en DVD zone 2 chez Twentieth Century Fox en VO sous-titrée français

Npte : 7 / 10

25/08/2014

Disparition de Richard Attenborough !

Richard Attenborough, acteur, réalisateur, et producteur britannique, s'est éteint le dimanche 24 août à l'âge de 90 ans. Pour les plus jeunes il restera comme le vieux monsieur richissime et un peu fou, qui possédait Jurassic Park. Mais Richard Attenborough, c'était aussi un formidable réalisateur. Ainsi, il devait le prouver dans quelques super-productions, comme "un pont trop loin" (1977), "Gandhi" (1982), avec Ben Kingsley ou le trop méconnu "Chaplin" avec Robert Downey Jr. Mais son film le plus touchant restera peut être "les ombres du coeur" avec Anthony Hopkins, décrivant un épisode de la vie de l'écrivain Clive Staples Lewis. Comme acteur, il reste dans nos mémoires pour avoir interprété, Roger le Grand X dans "la grande évasion" de John Sturges. Mais comme acteur, c'est une carrière qui commence en 1942 avec de multiples films anglais. A n'en pas douter, un monstre sacré nous a quitté, après une vie bien remplie. Lui rendre hommage, c'est aussi redécouvrir son cinéma.

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Ci-dessus : Richard Attenborough & Carol Marsh dans "Brighton Rock" (1947)

 

Filmographie

Comme Acteur

Cinéma

 

  • 1942 : Ceux qui servent en mer (In Which We Serve), de Noël Coward et David Lean : Un marin (non crédité)
  • 1943 : Schweik's New Adventures (en) de Karel Lamač : un ouvrier des chemins de fer
  • 1944 : The Hundred Pound Window (en) de Brian Desmond Hurst : Tommy Draper
  • 1945 : La Grande Aventure (Journey Together) de John Boulting : David Wilton
  • 1946 : Une question de vie ou de mort (A Matter of Life and Death) de Michael Powell et Emeric Pressburger : Un pilote britannique
  • 1946 : School for Secrets (en) de Peter Ustinov : Jack Arnold
  • 1947 : The Man Within (en) de Bernard Knowles : Francis Andrews
  • 1947 : Dancing With Crime (en) de John Paddy Carstairs : Ted Peters
  • 1947 : Le Gang des tueurs (Brighton Rock) de John Boulting : Pinkie Brown
  • 1948 : London Belongs to Me (en) de Sidney Gilliat : Percy Boon
  • 1948 : The Guinea Pig (en) de Roy Boulting : Jack Read
  • 1949 : The Lost People de Bernard Knowles : Jan
  • 1949 : Boys in Brown (en) de Montgomery Tully  : Jackie Knowles
  • 1950 : La nuit commence à l'aube (en) (Morning Departure) de Roy Ward Baker : Stoker Snipe
  • 1951 : Hell is Sold Out (en) de Michael Anderson : Pierre Bonnet
  • 1951 : La Boîte magique (The Magic Box) de John Boulting : Jack Carter
  • 1952 : Commando sur Saint-Nazaire (en) (Gift Horse) de Compton Bennett : Matelot "Dripper" Daniels
  • 1952 : Father's Doing Fine (en) de Henry Cass : Dougall
  • 1954 : Eight O'Clock Walk (en) de Lance Comfort : Thomas "Tom" Leslie Manning
  • 1955 : The Ship That Died of Shame (en) de Basil Dearden : George Hoskins
  • 1956 : Ce sacré z'héros (Private's Progress) de John Boulting : Soldat Percival Henry Cox
  • 1956 : The Baby and the Battleship (en) de Jay Lewis (en) : Knocker White
  • 1957 : Ce sacré confrère (Brothers in Law) de Roy Boulting : Henry Marshall
  • 1957 : The Scamp (en) de Wolf Rilla : Stephen Leigh
  • 1958 : Dunkerque (Dunkirk) de Leslie Norman : Holden
  • 1958 : The Man Upstairs (en) de Don Chaffey : Peter Watson
  • 1958 : Les Diables du Désert (en) (Sea of Sand) de Guy Green : Brody
  • 1959 : Le Mouchard (en) (Danger Within) de Don Chaffey : Capitaine "Bunter" Phillips
  • 1959 : Après moi le déluge (I'm All Right Jack) de John Boulting : Sidney De Vere Cox
  • 1959 : SOS Pacific (en) de Guy Green : Whitey Mullen
  • 1959 : Hold-up à Londres (The League of Gentlemen), de Basil Dearden : Lieutenant Richard Lexy
  • 1959 : Jet Storm, de Cy Endfield : Ernest Tilley
  • 1960 : Le Silence de la colère (en) (The Angry Silence) de Guy Green : Tom Curtis
  • 1961 : Le vent garde son secret (Whistle down the Wind) de Bryan Forbes - non credité -
  • 1962 : On n'y joue qu'a deux (en) de Sidney Gilliat : Gareth L. Probert
  • 1962 : Tout au long de la nuit (en) (All Night Long) de Basil Dearden : Rod Hamilton
  • 1962 : The Dock Brief (en) de James Hill : Herbert Fowle, l'accusé de meurtre
  • 1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), de John Sturges : Commandant Roger 'Big X' Bartlett
  • 1964 : Le Secret du docteur Whitset (The Third Secret) de Charles Crichton : Alfred Price-Gorham
  • 1964 : Le Rideau de brume (Seance on a Wet Afternoon) de Bryan Forbes : Billy
  • 1964 : Les Canons de Batasi (Guns at Batasi) de John Guillermin : Sergent Major Lauderdale
  • 1965 : Le Vol du Phénix (The Flight of the Phoenix) de Robert Aldrich : Lew Moran
  • 1966 : La Canonnière du Yang-Tse (The Sand Pebbles), de Robert Wise : Frenchy Burgoyne
  • 1967 : L'Extravagant Docteur Dolittle (Doctor Dolittle) de Richard Fleischer : Albert Blossom
  • 1968 : Trio d'escrocs (Only When I Larf) de Basil Dearden : Silas
  • 1968 : Un amant dans le grenier (The Bliss of Mrs. Blossom) de Joseph McGrath (en) : Robert Blossom
  • 1969 : The Magic Christian de Joseph McGrath (en) : l'entraîneur d'Oxford
  • 1970 : La Dernière Grenade (The Last Grenade) de Gordon Flemyng : Général Charles Whiteley
  • 1970 : A Severed Head de Dick Clement : Palmer Anderson
  • 1970 : Le Magot (en) (Loot) de Silvio Narizzano : Inspecteur Truscott
  • 1971 : L'Étrangleur de la place Rillington (10 Rillington Place) de Richard Fleischer : John Christie
  • 1974 : Dix petits nègres (Ten little indians) de Peter Collinson : Le juge Cannon
  • 1975 : Rosebud de Otto Preminger : Edward Sloat
  • 1975 : Brannigan, de Douglas Hickox : Sir Charles Swann
  • 1975 : Conduct Unbecoming (en) de Michael Anderson : Major Lionel E. Roach
  • 1977 : Les Joueurs d'échecs (Shatranj Ke Khilari) de Satyajit Ray : Général Outram
  • 1977 : Un pont trop loin (A Bridge Too Far) de Richard Attenborough : un fou avec des lunettes (non crédité)
  • 1979 : La Guerre des otages (The Human Factor) de Otto Preminger : Colonel John Daintry
  • 1993 : Jurassic Park de Steven Spielberg : John Hammond
  • 1994 : Miracle sur la 34e rue (Miracle on 34th Street) de Les Mayfield : Kris Kringle, Père Noël
  • 1996 : E=mc2 de Benjamin Fry : le visiteur
  • 1996 : Hamlet de Kenneth Branagh : un invité à la cour
  • 1997 : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park), de Steven Spielberg : John Hammond
  • 1998 : Elizabeth de Shekhar Kapur : Sir William Cecil, Lord Burghley

 

Télévision
  • 2001 : Jack et le Haricot magique (Jack and the Beanstalk: The Real Story) de Brian Henson : Magog

 

Réalisateur

  • 1969 : Ah Dieu ! que la guerre est jolie (Oh! What A Lovely War)
  • 1972 : Les Griffes du lion (Young Winston)
  • 1977 : Un pont trop loin (A Bridge Too Far)
  • 1978 : Magic
  • 1982 : Gandhi
  • 1985 : Chorus Line
  • 1987 : Cry Freedom
  • 1992 : Chaplin
  • 1993 : Les Ombres du cœur (Shadowlands)
  • 1996 : Le Temps d'aimer (In Love and War)
  • 1999 : Grey Owl (La chouette grise)
  • 2006 : War and Destiny
  • 2007 : Closing the Ring

 

Hommage vidéo :

24/08/2014

Le voleur de Tanger / The Prince who was a thief - 1951

"Le voleur de Tanger" est un film en Technicolor, tourné par l'Universal et réalisé par Rudolph Maté. Je ne vais pas refaire toute la filmographie de Rudolph Maté, mais on peut retenir le concernant, qu'il a été directeur de la photographie en 1926, de "la passion de Jeanne d'Arc", directeur de la photographie également de "la maison des 7 péchés" (1940) ou de "Gilda" (1946) avec évidemment Rita Hayworth, et qu'ensuite, il devait s'essayer à la réalisation avec plus ou moins de succès réalisant de très bons films, mais aussi des navets, comme "le chevalier du roi" (1954) avec Tony Curtis. Mais Rudolph Maté c'est tout de même une carrière de plus de 60 films comme directeur de la photographie, et donc quelques films intéressants comme réalisateur. On peut citer à son crédit, "le Gentilhomme de la Louisiane" (1953) avec Tyrone Power, "les années sauvages" avec encore Tony Curtis, ou "la bataille des Thermopyles" (1962) qui est une espèce de première version de "300" (2006). Concernant "le voleur de Tanger", le film tient grâce au duo Tony Curtis / Piper Laurie, mais est également soutenu par un magnifique Technicolor, de splendides costumes et un scénario plutôt sympathique.

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Le film nous renvoie dans le Tanger du 13ème siècle, où les intrigues de cour étaient encore très nombreuses, et on navigue du palais du prince à la maison du roi des voleurs. Le scénario n'est pas particulièrement original, mais son classicisme est agrémenté de notes d'humour ou de passages plutôt comiques, qui font sortir le film de la production courante des studios de cette époque. Et il faut bien dire que chacun joue son rôle à merveilles. Et le duo Tony Curtis / Piper Laurie est formidablement secondé par une pléiade de seconds rôles. Ainsi, on retrouve, Everett Sloane en père adoptif de Tony Curtis. Il joue une parfaite fripouille. Betty Garde en femme acariâtre est également tout à fait crédible. Mais surtout, Jeff Corey est formidable dans ses scènes de comédie, dont une qui ne peut provoquer que l'hilarité la plus totale. Ce qui est moins drôle, c'est que Jeff Corey a été une des victimes du maccarthysme et a été inscrit sur la fameuse "liste noire" qui fermait les portes d'Hollywood à tous les acteurs, réalisateurs, et techniciens inscrits dessus. Jeff Corey qui tournait beaucoup, allait donc arrêter de tourner entre 1951 et 1963, et consacrer son temps entre un travail dans le bâtiment et une activité de professeur de comédie passionné enseignant à de petits groupes dans son garage transformé en théâtre, sur Cheremoya Avenue à  Los Angeles. Enfin on retrouve la jolie Peggie Castle en princesse. Elle aura une fin assez tragique car elle décédera d'une crise cardiaque à 45 ans en 1973, rongée par l'alcool. En attendant, je vous invite à vous procurer "le voleur de Tanger", film aux recherches de couleurs admirables, et qui ressuscite la grande époque du Technicolor à travers l'intéressante photographie d'Irving Glassberg, d'origine polonaise comme le réalisateur Rudolph Maté. On ne peut souhaiter qu'une chose, c'est qu'Universal ait l'intelligence de sortir en France, d'autres films de cette qualité, en particulier ceux avec Maria Montez.

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Ci-dessus : Everett Sloane & Betty Garde

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Ci-dessus : Tony Curtis

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Ci-dessus : Tony Curtis & Everett Sloane

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Ci-dessus : Donald randolph

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Ci-dessus à droite sur la photo : l'incroyable talent comique de Jeff Corey

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Ci-dessus : Peggie Castle & Tony Curtis (de dos)

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Ci-dessus : Peggie Castle

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Ci-dessus : Piper Laurie, Tony Curtis & Everett Sloane

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Ci-dessus : Tony Curtis & Piper Laurie sur le tournage du "voleur de Tanger"

Disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée chez Universal (à noter qu'il est disponible à 6 € chez Gibert Joseph, en cas d'achat de 5 films !)

Note : 7,5 / 10

23/08/2014

La bête humaine - 1939

On ne peut parler que doucement de "la bête humaine" de Jean Renoir, car ici on rentre dans le temple du cinéma français. Le film est lointainement inspiré du roman éponyme de Zola, publié en 1890. Ce sont les producteurs, Raymond Hakim et Robert Hakim, qui en achètent les droits. Une première version du scénario est écrite en mars 1933, elle en reprenait l'intégralité du roman de Zola et le transposait en 1914, alors que l'action du roman original se déroulait en 1870. Mais Jean Renoir futur réalisateur, n'en voulait pas et se décide à écrire de nouveau un scénario plus court et modifié. Il achève sa tâche aidée de son assistante et d'un scénariste allemand en une petite douzaine de jours. Le film comprend dans son casting, l'immense Jean Gabin, Simone Simon que Renoir défend dès le début, Julien Carette (dans le rôle du chauffeur), Fernand Ledoux (dans le rôle de Roubaud) et Blanchette Brunoy, cette dernière n'ayant d'ailleurs qu'une scène importante. Le film commence par une fabuleuse scène d'ouverture, qui nous fait voyager sur la locomotive qui fait le voyage entre Paris et Le Havre. Et comme en 1939, c'est tout à fait saisissant de voir ainsi la France de ce point de vue, et de voyager comme un cheminot de cette époque. On sait qu'il a fallu un véritable exploit humain pour réaliser cette scène, car c'est Claude Renoir, qui tient l'énorme caméra, tous les deux attachés à la locomotive !

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Pour les besoins du film, Jean Gabin est devenu cheminot et Carette chauffeur. On a ici un Jean Renoir particulièrement inspiré, qui multiplie les plans d'exceptions, et qui réussit de faire de "la bête humaine", un film apolitique, pour satisfaire une partie de la presse de droite de l'époque. Et il est vrai qu'on ne trouve pas une seule revendication sociale dans ce film, sinon dans la petite scène avec le juge d'instruction. Le film est donc inspiré lointainement de l'oeuvre de Zola. Il n'en reste pas moins un monument du cinéma français à la photographie réellement exceptionnelle. L'oeuvre de Renoir, reprend le thème de l'hérédité cher à Zola, mais évoque aussi à mots couverts l'inceste. Mais, certains pourront trouver ici une étrangeté, car si Zola parle de l'hérédité des ancêtres de l'anti-héros (Jacques Lantier/ Jean Gabin), qui "lui pourrissent le sang", en 1939, on a depuis longtemps découvert la psychiatrie. Et le théorie de l'hérédité physiologique a pris du plomb dans l'aile, de ce côté-ci du Rhin en tous les cas ! Quoiqu'il en soit "la bête humaine" doit être inscrit en lettres d'or, au Panthéon du cinéma français, et reste très sûrement le plus grand film de Jean Renoir.

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Ci-dessus : Jean Gabin & Simone Simon

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Ci-dessus : Fernand Ledoux & Simone Simon

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Ci-dessus : Jean Gabin

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Ci-dessus : Jean Gabin & Simone Simon

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Ci-dessus : Jean Gabin & Blanchette Brunoy

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 La bande-annonce :

Disponible en Bluray et DVD chez Studio Canal

Note : 10 / 10

22/08/2014

La fièvre de l'or noir / Pittsburgh - 1942

"La fièvre de l'or noir" ou dans son titre américain "Pittsburgh" est un film en noir & blanc de Lewis Seiler. On trouve assez peu d'informations sur internet, sur Lewi Seiler. On sait qu'il a commencé comme gagman et a été associé au western de Tom Mix dans les années 20. Concernant, "la fièvre de l'or noir", il est le 3ème et dernier film de John Wayne avec Marlene Dietrich, et le deuxième et dernier film du trio Wayne, Dietrich, et Randolph Scott. Les critiques de l'époque n'ont pas été très bonnes, reprochant au film, une certaine facilité scénaristique. Néanmoins, le film a de nombreuses qualités. Ainsi, si le scénario peut paraître par moment facile, il n'en est pas moins plaisant à suivre. Enfin, Randolph Scott ne joue pas un rôle de méchant. Ce rôle est réservé à un John Wayne, qui joue le pire patron qu'on peut imaginer : magouilleur, roublard, et prêt à exploiter ses propres ouvriers, ou même sa femme, pour son bien propre. On peut se demander, dans quelle mesure, Wayne a puisé dans son propre être pour jouer ce personnage. Peut être les critiques de l'époque ne l'ont pas compris. En tous les cas, le génie des deux scénaristes (Kenneth Gamet & Tom Reed), est de laisser une humanité au personnage de Wayne, lui laissant toujours une porte sortie pour retourner ou retomber du bon côté.

affiche-La-Fievre-de-l-or-noir-Pittsburgh-1942-1.jpgA l'avantage de "la fièvre de l'or", on peut aussi citer l'admirable photographie de Robert De Grasse, qui fait ici un travail incroyable, pour être en valeur, à toute force, la beauté de Marlene Dietrich. Le film ne refuse pas non plus quelques débats sociales sur le rôle des syndicats, des ouvriers ou sur le choix de la libre entreprise, finalement assez rares dans le cinéma américain de cette période. Quand on a fini, de voir "la fièvre de l'or noir", on ne peut que l'aimer, car il veut nous faire croire qu'il existe un chemin, une "way of life" à l'américaine, où même les plus misérables peuvent s'enrichir. Ce mythe américain, reste peut être la plus belle expression de ce film, à la forme cinématographique très soignée, et qui mérite d'être redécouvert. A noter une très belle image de l'édition Universal disponible en France.

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Ci-dessus : Randolph Scott & John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne, Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée uniquement

Note : 7,5 / 10

21/08/2014

Quizz sur le cinéma classique américain !

Chers lecteurs & lectrices, voici un quizz sur le cinéma américain. Moi j'ai eu 100% de bonnes réponses en 76 secondes en 1 seul essai, et vous ?

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http://www.quizz.biz/quizz-299765.html

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20/08/2014

Les écumeurs / The spoilers - 1942

"Les écumeurs"  est un film en noir & blanc de Ray Enright. C'est le deuxième film de John Wayne avec Marlene Dietrich, après "la maison des 7 péchés" (1940). On sait que John Wayne après une apparition plus ou moins convainquante dans "la piste des géants" (1930), sous la direction de Raoul Walsh, allait disparaître des premiers rôles pour jouer dans une multitude de petits westerns de série C.  C'est John Ford qui devait en faire une vedette, en lui donnant un grand rôle dans "la chevauchée fantastique" (1939), qui reste comme l'un des premiers grands films, qui renouvellent le genre westernien. En 1942, John Wayne est donc en train de devenir une star et donc tourne beaucoup, pas moins de 7 films, ponctuent sa filmographie pour la seule année 42 : "Lady for a Night" de Leigh Jason, "les Naufrageurs des mers du sud" de Cecil B. DeMille, "les Tigres volants" (Flying Tigers) de David Miller, "la Fièvre de l'or noir" (Pittsburgh)de Lewis Seiler, "Sacramento" (In Old California) de William C. McGann, "Quelque part en France" de Jules Dassin. et donc "les écumeurs" de Ray Enright.  Quant à Marlene Dietrich, elle a beaucoup tourné dans les années 30 en particulier avec son mentor, le très grrand Josef von Sternberg, et ce dès 1929 dans "l'ange bleu", puis une série de 7 films qui commence avec "coeurs brûlés" en 1930, et se termine en 1935 par "la femme et le pantin". Dans "les écumeurs", Randolph Scott se joint au duo (Dietrich / Wayne), pour avoir ici un rôle de méchant, qui ne lui va pas tout à fait. En effet, la physionomie droite et franche de Randolph Scott, ne donne pas beaucoup de vérité à une composition de crapule.

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La distribution est complétée par Margaret Lindsay, Harry Carey, dont ce dernier jouera dans de nombreux films de John Wayne et qui était l'ami de John Ford. Ainsi, John Ford et John Wayne seront très marqués par sa disparition. Quand à son fils, Harry Carey Junior, il jouera également dans de nombreux westerns et reprendra la suite de son père, dans un registre totalement différent. Ray Enright n'a pas révolutionné le cinéma américain. Mais il a quand même tourné les plus belles comédies musicales de Busby Berkeley, mais aussi Rintintin. Alors que doit penser de lui ? Disons que son apport au western reste relativement modeste, mais sérieux, avec par exemple, "du sang sur la piste" (1947) et "Far West 89" (1948)  ou encore "Montana" (1950) avec dans ce dernier, Errol Flynn. Ici, on ne peut pas dire que Ray Enright élève réellement son niveau. Alors, il est vrai que la photographie est particulièrement soignée, que Marlene Dietrich est bien mise en valeur, que les décors et la réalisation sont plutôt bons. Néanmoins, cela reste dans la moyenne haute de films que l'Universal tournait à cette époque, et tournera jusqu'à la fin des années 50. L'histoire est assez convenue, les écumeurs représentant ici, des voleurs de concessions minières. La bagarre finale reste le morceau de choix du film, qui est assez avare de tensions et de rebondissements. On reste donc un peu sur sa fin devant un film qui n'exploite malheureusement pas totalement l'immense talent de 3 grandes stars de l'époque.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich, John Wayne et Randolph Scott

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Ci-dessus : John Wayne & Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott & Marlene Dietrich

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Ci-dessus : John Wayne & Harry Carey

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Ci-dessus : John Wayne et Margaret Lindsay

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Ci-dessus : Marlene Dietrich se détend sur le tournage des "écumeurs"

Clip moderne sur le film :

Film disponible DVD VF et VO sous-titrée (privilégier la VO, la VF n'étant pas d'époque)

Note : 7 / 10

19/08/2014

La maison des 7 péchés / Seven Sinners - 1940

"La maison des 7 péchés" est le premier film du duo John Wayne / Marlene Dietrich. C'est un film en noir & blanc de Tay Garnett. Ce dernier, est surtout connu par le public cinéphile pour avoir réalisé, la plus belle version du "facteur sonne toujours deux fois" avec Lana Turner et John Garliefd. Mais il a aussi d'autres films beaucoup moins connus, mais tout aussi intéressants, à son actif. Ainsi, on peut noter quelques similitudes entre "voyage sans retour" (1932) et "la maison des 7 péchés", que je vous présente ici. Tay Garnett s'engage comme un instructeur de pilotes pour le Naval Air Service à San Diego entre 1917 et 1922. Après une blessure lors d'un crash il doit abandonner le service actif, et réalise alors des spectacles burlesques pour les troupes. Après son expérience militaire, il commence par écrire 2 scénarios, avant de passer dans plusieurs studios jusqu'à sa signature pour Universal en 1932. Là il réalise plusieurs comédies avec le producteur Walter Wagner. "La maison des 7 péchés" est donc un retour au mélodrame, mais cette fois-ci un mélodrame teinté de burlesque. Marlene Dietrich et John Wayne tiennent à eux seuls le film. Mais on peut noter aussi la présence de quelques seconds rôles très intéressants comme Broderick Crawford. Broderick Crawford, c'est le terrible commandant fou du "temps de la colère" (1956) avec Robert Wagner. Pour terminer sur le casting de "la maison des 7 péchés", on peut noter aussi la présence fémine de la belle Anna Lee, et de Oskar Homolka dans le rôle d'un homme qui semble être un ancien souteneur de la belle Marlene.

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Le film en lui même, fait la part belle au mélodrame, tout en teintant son propos de référence au cinéma burlesque et à la comédie. Ici, on ne veut jamais rester trop sérieux comme dans "voyage sans retour" (1932) du même Tay Garnett. Donc il y a donc la scène de la bagarre digne d'un bon vieux film muet, avec une accélération par moment de l'image, et quelques morceaux de comédies choisis. Pour ma part, j'ai trouvé que cela décrédibilisait un peu le film. Mais cela peut être aussi un parti-pris, tout à fait acceptable. Il faut également noter que le film est rehausser par la superbe photographie d'un certain Rudolph Maté (réalisateur né à Krakow), qui avait été responsable de la photographie de "la passion de Jeanne d'arc'" (1928). Il deviendra lui même réalisateur, et on le retrouvera à la réalisation de westerns. "La maison des 7 péchés" propose également quelques chansons interprétées par Marlene Dietrich. Voilà, donc un film assez réussi, dont on peut regretter le propos parfois léger, même si cela est voulu. On retient la présence du duo Wayne / Dietrich convaincant et la très belle photographie d'un Rudolph Maté, ici très inspiré. Deux ans plus tard, Michael Curtiz arrivera à dépasser Tay Garnett, en nous donnant lui aussi un film qui tournera autour de l'univers d'un bar, l'inoubliable "Casablanca". Personne ne peut dire si "la maison des 7 péchés" n'a pas été une source d'inspiration pour les scénaristes de la Warner, qui travaillaient sur Casablanca.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Disponible en DVD Zone 2, chez Universal en VO sous-titrée

Extrait :

Note : 7,5 / 10